Sigoyer (Alpes-de-Haute-Provence)

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Sigoyer
Village et église.
Village et église.
Blason de Sigoyer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Seyne
Intercommunalité Communauté de communes Sisteronais-Buëch
Maire
Mandat
Michel Hernandez
2014-2020
Code postal 04200
Code commune 04207
Démographie
Population
municipale
103 hab. (2014)
Densité 6,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 19′ 12″ nord, 5° 57′ 32″ est
Altitude Min. 482 m
Max. 945 m
Superficie 15,3 km2
Localisation

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Sigoyer est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Sigoyer et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Le village est situé sur un petit col, à 805 m d’altitude, surplombé par un château à 823 m[1].

Les communes limitrophes de Sigoyer sont Upaix (Hautes-Alpes), Thèze, Melve, La Motte-du-Caire et Vaumeilh.

Géologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Alpes.
Massif des Alpes et localisation des Préalpes de Digne

Le territoire se situe en limite est des Baronnies orientales, sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), entre trois formations géologiques majeures des Alpes[2] :

  • la nappe de Digne à l'est[3], au niveau du lobe de Valavoire[4] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écailles) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe ;
  • la faille de la Durance au sud-ouest, dans la vallée ;
  • le plateau de Valensole au sud : bassin molassique du Miocène et du Pliocène composé de roches sédimentaires détritiques (dépôts liés à l'érosion des montagnes apparues à l'Oligocène).

Lors de la glaciation de Riss, la commune est entièrement recouverte par le glacier de la Durance. Lors de la glaciation de Würm, le glacier n’en recouvre qu’à peu près la moitié. Ses moraines latérales sont visibles[5].

Relief[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est essentiellement composé de collines. La Durance coule en limite ouest de la commune, dans une vallée encaissée, et dominée par une terrasse située à 520 m. En allant vers l’est, on trouve un terrain vallonné montant vers les collines, dont celle où Sigoyer s’est établi, et la Corpatasse à l’ouest du village (765 m d’altitude). À l’est du village, se trouvent encore d’autres collines culminant entre 700 et 897 m, jusqu’à la vallée du torrent de Syriez[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le torrent de Syriez, né dans la commune de La Motte-du-Caire, s’écoule dans l’est de la commune, puis forme la limite sud-est de Sigoyer avec Vaumeilh avant de sortir de Sigoyer[1].

À l’ouest, le Mouson coule dans une vallée encaissée de direction nord-est/sud-ouest, et est limitrophe de Sigoyer et de Thèze. Un torrent intermittent, le ravin de la Combe de Chane, de même direction, fait la limite entre Vaumeilh et Sigoyer. Ces deux torrents sont courts et se jettent directement dans la Durance[1].

Transports[modifier | modifier le code]

La commune de Sigoyer est desservie par la route départementale RD 304 qui vient de Vaumeilh par le col de Grêle (728 m). Elle se dirige vers le nord-est et rejoint la RD 104 entre Melve et La Motte-du-Caire. À l’ouest, la RD 4 traverse la terrasse qui domine la Durance, vient de Vaumeilh et se dirige vers Thèze, et au-delà relie Tallard à Sisteron. Enfin, la RD 654 relie les RD 304 et 4[1].

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 754 ha de bois et forêts, soit la moitié de sa superficie[6].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de La Motte-du-Caire auquel appartient Sigoyer est en zone 1a (sismicité très faible mais non négligeable) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[7], et en zone 3 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[8]. La commune de Sigoyer est également exposée à trois autres risques naturels[8] :

  • feu de forêt ;
  • inondation (dans la vallée de la Durance) ;
  • mouvement de terrain.

La commune de Sigoyer est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de rupture de barrage[9]. En cas de rupture du barrage de Serre-Ponçon, toute la vallée de la Durance serait menacée par l’onde de submersion[10].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[9] et le Dicrim n’existe pas non plus[11].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Les stations météos proches de Sigoyer sont, par ordre de proximité, celles de La Motte-du-Caire, puis de Sisteron[12].

Relevé météorologique de la région de Sisteron
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0,5 3 5,4 9,1 12,7 15,4 15,3 12 8,2 3,7 1,1 7,2
Température moyenne (°C) 4,3 5,7 8,7 11,2 15,3 19,2 22,4 22,1 18 13,4 8,2 5,2 12,8
Température maximale moyenne (°C) 8,6 10,9 14,4 16,9 21,4 25,7 29,3 28,9 24 18,5 12,6 9,3 18,4
Précipitations (mm) 26,9 24,3 23,8 44 40 27,9 20,9 32,7 45,9 53,5 52,4 30,7 423
Source : Relevé météo de Sisteron[13][réf. à confirmer]


Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois vers 1200 (castri de Cigoier) puis en 1202 (de Ciguerio), fait l’objet de différentes interprétations :

  • selon Charles Rostaing, il est construit sur la racine *Sik/*Sig, qui sert à désigner une rivière de montagne[14],[15] ;
  • selon Ernest Nègre, il dérive d’un nom propre germanique, Sigowar[16] ;
  • selon le couplé Fénié, il s’agit d’un toponyme issu de la racine *Sik-[17].

