Turriers

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Turriers
Turriers
Turriers, le village.
Blason de Turriers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Intercommunalité Communauté de communes du Sisteronais-Buëch
Maire
Mandat
Jean-Yves Sigaud
2020-2026
Code postal 04250
Code commune 04222
Démographie
Gentilé Turriérois
Population
municipale
326 hab. (2018 en diminution de 7,65 % par rapport à 2013)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 24′ 08″ nord, 6° 10′ 11″ est
Altitude Min. 853 m
Max. 1 714 m
Superficie 19,86 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Seyne
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Turriers

Turriers est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom des habitants de Turriers est Turriérois[1],[2].

Turriers est une commune de l'Unesco Geoparc de Haute-Provence.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue du relief aux environs de Turriers
Turriers et le relief environnant.

Le village est situé à 1 040 mètres d'altitude[1], sur une butte (les Baumelles) surplombant le vide sur deux côtés[3], au centre d'un vaste bassin de prairies bordées par des sommets boisés d'altitude modeste (1 850 m au plus haut).

Vue du village du col des Sagnes, en limite de la commune de Bayons.

Les communes limitrophes de Turriers sont Bellaffaire, Saint-Martin-lès-Seyne, Bayons, Faucon-du-Caire et Gigors.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire se situe dans la partie nord des Préalpes de Digne et de la nappe de Digne[4], entre les lobes nord-ouest, majeur et de Valavoire[5] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écailles) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe.

Lors de la glaciation de Riss, la commune est entièrement recouverte par le glacier de la Durance. Lors de la glaciation de Würm, le glacier est moins épais, et s’arrête aux Tourniquets, alors qu’une langue glaciaire les rissienne les franchissait. Les deux glaciers successifs ont façonné le col des Sagnes, au sud du village. À l’ouest, ils ont franchi le col de Sarraut et pénétré dans la vallée du Grand Vallon[6]. L’altitude du glacier würmien, au Forest Loin, descendait à 1 250 m environ, ce qui correspond à une épaisseur de glace de 150 m, et supérieure à 200 m à Turriers[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Turriers n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle de Tallard.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 580 ha de bois et forêts, soit 29 % de sa superficie[1].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Turriers est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[8], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[9]. La commune de Turriers est également exposée à deux autres risques naturels[9] : feux de forêt, mouvements de terrain.

La commune de Turriers n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[10] ; aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[10] et le Dossier d'information communal sur les risques majeurs (Dicrim) n’existe pas non plus[11].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Turriers est une commune rurale[Note 1],[12]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[13],[14]. La commune est en outre hors attraction des villes[15],[16].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (68,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (67,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (34,9 %), forêts (26,3 %), zones agricoles hétérogènes (16,9 %), prairies (13,1 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (7 %), zones urbanisées (1,8 %)[17].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[18].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1050 (in castro Turrias), est construit sur la racine préceltique *TuR, rocher, qui a donné turra, désignant l’escarpement sur lequel le château a été bâti[19],[20],[21]. Selon Rostaing, ce toponyme est probablement antérieur aux gaulois[22].

Turriers se nomme Turriés en occitan vivaro-alpin et en provençal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Turriers au début du XXe siècle.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1050 (Turrias)[23]. Le fief appartient d’abord aux Vintimille (XIVe siècle-XVIe siècle), puis aux d’Hugues du XVIIe siècle à la Révolution[23]. Les deux églises Sainte-Marie et Saint-Geniès relevaient de l’abbaye Saint-Victor de Marseille qui nommaient les prieurs desservants et percevaient les revenus attachés à ces églises[24]. La communauté relevait de la baillie de Sisteron[24].

Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne Ire, Raymond de Montauban, seigneur de Turriers, soutient Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le ralliement de Sisteron à la cause angevine, en novembre, entraîne son changement d’engagement, et il prête hommage le [25].

En 1477, l’archevêque d’Embrun accepte que les habitants construisent une chapelle dans le village, l’église paroissiale étant sur le promontoire du Mouriers assez éloigné du village[24].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Au début de la Révolution française, la nouvelle de la prise de la Bastille est accueillie favorablement, mais provoque un phénomène de peur collective d’une réaction aristocratique. Localement, la Grande Peur, venant de Tallard et appartenant au courant de la « peur du Mâconnais », atteint Turriers le soir du . Les consuls de la communauté villageoise sont prévenus par ceux de Gap qu’une troupe de 5 à 6 000 brigands se dirige vers la Haute-Provence après avoir pillé le Dauphiné. Aussitôt, les consuls de Turriers transmettent la nouvelle aux consuls de Seyne, faisant ainsi se propager la Grande Peur[26].

