L'Épine (Hautes-Alpes)

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L'Épine
L'Épine (Hautes-Alpes)
Blason de L'Épine
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Intercommunalité Communauté de communes du Sisteronais-Buëch
Maire
Mandat
Luc Delaup
2020-2026
Code postal 05700
Code commune 05048
Démographie
Population
municipale
200 hab. (2018 en augmentation de 6,95 % par rapport à 2013)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 25′ 05″ nord, 5° 37′ 03″ est
Altitude Min. 785 m
Max. 1 760 m
Superficie 33,47 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Serres
Législatives Première circonscription
Localisation
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L'Épine
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L'Épine

L'Épine est une commune française, située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village de l'Épine est situé dans la vallée du Buëch, dans le sud-ouest du département des Hautes-Alpes[1], à 8 km à l'ouest de Serres[2] et à 39,7 km à l'ouest-sud-ouest de Gap[3], à vol d'oiseau.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Ce village perché, aux ruelles liées par des soustets (passages voûtés), est situé dans la vallée du Büech[4], dans le Parc naturel régional des Baronnies provençales, au sud-ouest du département des Hautes-Alpes[5].

Le sommet du Duffre est le point le plus haut point du territoire de la commune. Il culmine à 1757 m.

Belvédère du col des Tourettes.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située dans une zone de faible sismicité[6].

Huit communes jouxtent L'Épine, dont une dans le département limitrophe de la Drôme[7] :

Communes limitrophes de L'Épine
Montmorin Valdrôme (Drôme) La Piarre, Sigottier
Ribeyret L'Épine Montclus
Sorbiers Montjay

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval :

  • La Blême, affluent du Buëch long de 14,3 km, prend sa source à l'Épine, à la frontière avec Ribeyret[8].
  • torrents de baume noire, d'arron, de blême, d'aigue vouluie, de la villette, des prayets, de bourbourenche, clamayol, d'inclus, de rioupape, de chorenche,
  • ruisseaux de la blache, du monard.

L'Épine dispose d'une station d'épuration d'une capacité de 300 équivalent-habitants[9].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[10].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route départementale 994 reliant Nyons, dans la Drôme, à Gap et au reste du département des Hautes-Alpes.

À l'ouest, la route départementale 26 continue vers Montmorin ; la RD 226 dessert le sud de la commune en direction de Montjay. Une RD 26a dessert le centre du village[7].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur

  • transports en commun Zou ![11] de la région Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • La commune a longtemps vécu des seules activités agricoles et pastorales, basée sur une polyculture vivrière de subsistance, jusqu’aux bouleversements apportés aux échanges par l’arrivée du chemin de fer dans la vallée du Buëch. Au cours du siècle passé, son agriculture s’est spécialisée dans la culture de la lavande[12] et des céréales, ainsi que dans l’élevage des ovins. Mais elle ne compte plus aujourd’hui que quelques agriculteurs[13].
  • L'ancienne coopérative agricole de l'Épine[14].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Gîtes ruraux[15].
  • Camping des Barillons à Serres[16].
  • L’Épine : hostelleries, cabarets, auberges, restaurants et cafés au fil du temps[17].
  • Sentier d'interprétation[18].

Commerces[modifier | modifier le code]

  • L'Auberge L'Épine, Bistrot de pays[19],[20].
  • Des « fouilles pour exécuter exclusivement la recherche et la reconnaissance des mines de zinc  sur le sol communal aux quartiers de Rancurel et de Champlatte» ont été autorisées mais n'ont pas eu de suite commerciale[21].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attestée sous la forme Spina Villa en 988[22],[23].

L'Épine, en occitan haut-alpin L'Espina.

Lieu planté d'aubépine ou épine blanche. De grande longévité cette aubépine était souvent utilisée comme limite entre deux propriétés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune recèle de nombreux sites d’habitat préhistorique[24],[25] (âges de la pierre taillée et du bronze)[26] ainsi que des traces de constructions et de sépultures de la période gallo-romaine[27].

Au XIIe et XIIIe siècles les habitants s’installèrent au pied du château, essentiellement une tour formant donjon, et entourèrent leur village d’une enceinte fortifiée[28].

Après la Révolution la commune a été rattaché au département des Hautes-Alpes[29] plutôt qu’à celui de la Drôme.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
? 1935 Denizot    
1935 1947 Lucien Delaup    
1947 1952 Paul Tissot    
1952 1953 Lucien Delaup    
1953 1965 Emile Monnard    
1965 2008 Paul Mathieu    
mars 2001 mars 2008 Raymond Abert DVG  
mars 2008 2014 André Aubéric PCF  
mars 2014 En cours Luc Delaup[30],[31]   Agriculteur sur moyenne exploitation

Budget et fiscalité 2017[modifier | modifier le code]

En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[32] :

  • total des produits de fonctionnement : 167 000 , soit 858  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 151 000 , soit 776  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 92 000 , soit 472  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 102 000 , soit 524  par habitant ;
  • endettement : 94 000 , soit 482  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 8,20 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 15,65 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 128,63 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 16 439 [33].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

L'Épine fait partie :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

L'Épine est une commune rurale[Note 1],[34]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[35],[36]. La commune est en outre hors attraction des villes[37],[38].

  • Carte communale[39].
  • Diagnostic territorial des Baronnies Provençales[40].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (76,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (81,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (52,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (21,5 %), zones agricoles hétérogènes (15,9 %), prairies (7,6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (2,4 %), cultures permanentes (0,3 %)[41].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[42].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[44].

