Beauvezer

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Beauvezer
Beauvezer
Beauvezer
Blason de Beauvezer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Castellane
Canton Castellane
Intercommunalité Communauté de communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière
Maire
Mandat
Roselyne Serrano
2014-2020
Code postal 04370
Code commune 04025
Démographie
Gentilé Belvézien, Belvézienne
Population
municipale
363 hab. (2014)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 08′ 40″ nord, 6° 35′ 32″ est
Altitude Min. 1 120 m
Max. 2 490 m
Superficie 26,98 km2
Localisation

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Beauvezer est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Beauvezérois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 1 175 m d’altitude[2], dans la haute vallée du Verdon. Les gorges de Saint-Pierre[3], étroites, rocheuses, agrémentées de sources, de cascades et d’arbres, sont signalées comme un site grandiose[4].

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Beauvezer et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de Beauvezer sont Villars-Colmars, Colmars, Thorame-Haute et Thorame-Basse.

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • la Combe[5],
  • Roufleiran,
  • Villars-Heyssier[6], à l’entrée des gorges de Saint-Pierre[7].

Bois et forêts[modifier | modifier le code]

La commune compte 1 014 ha de bois et forêts[1].

Les élus de la Communauté de communes du Haut Verdon - Val d’Allos se sont joints à ceux du Pays A3V pour exprimer leurs craintes légitimes face aux deux projets régionaux de mégacentrales à biomasse pour la production d’électricité[8].

Hydrographie et eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[9] :

  • le Verdon ;
  • ravins de Notre-Dame et de Saint-Pierre.

Relief[modifier | modifier le code]

  • le petit Coyer (2 580 m)[10],
  • le Laupon (2 434 m),
  • pic de Mal Ubac, au-dessus du village.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Beauvezer est dit tempéré chaud. Beauvezer est une ville avec des précipitations importantes, classée cfb selon la classification de Köppen[11].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

La RD 908 sous le pont-bâche du Ganon (limitrophe de Thorame-Haute et Beauvezer).

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le village se trouve en bordure de la route départementale 908 entre Thorame-Haute et Villars-Colmars.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par le Réseau des lignes régulières de transport des Alpes de Haute-Provence[12].

Navettes Inter-Vallée : Val d’Allos-La Foux / Val d’Allos-Le village / Colmars-les-Alpes / Villars-Colmars / Beauvezer / Thorame-Haute / Thorame-Basse[13].

La gare la plus proche est celle du train des pignes sur la ligne de Nice à Digne.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton d'Allos-Colmars auquel appartient est en zone 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[14], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[15].

La commune de Beauvezer est également exposée à quatre autres risques naturels[15] :

  • avalanche,
  • feu de forêt,
  • inondation (dans la vallée du Verdon),
  • mouvement de terrain.

La commune de Beauvezer n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[16].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR)[17] de la commune a été approuvé en 2007 pour les risques d’inondation, de mouvement de terrain et d’avalanche[16] et le Dicrim n’existe pas encore[18].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité apparaît dans les chartes en 1200, sous la forme Belvezer. Son nom vient de l’occitan bèl et vezer, signifiant « bel aspect »[19], ou « beau voir »[20]. C’est la même étymologie que pour les communes nommées Belbèze et Belvèze[19].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le nom du peuple installé dans la haute vallée du Verdon n’est pas certain, mais il peut s’agir des Eguiturii[21]. À la fin de l’Empire romain, la haute vallée du Verdon dépend de la civitas et de l’évêché de Thorame[22].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village dispose d’un consulat dès 1233, qui lui est accordé en même temps et selon les mêmes termes qu’Allos et Colmars[23],[24] ; le consulat est une institution collégiale comprenant un chevalier, désigné parmi les nobles de la localité, trois notables, et le bailli ou bayle, représentant le comte. La charte de 1233 précise quels sont les cas où la justice sera rendue par les consuls (la justice civile) et limite le montant des cens et du droit de cavalcade prélevés par le comte[23].

En 1342, la communauté de Beauvezer est rattachée à la viguerie de Castellane par le comte de Provence[25], puis à celle de Colmars[4].