Dès le , l’affolement retombe, les faits-divers à l’origine des rumeurs étant éclaircis. Mais un changement important a eu lieu : les communautés se sont armées, organisées pour se défendre et défendre leurs voisins. Un sentiment de solidarité est né à l’intérieur des communautés et entre communautés voisines, et les consuls décident de maintenir les gardes nationales. Aussitôt la peur retombée, les autorités recommandent toutefois de désarmer les ouvriers et les paysans sans terre, pour ne conserver que les propriétaires dans les gardes nationales[26].

La commune de Turriers crée une société patriotique après la fin de 1792[27]. En 1793, le château est mis aux enchères pour démolition[28].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses communes du département, Turriers se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle compte déjà une école dispensant une instruction primaire aux garçons[29]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : la loi Falloux (1851) n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants. Ce n’est qu’avec la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants[30], que la commune ouvre une école de filles[31]. La deuxième loi Duruy (1877) lui permet, grâce aux subventions de l’État, de reconstruire l’école du village[32].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée dans la commune, uniquement pour l’autoconsommation[33]. La viticulture était un « défi à la nature », le raisin étant souvent vendangé avant complète maturité[34]. Cette culture a depuis été abandonnée[33], probablement en raison de la très mauvaise qualité du vin obtenu[35]. A la fin du XIX° siécle une tuilerie et briquetterie est créée au lieu-dit de Gière par Joseph FRANGI, et son fils Fernand FRANGI, entrepreneurs à Selonnet. En 1909 et 1910, ils ont construit au hameau de Mouriés le bâtiment de la gendarmerie, dont ils étaient propriétaires et qu'ils louaient à l'Etat, sur le modèle de celle de la Place d'armes à Seyne, qui leur appartenait aussi (L. et M. Most: "La vie au pays de Turriers dans la première moitié du siècle, 1993, p 68).Ils ont également construit la route des tourniquets d'Astoin entre 1897 et 1908.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie.

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de onze membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[36]). Lors du scrutin de 2008, il n’y eut qu’un seul tour et Élie Aguillon a été réélu conseiller municipal avec le septième total de 159 voix, soit 72,60 % des suffrages exprimés. La participation a été de 84,88 %. Il a ensuite été nommé maire par le conseil municipal[37].

En 2014, c'est le conseiller sortant Jean-Yves Sigaud qui est élu maire dès le premier tour.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Enri Brun[38]    
1965 1995 Paul Honnorat    
2001 2014 Élie Aguillon[39] DVD Conseiller général (2008-2015)
avril 2014 En cours
(au 21 octobre 2014)
Jean-Yves Sigaud[40]   Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Turriers
La commune de Turriers.

Turriers fait partie :

Administrations[modifier | modifier le code]

Turriers est une des sept communes de l'ancien canton de Turriers qui totalisait 1 229 habitants en 2006. Le canton a fait partie de l’arrondissement de Sisteron du au , date de son rattachement à l'arrondissement de Forcalquier et de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Turriers fait partie du canton de Turriers de 1793[41] à  ; à la suite du redécoupage des cantons du département, la commune est rattachée au canton de Seyne[42].

La commune fait partie de la juridiction prud'homale de Manosque, d’instance et de grande instance de Digne-les-Bains[43].

Une brigade de gendarmerie chef-lieu de communauté est implantée à Turriers[44].

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Turriers en 2009[45]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 6,52 % 0,64 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 16,20 % 2,25 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 73,82 % 6,44 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 6,16 % 1,28 % 10,80 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[46]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[48].

En 2018, la commune comptait 326 habitants[Note 2], en diminution de 7,65 % par rapport à 2013 (Alpes-de-Haute-Provence : +1,33 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
601586629596610613637616652
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
679633618589550535534523481
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
443415446405338320321326290
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010
260262230226286276297404379
2015 2018 - - - - - - -
325326-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2006[49].)
Évolution démographique
1315 1471
66 feux29 feux
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[23].)

L'histoire démographique de Turriers, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu'au début du XIXe siècle, est marquée par une période d'« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure toute la première moitié du XIXe siècle, jusqu'en 1861[50]. L'exode rural provoque ensuite un mouvement de baisse de la population de longue durée. En 1921, la commune enregistre la perte de plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1851[50]. Le mouvement de baisse se prolonge jusqu'aux années 1970. Depuis, la commune a connu une croissance démographique importante.

Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d’une école primaire publique[51],[52]. Ensuite les élèves sont affectés au collège Marcel-Massot à La Motte-du-Caire[53]. Puis ils poursuivent au lycée de la cité scolaire Paul-Arène à Sisteron[54],[55].

Santé[modifier | modifier le code]

Aucun professionnel de santé n'est installé à Turriers. Les médecins les plus proches se trouvent à La Motte-du-Caire, et dans les Hautes-Alpes à Rousset à 7 km et à Tallard à 11 km [56]. La pharmacie du secteur se situe à Espinasses à 8 km[57].

L'établissement hospitalier le plus proche est l'hôpital Saint-Jacques à Seyne-les-Alpes éloigné de 15 km[58].

