Château-Arnoux-Saint-Auban

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Château-Arnoux-Saint-Auban
Le château de Château-Arnoux
Le château de Château-Arnoux
Blason de Château-Arnoux-Saint-Auban
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Château-Arnoux-Saint-Auban
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Provence-Alpes Agglomération
Maire
Mandat
Patrick Martellini
2014-2020
Code postal 04160 et 04600
Code commune 04049
Démographie
Gentilé Jarlandin
Population
municipale
5 210 hab. (2014)
Densité 284 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 05′ 39″ nord, 6° 00′ 33″ est
Altitude Min. 403 m – Max. 742 m
Superficie 18,34 km2
Localisation

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Château-Arnoux-Saint-Auban
Liens
Site web chateau-arnoux-saint-auban.fr

Château-Arnoux-Saint-Auban est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le territoire de la commune est densément occupé à l’époque antique. Sa position favorable sur les rives de la Durance et sur une route fréquentée motive l’implantation d’un château, nommé d’après l’un de ses premiers châtelains. Château-Arnoux (Roche-Arnoux sous la Révolution) reste une simple commune rurale jusqu’au début du XXe siècle. Sa situation loin des frontières, protégée des invasions par les Alpes, et dotée d’une liaison ferroviaire, motive l’installation d’une importante usine de fabrication d’armes chimiques dans le village de Saint-Auban pendant la Première Guerre mondiale, ce qui change son visage jusqu’à nos jours, près d’un siècle après. Aujourd’hui, le nom de la commune tient compte de cette dualité, village médiéval d’un côté, ville industrielle de l’autre, dont l’usine Arkema fait courir des risques nombreux depuis les premières pollutions de la Durance, mais apporte la prospérité à tout le canton. Le château, qui abrite actuellement la mairie, est classé de multiples fois.

Le nom des habitants de la commune est Jarlandin[1] à Château-Arnoux, du nom des fabricants de jarres, et Saintaubanais à Saint-Auban.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la vallée de la Durance, le centre est à 440 m d’altitude[1].

Relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la RN 85 ainsi que par la RD 4096 et par une gare SNCF sur la ligne de Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles via Grenoble. L’échangeur autoroutier le plus proche est celui d’Aubignosc sur l’A51, à 5 km de la ville.

L’aérodrome de Château-Arnoux-Saint-Auban accueille le centre national français de vol à voile (planeurs), au sud de la ville[2],[3].

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Château-Arnoux-Saint-Auban et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 847 ha de bois et forêts, soit 46 % de sa superficie[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes de Château-Arnoux-Saint-Auban sont Aubignosc, Volonne, L'Escale, Les Mées, Montfort, Châteauneuf-Val-Saint-Donat.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Château-Arnoux-Saint-Auban se nomme Castèu-Arnous-Sant-Auban en provençal selon la norme mistralienne[4].

La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1182 (Castrum Arnulfium). Le premier mot signifie village fortifié, suivi du nom d’un des premiers seigneurs (nom d’origine germanique)[5],[6], le second est le nom d’un martyr anglais du IIIe siècle, Albanus de Verulamium[6],[7].

La commune de Château-Arnoux a pris le nom de Château-Arnoux-Saint-Auban en 1991[8].

Climat[modifier | modifier le code]

La station est située à 461 m d'altitude à l'aérodrome de Château-Arnoux-Saint-Auban. Elle est à 3 km au sud du centre de Saint-Auban par la route (latitude 44°04'12"N Longitude: 06°00'00"E)[9].

