Curbans

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Curbans
Le village vu du pont-barrage de La Saulce.
Le village vu du pont-barrage de La Saulce.
Blason de Curbans
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Seyne
Intercommunalité Communauté d'agglomération Gap-Tallard-Durance
Maire
Mandat
Laurence Allix
2014-2020
Code postal 05110
Code commune 04066
Démographie
Population
municipale
512 hab. (2014)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 25′ 43″ nord, 6° 02′ 18″ est
Altitude Min. 544 m – Max. 1 559 m
Superficie 28,88 km2
Localisation

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Liens
Site web curbans.fr

Curbans est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Curbans est située en moyenne montagne, entre Haute-Provence et Hautes-Alpes ; son relief est influencé par les glaciations. La Durance a une présence marquante : son lit dont la largeur varie entre 200 et 500 m forme une coupure nette dans le paysage et les communications. Les collines et les montagnes d’altitude moyenne et les nombreux ravins de la commune forment autant d'autres coupures, et le territoire de Curbans est aussi partagé entre vallée de la Durance et vallée du Grand Vallon. Le terroir, relativement riche, voit plusieurs seigneuries s’installer au Moyen Âge. La vallée de la Durance étant un axe de communication essentiel de la Haute-Provence, elle est empruntée par les armées de toutes époques : en 1588, un combat oppose huguenots et catholiques à Curbans, remporté par Lesdiguières. Elle apporte aussi les rumeurs, comme celle de la Grande Peur en 1789. L’exode rural fait perdre les deux tiers de la population à la commune : vidée de ses habitants, son terroir est progressivement reconquis par la forêt, ce qui permet à des maquis de s’établir dans la commune en 1943-1944. Curbans se modernise ensuite dans la seconde moitié du XXe siècle : construction du barrage de la Saulce dans les années 1960, puis de centrales photovoltaïques plus récemment. Le secteur agricole est encore vigoureux, avec de nombreuses exploitations actives (blé, vergers, maraîchage) ; le canal EDF facilite l’irrigation. La commune a également un certain potentiel touristique, avec le lac de barrage, les montagnes, la chapelle Saint-Pierre (monument inscrit).

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Curbans et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).
Stèle marquant l’entrée dans la commune
Stèle marquant l’entrée dans la commune, le long de la RD 4.

Le village est situé à environ 645 m d’altitude[1], sur un promontoire qui se détache des collines et s’avance dans la vallée de la Durance[2]. Il s’est étendu sur le site primitif du château médiéval, aujourd’hui disparu[3].

Les communes limitrophes de Curbans sont Tallard (05), Venterol, Faucon-du-Caire, Le Caire, La Motte-du-Caire, Melve, Claret, Vitrolles (05), Lardier-et-Valença (05), La Saulce (05).

Communes limitrophes de Curbans
Tallard (05)
La Saulce (05)
Lardier-et-Valença (05)
Vitrolles (05)
Curbans Venterol
Claret
Melve
Le Caire
La Motte-du-Caire
Faucon-du-Caire

Géologie[modifier | modifier le code]

Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, la commune est recouverte par le glacier de la Durance jusqu’aux plus hauts sommets. Une diffluence du glacier franchit à l’est le col de Blaux et pénètre dans la vallée voisine du Grand Vallon[4].

Au sud du col de Blaux, le replat du Ribassier (1 080 m) est constitué par une formation glacio-lacustre comprenant de bas en haut des cailloutis à matrices sableuses puis des argiles siliceuses variées (10 m)[réf. souhaitée].

Relief[modifier | modifier le code]

Collines de Valauri
Collines de Valauri (722 m).
Le Collet Rouge
Le Collet Rouge, au sud de la commune (827 m).

La Durance limite la commune au nord-ouest, coulant du nord-est vers le sud-ouest. Une plaine alluviale étroite (moins de 500 m de large) se développe entre 570 (en aval) et 585 m d’altitude (en amont), sur les deux rives du torrent, seule la gauche étant située dans le territoire de Curbans. En allant vers l'est, le relief devient ensuite moins régulier, avec des collines dont les sommets atteignent les 900 m[1] :

  • au nord et au voisinage immédiat du village, les Collets, à 756 m ;
  • le Picoustau, au sud-est du village (971 m) ;
  • quelques collines longeant la Durance, les Aupettes (environ 720 m) ;
  • en arrière du hameau de Curnerie, le Pied Guérin (804 m) ;
  • puis, dans l’angle situé entre Durance et Claret, Tournoux (804 m), les Planes (897 m), le Collet Rouge (827 m).

