Saint-Lions

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Saint-Lions
Saint-Lions
Mairie de Saint-Lions.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Castellane
Canton Riez
Intercommunalité Communauté de communes Alpes Provence Verdon
Maire
Mandat
Madeleine Isnard
2014-2020
Code postal 04330
Code commune 04187
Démographie
Population
municipale
51 hab. (2015 en augmentation de 50 % par rapport à 2010)
Densité 4,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 59′ 10″ nord, 6° 24′ 01″ est
Altitude Min. 739 m
Max. 1 589 m
Superficie 11,55 km2
Localisation

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Saint-Lions est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Saint-Lionnais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Saint-Lions et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).
La montagne de Mouchon, vue du village. Ses flancs sont très érodés, et elle est en partie recolonisée par la forêt.

Le village est situé à 800 m d’altitude[2].

Les communes limitrophes de Saint-Lions sont Clumanc, Moriez, Barrême et Saint-Jacques.

Environnement, géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune compte 475 ha de bois et forêts, soit 41 % de sa superficie[1].

La commune est couverte par deux ZNIEFF (Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique)[3].

Le périmètre de protection de la Réserve naturelle géologique de Haute-Provence couvre également la commune de Saint-Lions.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

L'accès au village s'effectue par la route départementale 319.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La gare la plus proche est celle de Barrême, desservie par le chemin de fer de la ligne de Nice à Digne. Cette ligne est aussi connue sous le nom de « train des Pignes » qui a deux arrêts sur la commune, à l’arrêt facultatif de Gévaudan et à la gare de Barrême. Elle est au carrefour des RN 202, RN 85 et RD 4085, qui est l’ancienne RN 85 départementalisée. RN 85 et RD 4085 font partie de la route Napoléon.

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Lions est exposée à trois risques naturels[4] :

  • feu de forêt,
  • inondation,
  • mouvement de terrain.

La commune de Saint-Lions n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[5] ; aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[5] mais le Dicrim existe depuis 2011[6].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Barrême auquel appartient Saint-Lions est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[7], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[4].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[8] :

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom actuel du village apparaît pour la première fois en 1141 (sancti Leontio)[9],[10] ; il est nommé d’après le nom de saint Léonce ou Léon, évêque de Fréjus au IVe siècle[10] sous sa forme occitane, qui a été francisée par la suite[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village s’appelait autrefois Dauphin, et faisait partie de la communauté voisine de Barrême. Son église est donnée à l’abbaye Saint-Victor de Marseille au XIIIe siècle, ou selon les interprétations, à l’église Notre-Dame de Thorame[11]. Il devient un fief des Villeneuve au siècle suivant jusqu’à la Révolution[2].

En janvier 1791, le hameau de Saint-Lyons demande son détachement de Barrême, et devient une commune à part entière en mars 1791[12]. La société patriotique de la commune y est créée pendant l’été 1792[13]. Toujours durant la Révolution, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Lions-d’Asse[14].

La Révolution et l’Empire apportent nombre d’améliorations, dont une imposition foncière égale pour tous, et proportionnelle à la valeur des biens de chacun. Afin de la mettre en place sur des bases précises, la levée d’un cadastre est décidée. La loi de finances du 15 septembre 1807 précise ses modalités, mais sa réalisation est longue à mettre en œuvre, les fonctionnaires du cadastre traitant les communes par groupes géographiques successifs. Ce n’est qu’en 1837 que le cadastre dit napoléonien de Saint-Lions est achevé[15].

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Le principal employeur de la commune est Terre et traditions, dont l’activité est la transformation de produits organiques en amendements. Elle emploie 7 salariés[16],[17].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1791   Henri Pascal[18]   plus ancien maire connu
         
mai 1945   Ernest Isnard[19]    
         
avant 2005 en cours
(au 21 octobre 2014)
Madeleine Isnard[20],[21] PCF Agricultrice
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[22] :

  • total des produits de fonctionnement : 58 000 , soit 1 321  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 55 000 , soit 1 245  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 19 000 , soit 432  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 16 000 , soit 367  par habitant.
  • endettement : 36 000 , soit 809  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 20,60 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 8,45 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 32,95 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 58,73 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 20,25 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014[23].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Lions fait partie :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La Communauté de communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière, créée le avec effet le , regroupe désormais 41 communes. Cet Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) s'est engagé dans une démarche d’élaboration d’un Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi)[24].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2015 en augmentation de 50 % par rapport à 2010, Saint-Lions comptait 51 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Saint-Lions). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
189197186229181200193192187
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
159163164163137147129123112
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1108674755867534027
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 -
2723202850324335-
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : EHESS[25], Insee à partir de 1968[26],[27],[28],[29])

L’histoire démographique de Saint-Lions est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure toute la première moitié du XIXe siècle. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de baisse de la population de longue durée. Dès 1901, la commune enregistre la perte de plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1821[30]. Le mouvement de baisse arrive à un plancher dans les années 1970. Depuis, la population oscille entre trente et cinquante habitants.

Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses communes du département, Saint-Lions se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, il possède déjà une école qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[31]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[32], ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent Saint-Lions[33] ; ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles de Saint-Lions sont régulièrement scolarisées.

Santé[modifier | modifier le code]

Les professionnels de santé (médecin, Kinésitherapeute, infirmiers...) sont à Barrême, Senez.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique, Paroisse du Verdon : église Saint-Laurent[34].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • L’église paroissiale est sous le vocable de Saint-Laurent[35], qu’elle a repris après la période d’occupation par les chanoines qui l’avait placée sous la titulature de Saint-Léonce[11] date du XVIIe siècle, avec des travaux au XIXe siècle. La nef, qui ne compte que deux travées, est voûtée d’arêtes[36].
Son mobilier comporte une cloche de 1580[37] , ornée d’une scène de la Présentation de Jésus au peuple, qui est l’ancienne cloche communale de Barrême[38].
  • Fontaine-lavoir, avec trois bassins rond, rectangulaire et ovale.
  • Monument aux morts.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Barrême », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
  2. a et b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  3. ZNIEFF terrestres de type II
  4. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 15 août 2012
  5. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97
  6. Document, base Dicrim, consultée le 15 août 2012
  7. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  8. L'eau dans la commune
  9. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne)., § 28459, p 1626
  10. a et b Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 61
  11. a et b Daniel Thiery, « Saint-Lions », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 15 août 2012
  12. J.-F. Cruvellier, Histoire de Barrême, Société scientifique et littéraire des Basses-Alpes, p. 95.
  13. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 296-297.
  14. Jean-Bernard Lacroix, « Naissance du département », in La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 113.
  15. Alexeï Laurent, « Paysages ruraux de la première moitié du XIXe siècle dans le sud-est des Basses-Alpes », in Jean-Christophe Labadie (directeur éditorial), La matière et le bâti en Haute-Provence, XVIIIe-XXIe siècle, actes de la première Journée d'études d'histoire de la Haute-Provence, Digne, 13 octobre 2012. Digne-les-Bains : Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013. (ISBN 978-2-86004-016-7), p. 10.
  16. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, [1], consultée le 20 septembre 2012
  17. Site officiel de Terre et traditions, consulté le 20 septembre 2012
  18. Cruvellier, op. cit., p 95
  19. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 2 avril 2014.
  20. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Saint-Jurs à Soleihas (sic) (liste 7), consulté le 10 mars 2013
  21. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Liste des maires », 2014, consultée le 20 octobre 2014.
  22. Les comptes de la commune
  23. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  24. Communauté de Communes Alpes Provence Verdon « Sources de Lumière » : Lancement du PLUi du Moyen Verdon
  25. EHESS, notice communale de Saint-Lions sur le site Cassini, consultée le 19 juillet 2009
  26. « Résultats du recensement de la population - Saint-Lions », sur Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  27. « Recensement de la population au 1er janvier 2004 », sur Archives Wikiwix du site de l'Insee (consulté le 5 mars 2014)
  28. « Recensement de la population au 1er janvier 2009 », sur Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  29. « Populations légales 2011 en vigueur le 1er janvier 2014 », sur Insee (consulté le 1er janvier 2014)
  30. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 287.
  31. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  32. Labadie, op. cit., p. 16.
  33. Labadie, op. cit., p. 18.
  34. Saint Lions (Eglise paroissIale) - 04 Saint Lions Barrême
  35. « église paroissiale Saint-Laurent », notice no IA04000483, base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. Françoise Reynier, notice de la Base Mérimée, consultée le 12 décembre 2008
  37. Notice no IM04000797, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de l'église paroissiale Saint-Laurent
  38. Françoise Reynier, notice de la Base Palissy, consultée le 12 décembre 2008