Esparron-de-Verdon

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Esparron-de-Verdon
Vue générale du village.
Vue générale du village.
Blason de Esparron-de-Verdon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Valensole
Intercommunalité Durance Luberon Verdon Agglomération
Maire
Mandat
Guy Veys
2014-2020
Code postal 04800
Code commune 04081
Démographie
Gentilé Esparronnais
Population
municipale
422 hab. (2014)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 23″ nord, 5° 58′ 20″ est
Altitude Min. 307 m – Max. 585 m
Superficie 34,2 km2
Localisation

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Esparron-de-Verdon est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Esparronnais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Esparron-de-Verdon et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Le village d’Esparron-de-Verdon est situé à 386 m d’altitude[2].

La commune est traversée par le sentier de grande randonnée GR4.

Les communes limitrophes d’Esparron-de-Verdon sont Allemagne-en-Provence, Montagnac-Montpezat, Saint-Laurent-du-Verdon, Quinson, Saint-Julien-le-Montagnier (Var), Saint-Martin-de-Brômes[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Verdon [4] traverse la commune, ainsi que certains de ses affluents :

Transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Services autocars[modifier | modifier le code]

Lignes intercommunales[modifier | modifier le code]

Le village est reliée par deux lignes intercommunales, réseau Transagglo[9] :

Ligne Tracé
134 Esparron-de-Verdon ↔ QuinsonSaint-Laurent-du-VerdonMontagnac-MontpezatRiez (Transport à la demande)
136 ManosqueGréoux-les-BainsSaint-Martin-de-Brômes ↔ Esparron-de-Verdon ↔ Quinson (Ligne estivale)
Lignes scolaires[modifier | modifier le code]

Des lignes de transports scolaires ont été mises en place pour rallier le collège de Riez. Ces lignes sont financées par la communauté d'agglomération Durance-Luberon-Verdon au travers du réseau Transagglo. En plus des lignes existantes du réseau, d'autres ont été rajoutées.

Ligne Tracé
142 S Esparron-de-Verdon ↔ Riez
182 RPI Esparron-de-Verdon ↔ Quinson

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 1 600 ha de bois et forêts, soit près de la moitié de sa superficie[1].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Riez auquel appartient Esparron-de-Verdon est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[10], et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[11]. La commune d’Esparron-de-Verdon est également exposée à trois autres risques naturels[11] :

  • feu de forêt ;
  • inondation ;
  • mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort[12].

La commune d’Esparron-de-Verdon est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de rupture de barrage[13]. Deux grosses retenues sont situées en amont sur le Verdon, le barrage de Castillon et le barrage de Sainte-Croix. En cas de rupture du barrage de Castillon, une inondation de grande ampleur serait provoquée[14] ; la rupture du barrage de Sainte-Croix, dont la retenue est à la fois plus proche et plus volumineuse serait beaucoup plus catastrophique pour Esparron[15]. Esparron-de-Verdon serait menacé par l’onde de submersion[16]. La rupture des barrages Gréoux et de Quinson constitue également une menace pour Esparron[15].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été prescrit en 2008 pour les risques de feu de forêt, d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme[13] ; le Dicrim n’existe pas[17].

La commune a été l’objet d’un arrêté de catastrophe naturelle, en 1987 pour des inondations et des coulées de boue[11]. L’incendie du 17 juillet 2003 détruit 820 ha de forêt, en touchant également les communes de Quinson et Saint-Laurent-du-Verdon ; le 7 août 2005, un nouvel incendie détruit 2 013 ha de forêt, en touchant également les communes de Quinson et Saint-Martin-de-Brômes[18]. Les tremblements de terre ressentis dans la commune le sont faiblement en général[19].

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 155 personnes, dont 23 chômeurs[20] (20 fin 2011[21]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (84 %)[22] et travaillent majoritairement à Esparron-de Verdon (72 %)[22].

Le tourisme est une des activités essentielles à Esparron-de-Verdon, notamment grâce au lac de barrage sur le Verdon, avec quelques régates et autres activités nautiques. Les touristes sont accueillis dans un camping ou un camp de naturistes.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 17 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et aucun emploi salarié[23].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 18 en 2010. Il était de 20 en 2000[24], de 28 en 1988[25]. Actuellement, ces exploitants sont essentiellement tournés vers les grandes cultures (dix exploitations) et la polyculture (trois fermes)[24]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement augmenté, de 691 ha à 1 042 ha, ce qui croisé avec la baisse du nombre des exploitations, a conduit à un doublement de leur taille moyenne (de 25 à 52 hectares)[25]. La SAU est stable depuis dix ans, à 1 031 ha[24].

