Thèze (Alpes-de-Haute-Provence)
| Thèze | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d’Azur | ||||
| Département | Alpes-de-Haute-Provence | ||||
| Arrondissement | Forcalquier | ||||
| Intercommunalité | du Sisteronais Buëch | ||||
| Maire Mandat |
Gérôme Garcin 2025-2026 |
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| Code postal | 04200 | ||||
| Code commune | 04216 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Thézois | ||||
| Population municipale |
268 hab. (2023 |
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| Densité | 24 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 19′ 10″ nord, 5° 55′ 19″ est | ||||
| Altitude | Min. 492 m Max. 728 m |
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| Superficie | 11,17 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Sisteron (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Seyne | ||||
| Législatives | 2e circonscription des Alpes-de-Haute-Provence | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
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Thèze est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
C'est un village perché, typique de la Provence et réputé pour ses vergers ainsi que la culture maraîchère.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
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La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Sisteron, dans la zone d'emploi de Digne-les-Bains et dans le bassin de vie de Laragne-Montéglin
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Les communes limitrophes de Thèze sont Claret, Melve, Sigoyer, Upaix et Ventavon (ces deux dernières communes dans le département voisin des Hautes-Alpes)[1].
Géologie et relief
[modifier | modifier le code]La superficie de la commune est de 11,17 km2 ; son altitude varie de 492 à 728 mètres[2].
Le village est construit sur un site perché à environ 570 m d’altitude[1],[3], sur le rebord d’une terrasse dominant la vallée de la Durance. Dans cette vallée, l’altitude est de 500 à 530 m. En sortant de la vallée, le terroir s’étage de 570 m sur la terrasse cultivable, à 749 m sur la crête de la Pare, point culminant de la commune[1].
Le territoire se situe dans les Préalpes de Digne, entre trois formations géologiques majeures des Alpes[4] :
- la nappe de Digne à l'est[5], au niveau du lobe de Valavoire[6] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écaille) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe ;
- les Baronnies à l'ouest ;
- le Bochaine au nord-ouest.
Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, la commune est entièrement recouverte par le glacier de la Durance[7].
La Durance coule dans une vallée profondément encaissée. La plaine qui la borde est le plus souvent très étroite. L’essentiel du terroir de la commune est formé par une terrasse d’altitude 570 m. Dans l’angle nord-est du territoire thézois, se trouvent quelques collines : Chabrières (662 m), le Collet de Bat (638 m), les Chapelles (694 m) et la Crête de la Pare (749 m)[1].
Hydrographie
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La commune est bordée à l’ouest par la Durance.
Elle est également drainée par des torrents[1] :
- le riou de la Sausse et son affluent le ravin de la Blache du Drogou au nord, de direction est-ouest et qui forment la frontière avec la commune de Claret avant de se jeter dans la Durance ;
- la Rase de l’Étang, qui coule globalement du nord vers le sud, et se jette dans la Durance ;
- le ravin de Béléric, de direction nord-sud, qui coule au pied du village avant de rejoindre la Durance ;
- et le Mouson dont le cours forme la limite est de Thèze, partagée avec la commune de Sigoyer.
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[10] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[11]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 8,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 872 mm, avec 6,9 jours de précipitations en janvier et 4,6 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Laragne-Montéglin à 8 km à vol d'oiseau[14], est de 12,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 813,8 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,4 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[17], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Thèze est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sisteron, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 21 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols
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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (74,1 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (46,8 %), forêts (21,5 %), zones agricoles hétérogènes (12,8 %), prairies (7,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (3,2 %), zones urbanisées (2,6 %), cultures permanentes (0,2 %)[21].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Morphologie du village
[modifier | modifier le code]Le vieux village a conservé dans le plan de ses rues la trace circulaire de l’enceinte du castrum[3].
Habitat et logement
[modifier | modifier le code]En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 178, alors qu'il était de 164 en 2016 et de 150 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 65,1 % étaient des résidences principales, 27,8 % des résidences secondaires et 7,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 89 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 10,4 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Thèze en 2022 en comparaison avec celle des Alpes-de-Haute-Provence et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (27,8 %) inférieure à celle du département (30,5 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %).
| Typologie | Thèze[I 3] | Alpes-de-Haute-Provence[I 4] | France entière[I 5] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 65,1 | 61,4 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 27,8 | 30,5 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 7,1 | 8,1 | 8 |
Voies de communication et transports
[modifier | modifier le code]La commune de Thèze est desservie par la route départementale 4 qui traverse la commune du nord au sud, et passe par le village[1].