Château-Arnoux-Saint-Auban 1961 - 1990 (record à partir de 1956)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,4 0,5 2,3 5,2 8,4 12 14,8 14,3 11,7 7,8 3,2 0,4 6,7
Température moyenne (°C) 4 5,4 7,9 11 14,7 18,5 21,9 21,3 18,1 13,5 8 4,8 12,4
Température maximale moyenne (°C) 8,4 10,4 13,5 16,8 20,9 24,9 29 28,4 24,6 19,2 12,8 9,1 18,2
Record de froid (°C)
date du record
−13,4
1985
−12,7
1956
−10,2
2005
−3,1
1975
−1,9
1979
3,2
1965
7,3
1980
7
1970
1,8
1974
−2,9
1997
−7,3
1973
−12,8
1962
−13,4
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
21,3
2007
22,4
1960
25,4
2002
28,5
2011
32,8
2007
36,9
2005
39,5
1982
38,1
2003
34,7
1966
30,7
2011
24,2
1970
21,1
1961
39,5
1982
Ensoleillement (h) 155,8 155,8 209,9 225,2 256,7 291,8 343 312,8 250,5 205,4 161,3 154,4 2 723
Précipitations (mm) 51,8 58,2 58 67,2 73,4 61,3 40,7 61,3 59,3 81,5 64,6 58,8 736
Source : Météo climat bzh dyndns.org et Infoclimat.fr[10],[11]


Château-Arnoux-Saint-Auban 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,4 0 2,8 5,4 9,2 12,8 15,5 15,3 11,9 8,2 3,6 0,6 7,1
Température maximale moyenne (°C) 9 10,8 14,6 17,2 21,7 26,1 29,9 29,3 24,4 19 13 9,2 18,7
Source : Station homologué Météo-France[12]


Une commune concernée par presque tous les risques majeurs[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Volonne auquel appartient Château-Arnoux-Saint-Auban est en zone 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[13], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[14]. La commune de Château-Arnoux-Saint-Auban est également exposée à trois autres risques naturels[14] :

  • feu de forêt,
  • inondation (dans la vallée de la Durance),
  • mouvement de terrain : certains versants sont concernés par un aléa moyen à fort[15].

La commune de Château-Arnoux-Saint-Auban est également exposée à toute une gamme de risques d’origine technologique, liés essentiellement à la présence des usines Arkema à Saint-Auban. Elle produisent des solvants chlorés et du PVC[16] :

  • le risque industriel, l’usine Arkema de Saint-Auban étant classée Seveso seuil haut, le plus haut des quatre degrés de la classification[16] ;
  • celui de transport de matières dangereuses, par rail, route et canalisations[17], ces produits étant des matières transportées alimentant les usines Arkema, ou des produits finis en sortant[18]. Les voies d’approvisionnement et d’exportation sont[19] :

Ces transports variés ont déjà donné lieu à deux incidents : en 2001, c’est un wagon d’acétate de vinyle qui fuit[20] et en 2006, une fuite de tétrachloroéthane a lieu devant l’usine[18].

Outre ces risques d’origine technologique liés à l’usine Arkema, la commune est concernée par un autre risque lié au transport de produits dangereux par canalisation, le gazoduc transportant du gaz naturel dans toute la vallée de la Durance traverse la commune et constitue donc un facteur de risque supplémentaire[21].

Enfin, le dernier risque d’origine technologique est lié à l’éventualité d’une rupture de barrage : en cas de défaillance du barrage de Serre-Ponçon, toute la vallée de la Durance serait menacée par l’onde de submersion[22].

Le plan particulier d'intervention préparé en prévision d’accidents à l’usine Arkema concerne huit communes, y compris Château-Arnoux-Saint-Auban (Volonne, Châteauneuf-Val-Saint-Donat, L'Escale, Montfort, Malijai, Peyruis, Les Mées)[23]. Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été précédé en 1961 d’un plan de surface submersible pour le risque d’inondation, et a été approuvé en 2004 pour les risques de mouvement de terrain et de séisme[17]. Le Dicrim existe depuis 2010[24].

Les tremblements de terre ressentis de la manière la plus sensible dans la commune sont ceux[25] :

  • du 8 janvier 1953, avec une intensité macro-sismique ressentie dans la commune de IV sur l’échelle MSK et Mirabeau pour épicentre[26] ;
  • du 22 octobre 1963, avec une intensité ressentie de V et Malijai pour épicentre[27] ;
  • du 19 juin 1984, avec une intensité ressentie de IV et Aiglun pour épicentre[28].