En 2018, la commune comptait 200 habitants[Note 2], en augmentation de 6,95 % par rapport à 2013 (Hautes-Alpes : +1,02 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
760618712638684665600600625
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
618600618570579594568527544
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
512515502401393346303275224
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
216182155141148154171184190
2018 - - - - - - - -
200--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[45] puis Insee à partir de 2006[46].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements :

  • École maternelle à Ribeyret, Serres[47]
  • Regroupement Pédagogique Intercommunal[48] L'Épine Ribeyret[49],
  • Collège à Serres,
  • Lycée à Veynes.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé:

  • Médecins à Serres[50],
  • Pharmaciens à Embrun[51], Gap,
  • Hôpitaux à Embrun, Aiguilles, Gap[52].

Cultes[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux :

  • L’église paroissiale de l'Assomption[54], sa Piéta "Mater dolorosa"[55] et son mobilier[56],[57].
  • Chapelle dédiée à Saint-Sébastien[58].
  • Calvaires en fer forgé.
  • Oratoire Notre-Dame de Fontsainte[59].
  • Monument aux morts[60].
  • Fontaine sainte[61].

Autres patrimoines :

  • Moulin à vent[62] transformé en pigeonnier.
  • Tour de l'ancien château[63].
  • Deux fontaines-abreuvoirs-lavoirs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L’abbé Pascal, félibre, l’un des principaux auteurs en dialecte provençal alpin[64].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « L'Épine », sur Lion 1906 (consulté le 10 novembre 2015).
  2. « Orthodromie entre Épine et Serres », sur Lion 1906 (consulté le 10 novembre 2015).
  3. « Orthodromie entre Épine et Gap », sur Lion 1906 (consulté le 10 novembre 2015).
  4. Les paysages des vallées des Buëch
  5. Le plan du parc
  6. Didacticiel de la règlementation parasismique
  7. a et b Carte de L'Épine sur Géoportail.
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Torrent de Blême (X1030540) » (consulté le 10 novembre 2015).
  9. Description de la station L'Epine Village
  10. Table climatique
  11. Le réseau Hautes-Alpes
  12. Photo de champs de lavandes
  13. Site de la mairie de L'Épine
  14. La coopérative 2 colonnes (358 ko)La coopérative agricole de l'Épine, 1945-1968. Histoire d’une innovation locale, par Jean-Piere Pellegrin
  15. Hébergements
  16. Camping des Barillons à Serres
  17. Cahier du Foyer Rural de L’Epine N°15. Les auberges et cafés
  18. Balade de l'Épine : Sentier de découverte
  19. La charte Bistrot de Pays Bistrot de Pays
  20. Fédération nationale des bistrots de pays
  21. Histoire des mines par Jean-Pierre Pellegrin
  22. Dans les archives de l'Abbaye de Cluny.
  23. Adolphe Gros - 2004 - Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie - page 176 - (ISBN 284206268X).
  24. À propos des sistres de l'âge du bronze final, par P. Abauzit. Bulletin de la Société préhistorique française Année 1963 60-7-8 pp. 463-46
  25. Périodiques français méridionaux [note bibliographique]. Annales du Midi Année 1911 23-92 pp. 515-534
  26. Inventaire des dépôts de bronzes protohistoriques en PACA L’Épine, lieu-dit : 8. Areste-Longue
  27. Les phénomènes d'habitat dans le massif des Baronnies (Préalpes du Sud), par D. Mouralis. Revue de Géographie Alpine Année 1924 12-4 pp. 547-644
  28. Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal, 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 978-2-86535-070-4 et 2-86535-070-3)
    Épine (L'), p. 448
  29. Ancien département Hautes Alpes
  30. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 10 août 2020)
  31. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 août 2020)
  32. Les comptes de la commune
  33. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  34. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  35. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021).
  36. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  37. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  38. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  39. Avis Tacite de l'autorité environnementale : Carte Communale(PLU) de L'Épine
  40. Diagnostic territorial
  41. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 mai 2021)
  42. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  43. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  44. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  45. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  46. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  47. Établissements d'enseignements
  48. École élémentaire
  49. L'école de L'Épine
  50. Médecins à Serres
  51. Pharmaciens
  52. Hôpitaux et cliniques
  53. Paroisse L'Épine - Gap - Embrun
  54. Les églises et édifices religieux, recensés par l'Observatoire du patrimoine religieux(OPR)
  55. La Vierge des sept douleurs de l’église de l’Épine, Le grand Prix Pèlerin du Patrimoine
  56. Photos du mobilier de l'église paroissiale, par Bertrand Bodin photographe Auteur
  57. Notice no PM05000353, base Palissy, ministère français de la Culture groupe sculpté : Vierge de Pitié église paroissiale de l'Assomption de la Vierge
  58. Ancienne carte postale
  59. Monjoies et oratoires
  60. Conflits commémorés : Guerres 1914-1918 et 1939-1945
  61. La Sainte fontaine
  62. Un patrimoine insoupçonné : les moulins à vent en Dauphiné, par Alain Belmont. Le Monde alpin et rhodanien. Revue régionale d’ethnologie Année 2005 33-1-4 pp. 9-17
  63. Histoire de la Tour par Jean-Pierre Pellegrin
  64. Correspondance Frédéric Mistral - Abbé Pascal, 1879-1914