Soleilhas

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Soleilhas
Mairie
Mairie
Blason de Soleilhas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Castellane
Canton Castellane
Intercommunalité Communauté de communes Alpes Provence Verdon
Maire
Mandat
Marcel Chaix
2014-2020
Code postal 04120
Code commune 04210
Démographie
Gentilé Soleilhanais[1]
Population
municipale
120 hab. (2015 en augmentation de 8,11 % par rapport à 2010)
Densité 3,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 51′ 29″ nord, 6° 39′ 00″ est
Altitude Min. 931 m
Max. 1 894 m
Superficie 34,53 km2
Localisation

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Soleilhas est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Soleilhanais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Soleilhas et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Le village est situé à 1 150 m d’altitude, dans la vallée de l’Estéron.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L’ancien fief de Verraillon occupe un massif autonome au nord-est de la commune, formé de deux crêtes encadrant le cours du Verraillon[2].

Vauplane est une vallée suspendue[3] ; une carrière de pierre se trouvait à proximité, à Saint-Barnabé[4].


Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la D 102.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[5] :

  • rivière l'esteron. L’Estéron prend sa source dans la commune de Soleilhas[6],
  • ravins de saint-barnabé, de farney, du riou, de combe fère, de verraillon, de la font du tuve. Le torrent de Verraillon passe par deux cluses successives ; son cours y est aménagé par des petits barrages[2],
  • ruisseau la bernade,
  • torrent de la sagne. Le torrent de Saint-Barnabé traverse la vallée de Vauplane[3].

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 1 480 ha de bois et forêts, soit 43 % de sa superficie[1].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

La commune de Soleilhas est exposée à quatre risques naturels[7] :

  • avalanche (mais seulement selon la base Prim du ministère, le dossier des risques majeurs de la préfecture ne le prenant pas en compte) ;
  • feu de forêt ;
  • inondation (là aussi, seulement selon la base Prim du ministère) ;
  • mouvement de terrain : quelques versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[8].

La commune de Soleilhas n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[9]. Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune n’a été approuvé pour la commune[9] et le Dicrim n’existe pas non plus[10].

Aucun arrêté de catastrophe naturelle n’a été pris concernant la commune[7] et un seul tremblement de terre a été assez fortement ressenti dans la commune pour que sa mémoire soit conservé. Il s’agit du tremblement de terre de Chasteuil, le 30 novembre 1951, qui atteignit une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets)[11],[12].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Castellane auquel appartient Soleilhas est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[13], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon le couple Fénié, le nom du village vient du latin Soliculum (cité vers 1200), indiquant un site bien exposé au soleil[14].

Soleilhas se dit Solelhàs en occitan provençal selon la norme classique et Soulèias selon la norme mistralienne.

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

L’élevage ovin a pratiquement disparu, même s’il reste quelques petits troupeaux de mouton et de chèvres. L’alpage de Vauplane est encore utilisé pour la transhumance[15].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Un stade de neige existe à Vauplane. Il est constitué de 3 téléskis et de 5 pistes.

Commerces[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Une voie romaine reliant Castellane à Entrevaux par Briançonnet, attestée par un milliaire, passait sur le territoire de la commune[16].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La localité de Soleilhas apparaît pour la première fois dans les chartes au XIIIe siècle[6] ; le village était alors établi au lieu-dit Saint-Jean, site perché à 1 354 m d’altitude, fortifié et doté d’un château-fort. Le site dominait le col Saint-Barnabé, où passent les routes de Castellane à Ubraye et de Demandolx à Saint-Auban. Le déperchement du village, est complet en 1640[17]. Les deux communautés de Soleilhas et Verraillon relevaient de la viguerie de Castellane, alors que les églises et les ressources qui y étaient attachées revenaient aux évêques de Senez[6].

Soleilhas absorbe progressivement les fiefs voisins[15].

Le premier est celui de La Moutte (ou la Motte) au XIIIe siècle, à 1 163 m d’altitude, dont il ne reste aucun vestige[18].

Le village fortifié de Verraillon (actuel lieu-dit des Coulettes) existait au moins dès le XIe siècle (in Verraione)[19]. Établi au-dessus d’une des cluses du torrent de Verraillon, le site du village est bordé de deux abrupts verticaux. Il est déclaré abandonné en 1471, il est rattaché à Soleilhas au XVe siècle[2].

Le fief d’altitude, simple alpage qui n’a jamais été habité, de Vauplane, est lui aussi rattaché à Soleilhas alors qu’il dépendait auparavant de Demandolx[15].