Lors de la guerre de l’Union d’Aix (1382-1387), Charles de Duras et Marie de Blois, agissant pour le comte de son fils Louis II d'Anjou, s’affrontent pour recueillir l’héritage de la reine Jeanne. C’est l’occasion pour les seigneurs comme pour les communautés de négocier leur ralliement. En août 1385, les trois communautés de Beauvezer, Colmars et Allos négocient ensemble des privilèges exorbitants[26] : outre une réduction substantielle des impôts déjà limités en 1233, et des remises sur les droits déjà dus, le domaine de la justice rendue par les consuls est étendu, et ceux-ci percevront les revenus générés par cette activité à la place du comte. Les communautés obtiennent le droit d’établir moulins et jardins sans autorisation et sans payer de cens[27], les pouvoirs de police du comte sont limités, une partie des lods et trézains sont abolis, les habitants des trois communautés sont exemptés de droits de passage pour leurs troupeaux transhumants et les marchandises qu’ils transportent. De plus, ils peuvent transporter du sel sans contrainte[28]. Enfin, les habitants peuvent construire des maisons en s’appuyant sur les murailles, percer celles-ci pour y établir des fenêtres ou des portes, aucune garnison ne sera installée sans l’accord des habitants et aux frais des comtes, les habitants ont le droit de construire des fossés d’irrigation qui traversent les chemins, et enfin Charles III renonce au droit de vendre la seigneurie sur les trois communautés. Dans le cas contraire, droit est concédé aux communautés de se défendre, les « armes à la main »[29].

En février 1391, c’est le parti angevin de Marie de Blois qui l’a emporté. Les trois communautés négocient une confirmation des privilèges accordés par Charles III. Mais Marie de Blois a gagné la guerre depuis quatre ans, et son fils Louis II est presque majeur : son pouvoir est désormais bien assuré, et elle revient sur certaines concessions abusives. Les droits de construction qui affaiblissaient les défenses des trois villages, et le droit excessif de dériver de l’eau à travers les chemins, ne figurent pas dans la charte de 1391[26]. Elle accorde cependant une nouvelle foire franche à Colmars, et de nouvelles réductions d’impôts[30]. L’ensemble des privilèges et exemptions accordés sont à nouveau confirmés en 1399 et 1439[30].

En 1478, le roi René, en tant que comte de Provence, donne sa seigneurie sur Beauvezer à Thomas Jarente, un de ses conseillers, malgré la charte de 1385. Quand il vient prendre possession de son nouveau bien, les habitants de Beauvezer refusent de lui ouvrir les portes, et résistent les armes à la main avec l’aide de leurs voisins de Colmars. À la suite de cette rébellion, le comte reconnaît sa méprise, confirme à nouveau les privilèges des communautés et annule les condamnations qui avaient frappés les rebelles[31].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Les privilèges de la communauté sont confirmés en 1560 et 1574, les habitants craignant que, par ces temps troublés (on est en pleines guerres de religion), les archives se perdent et qu’ils ne puissent plus prouver leurs droits[32].

La petite place forte est démolie à la fin des guerres de religion, en 1596, sur ordre du Parlement d’Aix[4]. Construit sur une colline, le village est détruit par un incendie en 1728[33], et déplacé plus près du Verdon[34].

Progressivement, si la communauté conserve ses privilèges, ceux-ci perdent de leur importance : les péages se réduisent, le consulat est une institution dont toutes les communautés bénéficient, le droit s’uniformise et efface les particularités locales, la fiscalité évolue, ce qui explique que ces privilèges n’aient pas été défendus au moment de la Révolution[35].

Révolution et Premier Empire[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[36].

Période contemporaine : de la Restauration à nos jours[modifier | modifier le code]

Sous l’Empire, la commune est déjà dotée de petites industries textiles : en 1813, deux usines emploient 105 ouvriers[37]. Mais au XIXe siècle, la commune connaît un important essor industriel grâce au tissage de la laine. Jusqu’à six manufactures, où la fabrication est intégrée (du nettoyage de la laine à la teinture en passant par le filage et le tissage), sont construites, sur le modèle de la fabrique Honnorat à Saint-André-de-Méouilles[38] :

  • la première est ouverte par Auguste Trotabas en 1836 ;
  • il est rapidement suivi de Pierre Roux, en 1837[39] ;
  • entre 1837 et 1843, trois autres fabriques sont ouvertes par un Roux homonyme, Engelfred de Blieux et Giraux[40].