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 2106 personnes, dont 290 chômeurs[29] (414 fin 2011[30]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (90 %)[31] et travaillent majoritairement dans la commune (55 %)[31]. Vieille ville industrielle, Château-Arnoux-Saint-Auban compte encore près d’un tiers de ses actifs dans le secteur secondaire (32,9 %), le secteur primaire n’étant plus présent qu’à l’état relictuel et le tertiaire occupant le reste de la population (66,6 %)[32].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait cinq établissements agricoles actifs au sens de l’Insee (exploitants non professionnels inclus)[33] et employait 13 personnes[32].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de six en 2010. Il était de huit en 2000[34], chiffre identique à celui de 1988[35]. Actuellement, ces exploitants sont spécialisés dans des cultures permanentes et dans l’élevage[34].

Parmi ces cultures permanentes, figure celle de l’olivier, pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à certains versants. Le terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres. L’oliveraie de Château-Arnoux occupait moins d’une dizaine d’hectares au début du XIXe siècle. Actuellement, elle compte plus d’un millier de pieds exploités[36].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 89 établissements, employant 840 personnes[32] dont 739 salariées[33].

Une partie des installations de l'usine Arkema.

La ville a connu un développement urbain et économique à compter de l'implantation, pendant la Première Guerre mondiale, d'une usine de produits chimiques, aujourd'hui propriété du groupe Total, par sa filiale Arkema.

Cette usine est construite au début de 1916 pour fabriquer les premières armes chimiques produites en France. La production de chlorure de chaux démarre à l’été[37]. Elle produit dix tonnes de bertholite à partir de novembre 1916 jusqu’en novembre 1918. Produisant de la soude utile à l’électrolyse de la bauxite et disposant d’hydroélectricité, la construction d’une extension de l’usine dédiée à la fabrication d’aluminium commence fin 1916[38], mais diverses difficultés ne permettent de lancer la production qu’en août 1918[39].

À la fin de la guerre, la production s'est diversifiée à d'autres types de produits : le chlore et le chlorure de chaux continuent d’être produits (5 et 8 t par jour), avec de la lessive de soude, de l’eau de Javel et de l’alumine[39]. La diversification se poursuit dans les années 1920 et 1930 : ammoniac, lessive de potasse, acide monochloracétique[40], puis fonte d’aluminium (remplacée en 1933 par la fabrication de magnésium et de dichloréthylène).

Les effectifs employés dépassent les mille ouvriers en 1918 ; après une baisse à 800 en 1920, l’usine emploie plus de 1 200 personnes vers 1927, avant de redescendre à 750 en décembre 1931, à cause de la crise des années 1930 qui touche l’usine dès le début 1930. À la fin des années 1930, un nouveau sommet est atteint avec plus de 1 600 ouvriers, niveau à nouveau atteint à la fin des années 1950. En 1960, l’usine emploie plus de 2 000 ouvriers[41] avec un maximum à 2 126 en 1979[42]. En 1986, 1 400 personnes travaillaient encore à l’usine[43] pour descendre à 450 ouvriers aujourd’hui[44]. Les productions sont des solvants chlorés, des matières premières pour liquides réfrigérants, du PVC et de l’acide chlorhydrique solution et anhydre[45].

Dans les années 1920 et 1930, tous les résidus de production sont rejetés à la rivière, la bauxite rougissant la Durance[46], malgré l’inquiétude du pouvoir local. Le 13 décembre 1936, deux cuves de 12 tonnes de chlore explosent. Le gaz vaporisé fait 22 morts[47],[48] et les gaz touchent 90 autres personnes[48]. Les ouvriers n'étaient équipés que de masque en tissu imbibé, alors que des masques à gaz de guerre auraient pu en sauver une majorité (ces équipements ne sont introduits dans l'usine que trente ans plus tard)[49].

La direction est intraitable avec les projets de syndicalisation : tout projet d'affiliation d'un syndicat à la CGT Forces électromotrices de la Durance se solde par le licenciement des syndicalistes. La grève de 1936 est aussi l'occasion du licenciement d'un meneur[49].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur l'usine de Saint-Auban.