Par contre est installé sur la commune le Centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelles de Haute-Provence "L'’Eau vive"[59] et d'une maison de retraite.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture fait vivre une dizaine de familles se consacrant essentiellement à l'élevage de bovins et d'ovins alimentés de façon naturelle grâce aux vastes prairies à foin environnant le village[réf. nécessaire].

De plus l'INAO a classé le terroir de la commune qui possède une Appellation d'origine contrôlée (AOC) (huile essentielle de lavande de Haute-Provence) et plusieurs labels Indication géographique protégée (IGP) : pommes des Alpes de Haute-Durance, miel de Provence, agneau de Sisteron, Alpes-de-haute-provence blanc, rouge et rosé, et vin de pays de Méditerranée blanc, rouge et rosé[60].

Édition[modifier | modifier le code]

La petite maison d’édition Naturalia publications[61] a son siège à Turriers.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

La Poste (ancien emplacement jusqu'en c. 2010) et la fontaine.

Au centre du village se trouve un café bar- restaurant, une charcuterie-boucherie et une épicerie-journaux ainsi que le bureau de La Poste. Au Mouriès, est ouverte une boulangerie-pâtisserie.

Le Centre de rééducation et réadaptation fonctionnelle l’Eau vive, créé par l’ancien maire de Turriers Paul Honorat, accueille 80 patients dont certains nécessitent des soins très sophistiqués ; il emploie une centaine de personnes de toutes qualifications. Cet établissement et l'activité économique qu'il suscite a permis à la commune de résister avec succès à la désertification des campagnes.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Au village se trouve un bâtiment composé de deux corps de logis, dont un s’arrondit en façade en une espèce de tour. Ce bâtiment, appelé château, possède aussi une vraie tour[62]. La plus ancienne maison datée porte le millésime de 1646 en façade[63].

L’église paroissiale, dédiée à saint Antoine l'Ermite, a été reconstruite entièrement en 1870, avec une nef de quatre travées voûtées en berceau aplati, un faux transept formé de deux chapelles latérales, et son chœur à pans, voûté d’une coupole à arêtes[64]. Elle possède un ciboire en argent du XVIIIe siècle, classé monument historique au titre objet[65].

L’ancienne église, située au Mouriers, a été détruite en 1929 sur décision du conseil municipal, le bâtiment menaçant ruines[24]. La chapelle du Forest-Loin, reconstruite en 1863 et placée sous la titulature des martyrs du Japon, est pratiquement entièrement disparue[24].

Sur la butte des Baumelles : vestiges du donjon, croix monumentale, table d'orientation, très belle vue sur le massif des Écrins au nord.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Turriers.svg

Blasonnement :
D'azur à une tour pavillonnée d'or, maçonnée de sable[67]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Roger Brunet, « Canton de Bayons », Le Trésor des régions, consultée le 11 juin 2013
  2. « Nom des habitants des communes françaises, Turriers », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 24 juin 2011).
  3. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 339
  4. Carte géologique de la France au 1/1 000 000
  5. Maurice Gidon, La Nappe de Digne et les structures connexes.
  6. Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3). p. 33.
  7. Jorda, Miramont, op. cit., p. 34
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  9. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 1er septembre 2012
  10. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 98
  11. Formulaire de recherche « Copie archivée » (version du 25 mai 2012 sur l'Internet Archive), base Dicrim, consultée le 1er septembre 2012
  12. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  13. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021).
  14. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  15. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  16. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  17. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 mai 2021)
  18. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  19. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 273-274
  20. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne)., § 1113, p 51
  21. Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, coll. « Sud Ouest Université », , 128 p. (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 25-26.
  22. Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire
  23. a b et c Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, (notice BnF no FRBNF35450017), p. 204
  24. a b c d et e Daniel Thiery, « Turriers », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 23 décembre 2011, mis à jour le 29 janvier 2012, consulté le 1er septembre 2012
  25. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 422.
  26. a et b G. Gauvin, « La grande peur dans les Basses-Alpes », Annales des Basses-Alpes, tome XII, 1905-1906
  27. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  28. Raymond Collier, op. cit., p 243
  29. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  30. Labadie, op. cit., p. 16.
  31. Labadie, op. cit., p. 18.
  32. Labadie, op. cit., p. 11.
  33. a et b André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59
  34. Réparaz, op. cit., p. 57
  35. Paul Minvielle, « La viticulture dans les Alpes du Sud entre nature et culture », Méditerranée, 107 | 2006, mis en ligne le 1er décembre 2008, consulté le 12 juillet 2013.
  36. « nombre des membres du conseil municipal des communes », Legifrance
  37. « Résultats élections municipales 2008 à Turriers », sur linternaute.com
  38. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 3 avril 2014.
  39. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Sourribes à Volx (liste 8), consulté le 10 mars 2013
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