La Révolution et l’Empire apportent nombre d’améliorations, dont une imposition foncière égale pour tous, et proportionnelle à la valeur des biens de chacun. Afin de la mettre en place sur des bases précises, la levée d’un cadastre est décidée. La loi de finances du 15 septembre 1807 précise ses modalités, mais sa réalisation est longue à mettre en œuvre, les fonctionnaires du cadastre traitant les communes par groupes géographiques successifs. En 1827, le cadastre dit napoléonien de Beauvezer est achevé[41].

Comme de nombreuses communes du département, Beauvezer se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle compte déjà deux écoles dispensant une instruction primaire aux garçons au village chef-lieu et au hameau de Villars-Heyssier[42]. Les filles sont aussi concernées à partir de la loi Falloux (1851) qui impose l’ouverture d’une école pour les filles dans les communes de plus de 800 habitants[43].

En 1856, il y cinq fabriques à Beauvezer employant 160 ouvriers[44] ; puis 6 fabriques pour 206 ouvriers en 1868. Mais les effectifs déclinent ensuite : 80 ouvriers en 1871, 102 dans quatre fabriques en 1875, 48 en 1878[45]. En 1914, les deux fabriques Trotabas, les seules à subsister, employaient 44 ouvriers (pour une population de 476 habitants en 1911)[46]. La grande fabrique Trotabas ferme en 1937, et la petite réussit à se maintenir jusque dans les années 1950 en se modernisant (nouvelles machines, électrification)[47].

Beauvezer est classée station climatique par l’académie de médecine en 1925.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Maria Canty sauve des Juifs de la déportation, et a été distinguée comme Juste parmi les nations. Le , un des premiers gestes de résistance dans la commune, qui n’est pas encore occupée, est le fait d’un collégien en vacances, qui hisse un drapeau gaulliste au mât du monument aux morts[48].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  (en poste en 1911) Bonnet    
         
mai 1945   Raymond Fournier[49] Résistant ancien Résistant, se présente sous cette étiquette[50].
         
1947 1979 Jean-Marie Cambray[51]   Conseiller général
1979 1983 Claude Buffe   Receveur de la Poste
mars 1983 mars 1989 Jean Coquilhat[52]    
mars 1989 mars 2001 Robert Bicaïs    
mars 2001 mars 2013 Guy Lebeaupin[53] DVG[54] Conseiller général,
mort en fonctions[55]
avril 2013 en cours
(au 5 septembre 2016)
Roselyne Serrano[56],[57] DVG Employée
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Beauvezer fait partie:

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La Communauté de communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière, créée le avec effet le , regroupe désormais 41 communes. Cet Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) s'est engagé dans une démarche d’élaboration d’un Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi)[58].

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[59] :

  • total des produits de fonctionnement : 468 000 , soit 1 344 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 402 000 , soit 1 155 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 142 000 , soit 407 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 96 000 , soit 276 par habitant.
  • endettement : 441 000 , soit 1 267 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 5,87 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 0,98 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 16,76 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 58,73 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 8,50 %.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Juridictions compétentes[60] :

  • Tribunal d'Instance et de Grande instance de Dignes-les-Bains.
  • Cour d'Appel d'Aix-en-Provence.
  • Tribunal pour Enfants de Digne-les-Bains.
  • Tribunal de Commerce de Manosque.
  • Tribunal Administratif et Cour Administrative d'Appel de Marseille.
  • Conseil de Prud'hommes de Digne-les-Bains.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Une étude paysagère de cadrage des projets éoliens dans les Alpes de Haute-Provence a été réalisée en novembre 2006. Elle concerne également la commune[61]. Mais la multiplicité des projets dans des secteurs sensibles soulève de nombreuses interrogations au niveau du parc naturel régional du Verdon[62] notamment.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Beauvezer comptait 363 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2005, 2010, 2015, etc. pour Beauvezer). Les autres « recensements » sont des estimations.