En arrière de ces petites collines, on trouve des montagnes plus élevées dont les pentes nord et ouest sont douces et régulières, et les versants est et sud escarpés ou mouvementés[1] :

  • la Crête de Terne Rousse, culminant à 1 287 m avec le Piégros comme sommet secondaire à 1 088 m et qui se prolonge jusqu’au pied du Colombier (sur le territoire de Melve) ;
  • sur la crête qui porte le Colombier, le Malaup (1 561 m) ;
  • le Peynier (1 367 m) ;
  • le Serre Bouchard (1 295 m), limitrophe avec Venterol.

Au sud du Peynier, entre ce sommet et la Touiche (1 219 m), le col de Blaux donne passage vers la vallée du Grand Vallon (rivière) et la commune du Le Caire[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La vallée de la Durance
La vallée de la Durance, sillonnée par le canal EDF de Sisteron.

La commune est bordée par la Durance[5]. La présence du barrage EDF de La Saulce sur son cours a créé un lac de retenue, aménagé.

En-dehors des nombreux torrents à écoulement intermittent (parfois susceptibles de prendre des dimensions dévastatrices), plusieurs torrents drainent les collines vers la Durance ; du nord au sud, on a le ravin de Saint-Maime (dont la source est à Venterol), le torrent de Saint-Pierre (au pied du village et de l’église qui lui donne son nom), le Riou des Mioux, l’Usclaye, née au pied du Malaup et près de l’ermitage Saint-Jérôme, le ravin de la Combe Combe, qui forme sur son cours supérieur la limite entre Claret et Curbans[1].

Enfin, sur le versant méridional du Peynier, le ravin du Col de Blaux s’écoule vers le Grand Vallon et le torrent de la Combe, qui coule au pied du Peynier, forme la limite entre Curbans et Le Caire, puis entre Curbans et Faucon-du-Caire[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Route du futur gelée
Bien que provençale, la commune est soumise à des hivers pendant lesquels certaines routes ne dégèlent pas. Ici, la route du futur, qui conduit à la centrale photovoltaïque du col de Blaux.

La commune de Curbans est desservie par la route départementale RD 4, qui longe la Durance entre Thèze et Tallard. La RD 19a emprunte le pont-barrage de Curbans pour traverser la Durance et rejoint la RD 1085 (ancienne route nationale 85) qui suit la rive droite de la Durance. La RD 1085 permet aussi de rejoindre l’échangeur de la Saulce, terminus théoriquement provisoire de l’autoroute A51[1].

Le centre du village est traversé par la route départementale 554[1].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. L'ancien canton de La Motte-du-Caire auquel appartient Curbans est en zone 1a (sismicité très faible mais non négligeable) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[6], et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[7]. La commune de Curbans est également exposée à trois autres risques naturels[7] :

  • feu de forêt ;
  • inondation (dans la vallée de la Durance) ;
  • mouvement de terrain.

La commune de Curbans est également exposée à deux risques d’origine technologique :

  • celui de transport de matières dangereuses par route[8]. L’autoroute A51 passe en bordure de limite communale, mais sur la rive opposée de la Durance, ce qui a suffi à ce que la commune soit considérée comme concernée par ce risque[9] ;
  • celui de rupture de barrage : en cas de rupture du barrage de Serre-Ponçon, toute la vallée de la Durance serait menacée par l’onde de submersion[10].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[8] et le Dicrim n’existe pas non plus[11].

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

En plus du village, la commune comporte 2 hameaux :

  • Rousset ;
  • la Curnerie.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1193 (de Curbanno)[12]. Charles Rostaing lui donne une racine oronymique (désignant une montagne) *KuR-, se basant sur la situation du village, bâti en pente au-dessus de la Durance. Ernest Nègre penche pour une formation sur le nom de personne Curvus, avec le suffixe -anum (ferme de Curvus), déformé par sa proximité avec le mot corbus[13],[14]. Les hypothèses du début du XIXe siècle, latin cura et provençal ban pour cure et bains, sont aujourd’hui rejetées[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Des sépultures sous tegulae ont été retrouvées à plusieurs endroits de la commune : au col de Blaux, sur la colline de Tournoux, et au hameau du Pin (au pied de la colline de Tournoux)[2].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La localité apparaît dans les archives à la fin du XIIe siècle, quand son seigneur Attanalfus est cité[3]. La seigneurie du lieu appartient aux d’Agoult dès le XIIIe siècle. Au Moyen Âge, Rousset et Aujarde formaient des seigneuries indépendantes de celle de Curbans[3]. La seigneurie de Rousset revient aux Mison ; à partir de 1260, les d’Agoult leur succèdent jusqu’au début du XVe siècle[16]. La seigneurie de Curbans fait partie du douaire de Béatrice de Savoie[3] ; enfin, les Hospitaliers ont un temps possédé une seigneurie foncière au XIVe siècle[3].

