Saint-Jacques (Alpes-de-Haute-Provence)

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Saint-Jacques
Cadran solaire à Saint-Jacques.
Cadran solaire à Saint-Jacques.
Blason de Saint-Jacques
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Castellane
Canton Riez
Intercommunalité Communauté de communes Alpes Provence Verdon
Maire
Mandat
Alix Chaillan
2014-2020
Code postal 04330
Code commune 04180
Démographie
Population
municipale
63 hab. (2015 en augmentation de 12,5 % par rapport à 2010)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 13″ nord, 6° 22′ 33″ est
Altitude Min. 780 m
Max. 1 447 m
Superficie 4,66 km2
Localisation

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Saint-Jacques

Saint-Jacques (Sant Jaume en occitan provençal) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Saint-Jacquois[1] ou les San Jaumiers.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Saint-Jacques et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Saint-Jacques est village bâti sur un éperon à 800 m d’altitude[2], perché au-dessus de la vallée de l’Asse avec un panorama.

La commune la plus proche est Barrême (2 km), sur la route Napoléon.

Les communes limitrophes de Saint-Jacques sont Clumanc, Saint-Lions, Barrême et Chaudon-Norante.


Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

Le point culminant de la commune est le sommet Saint-Martin (1451 m).

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Jacques est exposée à trois risques naturels[3] :

  • feu de forêt,
  • inondation,
  • mouvement de terrain : plusieurs versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[4].

La commune de Saint-Jacques n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[5] ; aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[5] ; le Dicrim existe depuis 2011[6].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Barrême auquel appartient Saint-Jacques est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[7], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village apparaît pour la première fois vers 1200 (castrum Sant Jacobi) ; il est nommé d’après saint Jacques le Majeur, sous sa forme occitane Jacme, qui a été francisée par la suite[8].

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Un seul commerce est présent dans cette commune : un restaurant appelé Domaine d'Aiguines.

Histoire[modifier | modifier le code]

Auguste fait la conquête de la vallée des Asses en même temps que celle des Alpes, qu’il achève en 14 av. J.-C.. Il est difficile de connaître le nom du peuple gaulois qui peuplait la vallée, et le nom de la civitas dont Saint-Jacques dépendait au Haut-Empire : Eturamina (Thorame), ou Sanitensium (Senez). À la fin de l’Empire romain, le rattachement à celle de Sanitensium, et à son diocèse, sont avérés avec la disparition de celle de Thorame[9]. La via salinaria ou via Vintinia, de Cagnes à Digne-les-Bains, et dont le tracé est presque intégralement connu de Vence à Digne, passait sur la commune[10].

Le village de Saint-Jacques est la possession d’une prévôté de moines augustins[11], attestée en 1108, installée à quelques centaines de mètres du village mais sur la même colline[10],[12]. Ce monastère prend la suite d’une église qui y aurait existé depuis le VIIIe siècle[10]. Le fief appartient aux Villeneuve du XVe siècle au milieu du XVIIIe siècle[11].

En 1570, pendant les guerres de religion, la prévôté des augustins est détruite sur ordre du gouverneur de Provence, le comte de Carcès, pour empêcher les protestants de s’y fortifier[12].

Durant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Jacques-lès-Barrême[13].

La Révolution et l’Empire apportent nombre d’améliorations, dont une imposition foncière égale pour tous, et proportionnelle à la valeur des biens de chacun. Afin de la mettre en place sur des bases précises, la levée d’un cadastre est décidée. La loi de finances du 15 septembre 1807 précise ses modalités, mais sa réalisation est longue à mettre en œuvre, les fonctionnaires du cadastre traitant les communes par groupes géographiques successifs. Ce n’est qu’en 1838 que le cadastre dit napoléonien de Saint-Jacques est achevé[14].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Saint Jacques04.svg

Blasonnement :
D’azur à un Saint-Jacques vêtu en pèlerin d’or[15],[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Antoine Olivier[17]    
         
1977(?) 1983(?) Jules Daumas[18]    
avant 2005 mars 2008 Marc Olivier    
mars 2008 2014 Gilles Mistral[19]    
avril 2014 en cours
(au 21 octobre 2014)
Alix Chaillan[20] SE Agricultrice
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[21] :

  • total des produits de fonctionnement : 53 000 , soit 955 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 39 000 , soit 703 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 28 000 , soit 513 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 23 000 , soit 412 par habitant.
  • endettement : 10 000 , soit 176 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 6,90 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 6,19 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 23,91 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 58,73 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 17,17 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014[22].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Jacques fait partie:

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La Communauté de communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière, créée le avec effet le , regroupe désormais 41 communes. Cet Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) s'est engagé dans une démarche d’élaboration d’un Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi)[23].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2015 en augmentation de 12,5 % par rapport à 2010, Saint-Jacques comptait 63 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012, 2017, etc. pour Saint-Jacques). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
36 feux 3 feux 151 150 102 135 147 206 184 190
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
167 151 149 158 162 162 149 142 118 110
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
100 92 91 84 77 71 64 54 55 57
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 - - -
48 38 31 29 39 36 56 - - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[11], EHESS[24], Insee à partir de 1968[25],[26],[27])
Liste des erreurs :
• Le paramètre >>2015 en augmentation de 12,5 % par rapport à 2010<< (80/80 est inconnu

L’histoire démographique de Saint-Jacques est marquée par la saignée des XIVe et XVe siècles.

Au XIXe siècle, Saint-Jacques arrive au bout d’un mouvement de croissance, et connait une période d’ « étale » où la population reste stable à un niveau élevé. Ensuite, la commune est touché par l’exode rural : sa population décroît régulièrement, et 65 ans après le maximum démographique de 1831, elle a perdu plus de la moitié de sa population[28]. La baisse se poursuit jusqu’aux années 1980 ; depuis, Saint-Jacques a connu une inversion de tendance et a pratiquement doublé sa population.

Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses communes du département, Saint-Jacques se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle possède déjà une école qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[29]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[30], ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent Saint-Lions[31] ; ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles de Saint-Lions sont régulièrement scolarisées.

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux

  • Saint-Jacques[32] possède deux oratoires.
  • L’église Saint-Martin du XVIe siècle, patronnée par Saint-Jacques, au cimetière, est issue d’une collégiale de chanoines réguliers du XIIe, détruite vers 1570[12].
  • La chapelle du village[33], sous la titulature de Saint-Martin, date de 1874[12].

Patrimoine civil

  • Four communal du XVIIIe siècle.
  • Fontaine avec lavoir ombragés de châtaigniers.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Roger Brunet, « Canton de Barrême », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
  2. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  3. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 15 août 2012
  4. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  5. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97
  6. Document, base Dicrim, consultée le 15 août 2012
  7. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  8. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne)., § 28434, p 1621
  9. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22
  10. a, b et c Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p 412
  11. a, b et c Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 195
  12. a, b, c et d Daniel Thiery, « Saint-Jacques », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 15 août 2012
  13. Jean-Bernard Lacroix, « Naissance du département », in La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 113
  14. Alexeï Laurent, « Paysages ruraux de la première moitié du XIXe siècle dans le sud-est des Basses-Alpes », in Jean-Christophe Labadie (directeur éditorial), La matière et le bâti en Haute-Provence, XVIIIe-XXIe siècle, actes de la première Journée d'études d'histoire de la Haute-Provence, Digne, 13 octobre 2012. Digne-les-Bains : Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013. (ISBN 978-2-86004-016-7), p. 10.
  15. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, 1866. Réédition : Marcel Petit CPM, Raphèle-lès-Arles, 1994
  16. Moyen Verdon 3 : Saint-Jacques, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  17. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 2 avril 2014.
  18. Jules Daumas est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Marie-France Garaud (RPR, candidate non officielle) à l’élection présidentielle de 1981, cf Conseil constitutionnel, liste des élus ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 15 avril 1981, page 1049, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
  19. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Puimoisson à Saint-Julien-du Verdon (liste 6), consulté le 6 mars 2013
  20. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Liste des maires », 2014, consultée le 20 octobre 2014.
  21. Les comptes de la commune
  22. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  23. Communauté de Communes Alpes Provence Verdon « Sources de Lumière » : Lancement du PLUi du Moyen Verdon
  24. EHESS, notice communale de Saint-Jacques sur le site Cassini, consultée le 19 juillet 2009
  25. « Résultats du recensement de la population - Saint-Jacques », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  26. « Recensement de la population au 1er janvier 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  27. « Populations légales 2011 en vigueur le 1er janvier 2014 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2014)
  28. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 287.
  29. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  30. Labadie, op. cit., p. 16.
  31. Labadie, op. cit., p. 18.
  32. « église paroissiale Saint-Jacques », notice no IA04000342, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « chapelle Saint-Joseph », notice no IA04000883, base Mérimée, ministère français de la Culture