Risques naturels et technologiques
[modifier | modifier le code]Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de La Motte-du-Caire auquel appartient Thèze est en zone 1a (sismicité très faible mais non négligeable) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[22], et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[23]. La commune de Thèze est également exposée à trois autres risques naturels[23] :
- feu de forêt ;
- inondation (dans la vallée de la Durance, encaissée dans sa traversée de la commune) ;
- mouvement de terrain.
La commune de Thèze est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de rupture de barrage[24],[25]. En cas de rupture du barrage de Serre-Ponçon, toute la vallée de la Durance serait menacée par l’onde de submersion. À Thèze, qui fait partie de la zone d’inondation spécifique (supérieure à la crue maximale de la Durance)[26], l’onde arriverait en environ une heure et quarante minutes, après un parcours de 39 km, et avec une vitesse résiduelle de 10 km/h. La montée des eaux continuerait pendant encore cinquante minutes, jusqu’à atteindre un niveau situé 30 à 40 mètres au-dessus de la normale (altitude de 553 m à l’entrée dans la commune, 527 m à la sortie), ce qui laisse le village hors d’eau. Seules les basses terres, la Grande Bastide, la bergerie du Consas, seraient inondées[27].
Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[25] et le Dicrim n’existe pas non plus[28].
La commune a été l’objet de deux arrêtés de catastrophe naturelle : en 1994 pour des glissements de terrain, et en 2008 pour des inondations et des coulées de boue[23].
Toponymie
[modifier | modifier le code]Selon Ernest Nègre, le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois vers 1200 (Teza), est tiré de l’occitan teso, désignant une charmille[29].
Selon Rostaing, le nom du village tel qu’il est cité en 998, Teiza, vient peut être de Tensa, qui désigne une terre défendue[3].
Histoire
[modifier | modifier le code]Préhistoire
[modifier | modifier le code]Une découverte exceptionnelle (exceptionnelle car les Monges ont livré peu de vestiges préhistoriques intéressants) a été faite à Thèze : il s’agit d’un nucleus de silex, datant du Chasséen. Il permet de restituer une présence humaine au néolithique[30]. D’autres découvertes de silex taillés indiquent que la terrasse était fréquentée au Néolithique[31] par les premiers agriculteurs, dont les défrichements avec des outils de pierre puis de bronze commencent, dès le milieu du IVe millénaire av. J.-C. à avoir des impacts sur l’environnement. Le maximum de défrichement est cependant atteint à l’Âge du Fer (il y a 2 800 ans)[32].
Antiquité
[modifier | modifier le code]Dans l’Antiquité, le territoire de Thèze fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance, et recouvre une partie du massif des Monges. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la conquête romaine, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[33]. Des céramiques des IIe et IIIe siècles ont été retrouvées dans l’est de la commune, ce qui atteste une occupation du territoire à cette époque[31].
Moyen Âge
[modifier | modifier le code]La localité apparaît pour la première fois dans les chartes au XIIIe siècle[34]. Les familles qui possèdent le fief sont successivement les Laveno (XIIIe et XIVe siècles), les d’Agoult du XIVe siècle au XVIe siècle, les de Serre au XVIIe siècle et enfin les d’Inguimbert au XVIIIe siècle[34]. Thèze relevait de la baillie de Sisteron[35] et de l’évêché de Gap[36].
L’abbaye de Cluny possède le prieuré Notre-Dame de Bellevue, avant la fin du Xe siècle et jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Elle nommait un prieur desservant la paroisse et percevait les revenus attachés à la paroisse et au prieuré[35]. Le prieuré possédait des terres, et le droit d’établir un bac à traille sur la Durance[37].
Au début du XIIIe siècle, le fief de Thèze est inclus dans le douaire concédé par Raimond Bérenger IV à son épouse Béatrice de Savoie[31].