Au Moyen Âge, trois lieux d'implantations monastiques sont sur le territoire de l’actuelle commune. Celui de Notre-Dame-du-Pin, fondé par l’abbaye de l’Île-Barbe, à Lyon, puis passé à l’abbaye de Psalmody (Gard) au XIIIe siècle[17], puis géré par l'ordre de Saint-Jérôme décrit ci-après.

À partir de 1396, un ermitage de l'Ordre de Saint-Jérôme s'installe aux confins des montagnes de Melve et de Curbans. Il était installé en haut d’une gorge étroite dans des cellules creusées dans la roche. Sur le versant Ouest de la montagne de Malaup, un lieu-dit est d’ailleurs appelé « Saint-Jérôme ». On raconte que le jour de la fête de l’immaculée Conception, le 8 décembre, quelques moines se sont fait manger par des loups en descendant à l’église Notre-Dame du Pin pour l’office. Un ermitage aurait été aussi installé sur le flanc du Malaup[18]. Les d’Agoult leur avaient fait don de l’ermitage de Gaure en 1398. Ces possessions furent peut-être les seules de cet ordre Ibère en France[17]. Ces endroits sauvages et désertiques étaient favorables à la solitude érémitique mais impropre à toute culture. Aussi, il leur fut attribué le domaine du Pin pour subvenir à leurs besoins.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Lors des guerres de religion, les huguenots s’installent à Curbans en 1568. La ville est assiégée en 1572. En 1588, un combat a lieu entre Lesdiguières et le gouverneur de Gap, Saint-Jean. Celui-ci est battu et se réfugie à Claret[19]. Lesdiguières achète la seigneurie de Curbans[3] puis elle passe aux Pontis au XVIIe siècle, et enfin aux Burle au XVIIIe siècle[12]. Les Lamanon, anoblis en 1572, deviennent principaux seigneurs du fief de Rousset au XVIIe siècle. Enfin les Burle et les Gervasy leur succèdent jusqu’à la Révolution. Les Burle sont aussi détenteurs du fief d’Aujarde[16].

Précédemment occupé par des hiéronymites, en 1614, le prieuré de Notre-Dame-du-Pin, trop pauvre et abandonné par ses moines, est rattaché au collège des Jésuites de Sisteron (ou au séminaire d’Embrun selon Thiery[17], ou encore au collège des Jésuites d’Embrun selon Michel d’Annoville[18]). Brièvement occupé par un fermier, il est réoccupé par l’ordre de Psalmody de 1707 à la Révolution[20],[18].

Au XVIIIe siècle, le village du col de Blaux disposait de sa propre chapelle, située à un kilomètre du village. Elle a disparu[18].

Un gisement de plomb est mis en exploitation dans les années 1770, au Mont Aujarde (ou Pied Aujarde), près du hameau de Curnerie. Mais elle est très peu rentable et l’activité s’éteint rapidement[21].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Arbre de la liberté, replanté en 1989.

Au début de la Révolution française, la nouvelle de la prise de la Bastille est accueillie favorablement, mais provoque un phénomène de peur collective d’une réaction aristocratique. Localement, la Grande Peur, venant de Tallard et appartenant au courant de la « peur du Mâconnais », atteint la région de La Motte le soir du 31 juillet 1789. Les consuls de la communauté villageoise sont prévenus qu’une troupe de 5 à 6 000 brigands se dirige vers la Haute-Provence après avoir pillé le Dauphiné. Les communautés de La Motte, Clamensane, Saint-Geniez, Authon, Curbans, Bayons et Claret constituent ensemble une troupe de 700 hommes armés. Elles mettent le marquis d’Hugues de Beaujeu à sa tête, qui décide de se porter au-devant du danger en allant surveiller les bacs sur la Durance[22].