L’activité industrielle, actuellement en déclin à Château-Arnoux, tente de se réorienter vers de nouvelles activités : Silicium de Provence (Silpro) avait entamé la construction en 2008-2010 une usine de fabrication de silicium ultra-pur à destination des cellules photovoltaïques[50], construction interrompue par la mise en redressement judiciaire de Silpro en mars 2009[51], et liquidée à l’été 2009[52].

La Sarl Pierre Venzal est la principale société du BTP de la commune, et emploie 38 salariés[53]. L’imprimerie Bernard Vial compte 17 salariés[54].

D’autres unités industrielles assez importantes sont implantées à Saint-Auban :

  • Friedlander, atelier de chaudronnerie et tuyauterie industrielle, qui emploie 50 salariés[55] et a rejoint le groupe Ortec depuis 1996[56] ;
  • la Segip est spécialisée dans les installations électriques et emploie 48 salariés[57].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 290 établissements (avec 930 personnes employées[32] dont 500 salariées), auxquels s’ajoutent les 92 établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), employant 768 personnes[32] dont 724 salariées[33].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est peu importante pour la commune, avec moins d’un touriste accueilli par habitant[58]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

Les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil[68] : au nombre de 188, elles représentent 6,5 % des logements ; 74 des résidences secondaires possèdent plus d’un logement, et 41 sont des mobil-homes ou assimilés[33],[63].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

L’urbanisme local (cités ouvrières et maisons d'ingénieur) est fortement marqué par la présence de cet établissement, encore aujourd'hui le plus important du département des Alpes-de-Haute-Provence. On compte près de 1 200 maisons construites par l’usine[69], ce qui fait passer la population de 575 habitants (1911) à 6 240 (1975).

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Bien situé dans la vallée de la Durance, le territoire de la commune est densément occupé durant l’Antiquité[70]. Son territoire fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la conquête romaine, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[71].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[72].

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1182 (Castrum Arnuphum)[70],[73], le village étant alors situé sur la colline Saint-Jean.

En 1129, le comte de Forcalquier Bertrand Ier de Forcalquier s'empare du castrum, qui appartenait aux Entrevennes-Mison. Les habitants avaient refusé de payer l'albergue, tirant profit des guerres baussenques pour se dire inféodée au comte de Barcelone[74]. Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait l’église Saint-Pierre-de-la-Durance, et en percevait les revenus[75].

Le 29 juin 1220, les accords de Meyrargues sont signés entre Guillaume de Sabran et Raymond Bérenger IV de Provence, au sujet du comté de Forcalquier qu'ils se disputaient. Le nord du comté, de Forcalquier incluse jusqu'au Buëch alla au comte de Provence, moins quelques enclaves comme Château-Arnoux qui resta à Guillaume de Sabran[76].

Le fief dépendait des d’Agoult au XIVe siècle, avant de passer aux Glandevès (XVe siècle), puis aux Foresta (XVIe siècle), puis enfin aux Lombard (qui ajoutent de Château-Arnoux à leur nom)[73]. La communauté relevait de la viguerie de Sisteron[70].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Lors des guerres de religion, les ducs de Lesdiguières et de Lavalette s’y rencontrent en 1591, afin de pacifier la région.

Révolution et Empire[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Roche-Arnoux[77].

En 1793, le château est mis aux enchères pour démolition[78], même si les travaux ne sont pas menés à terme.

Les cinq tours sont cependant abaissées à cette époque[79].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1829, la construction d’un pont suspendu est destinée à doubler l’antique pont de la Baume de Sisteron, plus en amont. Sa construction s’achève en 1833, mais les chaînes de suspension rompent lors de l’épreuve de charge (avec 10 m3 de gravier en sacs déposés sur le tablier). Il est finalement mis en service en 1836 ; son tablier mesure 114 m de long[80].

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 21 habitants de Château-Arnoux-Saint-Auban, dont une femme, sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie[81].

Comme de nombreuses communes du département, Château-Arnoux se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[82]. La même instruction est donnée aux filles, bien que la loi Falloux (1851) n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants[83]. La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour rénover son école[84].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Une annexe du camp des Milles (camp de travailleurs) est implanté à Saint-Auban[85]. L'usine Péchiney est la cible de sabotages :

L’AS sabote encore des pylones électriques le 4 décembre 1943 et le 10 mai 1944[86].

Pour préparer le débarquement de Provence, deux équipes Jedburgh sont parachutées les 8 et 9 août afin d’agir sur les arrières allemands, et notamment sur les voies de communication. Disposant du soutien de 3 000 FFI, elles prennent le contrôle de la RN 96 qui permet de remonter la vallée de la Durance de Manosque à Veynes[88]. Au cours des opérations suivant le débarquement, les forces alliées franchissent très tôt les premières défenses allemandes, et se lancent dans de rapides offensives de débordement, afin de couper les voies de retraite à la Wehrmacht. Une colonne, partie le 17 août de Vidauban[89], franchit la Durance le 20 août au sud de Mirabeau[90]. Le 143e régiment d’infanterie US forme une colonne qui remonte la vallée de la Durance toute la journée du 20 août et libère les villes et villages sur son passage, dont Saint-Auban et, à la suite, Château-Arnoux[91].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Château-Arnoux-Saint-Auban. Le vin produit, de qualité médiocre, était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[92].

En 1959, le pont suspendu, vieux de 123 ans, est fermé, après avoir subi de grosses réparations en 1899 et 1919. Il est remplacé par le pont-barrage de L’Escale[93].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Château-Arnoux-Saint-Auban

Blasonnement :
« d'or, au château de deux hautes tours pavillonnées jointes par un entre-mur, le tout de sable, maçonné et ajouré d'argent, accosté des lettres C et A capitales aussi de sable. »[94]

Armes parlantes : Le château rappelle le nom de la ville. Les lettres C et A en sont les initiales.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Château-Arnoux-Saint-Auban fait partie :

Services publics[modifier | modifier le code]

La commune est dotée de six établissements d’enseignement :

  • six écoles, quatre primaires (Élise-et-Célestin-Freinet et Paul-Langevin, Paul-Lapie et Henri-Wallon) et deux maternelles (Font-Robert et Paul-Lapie)[95] ;
  • le collège Camille-Reymond[96] ;
  • deux instituts médico-éducatifs, Les Oliviers et La Durance[97].

Concernant l'enseignement supérieur, la ville abrite également une annexe de l'École nationale de l'aviation civile[98],[99] située sur l'aérodrome aux côtés du Centre national de vol à voile.

Une brigade de gendarmerie de proximité est implantée à Château-Arnoux-Saint-Auban. Elle dépend de celle de Sisteron[100]. Elle est renforcée d'une brigade motorisée[101].

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[102]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[103],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 210 habitants, en diminution de -2,03 % par rapport à 2009 (Alpes-de-Haute-Provence : 1,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
518 538 537 598 627 632 643 649 625
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
646 660 675 647 849 734 670 681 631
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
607 588 581 577 1 657 2 053 2 171 2 531 2 935
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012
3 515 5 785 6 532 6 240 5 576 5 109 4 970 5 148 5 184
2014 - - - - - - - -
5 210 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[104].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique avant 1765
1315 1471
48 feux 10 feux

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Au bord du lac, il y a une promenade arborée. Important site ornithologique. Le château est un site classé (voir ci-après).

Château[modifier | modifier le code]

Façade ouest du château, avec son toit à tuiles vernissées.

La mairie se trouve dans un château d’époque Renaissance mais de style gothique, en partie classé et en partie inscrit monument historique[105]. Il est construit par Pierre de Glandevez, vers 1510-1515, le château étant achevé avant 1530, sur un ancien château fort. De l’ancien château, subsistent des meurtrières bouchées et une archère canonnière dans l’une des tours[106]. Il est accosté de cinq tours, deux rondes, deux carrées et une hexagonale dans laquelle se déploie un monumental escalier, de 84 marches orné de sculptures Renaissance[107] représentant des personnages mythologiques, sauf au premier étage, où le couple commanditaire (Pierre de Glandevès et Madeleine de Villemus) est représenté[108],[79] ; les fenêtres sont à meneaux. Quelques-unes sont surmontées de tympans semi-circulaires, de style Renaissance[109], les autres de simples pinacles à fleurons[108]. Il appartient à la commune depuis 1947[109],[79]. La cheminée monumentale[110] et la porte de la Grand-Salle sont très richement décorées de gypseries. Il a été restauré en 1966 et 1979[111].

Le parc est organisé autour d’allées cavalières. Il est orné d’une fontaine adossée à la pente que fait le terrain à cet endroit. Des terrasses sont aménagées grâce à des restanques, et boisées de chênes, érables, tilleuls et marronniers. Avec son parc, il est classé site inscrit depuis 1951[79].

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Au Petites Fillières, se trouve une ferme de 1667, voûtées d’arches surbaissées[112]. À la Font-Robert, la grande ferme aux toits à une seule pente, date du XVIIe siècle : elle abrite actuellement une salle de spectacles[112].

Des maisons en bois à structure porteuse intérieure en forme de compas ont été construites en 1943 par Jean Prouvé et Pierre Jeanneret dans un lotissement. Deux d’entre d’elles, situées rue de la Colline, sont des monuments historiques inscrits[113],[114]. Moulin à vent ; pont-barrage.

Passage du canal d'Oraison. Digue de 445 m de long.

Un pont suspendu est construit sur la Durance dans les années 1830 : la décision est prise en 1829, et le chantier dure jusqu’en 1833. Le tablier fait 114 m de long ; mais les chaînes de suspension rompent lors de l’épreuve de charge[80]. Il est reconstruit plus solide et mis en service en 1836[115] ou 1837[116] avec un tablier de 118 m en une seule portée emprunté par la RN 85. Il subit de grosses réparations en 1899 et 1919, et n’est fermé qu’en 1959[93] avec la construction du pont-barrage de l’Escale[117].

La commune possède l'un des rares monuments aux morts pacifistes de France.

Art religieux[modifier | modifier le code]

Clocher de l’église Saint-Bernard.

Le prieuré Saint-Pierre-ès-Liens du XIe siècle, classé monument historique[118], est construit à proximité du cimetière. Il reste du premier état quelques murs de l’absidiole et la porte[119]. Actuellement, ces vestiges sont intégrés à une villa[70].

L’église paroissiale, placée sous le vocable de Saint-Bernard, et patronnée par saint Pierre ès liens, est construite en 1634. La nef est voûtée d’arêtes, et bordées de bas-côtés. Le clocher est une tour, construite contre le chœur, avec flèche accostée de quatre pyramidions[120].

La chapelle Saint-Jean-Baptiste, construite en 1667-1668[121],[70], a une travée plafonnée et deux voûtées[121]. Elle offre un beau panorama sur la vallée de la Durance et les Alpes[70].

L’église de Jésus Ouvrier à Saint-Auban est construite en 1938-1939 par Bénézech[122], où en 2007 le chœur vient d'être repeint en 3 tableaux d'inspiration locale.

Manifestations[modifier | modifier le code]

Cette petite ville est le cadre de différentes manifestations.

  • Manifestation culturelle : "Les Festives de Font Robert" en juillet.
  • Manifestation sportive : randonnée à VTT "La Jarlandine" en mai.
  • Rendez-vous gastronomique : la fête de l'Ami du pain, le 1er dimanche de septembre, nombreuses animations, expositions d'artistes régionaux, repas...
  • Foire à la brocante : un samedi sur deux, esplanade de la Résistance, organisation officielle et professionnelle
  • Le dimanche matin, grand et traditionnel marché Provençal à Saint-Auban.

Randonnées[modifier | modifier le code]

La base VTT du Val de Durance est située à l'Office de tourisme à Château-Arnoux, elle propose plus de 600 km de sentiers balisés. 28 circuits en boucle de tous niveaux, un circuit d'évolution, des ateliers de maniabilité... Il y a également de nombreux circuits de randonnée pédestre proposés sur le territoire. Des topos guides sont en vente à l'Office de tourisme.

Une autre manière de découvrir la nature et de faire du sport : l'orientation : Discipline sportive ou activité de loisirs, l'orientation consiste à retrouver des balises à l'aide d'une carte et d'une boussole. Des parcours permanents sont en place à Château-Arnoux. Carte en vente à l'Office de tourisme.

Plusieurs sentiers d'interprétation du patrimoine, accessibles à tous, sont aussi à découvrir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Victorin Maurel, ancien maire de la commune.
  • Ivano Ghirardini, guide de haute-montagne.
  • Alain Boghossian, footballeur professionnel, champion du monde en 1998 avec l’équipe de France, a commencé à jouer au club local, créé autour des ouvriers de l'usine de Saint-Auban. Le 14 juillet 2008, le stade Alain Boghossian est inauguré par le maire Patrick Martellini.
  • Bernar Venet, né en 1941 à Château-Arnoux-Saint-Auban dans les Alpes-de-Haute-Provence, est un artiste plasticien français, vivant aux États-Unis où il s'est fait connaître internationalement pour ses sculptures d'acier et ses dessins. Il a participé à la rénovation de la chapelle Saint-Jean de Château-Arnoux (fer forgé).

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

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  3. Les cadets Air France dans la nature, 8/10/2009, consulté sur site www.aerobuzz.fr le 23 janvier 2012
  4. Lou tresor dóu Felibrige / Le trésor du Félirige, F. Mistral, vol. 1 p. 169 et 482, éditions CPM, 1979.
  5. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 65.
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  103. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie sur la commune[modifier | modifier le code]

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  • Jean Hugla, Jarlandins ? Pourquoi ? – Saint-Auban-sur-Durance : J. Hugla, [1991], 51 p. – Jarlandin : nom donné aux habitants de Château-Arnoux.
  • Philippe Victor Edmond Issaurat, (1879-1930), Notes pour servir à l’histoire de la paroisse de Saint-Auban, In : Le Petit messager de Saint-Auban-sur-Durance, n° 2 (mars-avril 1932), p. 52-66 [lire en ligne].
  • Achille Lenarduzzi, La Résistance et le maquis dans le secteur de Saint-Auban, commune de Château-Arnoux, Saint-Auban-sur-Durance : A. Lenarduzzi, 2007, 135 p.
  • Cécile Maître, L’Usine Péchiney de Saint-Auban, Mallemoisson : Ed. de Haute-Provence, 1995, 174 p. ill.
  • Christian Maurel, (1961-), « André Ailhaud, dit de Volx, héros de l’insurrection républicaine bas-alpine de 1851 », in Provence 1851, une insurrection pour la République : actes des journées de 1997 à Château-Arnoux et de 1998 à Toulon (Les Mées : Association pour le 150e anniversaire de la résistance au coup d’État du 2 décembre 1851, 2000), p. 34-81.
  • Christian Maurel, Histoire et visites en Moyenne Durance, Château-Arnoux/Saint-Auban : District de la Moyenne Durance, 1993. - 64 p. ill. - (Collection "Patrimoine")
  • Joseph-Marie Maurel, (1852-1926 ; abbé). – Monographie de Château-Arnoux, Forcalquier : E. Martin, 1889, 170 p. [lire en ligne].
  • Joseph-Marie Maurel, Château-Arnoux : son roc et son castel / texte revu et complété par Camille Reymond, Forcalquier : Testanière, s. d. – 10 p. ill.
  • Office national des forêts. – Le Parc du château, Château-Arnoux : Office de tourisme du Val de Durance, 2007, 48 p. ill.
  • Camille Reymond, (1905-1967). – Château-Arnoux et Saint-Auban : géographie et histoire, [S. l.] : [s. n.], 1953, 208 p. ill. [lire en ligne].
  • Hélène Vésian en collaboration avec Évelyne Falvard et Claude Gouron, Châteaux et bastides en Haute Provence aux XVIe siècle, XVIIe et XVIIIe siècles, Avignon, Aubanel, , 167 p. (ISBN 2-7006-0145-9)
    Château-Arnoux, pp.27 à 30
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