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
74 feux 52 feux 629 800 522 575 676 742 754 777
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
817 770 843 906 852 798 699 664 617 562
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
532 506 505 476 356 319 295 280 190 181
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 -
176 215 211 222 226 278 338 336 363 -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[63], EHESS jusqu'en 1962[64], Insee à partir de 1968[65],[66],[67],[68])

L’histoire démographique de Beauvezer, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période est relativement restreinte à Beauvezer, où elle dure de 1831 à 1866. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1921, la commune enregistre la perte de la moitié de sa population du maximum historique de 1856[69]. Le mouvement de recul se poursuit jusqu’aux années 1970. Depuis, la population s’est remis à croître.

Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements les plus proches[70] :

  • Écoles maternelle et primaire à Thorame-haute,
  • collège René-Cassin à Saint-André-les-Alpes et Annot,
  • Lycées à Barcelonnette et Dignes-les-Bains.

Santé[modifier | modifier le code]

Médecins les plus proches à Colmars-les-Alpes.

Les hôpitaux les plus proches sont à Dignes-les-Bains et Castellane[71].

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique, Paroisses du secteur Haut Verdon - Val d’Allos - Val d’Issole[72].

Sports[modifier | modifier le code]

Activités sportives : Piscine municipale de mi-juin à fin août, Tennis, Terrain multi sport, Parc arbre aventure, Club d'escalade du Haut Verdon-Val d'Allos "Verticale Attitude"[73] :

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 147 personnes, dont 13 chômeurs[74] (24 fin 2011[75]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (72 %)[76] et travaillent majoritairement hors de la commune (un peu moins de 72 %)[76]. L’agriculture ne compte que 6 établissements[77], l’essentiel des emplois est fourni par le secteur tertiaire[77].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 6 établissements actifs au sens de l’Insee et aucun emploi salarié[77].

L’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture ne révèle pas le nombre et la nature des exploitations agricoles de la commune[78]. En 2000, il n’y avait plus que trois exploitations installées dans la commune, contre 8 en 1988[79]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a néanmoins augmenté, de 337 ha à 372 ha[79]. Selon la mairie, deux exploitations agricoles, dont un apiculteur, sont présentes sur la commune[80].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait neuf établissements, employant trois salariés[77], sept entreprises artisanales et deux cabinets d’architectes[80]. Le potentiel forestier de la commune est exploité, entre autres, par une scierie mobile[81].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Maison des produits du terroir du Haut-Verdon

La Maison de Produits de Pays de Beauvezer, qui a ses locaux dans un bâtiment public, est un commerce qui vend des produits locaux[82].

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 28 établissements (avec 29 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les huit établissements du secteur administratif (salariant 73 personnes)[77].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est très importante pour la commune, avec plus de 5 touristes accueillis par habitant[83], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non marchande[84]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

Ce sont néanmoins les 552 résidences secondaires qui pèsent le plus lourd dans la capacité d’accueil[94] soit trois logements sur quatre qui sont des résidences secondaires[95]. Parmi les résidences secondaires, 92 possèdent plus d'un logement et 63 sont des mobil-homes[88].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

L'essentiel des manifestations se déroulent à Colmars-les-Alpes[96].

Découvrez la vallée du Haut Verdon - Val d’Allos avec les navettes gratuites du samedi 9 juillet au samedi 27 août (sauf les dimanches)[97]

Équipements et développement local[modifier | modifier le code]

Maison de Produits du Haut-Verdon à Beauvezer[98] où l'on peut découvrir des productions agricoles et artisanales authentiques[99].

Les équipements culturels sont gérés au niveau intercommunal dans le cadre de la nouvelle Communauté de communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière : École de Musique du Haut Verdon, ...

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Gorges très encaissées, en U, et très rocailleuses.
Gorges de Saint-Pierre.

Entre les deux églises, sur la place, se trouve une tour carrée subsistant probablement de l’enceinte fortifiée, qui sert de clocher[100].