La vigne, une des composantes de la triade méditerranéenne, est présente anciennement à Esparron-de-Verdon. Au XIXe siècle, le vin produit est destiné à l’autoconsommation, sa qualité permettant de le vendre sur les marchés régionaux proches. Actuellement, le vin est toujours d’assez bonne qualité et inclus dans le périmètre du Pierrevert (AOC)[26].

La culture de l’olivier, autre plante symbolique des régions méditerranéennes, est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à certains versants. Le terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres : à Esparron-de-Verdon, il s’agit des versants bien exposés des vallons entaillant le plateau de Valensole. L’oliveraie d’Esparron-de-Verdon occupait plus d’une dizaine d’hectares au début du XIXe siècle. Actuellement, elle a régressé mais reste relativement importante (entre 1000 et 3500 pieds exploités)[27].

Une coopérative de distillation de la lavande se trouve à Esparron[réf. nécessaire].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 15 établissements, employant huit salariés[23].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 39 établissements (avec 13 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les cinq établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant neuf personnes[23].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est très importante pour la commune, avec plus de cinq touristes accueillis par habitant[28], la capacité d'hébergement étant majoritairement marchande[29]. Dépourvue d’hôtel[30], Esparron-de-Verdon possède plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique :

  • tout d’abord sept campings répartis sur toute la gamme de confort : aire naturelle de camping[31], 2 campings classés une étoile[32], trois classés deux-étoiles[33] et un classé quatre-étoile[34]. Ces campings disposent d’une capacité totale de 538 emplacements[35] ;
  • et des meublés[36].

Les résidences secondaires apportent un complément appréciable à la capacité d’accueil[37] : au nombre de 316, elles représentent plus de la moitié des logements. Parmi les résidences secondaires, 38 possèdent plus d’un logement[35],[38].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1046-1066 (castrum Sparronis). Le terme occitan, qui signifie balustre ou barreau de chaise, désigne ici la falaise montagneuse proche du village[39],[40].

Le nom de l’ancienne commune d’Albiosc viendrait du peuple gaulois des Albici ; dans tous les cas, le nom dérive de l’oronyme (nom de montagne) Al-p-[41].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est fréquenté dès le paléolithique, et des vestiges datant du néolithique et de l’âge du bronze ont également été retrouvés[42].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Avant la conquête romaine, le peuple gaulois qui vivait dans la région était appelé Albici. Il est possible, mais non certain, qu’Albiosc ait été le centre de ce peuple[43].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Esparron apparaît dans les chartes au milieu du XIe siècle[44]. À cette époque, elle a moins d’importance que sa voisine du dessus Albiosc. Celle-ci est citée en 1103 sous le nom Albiol. Fief des Castellane depuis le XIVe siècle, Albiosc comptait 63 feux en 1315 (soit deux fois plus qu’Esparron), est durement touchée par la crise du XIVe siècle. La communauté disparaît totalement : il n’y a plus aucun habitant dès 1400[43], et le village est toujours inhabité en 1471. En 1765, elle compte 87 habitants[45].

Les seigneurs et coseigneurs d’Esparron sont les abbés de Lérins (990-1259), les comtes de Provence, les Beaumont (1271-1386), les Esparron (1309-1480), et enfin les Castellane à partir de Boniface VI de Castellane (1226-1287)[46]. Les abbés de Lérins sont également seigneurs d’Albiosc à partir de 1103[43]. L’église Saint-André d’Esparron était desservie par le chapitre de Riez, qui en percevait les revenus[43]. Le prieur d’Albiosc avait autorité sur le prieur de Quinson qu’il nommait[43]. En 1262, le château d’Esparron est pris par Charles d’Anjou.

L’abbaye de Lérins, outre la seigneurie sur les deux communautés, possédait le prieuré Saint-Vincent, probablement localisé au hameau Saint-Vincent dans le ravin de Bellioux. Ce prieuré disparaît à une époque inconnue, probablement durant la guerre de Cent Ans[43]. Une autre église existait au hameau Saint-Marcel[43].

Sur le plan administratif, les communautés d’Esparron et d’Albiosc relevaient de la viguerie de Moustiers[43].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le château appartient toujours à la famille de Castellane, malgré sa vente comme Bien national à la Révolution française : un ami de la famille le racheta et le leur remit ensuite[2]. Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[47].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 13 habitants d’Esparron-de-Verdon et six d’Albiosc sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie[48].