Dès le 2 août, l’affolement retombe, les faits-divers à l’origine des rumeurs étant éclaircis. Mais un changement important a eu lieu : les communautés se sont armées, organisées pour se défendre et défendre leurs voisins. Un sentiment de solidarité est né à l’intérieur des communautés et entre communautés voisines, et les consuls décident de maintenir les gardes nationales. Aussitôt la peur retombée, les autorités recommandent toutefois de désarmer les ouvriers et les paysans sans terre, pour ne conserver que les propriétaires dans les gardes nationales[22].

Le domaine des ermites de Saint-Jérôme et des Psalmodiens, comprenant maisons, église Notre-Dame-du-Pin, terres, vigne, jardins, est vendu comme bien national à la Révolution[20],[17],[18] : les bâtiments sont détériorés par le nouveau propriétaire[17]. En 1793, le château, déclaré lui aussi bien national, est mis aux enchères pour démolition[23].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Plusieurs activités minières ont existé à Curbans. D’abord, on tente de relancer la mine de plomb en 1820, puis en 1854-1858, mais les deux tentatives sont des échecs[24]. Les carrières de gypse ont été en activité jusqu’au XXe siècle[12]. Une carrière de la société Les Ballastières de Vitrolles prélevait annuellement 100 000 m3 de granulats dans le lit de la Durance jusqu'à la fin du XXe siècle, au lieu-dit Monetier. L'extraction concernait une superficie de 200 ha[25].

Un bac permettant de traverser la Durance existe de 1800 à 1885[26]. Une école a desservi le village du col de Blaux, de 1880 à 1912, lorsque sa population dépassait les 60 habitants[17].

Le monument aux morts exalte le gaullisme, fait rare dû à sa récente reconstruction.

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 7 habitants de Curbans sont traduits devant la commission mixte, la peine la plus courante étant la déportation en Algérie[27].

Comme de nombreuses communes du département, Curbans se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle compte déjà deux écoles dispensant une instruction primaire aux garçons, situées au chef-lieu et au hameau du Col de Blaux[28]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : la loi Falloux (1851) n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants. La première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants[29], ne concerne pas la commune de Curbans, qui ouvre néanmoins une école de filles sans y être obligée[30].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un maquis multinational s’implante à Curbans, dans le secteur de Col de Blaux, à l’écart des vallées principales et des routes fréquentées. Il prend le nom de « maquis Robespierre ». Dans la nuit du 11 au 12 décembre 1943, le maquis du col de Blaux (AS[réf. souhaitée]), est pris en souricière par la Wehrmacht à la maison Estornel. La maison est dynamitée, et quatorze maquisards sont arrêtés. Dix maquisards d’entre eux sont fusillés le 31 mars 1944. Les deux Italiens sont condamnés à des travaux forcés ; un autre est déporté en camp de concentration et le dernier déporté au Service du travail obligatoire. Un monument à leur mémoire est inauguré en 2007 par la mairie de Curbans[31],[32].

Dans les années 1970, un mouvement de résistance à un projet d’aéroport se développe dans la commune proche de Vaumeilh. En écho à cette lutte, un projet de construction de chalets spéculatifs est annulé par une mobilisation regroupant classes moyennes urbanisées et paysans modernistes, et avec l’inspiration d’une association de Vaumeilh[33],[34].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason utilisé sur les plaques de rue et lieux-dits

Blasonnement :
« de gueules, à un pont de deux arches d'argent, sur une rivière du même »[35]

À droite : La commune utilise une version à la rivière colorée de bleu sur les plaques de rue et lieux-dits.

Curbans, plaque d'entrée sud.jpg

Armes parlantes : Les armes de Curbans sont celle de la famille de Pontis qui possédait cette terre à l'époque de l'enregistrement de ces armoiries, à la fin du XVIIe siècle. Elles n’ont depuis varié que sur des points de détail[36].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Curbans était, en 2011, l'une des treize communes du département (sur 200) à n'être rattachée à aucune intercommunalité. La loi no 2010-1563 du 16 décembre 2010 portant réforme des collectivités territoriales visait à « achever la carte intercommunale, notamment par le rattachement des dernières communes isolées à des établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre ». Le schéma départemental de coopération intercommunale de 2011 prévoyait l'intégration de la commune dans le pôle de La Motte-Turriers[37].