Une des églises de Soleilhas constituait la prébende d’un chanoine du chapitre de Senez[20].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le seigneur de Soleilhas, Rostaing, se rallie aux Angevins en 1385, après la mort de Louis Ier[21].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Après la grande crise des XIVe et XVe siècles, la population de Soleilhas se remet à croître grâce à l’élevage du mouton. Le troupeau dépasse fréquemment les 6 000 têtes au XVIIe siècle. La croissance démographique impose ensuite de réduire la taille du troupeau afin de libérer des terres cultivables, et à la veille de la Révolution, le troupeau du village ne représente plus qu’un quart de celui des années 1630 (avec environ 1 600 têtes pour la communauté)[22].

Au XVIe siècle, la communauté se repeuple, mais l’habitat se disperse : si une partie des habitants restent au village de Soleilhas, des hameaux se créent. Certains s’implantent à l’emplacement ou à proximité des villages abandonnés à la fin du Moyen Âge, à Verraillon et aux Coulettes, d’autres sont des créations : les Bayles, les Berliés, les Teillettes. Vauplane, fief et alpage qui dépendait de Demandolx, est acheté par le seigneur de Soleilhas, les deux fiefs fusionnant. La vallée humide de l’Estéron était cultivée pour le fourrage. Les versants, aménagés en terrasses, étaient complantés de céréales, vigne et arbres fruitiers[15].

Le fief de Soleilhas est acheté par Philippe Moricaud à Alphonse d’Oraison en 1656[23].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Peu avant la Révolution française, l’agitation monte. Outre les problèmes fiscaux présents depuis plusieurs années, la récolte de 1788 avait été mauvaise et l’hiver 1788-89 très froid. L’élection des États généraux de 1789 avait été préparée par celles des États de Provence de 1788 et de janvier 1789, ce qui avait contribué à faire ressortir les oppositions politiques de classe et à provoquer une certaine agitation[24]. C’est au moment de la rédaction des cahiers de doléances, fin mars, qu’une vague insurrectionnelle secoue la Provence. Deux émeutes anti-seigneuriales se produisent à Soleilhas. La première a lieu le 1er avril[25], le jour même des élections aux États généraux[26]. Des paysans de toutes conditions (paysans pauvres, sans ou presque sans terre, mais aussi les ménagers, les paysans aisés)[27] et des artisans[28] se rassemblent. Un ménager, Pierre Chabaud, prend l’initiative de la contestation : comme dans la plupart des émeutes du début de 1789, des menaces de mort fusent, notamment contre le lieutenant du juge seigneurial[29]. Dans un premier temps, la réaction consiste dans le rassemblement d’effectifs de la maréchaussée sur place[30].

Une nouvelle émeute a lieu le 5 avril[27] : les menaces de mort sont répétées et mises en musique, avec roulement funèbre de tambour[31]. Mais, comme le note l’historienne Monique Cubells, on en reste à des menaces, sans passage à l’acte ; par contre, Pierre Chabaud est réellement tué, lors de cette deuxième manifestation[32]. Des poursuites judiciaires sont diligentées contre les participants survivants par le Parlement de Provence, mais les condamnations ne sont pas exécutées, la prise de la Bastille comme les troubles de la Grande peur provoquant, par mesure d’apaisement, une amnistie au début d'août[30].

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[33]. Le seigneur, François-Boniface Fortis, n’émigre pas. Le directoire du département ordonne d’abattre les échauguettes du château. Enfin, en 1793, le château est envahi par les habitants du village, et saccagé[23].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, avec le recul démographique, certains espaces cultivés sont abandonnés à l’élevage ovin extensif jusqu’au milieu du XXe siècle[15].

La Révolution et l’Empire apportent nombre d’améliorations, dont une imposition foncière égale pour tous, et proportionnelle à la valeur des biens de chacun. Afin de la mettre en place sur des bases précises, la levée d’un cadastre est décidée. La loi de finances du 15 septembre 1807 précise ses modalités, mais sa réalisation est longue à mettre en œuvre, les fonctionnaires du cadastre traitant les communes par groupes géographiques successifs. Ce n’est qu’en 1834 que le cadastre dit napoléonien de Soleilhas est achevé[34].