Plusieurs anciens ateliers textiles ont fait faillite au XIXe, et été transformés en hôtels, avant de fermer définitivement. L’une est transformée en bureaux de la communauté de communes[101].

Chapelle de montagne Saint-Pierre.

Commune assez étendue, Beauvezer a eu une succursale et plusieurs chapelles destinées à desservir les populations éloignées de la paroisse :

  • église paroissiale, de l’Assomption de la Sainte-Vierge, incendiée en 1728, reconstruite, puis à nouveau reconstruite en 1882, possède cinq travées. Les arcs sont en plein cintre. Une rosace surmonte l’entrée[102] et ornée d’un des 14 vitraux de l’église[103] ;
  • église Sainte-Anne (Villars-Heyssier), qui possède un reliquaire de saint François de Sales, du XVIIe siècle[104] ;
  • chapelles : Saint-Pierre (dans les gorges de Saint-Pierre) ; Notre-Dame-du-Plan à Villars-Heyssier[4] ; Saint-Jean de la Combe[4] ; la chapelle Sainte-Croix est réputée être construite sur l’emplacement de l’église paroissiale d’avant l’incendie de 1728[4] ; la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours[4] et la chapelle Saint-Joseph ou des Pénitents, qui date de 1640 et vient d’être restaurée[4],[105]. Elle est dotée d’une tribune, le chevet est plat[105] et ornée d’un tableau de la Sainte-Famille, datant du début du XVIIe siècle[106]. Elle possède une croix de procession du XVIIIe siècle, classée[107].
Le calice d’argent de la chapelle de la Combe (en dépôt hors de la chapelle) date du XVIIIe, et est classé au titre objet[108].
  • Monument aux morts, place de la mairie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Aimeric, troubadour du XIIIe siècle
  • Jean-Marie Cambray, ancien maire, historien de la commune, auteur de Beauvezer raconté (réédité en 2003, 120 pages)
  • Louis Gaufridi, né en 1572 à Beauvezer, vicaire à Marseille, est brûlé le 30 avril 1611 pour sorcellerie[109]
Article détaillé : Possessions d'Aix-en-Provence.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Beauvezer.svg