Le prieuré Notre-Dame de Bellevue est abandonné au XIIIe siècle puis réoccupé et restauré vers 1280[36]. À nouveau abandonné au XIVe siècle, le prieuré est confié aux seigneurs de Thèze[37] et finit par échoir aux chanoines de Chardavon. Au XIVe siècle, on signale que les Hospitaliers de Saint-Jean possédaient quelques terres dans la commune[38].
En 1391, Tristan de Beaufort, bâtard de Guillaume II de Rogier de Beaufort, après avoir échoué dans ses assauts sur les châteaux de Bevons et de Saint-Vincent, s’empare du castrum de Thèze, puis de celui de Claret. Ses routiers pillent les deux castrums, avant qu’en juillet la réaction de Sisteron à ses exactions se fasse sentir et qu’il soit réduit à négocier son départ pour quelques milliers de florins[39].
À la fin du Moyen Âge, un bac permettait de traverser la Durance (attesté en 1455)[40].
Temps modernes
[modifier | modifier le code]Durant les guerres de religion, le bourg est tenu par les Huguenots de 1568 à 1572[41]. La communauté se relève rapidement après la fin de ces guerres : dès 1599, l’église est en cours de reconstruction[38].
L’ancien cimetière du hameau de Jean-Clare est regroupé avec celui du chef-lieu à la fin du XVIIe siècle[35].
Jusqu’en 1729, la paroisse dépendait de l’archiprêtré de Provence, autrefois appelé Oultre-Durance, dans le diocèse de Gap. À la suite de l'établissement des conférences ecclésiastiques en 1686, l'archiprêtré de Provence était divisé en trois nouveaux archiprêtrés en 1729, puis six en 1749. L’archiprêtré est de Thèze est créé à ce moment-là et dure jusqu’à la Révolution[42].
Révolution française et Empire
[modifier | modifier le code]Sous la Révolution française, le prieuré Notre-Dame de Bellevue est déclaré bien national et vendu comme tel[37].
Époque contemporaine
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Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 5 habitants de Thèze sont traduits devant la commission mixte[43].
Comme de nombreuses communes du département, Thèze se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle compte déjà une école dispensant une instruction primaire aux garçons[44]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : la loi Falloux (1851) n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants. La première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concerne pas non plus Thèze[45] : la commune ouvre cependant une école de filles[46]. La deuxième loi Duruy (1877) lui permet, grâce aux subventions de l’État, de rénover l’école[47].
Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée dans la commune, uniquement pour l’autoconsommation. Cette culture a depuis été pratiquement abandonnée, et en 2005, les surfaces plantées en vigne étaient relictuelles[48].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs et électoraux
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs
[modifier | modifier le code]La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Forcalquier du département de la Alpes-de-Haute-Provence[I 1].
Thèze fait partie du canton de La Motte-du-Caire de 1801 à 2015, après avoir fait partie du canton de Claret de 1793 à 1801[2].. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
[modifier | modifier le code]Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Seyne[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence.
Intercommunalité
[modifier | modifier le code]Thèze était, en 2011, l'une des treize communes du département (sur 200) à n'être rattachée à aucune intercommunalité. La loi no 2010-1563 du portant réforme des collectivités territoriales visait à « achever la carte intercommunale, notamment par le rattachement des dernières communes isolées à des établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre ». Le schéma départemental de coopération intercommunale de 2011 prévoyait l'intégration de la commune dans le pôle de La Motte-Turriers[49].
Conformément aux prescriptions de la loi de réforme des collectivités territoriales du , qui a prévu le renforcement et la simplification des intercommunalités et la constitution de structures intercommunales de grande taille, celle-ci a intégré le la petite communauté de communes de La Motte-du-Caire - Turriers, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe), qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sauf dérogation), cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes du Sisteronais Buëch dont est désormais membre la commune[I 1].
Administration municipale
[modifier | modifier le code]CXompte tenu de l'importance de sa population, la commune est administrée par un conseil municipal constitué de onze membres, y compris le maire et ses adjoints[50].
Liste des maires
[modifier | modifier le code]Équipements et services publics
[modifier | modifier le code]Enseignement
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La commune est dotée d’une école primaire publique[56],[57]. Ensuite les élèves sont affectés au collège Marcel-Massot[58]. Puis ils poursuivent au lycée de la cité scolaire Paul-Arène à Sisteron[59],[60].