Comme le reste de la France, la commune est durement touchée par la Première Guerre mondiale, et comme souvent, ce sont des particuliers, camarades de ceux morts au front, qui financent le monument aux morts. Ici, c’est le charretier Toussaint Clariond qui fait un don suffisant à la construction en 1922. La municipalité tarde à le construire, puisqu’il faut qu’il porte réclamation pour qu’elle achète un terrain et fasse édifier, en 1927, le monument. La tête de soldat en bronze, coiffé du casque Adrian, est réalisée par Siotti. L’inscription initiale comporte dix noms, un onzième a été ajouté sur une face latérale[35]. En 1938, la source du Riou est captée pour alimenter en eau courante le village[36].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Soleilhas.svg

Blasonnement :
D'argent au soleil de gueules.[37],[38]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Edmond Bernard[39]    
         
avant 2005 en cours
(au 21 octobre 2014)
Gaston-Marcel Chaix[40],[41] DVG Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[42] :

  • total des produits de fonctionnement : 125 000 , soit 1 016 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 93 000 , soit 758 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 38 000 , soit 310 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 4 000 , soit 31 par habitant.
  • endettement : 0 , soit 0 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 1,03 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 1,00 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 58,73 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014[43].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Soleilhas fait partie:

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La Communauté de communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière, créée le avec effet le , regroupe désormais 41 communes. Cet Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) s'est engagé dans une démarche d’élaboration d’un Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi)[44].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2015 en augmentation de 8,11 % par rapport à 2010, Soleilhas comptait 120 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2008, 2013, 2018, etc. pour Soleilhas). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Population en feux sous l’Ancien Régime[15]
Date 1278 1303 1315 1471 1698 1728 1765
Population de Verraillon[2] 16 19 15 0 / / /
Population de Soleilhas et écarts 60 64 68 8 70 113 111


Évolution démographique
1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
504 620 442 538 633 625 624 634 600 591
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
622 571 546 500 507 483 416 373 307 307
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
294 282 206 206 188 176 150 120 79 76
1975 1982 1990 1999 2008 - - - - -
60 85 93 95 111 - - - - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale à partir de 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[19], EHESS[45], Insee à partir de 1968[46],[47],[48])

L’histoire démographique ancienne de Soleilhas est marquée par la grande saignée du XIVe siècle, qui détruit la communauté de Verraillon. S’ensuivit une lente croissance allant de la fin du XVe siècle aux années 1830. La population de Soleilhas marque ensuite une période d’« étale » où la population reste assez stable à un niveau élevé. Cette période, assez tardive par rapport au reste du département, dure de 1811 à 1861. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de diminution très rapide. Soleilhas perd 50 % de sa population en 35 ans[49]. La baisse continue jusqu’aux années 1970, et si la population a presque doublé depuis, elle reste inférieure au cinquième de son maximum démographique.

Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses communes du département, celle de Soleilhas s’était dotée d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, l’école installée au chef-lieu dispense une instruction primaire aux garçons[50]. Aucune instruction n’est donnée aux filles avant 1867 : la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants, ne concerne pas Soleilhas[51].

C’est la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, qui permet aux filles de Soleilhas d'être régulièrement scolarisées[52]. La commune profite de la deuxième loi Duruy (1877) pour rénover son école[53].

L’école était placée au-dessus du four communal, dans des pièces trop petites. Dès 1880, un projet de construction plus spacieuse est imaginé, mais met une dizaine d’années à aboutir. L’école est construite en 1892, avec deux salles de classe, une pièce réservée à la mairie, et deux appartements pour les instituteurs. Il est prévu deux préaux dans la cour, avec un mur en claire-voie pour séparer filles et garçons. La construction utilise la pierre des carrières de Saint-Barnabé et du cimetière, la chaux de Saint-Auban, la tomette de Salernes[4].

Santé[modifier | modifier le code]

L'hôpital local le plus proche est à Castellane.

Cultes[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Façade du château.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Une borne milliaire de la fin du IIIe siècle, a été déplacée de son emplacement d'origine, sur la voie Castellane-Briançonnet (soit au col Saint-Barnabé, soit à l’oratoire Saint-Jean à Briançonnet) pour servir de piédestal à une croix. En 1995, elle a été identifiée comme milliaire et a été déplacée aux Bailes, et entourée d’une clôture[54].
  • Il reste des vestiges du bourg castral Saint-Jean, légèrement au sud du col Saint-Barnabé[17], du château de l’ancien castrum de Verrailon[2]. Le site de la Moutte est marqué par une simple croix de bois[18].
  • Le château, au milieu du village, dont le toit ne dépasse presque pas de celui des maisons qui l’entourent, date de 1630 selon Raymond Collier. Élisabeth Sauze, de la DRAC, a daté sa construction des années 1659 à 1662. Ses éventuelles tours ont disparu ; la façade sud, avec moulures, bossages autour des fenêtres à meneaux et des croisées, est la plus remarquable[55],[23]. La cheminée de la salle principale est encore ornée de très belles gypseries[56]. Vendu par son propriétaire à la Révolution, il a été divisé en plusieurs lots, utilisé comme bâtiment agricole, sa façade nord bouchée[23].
  • Sur la route allant vers Demandolx, se trouve un moulin de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, ou du début du XIXe siècle, qui fonctionna alimenté par la source du Riou jusqu’aux années 1920. Au XIXe siècle, la source du Riou est canalisée pour alimenter un réservoir cylindrique qui permettait ainsi de fonctionner en période d’étiage[57],[36]. Il s’agit d’un moulin à roue horizontale (et axe vertical), dont toutes les pales sont monoxyles. Toutes ses machines, presque entièrement réalisées en bois chevillé, sont conservées en bon état[36]. La porte d’une maison du village est ornée d’un soleil, identique à celui figurant sur les armoiries de la commune[58].
  • La commune s’est équipée de quatre fontaines-lavoirs au XIXe siècle[59]. L’une d’elles est ornée d’une statue. Le four communal est surmonté d’un étage, où l’école communale a été accueillie dans les années 1880[4].