Au XIXe siècle, Albiosc est l’une des dernières communes de la région à ne pas s’être doté d’une école : lors de l’enquête de 1863, elle est parmi les 17 communes du département (sur 245) à ne pas en posséder. Au même moment, Esparron-de-Verdon en entretenait une, destinée aux garçons[49] (mais ne s’était pas doté d’une école de filles, obligatoire seulement pour les communes de plus de 800 habitants)[50]. La commune d’Albiosc construit son école au moment des lois Jules Ferry[51].

Au début de l’année 1944, le maquis, en l’occurrence la 1re compagnie Francs-tireurs et partisans (FTP), se ravitaille dans la commune, début 1944[52]. Le 1er mai 1943, les FTP du détachement Battaglia sabotent la ligne à haute tension[53],[52].

La commune fusionne avec Albiosc en 1973[54].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Esparron-de-Verdon.svg

Blasonnement :
Les armes d’Esparron sont de gueules à la bande d’argent chargée d’une épée d’or dans son fourreau de sable

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Esparron-de-Verdon fait partie :

Municipalité[modifier | modifier le code]

Le village.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Marius Burle[55] Résistant ancien Résistant, se présente sous cette étiquette.
         
mars 1995 mars 2001 Jacques Mercier    
mars 2001 mars 2008 Stanis Matheron PS[56]  
mars 2008 2014 Gérard Burle[57]    
avril 2014 en cours
(au 21 octobre 2014)
Guy Veys[58] DVG Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[59] :

  • total des produits de fonctionnement : 946 000 €, soit 2 199 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 714 000 €, soit 1 661 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 724 000 €, soit 1 691 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 579 000 €, soit 1 347 € par habitant.
  • endettement : 149 000 €, soit 347 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 4,24 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 13,62 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 40,07 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Coopérative vinicole de L'Esparronnaise[60].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Environnement et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Esparron-de-Verdon[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[62]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[63],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 422 habitants, en diminution de -2,54 % par rapport à 2009 (Alpes-de-Haute-Provence : 1,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
581 384 510 519 542 509 506 439 427
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
427 410 386 465 376 371 367 312 293
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
272 231 235 207 170 155 157 159 124
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012
86 65 81 118 206 290 312 427 422
2014 - - - - - - - -
422 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[64] puis Insee à partir de 2006[65].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique avant 1765
1315 1471
36 feux 8 feux

L’histoire démographique d’Esparron-de-Verdon est marquée par une période d’« étale » où la population reste assez stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1800 à 1836. Elle est suivie d’un mouvement de diminution assez rapide. Peu après 1896, la commune avait perdu plus la moitié de sa population de 1836[66], la baisse se poursuivant jusqu’en 1962 avec 88 % de perte. Depuis, la population est partie très rapidement dans un mouvement inverse, qui a comblé en un demi-siècle les deux-tiers des pertes enregistrées pendant 126 ans.

Albiosc[modifier | modifier le code]

En 2014, Albiosc comptait 38 habitants[67].

Évolution démographique
1315 1400 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831
63 feux inhabité inhabité 87 100 81 81 83 91
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876
113 98 96 106 99 90 89 79 69
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
76 86 85 84 65 65 45 32 43
1931 1936 1946 1954 1962 1968 2013 2014 -
32 28 28 28 23 22 38 38 -
Population sans doubles comptes pour 1962 et 1968
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[45], EHESS[68])

L’histoire démographique d’Albiosc contraste avec celle d’Esparron : alors que la communauté était deux fois plus importante au début du XIVe siècle, elle est intégralement détruite par la crise de la deuxième moitié du siècle : Grande Peste et guerre de Cent Ans. Elle reste abandonnée au XVe siècle alors que sa voisine se repeuple, faiblement.

Ensuite, si elle est repeuplée au XVIIIe siècle, elle est cinq fois moins peuplée qu’Esparron, et surtout trois fois moins que cinq cent ans plus tôt. L’ensemble des deux communes est par contre plus peuplé en 1765 qu’en 1315. Alors que l’exode rural a déjà commencé à Esparron, la population d’Albiosc connaît sa période d’« étale » de 1836 à 1856. Le mouvement de dépopulation qui suit est sensiblement aussi rapide à Albiosc qu’à Esparron : en 1911, la commune a perdu la moitié de sa population par rapport au maximum de 1836[66]. La baisse se poursuivant jusqu’aux années 1960, Albiosc est fusionné avec Esparron, qui avait déjà entamé son renouveau démographique.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.
Château.

L’aven Vauclare contient un puits à offrandes datant de l’âge du bronze.