Santé
[modifier | modifier le code]Aucun professionnel de santé n'est installé à Thèze. Les médecins les plus proches se trouvent à Sisteron et La Motte-du-Caire, où on trouve également des pharmacies. Le centre hospitalier le plus proche est celui de Sisteron (17 km).
Justice, sécurité, secours et défense
[modifier | modifier le code]La commune fait partie des juridictions d’instance de Forcalquier, de la prud'hommale de Manosque, et de grande instance de Digne-les-Bains[61].
Population et société
[modifier | modifier le code]Les habitants sont appelés les Thézois[62],[63].
Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[64]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[65].
En 2023, la commune comptait 268 habitants[Note 4], en évolution de +13,56 % par rapport à 2017 (Alpes-de-Haute-Provence : +2,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
[modifier | modifier le code]Agriculture
[modifier | modifier le code]Les agriculteurs de la commune de Thèze n’ont droit à aucun label appellation d'origine contrôlée (AOC) mais peuvent utiliser neuf labels indication géographique protégée (IGP) (pommes des Alpes de Haute-Durance, miel de Provence, agneau de Sisteron, alpes-de-haute-provence (IGP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé)[67].
-
Agneau de Sisteron élevé sous sa mère.
-
Ruches à la combe du Pommier.
-
Golden et gala.
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]Ombragé de platanes et de conifères, le village est constitué de grosses maisons grises à volets bleus et ses anciennes granges à l'abandon, avec parfois de beaux restes[68]
Au centre du village, une vaste bâtisse à deux étages précédée d’une esplanade, nommée le château, possède quelques fenêtres en plein cintre, et un pigeonnier logé dans une tourelle ronde (XVIIIe siècle)[69]. Le château est daté des années 1600 par Nicole Michel d’Annoville[38].
L’église paroissiale Saint-Blaise, est reconstruite au XVIIe siècle, puis au XIXe siècle[70] : la date de 1846 sur la façade rappelle l’instruction épiscopale de reconstruction complète[38]. Elle occupe l’emplacement de l’ancienne église du prieuré Notre-Dame[35].
- L'église Saint-Blaise
Le village est entouré de vergers.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blason | D'azur à un cerf passant d'or senestré de deux lettres T et H d'argent, au chef d'argent chargé de trois roses de gueules pointées de sinople[71]. |
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|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p.
- Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, (BNF 35450017)
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- « Dossier complet : Commune de Thèze (04216) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- Données administratives de la commune sur le site de l'Insee[Note 5]
- Thèze sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Thèze » sur Géoportail.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]Site de l'Insee
[modifier | modifier le code]- Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Thèze - Section LOG T1 » (consulté le ).
- « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Thèze - Section LOG T1 bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans les Alpes-de-Haute-Provence - Section LOG T1bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans la France entière - Section LOG T2 » (consulté le ).
Autres sources
[modifier | modifier le code]- « IGN, Carte topographique de Thèze » sur Géoportail (consulté le 17 novembre 2013).
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Nicole Michel d’ Annoville, « Thèze », dans Nicole Michel d’Annoville et Marc de Leeuw,(photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire - Saint-Michel-l'Observatoire, Association Les hautes terres de Provence - C'est-à-dire, , 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3), p.188.
- ↑ Maurice Gidon, Les chaînons de Digne, Carte schématique montrant les rapports entre les chaînons des Baronnies orientales (moitié nord) et ceux de Digne (moitié sud), avec l'avant-pays de la nappe de Digne (partie occidentale).
- ↑ Carte géologique de la France au 1/1 000 000
- ↑ Maurice Gidon, La Nappe de Digne et les structures connexes.
- ↑ Maurice Jorda et Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », dans Nicole Michel d’Annoville et Marc de Leeuw, Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire - Saint-Michel-l'Observatoire, Association Les hautes terres de Provence - C'est-à-dire, , 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3), p.33.
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Thèze et Laragne-Montéglin », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Laragne Montéglin », sur la commune de Laragne-Montéglin - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Laragne Montéglin », sur la commune de Laragne-Montéglin - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
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