Curbans a fait partie, de 2014 à 2016, de la communauté de communes de La Motte-du-Caire - Turriers[38],[39], laquelle a fusionné avec trois autres communautés de communes en 2017, dont celle du Sisteronais[40],[41]. Contrairement aux autres communes de l'ancienne communauté de communes de La Motte-du-Caire - Turriers, qui ont rejoint une intercommunalité autour de Sisteron, Curbans est rattachée à une communauté d'agglomération des Hautes-Alpes[42], nommée « communauté d'agglomération Gap-Tallard-Durance »[43].

Municipalité[modifier | modifier le code]

Nouvelle mairie, inaugurée en 2013.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1945 1953 Gabriel Allibert[44]    
1953 1954 Allibert Yasse    
1954 1977 Joseph Abel    
1977 1984 Jean Peyrot    
1984 2014 Daniel Rolland    
avril 2014 en cours
(au 21 octobre 2014)
Laurence Allix[45],[46]    

L'élection de la liste de Laurence Allix, sur laquelle figurait en tête l'ancien maire Daniel Rolland, fait l'objet d'un recours par la liste de Paul Weisbuch, procureur de la République, la liste arrivée en tête ayant diffusé sur ses tracts la photo du président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré[45], qui est rejeté en juin[47].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Curbans est une des 34 communes du canton de Seyne depuis 2015, qui totalise 8 377 habitants en 2012.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Curbans en 2009[48]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 4,63 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 31,29 % 8,94 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 47,16 % 31,69 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 21,55 %* 0,00 % 10,80 % 3,84 %

Les revenus de la commune sont complétés par la présence de la centrale solaire photovoltaïque[49]. La location du terrain rapporte à la commune 3 000 € par hectare, ainsi que 400 000 € de rentrées fiscales.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, Curbans comptait 512 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Curbans). Les autres « recensements » sont des estimations.

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
95 feux 48 feux 498 539 515 609 611 618 624 558
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
570 570 521 533 520 425 409 446 428 413
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
404 387 380 358 263 220 218 225 177 150
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
148 136 119 164 241 282 325 418 512 -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[12], EHESS[50], Insee à partir de 1968[51],[52],[53],[54])

L’histoire démographique de Curbans, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure pendant toute la première moitié du XIXe siècle. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de baisse de la population de longue durée. En 1921, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1846-1851[55]. Le mouvement de baisse ne s'interrompt définitivement que dans les années 1970, pour s'inverser et laisser place à une croissance rapide : depuis 1975, la population a triplé et dépassé le niveau de la fin du XIXe siècle.

Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 219 personnes, dont 16 chômeurs[56] (38 fin 2011[57]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (76 %)[58] et travaillent majoritairement hors de la commune (77 %)[58]. L’essentiel des emplois de la commune se trouvent dans le secteur tertiaire[59].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Ce cliché présente un aperçu du terroir, couvert de vergers en plaine et de forêts dans les collines.

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 18 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et 6 emplois salariés[59].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 12 en 2010. Il était de 20 en 2000[60], de 19 en 1988[61]. Actuellement, ces exploitants sont essentiellement tournés vers l’arboriculture (6 exploitants)[60]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement augmenté, de 273 ha à 408 ha[61]. La SAU a légèrement diminué lors de la dernière décennie, à 368 ha[60].

L'activité agricole de la commune est centrée sur 3 pôles : la culture du blé, ainsi que la production fruitière et la production maraichère.

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée dans la commune, uniquement pour l’autoconsommation. Cette culture a depuis été pratiquement abandonnée, et en 2005, les surfaces plantées en vigne étaient réduites[62] à un ou deux hectares[63].

Industrie[modifier | modifier le code]

Déversoirs du barrage de La Saulce.

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 13 établissements, employant deux salariés[59].

Une centrale hydroélectrique est installée sur la commune voisine de Tallard depuis 1966, tout en portant le nom de Curbans. Elle utilise les eaux du barrage d'Espinasses qui dévie une partie du cours de la Durance[64]. Son canal de fuite est situé à Curbans, et se jette dans le lac créé par la retenue de La Saulce-Curbans.

Le groupe Suez a choisi la commune de Curbans pour installer une des plus grandes centrales solaires photovoltaïques de France. Elle est installée au col de Blaux et offre une puissance crête de 33 MW[65]. Le bail signé le 5 février 2010, après accord préfectoral, est prévu pour 30 ans. Le raccordement au réseau existant d'EDF se fait sur une ligne qui relie Curbans à Toulon.