Le château, construit par les Castellane, possède un donjon carré du XIIIe siècle, aux étages voûtés en berceau. Le sommet est crénelé et équipé d’archères d’angle[69],[70], classé monument historique. Six corps de logis encadrent le donjon, dont un datant du XVe siècle (style Louis XII[71]), sa façade a été refaite sous Louis XIV. Un autre logis porte la date de 1780[70]. Le donjon est classé monument historique, les toitures et les logis sont inscrits[72].

L’église d'Esparron-de-Verdon est placée sous le vocable de saint André[73],[43]. Lorsque le prieuré de l’abbaye de Lérins disparaît, on ajoute son titulaire, saint Vincent, à celui de l’église paroissiale[43] qui est également sous le patronage de sainte Marie-Madeleine[73],[43]. Elle est de style roman, avec des reprises du XVIIe siècle. Le campanile est disposé directement sur un rocher. À Albiosc, l’église Saint-Pierre-ès-Liens a été agrandie au XVIIIe siècle. L’horloge date de 1758 selon Raymond Collier[73], de 1723 selon la DRAC ; elle est classée[74], comme le tableau du retable représentant la mort de saint Joseph (XVIIe siècle)[75].

L’ancienne église paroissiale d’Albiosc est placée sous le vocable de Saint-Pierre-ès-Liens[43].

La chapelle Sainte-Madeleine, ancienne chapelle Notre-Dame, est située à l’Est du village et la chapelle Sainte-Anne est dans le village[43].

Le monument aux morts dans le cimetière[76],[77].

L’écomusée de la Vie d’antan fonctionne en réseau avec les autres musées des gorges du Verdon[78], la maison de Pauline de Gréoux-les-Bains, le musée de la préhistoire des gorges du Verdon de Quinson, la maison des gorges du Verdon à La Palud-sur-Verdon et les musées Sirènes et fossiles et du Moyen Verdon de Castellane[79].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bernard de Castellane-Esparron (comte)[80]

L'actuel propriétaire du château est le comte Bernard de Castellane-Esparron, qui hérita de la demeure à la suite d'une donation de son oncle Louis Provence de Castellane-Esparron en 1989. Le comte Bernard et son épouse Charlotte-Anne, fille de John Scott (9e duc de Buccleuch) ont, depuis, transformés le château en chambres d'hôtes[81].

Esparron-de-Verdon et le cinéma[modifier | modifier le code]

En 2015, le village et le lac ont servi de décor à certaines scènes de la série TV Le Mystère du lac.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Riez », Le Trésor des régions, consultée le 8 juin 2013.
  2. a et b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7).
  3. Magazine Conseil général, juillet-août 2008, p. 7.
  4. Fiche du Verdon sur le site du SANDRE
  5. Fiche du Ravin d'Albiosc sur le site du SANDRE
  6. Fiche du Ravin de Vauclare sur le site du SANDRE
  7. Fiche du Vallon de la galerie sur le site du SANDRE
  8. Fiche du ravin du merle sur le site du SANDRE
  9. DLVA Transports intercommunaux
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  11. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 8 juillet 2011, consultée le 22 juillet 2012.
  12. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37.
  13. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 96.
  14. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Plan particulier d'intervention des barrages de Castillon et Chaudanne, version du 4 juillet 2012, p. 14.
  15. a et b DREAL, « Cartographie de l’onde de submersion des grands barrages », Région PACA, consulté le 9 août 2012.
  16. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 88.
  17. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 22 juillet 2011.
  18. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 52.
  19. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Esparron-de-Verdon », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 22 juillet 2012.
  20. Insee, Dossier local - Commune : , p. 5 (mis à jour le 28 juin 2012).
  21. Insee, Dossier local, p. 8.
  22. a et b Insee, Dossier local, p. 7.
  23. a, b et c Insee, Dossier local, p. 16.
  24. a, b et c Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio).
  25. a et b Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio).
  26. André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe – XXIe siècles », Méditerranée, vol. 109, 2007, p. 56 et 59.
  27. Réparaz, op. cit., p. 58.
  28. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6.
  29. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 7.
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  59. Les comptes de la commune
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  61. Annuaire des communes jumelées
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  65. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
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  67. Insee
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  76. Monument aux morts
  77. Le monument aux morts. Conflits commémorés 1914-18
  78. Musées et maisons thématiques
  79. Christel Venzal-Barde, « Culture scientifique et tourisme : l’exemple des musées du Verdon », Méditerranée, no 3.4, 2006, p. 91.
  80. Esparron de Verdon Comte et Comtesse Bernard de Castellane, pages 10 et 11
  81. Un peu d'histoire : La famille de Castellane et le château d’Esparron


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