Art religieux[modifier | modifier le code]

Église du village.
  • L'église paroissiale. Le saint patron de la paroisse est saint Barnabé[60].
Le mobilier de l’église paroissiale comprend un tableau représentant saint Pierre, venant de la chapelle Saint-Pierre de Verraillon[61].
  • Chapelles :
    • La chapelle Saint-Pierre au-dessus des Coulettes, romane, de la fin du XIIe et du début du XIIIe siècle selon Raymond Collier et la DRAC, construite au bord d’un ravin, a été restaurée récemment. Grossièrement carrée, d’environ 60 m2, elle est divisée en deux travées voûtées en berceau ; l’abside est voûtée en cul-de-four. Elle est actuellement habitée, et la DRAC affirme que le vocable de la chapelle est inconnu[62],[63].
    • La chapelle Notre-Dame-du-Plan (XIIIe siècle), est l’ancienne église paroissiale et située au cimetière. Il est possible qu’elle ait été construite comme simple chapelle de cimetière, puis élevée comme église paroissiale. Des éléments peuvent dater du Moyen Âge, d’autres sont attribués aux XVIe et XVIIe siècles. La nef, de trois travées, est voûtée en plein cintre, construite en moellons (l’abside est parementée de moellons réguliers), elle est dotée d’un clocher-mur[20].
    • La chapelle Saint-Pierre, ancienne église paroissiale du village de Verraillon, date du XIIe siècle ou du XIIIe siècle. La nef, de deux travées, est trapézoïdale, et mesure dix mètres de long ; elle débouche dans une abside semi-circulaire. Le sol est dallé, mais le rocher sur lequel est bâti la chapelle affleure jusqu’au sol. La chapelle est surmontée d’un clocher-mur. Elle a dû être renforcée de tirants métalliques[61].
    • La chapelle Saint-Barnabé (proche du col de Saint-Barnabé), avec inscription du Ier siècle : romane (construite au XIIIe siècle), elle faisait l’objet d’un pèlerinage[64],[60]. Elle a été restaurée au XXe siècle (le toit a été refait et un drain a été creusé au nord), et des tirants ajoutés, dont un en bois. L’abside voûtée en cul-de-four est recouverte d’un badigeon bleu orné d’un semis d’étoiles[60]. Sa pierre d’autel est décrite comme monolithique, pèse près d’une demi-tonne et a appartenu à un tombeau du Ier siècle, ou deux hommes sont enterrés[6],[60] ;
  • Douze oratoires du XIXe siècle sont situés sur la commune[65], l’oratoire du col de Saint-Barnabé, édifié en pierre calcaire, date de 1783[66].