Activités de services[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 19 établissements (avec 5emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 3 établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 11 personnes[59].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est assez importante pour la commune, avec entre 1 et 5 touristes accueillis par habitant[66], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant marchande[67]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

Les résidences secondaires apportent un complément minime à la capacité d’accueil[72] : au nombre de 21, elles représentent moins de 11 % des logements. 5 résidences secondaires possèdent plus d’un logement[69],[73].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Un sentier de randonnée pédestre part du Caire et emprunte les itinéraires traversant la zone où s’était établi le maquis Robespierre en 1943[74].

Le château de Rousset, à deux étages, est reconverti en ferme. Les gypseries intérieures permettent de le dater des années 1770-1780 ; il subsiste une tour ronde, à l’écart, d’un château précédent (XVIIe siècle)[75].

Chapelle Saint-Pierre.
Clocher-mur de l’église paroissiale.

L’ancienne église paroissiale, aujourd’hui chapelle Saint-Pierre, est située au cimetière[76]. Inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques[77], elle date des XIIIe et XIVe siècles. Son clocher-mur est surmonté d’un fronton triangulaire[76]. La base des murs, en appareil de galets, peut être plus ancienne[17]. Il est possible que la voûte soit fausse, en considérant la minceur des murs. Elle n’est éclairée que par trois petits vitraux. L’abside basse et voûtée en cul de four, et la façade à baie géminée sont romanes et datent du premier état de l’église (XIe siècle). Les murs sont construits en appareil régulier sur le chevet, en moellons et galets ailleurs[78]. En 1599, son toit a disparu (guerres de religion), et il n’est reconstruit qu’entre 1650 et 1687[78]. Quelques pierres de chaînage d’angle du clocher sont en marbre rose[16].

L’actuelle église paroissiale Notre-Dame est au sommet du village : elle est le siège de la paroisse depuis le XVIIe siècle[2],[16].

L’oratoire Sainte-Anne, à la sortie du village, fait 4 m de haut et date de 1676 (restauration en 1969)[79].

La chapelle du prieuré Notre-Dame de l’Immaculée Conception, orientée au Sud, est située au hameau du Pin[17]. Elle est rattachée à la paroisse de Curbans au XVIIe siècle[16]. La chapelle Saint-Joseph et Saint-François, au col de Blaux, était en ruines. La mairie en a fait raser les restes avec ceux du village[17].

  • Pont-barrage de la Saulce

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Le bureau postal le plus proche se trouve à La Saulce[80], dans le département des Hautes-Alpes, ce qui explique que le code postal de Curbans commence par 05, et non 04.

Transports collectifs[modifier | modifier le code]

Plusieurs services de bus sont organisés pour les scolaires, vers Gap et Tallard. Une liaison régulière en bus est également mise en place vers Gap, Marseille et Nice, grâce à la proximité de l'A51.

La gare la plus proche est située à Gap, l'aéroport à Marseille[81].

Enseignement[modifier | modifier le code]

École de Curbans (au premier plan, la fontaine des Braconniers).

La commune est dotée d’une école primaire[82]. Les collégiens dépendent du collège de Tallard, et dispose d'une navette par bus pour s'y rendre[83]. La grande majorité des lycéens se rendent à Gap[84], sauf pour la section hôtelière (sur Sisteron).

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un "mini-stade", inauguré le 2 janvier 2010[85], pour le football, le basket-ball, l'athlétisme et le tennis. Des cours d'arts martiaux et de fitness sont proposés à la salle polyvalente.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune ne compte ni médecin, ni infirmier. Les professionnels de santé les plus proches se trouvent dans les communes voisines de Tallard, La Saulce et La Motte-du-Caire.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Fontaine du village (1873).

