Rosans

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Rosans
La mairie de Rosans.
La mairie de Rosans.
Blason de Rosans
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Serres
Intercommunalité Communauté de communes Sisteronais-Buëch
Maire
Mandat
Josiane Olivier
2014-2020
Code postal 05150
Code commune 05126
Démographie
Population
municipale
492 hab. (2015 en diminution de 5,2 % par rapport à 2010)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 23′ 33″ nord, 5° 28′ 15″ est
Altitude Min. 532 m
Max. 1 563 m
Superficie 30,39 km2
Localisation

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Liens
Site web www.rosans.fr

Rosans est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. La commune fait partie du Parc naturel des Baronnies provençales créé en 2014.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village de Rosans, ancien chef-lieu de canton jusqu'aux élections départementales de mars 2015, est situé à l'extrême ouest du département des Hautes-Alpes.

Ses communes limitrophes sont[1] :

Communes limitrophes de Rosans
Cornillac (Drôme) Pommerol (Drôme) Moydans
Verclause (Drôme) Rosans
Lemps (Drôme) Montferrand-la-Fare (Drôme) Saint-André-de-Rosans

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Marnes grises près de Rosans
Marnes grises près de Rosans.

Le village est situé dans la partie la plus large de la vallée du Lidane. La partie nord de la commune est plus vallonnée, bordée par la Montagne de Raton, culminant à 1 473 m d'altitude, ainsi que le Fourchat.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée, à l'est, par la rivière Lidane, cours d'eau de 6,6 km, affluent de l'Eygues. Il est alimenté par plusieurs ruisseaux, qui traversent le territoire communal[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Rosans est accessible par la route départementale 994 (ancienne route nationale 94, qui relie Nyons, dans la Drôme, à Gap, dans les Hautes-Alpes.

À l'est de la commune, la route départementale 949 continue en direction de Saint-André-de-Rosans et de Laragne-Montéglin. Le territoire communal est également traversé par les routes départementales 25, reliant du nord au sud le col de Pommerol à Montferrand-la-Fare, et 325[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est cité sous les formes Pagus Rosanensis en 988 dans les archives de l'abbaye de Cluny, Rosanum dès 1027[3], Villa de Rosants dans les archives delphinales.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bâti en amphithéâtre sur le versant d'une colline, Rosans est l’antique capitale du Pagus Rosanensis[réf. nécessaire], devenu chef-lieu de canton.

Il a été occupé par les Sarrasins du commencement du IXe au Xe siècle. En 1256 Jordan de Rosans et Dragonnet de Montauban assiègent Montalin de Bruis dans Rosans. La guerre se termine par un traité fait par l'entremise du Dauphin du Viennois et l'évêque de Gap le 25 décembre, avec Montalis de Bruix. Ancien fief dépendant des Mévouillon, Rosans est annexé au Dauphiné avec toute la baronnie, en 1317.

Affreusement ravagé en 1390 par Raymond de Turenne à la tête de ses bandes provençales, Rosans est le théâtre de nombreux combats pendant les guerres de religion. Montbrun, huguenot, s'en empara en 1574.

Durant la Seconde Guerre mondiale, dans la France occupée par les forces armées du IIIe Reich et gouvernée par le Régime de Vichy trente-trois jeunes juifs âgés de 13 à 20 ans hébergés dans le centre d'accueil du Lastic, sont raflés par la gendarmerie française le 26 août 1942 en envoyés vers les camps de la mort nazis. Seuls deux d'entre eux survivent[4].

Dans le contexte de la fin de la guerre d'Algérie, Rosans accueille 28 familles de harkis en février 1964, installées dans un hameau de forestage en lisière du village. Sous l'impulsion de son maire de l'époque, Raymond Hugues, Rosans fut la seule commune française à se porter volontaire pour accueillir des harkis[5].

C'est également le premier village à accueillir une famille de réfugiés syriens en novembre 2015.[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Aux élections municipales de 2008, tenues au scrutin majoritaire du fait d'une population inférieure à 3 500 habitants (493 en 1999[6]), Mme Josy Olivier a été élue maire au second tour à la suite du conseil municipal du 21 mars 2008, qui avait désigné trois adjoints[7]. Le taux de participation dépassait 90 %[8].

Au premier tour des élections municipales de 2014, toujours tenu au scrutin majoritaire, quatre sièges manquaient. Un second tour a donc été organisé, mobilisant 287 votants au lieu de 350 sur les 400 inscrits[9].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

En 2011, Rosans comptait 512 habitants[10]. Le conseil municipal comptait alors quinze membres (article L. 2121-2 du Code général des collectivités territoriales) ; tenu le 4 avril 2014, il a réélu Josy Olivier au poste de maire et désigné quatre adjoints[11].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1992 Raymond Hugues SFIO-PS Conseiller général du canton de Rosans
1992 1996 Marinette Bessière    
1996 mars 2001 Frédéric Pinet UDF Conseiller général du canton de Rosans
mars 2001 mars 2008 Nicolas Rosin PS Ancien conseiller général du canton de Rosans
mars 2008 en cours
(au 19 mars 2015)
Josy Olivier[Note 1] DVG Retraitée de l'enseignement

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Rosans fait partie :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14].

En 2015, la commune comptait 492 habitants[Note 2], en diminution de 5,2 % par rapport à 2010 (Hautes-Alpes : +2,88 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
910 800 911 725 818 820 816 824 874
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
823 803 862 785 814 782 770 745 703
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
752 666 676 570 524 522 519 418 372
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
387 488 515 502 506 493 521 523 505
2015 - - - - - - - -
492 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Rosans dépend de l'académie d'Aix-Marseille. Elle gère une école primaire publique, où quarante élèves sont scolarisés[17].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Activités de service[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Rosans a conservé son caractère féodal avec ses rues et ses impasses à arceaux.
  • Château de Lesdiguières
  • Le Tour carrée de Rosans, au centre du pays attire encore l'attention malgré les mutilations qui l'ont considérablement abaissée et détériorée. Construite avec des blocs de pierre taillés en diamant, ses murs ont quatre mètres d'épaisseur et chaque face regarde l'un des quatre points cardinaux de sorte que lorsque trois de ses côtés sont dans l'ombre, elle marque l'heure de midi. Cette tour, appelée à tort « Tour Sarrasine » n'est pas un spécimen de l'architecture mauresque dans le Midi de la France. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1932[18].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rosans Blason D'azur à trois roses d'argent, au chef d'or[19],[20].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Orthographié « Josiane Olivier » selon le ministère de l'Intérieur (pour les élections de 2014[9]) ou « Josy Olivier » selon la mairie[7],[11], le ministère de l'Intérieur (pour les élections de 2008[8]) et la préfecture[12].
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte de Rosans sur Géoportail.
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Rivière Lidane (V5300680) » (consulté le 9 novembre 2015).
  3. Ernest Nègre - 1990 Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 670.
  4. « Le centre d'accueil du Lastic - Jewishtraces », (consulté le 23 mai 2015).
  5. « Harkis de Rosans : une histoire à finir », sur Le Dauphiné libéré, .
  6. Population sans doubles comptes : « Populations légales de la commune : Rosans », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2015).
  7. a et b « Compte-rendu de réunion du conseil municipal » [PDF], sur le site de la mairie, (consulté le 9 novembre 2015).
  8. a et b « Résultats des élections municipales 2008 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 9 novembre 2015).
  9. a et b « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 9 novembre 2015).
  10. « Populations légales 2011 de la commune de Rosans », sur le site de l'Insee (consulté le 9 novembre 2015).
  11. a et b « Compte-rendu de réunion du conseil municipal » [PDF], sur le site de la mairie, (consulté le 9 novembre 2015).
  12. « Liste des maires du département des Hautes-Alpes », sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 19 mars 2015).
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  17. « École primaire publique », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 9 novembre 2015).
  18. Notice no PA00080603, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. Carte postale de Rosans.
  20. Site sur Rosans.