Autres lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • Village de Verraillon (ruines).
  • Monument aux morts[67].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Roger Brunet, « Canton de Castellane », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013.
  2. a, b, c, d et e Elisabeth Sauze, Laurent Alexeï Notice no IA04000198, Base Mérimée, ministère de la Culture, 30 octobre 2007, mise à jour le 26 septembre 2011, consultée le 22 octobre 2013.
  3. a et b Elisabeth Sauze, Laurent Alexeï Notice no IA04000195, Base Mérimée, ministère de la Culture, 30 octobre 2007, mise à jour le 22 juillet 2011, consultée le 22 octobre 2013.
  4. a, b et c Elisabeth Sauze, Laurent Alexeï Notice no IA04000194, Base Mérimée, ministère de la Culture, 30 octobre 2007, mise à jour le 22 juillet 2011, consultée le 22 octobre 2013.
  5. L'eau dans la commune
  6. a, b, c et d Daniel Thiery, « Soleilhas », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 24 décembre 2011, consulté le 28 août 2012.
  7. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 28 août 2012.
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37.
  9. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 98.
  10. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 28 août 2012.
  11. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Soleilhas », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 28 août 2012.
  12. BRGM, « fiche 40099 », Sisfrance, consultée le 28 août 2012.
  13. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  14. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 103.
  15. a, b, c, d, e et f Elisabeth Sauze, Notice no IA04000184, Base Mérimée, ministère de la Culture, 30 octobre 2007, mise à jour le 22 juillet 2007, consultée le 22 octobre 2013.
  16. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p 476.
  17. a et b Elisabeth Sauze, Laurent Alexeï Notice no IA04000197, Base Mérimée, ministère de la Culture, 30 octobre 2007, mise à jour le 26 septembre 2011, consultée le 22 octobre 2013.
  18. a et b Elisabeth Sauze, Laurent Alexeï Notice no IA04000232, Base Mérimée, ministère de la Culture, 30 octobre 2007, mise à jour le 26 septembre 2011, consultée le 22 octobre 2013.
  19. a et b Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 201.
  20. a et b Elisabeth Sauze, Yvan Poulin, Notice no IA04000185, Base Mérimée, ministère de la Culture, 30 octobre 2007, mise à jour le 22 juillet 2007, consultée le 22 octobre 2013.
  21. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 412 (note 56).
  22. Georges Pichard, « Torrents et société à Vergons au temps du "Petit Âge Glaciaire" », Méditerranée, Tome 102, 1-2-2004. Géosystèmes montagnards et méditerranéens. Un mélange offert à Maurice Jorda, p. 120.
  23. a, b, c et d Elisabeth Sauze, Laurent Alexeï Notice no IA04000190, Base Mérimée, ministère de la Culture, 30 octobre 2007, mise à jour le 22 juillet 2011, consultée le 22 octobre 2013. Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « mérimée190 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  24. Monique Cubells, « Les mouvements populaires du printemps 1789 en Provence », Provence historique, volume 36, no 145, 1986, p. 309.
  25. M. Cubells, op. cit., p. 310 et 312.
  26. M. Cubells, op. cit., p. 319.
  27. a et b M. Cubells, op. cit., p. 313.
  28. M. Cubells, op. cit., p. 314.
  29. M. Cubells, op. cit., p. 316.
  30. a et b M. Cubells, op. cit., p. 322.
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  34. Alexeï Laurent, « Paysages ruraux de la première moitié du XIXe siècle dans le sud-est des Basses-Alpes », in Jean-Christophe Labadie (directeur éditorial), La matière et le bâti en Haute-Provence, XVIIIe-XXIe siècle, actes de la première Journée d'études d'histoire de la Haute-Provence, Digne, 13 octobre 2012. Digne-les-Bains : Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013. (ISBN 978-2-86004-016-7), p. 10.
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  43. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  44. Communauté de Communes Alpes Provence Verdon « Sources de Lumière » : Lancement du PLUi du Moyen Verdon
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  51. Labadie, op. cit., p. 16.
  52. Labadie, op. cit., p. 18.
  53. Labadie, op. cit., p. 11.
  54. Elisabeth Sauze, Laurent Alexeï, Yvan Poulin, Notice no IA04000234, Base Mérimée, ministère de la Culture, 30 octobre 2007, mise à jour le 22 juillet 2011, consultée le 22 octobre 2013.
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  59. Elisabeth Sauze, Laurent Alexeï Notice no IA04001107, Base Mérimée, ministère de la Culture, 22 décembre 2010, mise à jour le 22 juillet 2011, consultée le 22 octobre 2013.
  60. a, b, c et d Elisabeth Sauze, Yvan Poulin, Notice no IA04000186, Base Mérimée, ministère de la Culture, 30 octobre 2007, mise à jour le 22 juillet 2011, consultée le 22 octobre 2013.
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  62. Elisabeth Sauze, Laurent Alexeï Notice no IA04000288, Base Mérimée, ministère de la Culture, 30 octobre 2007, mise à jour le 22 juillet 2011, consultée le 22 octobre 2013.
  63. Raymond Collier, op. cit., p 115-116.
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  65. Elisabeth Sauze, Mélanie FrouardNotice no IA04001099, Base Mérimée, ministère de la Culture, 22 décembre 2010, mise à jour le 22 juillet 2011, consultée le 22 octobre 2013.
  66. Elisabeth Sauze, Laurent Alexeï Notice no IA04000193, Base Mérimée, ministère de la Culture, 30 octobre 2007, mise à jour le 22 juillet 2011, consultée le 22 octobre 2013.
  67. « monument aux morts de la guerre de 1914-1918 », notice no IA04000191, base Mérimée, ministère français de la Culture