Cultes[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]


  1. a, b, c, d, e, f, g et h IGN, Carte de Curbans (limites administratives, hydrographie, carte et photographies aériennes) (consulté le 23 août 2015).
  2. a, b et c Nicole Michel d’Annoville, « Curbans », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3). p. 198.
  3. a, b, c, d, e et f Michel d’Annoville, Curbans, op. cit., p. 199.
  4. Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Michel d’Annoville, de Leeuw, op. cit., p. 33.
  5. Fiche de la Durance sur le site du SANDRE
  6. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  7. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 17 juillet 2012.
  8. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 95.
  9. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80.
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 88.
  11. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 17 juillet 2011.
  12. a, b, c et d Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 173.
  13. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares), Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p. 153.
  14. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne). § 9791, p. 602.
  15. Mairie de Curbans, Toponymie, 2010, consulté le 15 septembre 2010.
  16. a, b, c, d et e Michel d’Annoville, Curbans, op. cit., p. 200.
  17. a, b, c, d, e, f, g, h et i Daniel Thiery, « Curbans », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 19 décembre 2010, mis à jour le 21 décembre 2010, consulté le 17 juillet 2012.
  18. a, b, c, d et e Michel d’Annoville, Curbans, op. cit., p. 201.
  19. Marc de Leeuw, Claret, op. cit., p. 193.
  20. a et b Mairie de Curbans, Prieuré Notre Dame du Pin, 2010, consulté le 15 septembre 2010.
  21. Joseph Billioud, « Les mines de plomb des Basses-Alpes du XVIe au XIXe siècle », Provence historique, tome 8, no 31, 1958, p. 47-48.
  22. a et b G. Gauvin, « La grande peur dans les Basses-Alpes », Annales des Basses-Alpes, tome XII, 1905-1906.
  23. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 243.
  24. Billioud, op. cit., p. 52.
  25. Syndicat mixte d'aménagement de la vallée de la Durance (SMAVD), Étude générale de la Durance entre Serre-Ponçon et L'Escale, volet hydraulique et sédimentologie. Bilan de l'état actuel, SMAVD, 2004. p. 16-17.
  26. Catherine Lonchambon, « D’une rive à l’autre de la Durance : d’étranges bateaux », in Guy Barruol, Denis Furestier, Catherine Lonchambon, Cécile Miramont, La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse, Les Alpes de lumière no 149, Forcalquier 2005, (ISBN 2-906162-71-X), p. 56.
  27. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 71.
  28. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  29. Labadie, op. cit., p. 16.
  30. Labadie, op. cit., p. 18.
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  33. Jean-Marie Charon, Les mouvements d'opposants aux décisions d'implantation d'aéroports et de la nouvelle ligne du TGV, Association pour la recherche et le développement en urbanisme (ARDU), 1979, p. 52.
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  35. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994.
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  38. Jean-Jacques Lachamp, « édito : Agir aujourd'hui ! Prévoir demain ! », Les Échos des Hautes Terres, Communauté de communes de La Motte-du-Caire - Turriers, no 2,‎ , p. 2 (lire en ligne) : « La mise en place du schéma départemental de coopération intercommunale a conduit Madame le Préfet à prendre un arrêté portant modification statutaire par extension de périmètre de notre Communauté de Communes aux communes […] de Curbans et ce à compter du . »
  39. Francesco Allegra, « Curbans », Les Échos des Hautes Terres, Communauté de communes de La Motte-du-Caire - Turriers, no 3,‎ , p. 18 (lire en ligne [PDF]) : « Curbans a été intégrée depuis le à la Communauté de communes de La Motte-Turriers. »
  40. « Projet de schéma départemental de la coopération intercommunale » [PDF], Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, (consulté le 15 juin 2016), p. 31.
  41. « Schéma départemental de la coopération intercommunale » [PDF], Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, (consulté le 15 juin 2016), p. 34.
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  55. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 287.
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  62. André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59.
  63. Paul Minvielle, « La viticulture dans les Alpes du Sud entre nature et culture », Méditerranée, 107 | 2006, p. 78.
  64. Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer, La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collection « Rivières et vallées de France », (ISBN 2-7089-9503-0), p. 152.
  65. Construction de la centrale de Curbans sur le site communal.
  66. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6.
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  69. a et b Insee, Dossier local, op. cit., p. 17.
  70. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 36.
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  73. Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio).
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  75. Collier, op. cit., p. 266.
  76. a et b Raymond Collier, op. cit., p. 119.
  77. Arrêté du 27 mai 1975, « Chapelle Saint-Pierre (ancienne) », notice no PA00080377, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 7 novembre 2008.
  78. a et b Raymond Collier, op. cit., p. 62.
  79. Raymond Collier, op. cit., p. 449.
  80. horaire du bureau postal distributeur de La Saulce
  81. accès à la commune de Curbans
  82. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Sisteron, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010.
  83. navettes des collégiens entre Curbans et Tallard
  84. Liste des lycée de rattachement pour les élèves de Curbas
  85. complexe sportif de Curbans

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