Blasonnement :
D'azur à une tour crénelée de cinq pièces d'or, bâtie sur une montagne d'argent mouvant de la pointe.[111],[112].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton d’Allos-Colmars », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013.
  2. Mairie de Beauvezer, Géologie, consulté le 2 juillet 2012.
  3. ZNIEFF terrestres de type II : 5 : Massif du Grand Coyer - gorges de Saint-Pierre - Forêt Domaniale du haut Verdon - le Courradour
  4. a, b, c, d, e, f, g et h Daniel Thiery, « Beauvezer », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 13 décembre 2010, mis à jour le 19 décembre 2010, consulté le 2 juillet 2012.
  5. Quelques chapelles entourant le village de Beauvezer
  6. L'histoire de Villars Heyssier
  7. Extrait du livre " Guide des Balades - Vallée du Haut-Verdon " édité par l'ADRI/Edisud : Villars Heyssier
  8. Motion concernant les projets industriels régionaux de production de chaleur à partir de la biomasse E.On à Gardanne et Innova Var Biomasse à Brignoles. Extrait du registre des délibérations du Conseil communautaire du 20 février 2014
  9. L'eau dans la commune
  10. ZNIEFF Le grand et le petit Coyer; lacs de Lignin; Gorges de Saint-Pierre; Forêt de L'Orgéas; Bois des Frousts; Montagne de Mouriès; La Cougnasse
  11. Climat Beauvezer
  12. Réseau des lignes régulières de transport des Alpes de Haute-Provence
  13. Navettes gratuites Inter-Vallée
  14. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  15. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 2 juillet 2012.
  16. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 95.
  17. Plan de prévention des risques naturels prévisibles approuvé le 12 février 2007
  18. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 2 juillet 2011.
  19. a et b Ernest Nègre, Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194), , 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne)., Notice 21122, p. 1127.
  20. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 103.
  21. Raymond Boyer et Guy Barruol, carte 12 « Peuples et habitats de l’époque pré-romaine », in Baratier, Duby & Hildesheimer, Atlas historique de la Provence, et commentaire
  22. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22.
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  24. Louis Stouff, « carte 86 : Port, routes et foires du XIIIe au XVe siècles », in Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017).
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  26. a et b Raymond Collier, Un exemple…, p. 198 et 199.
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  33. Mireille Mistral, L’Industrie drapière dans la Vallée du Verdon, thèse de doctorat d’État en Sciences économiques, Académie d’Aix-en-Provence, Nice, 1951, 231 p., p. 83.
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  42. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  43. Labadie, op. cit., p. 16.
  44. Mireille Mistral, op. cit., p. 139.
  45. Mireille Mistral, op. cit., p. 145.
  46. Mireille Mistral, op. cit., p. 191.
  47. Mireille Mistral, op. cit., p. 192.
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  49. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 2 avril 2014.
  50. Liste des maires après élections générales des 29 avril et 13 mai 1945 (AD 04, liasse 054 J 036, recueil spécial n° 29bis de la préfecture)
  51. D'après la préface de JM Cambray, Beauvezer raconté, 2003.
  52. Jean Coquilhat est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature d’Arlette Laguiller (LO) à l’élection présidentielle de 1988, cf Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1988, p. 4801, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010.
  53. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, D’Aiglun à Braux (liste 1), consulté le 6 mars 2013.
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  55. « Le conseiller général Guy Lebeaupin est mort », Haute-Provence Info, publié le 6 mars 2013, consulté le 7 mars 2013.
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  57. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Liste des maires », 2014, consultée le 20 octobre 2014.
  58. [http://www.cc-moyenverdon.fr/public/?code=plan-local-d-urbanisme Communauté de Communes Alpes Provence Verdon « Sources de Lumière » : Lancement du PLUi du Moyen Verdon]
  59. Les comptes de la commune
  60. Tribunaux compétents
  61. Diagnostic paysager, Cahier de recommandations, Conclusions, Annexes, 68 pages. Beauvezer : pages 18 et 38
  62. Les débats sur le schéma éolien du Parc naturel régional du Verdon
  63. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 164.
  64. EHESS, notice communale de Beauvezer sur le site Cassini, consultée le 17 juillet 2009.
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  68. « Populations légales 2010 en vigueur le 1er janvier 2013 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2013)
  69. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 289.
  70. Etablissements scolaires les plus proches de Beauvezer
  71. Services médicaux
  72. Beauvezer : St Pierre et St Paul Saint Joseph
  73. Activités sportives
  74. Insee, Dossier local - Commune : Beauvezer (04025), p. 5.
  75. Insee, Dossier local, p. 8.
  76. a et b Insee, Dossier local, p. 7.
  77. a, b, c, d et e Insee, Dossier local, p. 16.
  78. Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio).
  79. a et b Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio).
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  81. Scieries de Paca, Scieries mobiles et artisanales de France, consulté le 8 août 2012.
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  88. a et b Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio).
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  95. Insee, Dossier local, p. 17.
  96. Site de l'Office de tourisme de Colmars-les-Alpes
  97. Navettes Inter-ValléeVal d’Allos-La Foux • Val d’Allos-Le village • Colmars-les-Alpes • Villars-Colmars • Beauvezer • Thorame-Haute • Thorame-Basse
  98. Actualités locales Moyen et Haut Verdon, Pays A3V
  99. Maison de Produits du Haut-Verdon
  100. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 309.
  101. Raymond Collier, op. cit., p. 415.
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  104. Arrêté du 13 juin 1988, Notice no PM04000039, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 28 octobre 2008.
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  107. Arrêté du 21 avril 1975, Notice no PM04000041, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 28 octobre 2008.
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  109. IDREF, Gaufridi, Louis (1572-1611), notice d'autorité SUDOC, Agence bibliographique de l'enseignement supérieur (ABES), consultée le 27 juin 2012
  110. Maria Canty
  111. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, 1866. Réédition : Marcel Petit CPM, Raphèle-lès-Arles, 1994.
  112. Haut-Verdon Val d'Allos : Beauvezer, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau