Le Lauzet-Ubaye

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Le Lauzet-Ubaye
Le lac du Lauzet
Le lac du Lauzet
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Barcelonnette
Canton Barcelonnette
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Ubaye Serre-Ponçon
Maire
Mandat
Agnès Pignatel
2014-2020
Code postal 04340
Code commune 04102
Démographie
Population
municipale
224 hab. (2014)
Densité 3,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 25′ 51″ nord, 6° 25′ 58″ est
Altitude Min. 771 m
Max. 2 500 m
Superficie 66,26 km2
Localisation

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Le Lauzet-Ubaye (Lou Loouzét en valéian[1][réf. incomplète],[2][réf. incomplète]) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, dans la vallée de l'Ubaye.

Ses habitants sont appelés les Lauzetans[3], en valéian : lous Loouzetans[1][réf. incomplète],[2][réf. incomplète].

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Le Lauzet-Ubaye et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Le village du Lauzet se trouve à 910 mètres d'altitude[4], à l'entrée ouest de la vallée de l'Ubaye (par la route départementale RD 900, ancienne route nationale 100). Son site derrière un verrou rocheux qui barre la vallée et l'abrite du vent, celui du lac du Lauzet, sont notés comme pittoresques depuis longtemps[5].

Géologie[modifier | modifier le code]

Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, les vallées de la commune sont envahies par le glaciers de l’Ubaye et ses glaciers affluents. Les sommets des crêtes n’ont jamais été recouverts[6].

Relief[modifier | modifier le code]

Sommet : barre des Séolanes.

Cols : col de la Rousse, col des Olettes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le lac du Lauzet est alimenté par des résurgences lacustres. Il a été en partie asséché pour augmenter les espaces cultivables. Les travaux de la voie ferrée vers Barcelonnette l’ont encore réduit[5].

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 2 378 ha de bois et forêts, soit 35 % de sa superficie[3].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton du Lauzet-Ubaye est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[7], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[8]. La commune du Lauzet-Ubaye est également exposée à trois autres risques naturels[8] :

  • avalanche ;
  • feu de forêt ;
  • inondation (dans la vallée de l’Ubaye) ;
  • mouvement de terrain.

La commune du Lauzet-Ubaye est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[9]. La départementale RD900 (ancienne route nationale 100) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[10].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[9] et le Dicrim n’existe pas non plus[11].

Le Lauzet-Ubaye est au cœur d'une zone très sismique, et plusieurs tremblements de terre assez forts y ont leur épicentre au XXe siècle. Dans la liste qui suit, figurent les tremblements de terre fortement ressentis dans la commune. Ils dépassent une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets). Les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre[12] :

  • le séisme du 19 septembre 1933, d’une intensité de VI et demi et dont l’épicentre était situé dans la commune[13] et suivi de plusieurs fortes répliques,
  • l’essaim de tremblements de terre du 10 décembre 1938, avec une intensité macro-sismique de V et un épicentre situé dans la commune[14],
  • le séisme du 17 février 1947, avec une intensité ressentie au Lauzet de V et un épicentre situé dans le Piémont italien[15],
  • le tremblement de terre du 5 avril 1959, avec une intensité macro-sismique de V et un épicentre situé à Saint-Paul-sur-Ubaye[16],
  • le tremblement de terre du 7 août 1974, avec une intensité macro-sismique de V et un épicentre situé dans la commune[17].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1147, sous la forme Laused. Ce nom dérive du terme occitan laousèt, qui désigne un petit lac de montagne[18],[19]. Pour Ubaye, voir l’explication de ce nom à l’article Ubaye.

Le nom du sommet de Dormillouse fait référence à un animal, la taupe ou la marmotte[20].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le territoire du Lauzet-Ubaye était traversé par la voie romaine la via Lictia[21].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ubaye était une possession de l’abbaye de l'Ile-Barbe[22]. Un péage était établi sur la route qui remontait la vallée vers Barcelonnette[23]. La communauté, citée pour la première fois en 1237 (Ubaya) compte 52 feux en 1316, et 26 en 1471.

Le fief du Lauzet est acheté en 1345 par le comte de Provence[24]. En 1348, la reine Jeanne, chassée de son royaume de Naples, dut se réfugier en Provence. Pour reconquérir ses États napolitains, elle vendit Avignon au pape pour 80 000 florins, et obtint au passage l'absolution pontificale qui la lavait de tout soupçon dans le meurtre de son premier époux André de Hongrie. Reconnaissante, elle offrit à Guillaume II Roger, frère du pape, le fief de Valernes, qui fut érigé en vicomté par lettres patentes en 1350[25]. La nouvelle vicomté comprenait les communautés de Bayons, Vaumeilh, la Motte, Bellaffaire, Gigors, le Lauzet, les Mées, Mézel, Entrevennes et le Castellet, avec leurs juridictions et dépendances[26]. Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne Ire, Guillaume de Pontis, seigneur d’Ubaye, soutient Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le ralliement de Sisteron à la cause angevine, en 1386, entraîne son changement d’engagement, et il prête hommage au jeune duc d’Anjou, Louis II, en juillet 1386[27].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1691, le marquis de Vins incendie le village du Lauzet. Ubaye est incendié en 1690, 1692 et 1762. [réf. nécessaire] En 1765, la population d’Ubaye est de de 204 habitants[22]. Le Lauzet appartient d’abord aux comtes de Provence jusqu’en 1388 et l’annexion de l’Ubaye par les comtes de Savoie. Il reste savoyard jusqu’à ce que la vallée soit cédée aux rois de France par le traité d'Utrecht en 1713[28].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, les deux communes du Lauzet et d’Ubaye comptent chacune une société patriotique, toutes deux créées après la fin de 1792[29]. Le Lauzet, qui dépendait initialement du canton de Méolans, devient chef-lieu en 1801[30].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : Le Lauzet, avec deux habitants traduits devant la commission mixte (et aucun pour Ubaye), est relativement peu touchée[31].

Comme de nombreuses communes du département, Le Lauzet et Ubaye se dotent d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, Ubaye a déjà son école de village, et Le Lauzet en compte deux (au chef-lieu et à Champanastais), dispensant une instruction primaire aux garçons[32]. Le Lauzet ouvre aussi une école de filles (la loi Falloux impose l’ouverture d’une école dans les communes de plus de 800 habitants), mais pas celle d’Ubaye[33]. La deuxième loi Duruy (1877) permet à la commune du Lauzet, grâce aux subventions de l’État, de reconstruire ses deux écoles. La commune d’Ubaye rénove la sienne avec les mêmes aides[34].

Les deux communes du Lauzet et d’Ubaye sont durement touchées par la Première Guerre mondiale. Des souscriptions publiques financent la construction du monument aux morts de chaque commune. Une autre souscription, de fin 1919 à 1921, a lieu dans toute la vallée de l'Ubaye et permet de financer un monument aux 509 morts de la vallée, érigé à Barcelonnette par Paul Landowski[35]. L’exode rural touche les deux communes : les terres cultivables n’ont jamais dépassé les 100 hectares (soit 2 % de la superficie de la commune) et même les pâturages n’étaient pas abondants, avec environ 500 hectares[36]. Les alpages sont par contre conséquents : la commune possédait ceux du Colbas (1 000 ha), de la Gourette et des Aiguilles (365 ha ensemble) qu’elle louait. Aux XIXe et XXe siècle, elle adjugeait annuellement des espaces où la chasse aux lèques était autorisé (bien que le gibier, la grive, soit protégé nationalement)[37]. La commune tirait également des ressources des ventes de coupes de bois, de graines de pin cembro, du fumier des bergeries des alpages communaux, et enfin de la lavande récoltée sur les terres communales[38]. Le Lauzet, chef-lieu de canton, organisait des foires au printemps et à l’automne, mais qui n’avaient pas un grand rayonnement[39].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la 92e compagnie de travailleurs étrangers, internant et soumettant au travail forcé des étrangers jugés indésirables par la Troisième République et par Vichy, est établie sur l’actuel territoire de la commune.

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée au Lauzet, uniquement pour l’autoconsommation[40].

La commune du Lauzet fusionne avec celle d’Ubaye en 1959, lors de la mise en eaux du lac de Serre-Ponçon, qui noie le village d’Ubaye. C’est le maire d’Ubaye, Gaston Maille, qui obtient le déplacement du cimetière[41].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs du Lauzet, puis de Lauzet-Ubaye
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Marius Brun[42] Résistant ancien Résistant, se présente sous cette étiquette.
         
  1965 Lucien Pignatel[43]    
1965[44] 2014 Michel Lanfranchi RPR puis UMP[réf. souhaitée]  
avril 2014 en cours
(au 21 octobre 2014)
Agnès Pignatel[43],[45] DVG Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le Lauzet-Ubaye fait partie:

Administrations[modifier | modifier le code]

Une brigade de gendarmerie de proximité est implantée au Lauzet-Ubaye[46].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le Lauzet[modifier | modifier le code]

En 2014, Le Lauzet-Ubaye comptait 224 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012, 2017, etc. pour Le Lauzet-Ubaye). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique du Lauzet, puis du Lauzet-Ubaye
1315 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
142 feux 843 855 857 881 1 023 1 020 1 034 913 965
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
919 956 931 904 867 817 810 735 707 653
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
642 629 668 735 606 599 442 373 329 293
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2014 - - -
253 221 241 212 203 236 224 - - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[28], EHESS[30], Insee à partir de 1968[47],[48],[49])

L’histoire démographique du Lauzet, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1811 à 1856. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1936, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1836[50]. Le mouvement de baisse n’est pas freiné par la fusion avec Ubaye, en 1959[51], et ne s'interrompt que dans les années 1970, la population oscillant depuis entre 200 et 250 habitants.

Histogramme de l'évolution démographique

Ubaye[modifier | modifier le code]

Évolution démographique d’Ubaye
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
286 226 275 230 202 217 677 234 237
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
256 232 267 269 276 292 308 314 274
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
294 308 270 402 219 311 279 174 153
(Sources : EHESS[51])

L’histoire démographique d’Ubaye est marquée par une période d’« étale » beaucoup plus longue que celle du Lauzet. La commune conserve une population supérieure à 200 habitants jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’exode rural ne s’y faisant presque pas sentir[52].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d’une école primaire[53].

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 118 personnes, dont 17 chômeurs[54] (22 fin 2011[55]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (77 sur 102)[56] et travaillent pour moitié hors de la commune (53 actifs sur 102)[56]. Le secteur tertiaire est le principal employeur de la commune, avec les activités liées au tourisme d’hiver (station de ski) et d’été.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 12 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non professionnels inclus) et aucun emploi salarié[57].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de quatre en 2010. Il était de six en 2000[58], de onze en 1988[59]. Actuellement, ces exploitants sont des éleveurs de moutons et des éleveurs de bovins[58]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a progressé malgré la perte de cinq exploitations, de 205 à 281 ha[59]. La SAU a légèrement diminué lors de la dernière décennie, mais reste à un niveau élevé, à 274 ha, soit 69 ha par exploitation[58].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait six établissements, n’employant aucun salarié[57].

Une petite centrale hydroélectrique est implantée à Champanastais ; sa puissance installée est de 1240 kW[60].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 23 établissements (avec 30 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 5 établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant neuf personnes[57].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est très importante pour la commune, avec plus de cinq touristes accueillis par habitant[61], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non marchande[62]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

Les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil[73] : au nombre de 156, elles représentent la moitié des logements. Parmi les résidences secondaires, 60 possèdent plus d’un logement[69],[67].

Les principaux supports touristiques sont :

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sites[modifier | modifier le code]

Les cascades de Costeplane constituent un site exceptionnel. Elles ne se présentent pas sous forme d’une chute unique ou large, mais par une multitude d’écoulements sur un ensemble de concrétions calcaire. Les cascades sont un site classé depuis 1939[75].

Le petit lac du Lauzet, proche du vieux village, est un site classé pour sa valeur paysagère et esthétique. C’est un lieu de promenade apprécié[76].

Monuments[modifier | modifier le code]

Le dolmen du Villard, daté du Chalcolithique et réutilisé comme tombeau à la fin de l’âge du bronze[4], est classé monument historique[77]. D’autres objets de cette époque ont été découverts sur la commune.

Un pigeonnier à caractère troglodytique est aménagé dans la falaise[78].

Le pont dit romain franchit l’Ubaye sur la route du Lauzet à Costeplane. Long de 22,7 m et large de 3,5, il est porté par une arche en ogive de 9 m de portée, qui est jetée à 40 m de hauteur au-dessus du torrent, ce qui en faisait un des plus hauts ponts de l’époque. De construction rustique, il doit être médiéval (XIVe siècle, mais la DIREN donne une datation plus large, entre le XIIe siècle et le XVe siècle). Il subit des travaux en 1881, et s’effondre en 1902. Relevé, de nouveaux travaux ont lieu en 1975. Il est inscrit aux monuments historiques avec ses abords comme romain par erreur[79],[80],[81]. Le pont et ses abords sont ensemble un site classé depuis 1938[82].

Le pont du pas de la Tour est construit sur le défilé qui délimitait la frontière entre le Piémont et la France jusqu’en 1713 (traité d'Utrecht). En 1843, un pont de bois antérieur est remplacé par une arche de pierre de 17 m de portée. En 1869 (ou 1880 selon la DIREN), il est remplacé un nouveau pont dont la voûte de 26 m de portée supporte une chaussée de 4,5 m de large et des trottoirs de 0,75 m. Comme tous les ponts construits avant la Seconde Guerre mondiale, il est équipé de fourneaux de mine destinés à faciliter son sabotage en cas de retraite de l’armée française. Un accident d’autocar, en 1980, fait 17 morts et conduit à une rectification du tracé et à la construction d’un nouveau pont en béton précontraint. L’ancien est sur le délaissé de la route[83]. Il était emprunté par la RD 900, ancienne route nationale 100. Du site, on peut admirer les cascades de Costephane. Le pont et ses abords sont un site classé depuis 1938[84].

Ce pont est placé sous le feu de la batterie dite poste crénelé du Ravin ou du Pas de la Tour, appartenant au système Séré de Rivières, construite en 1882-1883[85].

L'église Saint-Laurent au Lauzet est construite en 1715. Sa nef unique, sans collatéral, compte trois travées largement éclairées par des fenêtres percées au-dessus de la corniche et s’achève par un chœur à chevet plat, dont le décor peint néomédiéval date du milieu du XIXe siècle. Le clocher est une tour carrée surmontée d’une flèche de pierre, encadrée de quatre pyramidions[86]. Un tableau du peintre baroque du comté de Nice Jacques Bottero représentant la Vierge de miséricorde protégeant l'ordre des Dominicains (vers 1700), provenant de l'ancien couvent des Dominicains de Barcelonnette[87]. Il est classé monument historique au titre objet[88].

Plusieurs chapelles sont dispersées dans les hameaux de la commune[89] :

  • Sainte-Anne à Champcontier,
  • Saint-Paul à Costeplane,
  • Notre-Dame-des-Sept-Douleurs à Dramonasc, reconstruite en 1865,
  • Saint-Jean-Baptiste au Seuil.

Les chapelles Saint-Pierre du Villard, Saint-Joseph des Tourniaires, Saint-Joseph de Rocherousse, toutes de l’ancienne commune d’Ubaye, sont submergées par le lac de Serre-Ponçon[89].

  • Le lac du Lauzet (ses rives sud et ouest sont classées).
  • Le Musée de la Vallée, dédié à René Léautaud, a comme thème un monde de cueillette et de chasse.
  • Le château fort du Tourniquet (XIVe siècle), détruit en 1693.
  • Batterie de Dormillouse, de la ligne Maginot alpine.
  • Chapelles de Dramonasc et du village moderne d’Ubaye.
  • Cascade de Costeplane (site classé).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles Auray (1879-1938), né à Ubaye, député de la Seine en 1924.
  • Honoré Couttolenc, créateur de la station de ski du Sauze en 1934[74]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b François Arnaud, Gabriel Maurin, Le langage de la vallée de Barcelonnette, Paris : Champion, 1920 - Réédité en 1973, Marseille : Laffitte Reprints.
  2. a et b Jean-Rémy Fortoul, Ubaye, la mémoire de mon pays : les gens, les bêtes, les choses, le temps, Barcelonnette : Sabença de la Valeia/Mane : Alpes de Lumière, 1995. 247 p., (ISBN 2-908103-17-6) ; (ISBN 2-906162-28-0).
  3. a et b Roger Brunet, « Canton du Lauzet-Ubaye », Le Trésor des régions, consultée le 10 juin 2013.
  4. a et b Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p. 252.
  5. a et b Élie Reynier, « Un canton qui décline : Le Lauzet (Basses-Alpes) », Revue de géographie alpine, 1937, Tome 25 (no)1. p. 226.
  6. Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3). p. 33.
  7. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  8. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 31 juillet 2012.
  9. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 96.
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80.
  11. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 31 juillet 2011.
  12. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis au Lauzet-Ubaye », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 31 juillet 2012.
  13. BRGM, « fiche 40082 », Sisfrance, consultée le 31 juillet 2012.
  14. BRGM, « fiche 50062 », Sisfrance, consultée le 31 juillet 2012.
  15. BRGM, « fiche 1130122 », Sisfrance, consultée le 31 juillet 2012.
  16. BRGM, « fiche 40109 », Sisfrance, consultée le 31 juillet 2012.
  17. BRGM, « fiche 40138 », Sisfrance, consultée le 31 juillet 2012.
  18. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194), , 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne). § 20541, p. 1090.
  19. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 92.
  20. Fénié & Fénié, op. cit., p. 83.
  21. Géraldine Bérard, Carte archéologique..., p. 252 et suivante.
  22. a et b Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 204.
  23. Lucien Stouff, « Ports, routes et foires du XIIIe au XVe siècle », carte 12 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit..
  24. Édouard Baratier, La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècles, avec chiffres de comparaison pour le XVIIIe siècle, Paris : SEVPEN/EHESS, 1961. Collection « Démographie et société », 5. p. 20
  25. Jean-Marie Schio, Guillaume II Roger de Beaufort
  26. Édouard de Laplane, Histoire de Sisteron, tirée de ses archives, Digne, 1845, T. I, p. 126.
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