Selon Rostaing et le couple Fénié, le toponyme est antérieur aux Gaulois[18],[17].

Le nom de Sigoyer est souvent assorti d’un second toponyme, Malpoil, qui sert à le distinguer de Sigoyer, dans le département voisin des Hautes-Alpes. Cet usage, pour désigner la communauté de Sigoyer, est attesté dès 1335 et dure encore[15]. Malpoil signifierait la mauvaise montagne, à cause du caractère friable de la roche[19].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des monnaies romaines allant du IIe siècle au IIIe siècle ont été retrouvées dans la commune attestant de l’occupation humaine du territoire de la commune à ce moment, ainsi que des tegulae et une clef des Ier – IIe siècle. Une statuette de Minerve originale, en bronze, a aussi été retrouvée. Elle date d’entre le Ier siècle et le milieu du IIIe siècle[15].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes au XIIIe siècle (Cigoerium)[15]. Le fief est donné en 1271 par le comte de Provence aux évêques de Gap[20],[19]. La seigneurie est ensuite détenue par les Bernardy (XIIIe siècle), les Roux (XVIe – XVIIe siècle), et enfin les Laidet ou Leydet, du XVe siècle à la Révolution française)[19]. L’abbaye d'Aniane et l’abbaye de Cluny possédaient chacune un prieuré[21]. Administrativement, la communauté villageoise dépendait de la baillie de Sisteron[21]. Appartenant aux évêques de Gap, la communauté de Sigoyer ne payait pas la queste aux comtes de Provence (puis à leurs successeurs, les rois de France) jusqu'à la Révolution[22].

Le prieuré Saint-Benoit, à l’Est du Planet, est une fondation du prieuré de Chane, dans la commune voisine de Vaumeilh, et donc une dépendance de l’abbaye d'Aniane. Il existait au XIIe siècle, et est abandonné au cours de la grande crise des XIVe et XVe siècles[23].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Le château est endommagé au cours[24] à l’issue d’un épisode des guerres de religion. Il était défendu par une compagnie commandée par Louis des Isnard, appointée par le seigneur Laidet. Le 5 septembre 1562, Sommerive s’empare de Sisteron, et afin d’éviter que les protestants s’emparent de Sigoyer, il envoie Saint-Jaille assiéger le château. Mais Des Isnards lui livre le château, qui est incendié et en partie rasé[25]. À la fin des guerres de religion, l’église a perdu son toit, et les réparations ne commencent qu’en 1610, pour ne s’achever qu’en 1644[26].

Le fief de Sigoyer-Malpoil est érigé en marquisat avec Beynes pour Pierre de Laidet en 1719[20]. À la veille de la Révolution française, le domaine du château faisait 150 ha, soit environ 10 % de la commune, et parmi les meilleures terres[25].

Révolution française[modifier | modifier le code]

La nouvelle de l’abolition des privilèges parvient à Sigoyer le 20 septembre 1789, avec le décret ordonnant que les biens nobles devront être cadastrés pour être soumis à l’impôt. Dans la nuit du 1er novembre 1789, le château est pris d’assaut par les villageois, les chartes pillées et brûlées[25]. Le château est endommagé[24].

Un peu plus tard, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[27]. En 1793, le château est mis aux enchères pour démolition[28].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression s’abat sur ceux qui se sont levés pour défendre la République, dont un habitant de Sigoyer[29].

Comme de nombreuses communes du département, Sigoyer se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, une école dispensant une instruction primaire aux garçons fonctionne déjà[30]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : la loi Falloux (1851) n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants, et la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent pas Sigoyer[31],[32]. Si les subventions accordées par la deuxième loi Duruy (1877) permettent de construire une école neuve[33], ce n’est qu’avec les lois Ferry que les petites filles de Sigoyer sont scolarisées.

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée dans la commune, uniquement pour l’autoconsommation. Cette culture a depuis été pratiquement abandonnée, et en 2005, les surfaces plantées en vigne étaient relictuelles[34],[35].

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Sigoyer

Blasonnement :
« De gueules à une tour pavillonnée d'or, maçonnée de sable. »[36]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 9 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[37]). Lors du scrutin de 2008, il n’y eut qu’un seul tour et Michel Hernandez a été réélu conseiller municipal avec le meilleur total de 46 voix, soit 58,17 % des suffrages exprimés. La participation a été de 88,71 %. Il a ensuite été nommé maire par le conseil municipal[38].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des maires de France.

L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour 2 ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.

En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du 5 avril 1884 l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1791 1794 (an II, 12 nivôse) Joseph Etienne Roux    
1794 (an II, 12 nivôse) 1795 (an II, 7 germinal) Henri Donnet    
1795 (an II, 7 germinal) 1795 (an II, 18 messidor) Jacques Roux    
1795 (an II, 18 messidor) 1809 Jacques Andrieu    
1809 1835 Donnet    
1835 1838 Matheron    
1838 1853 Sarlin    
1853 1859 Matheron    
1859 1873 Donnet    
1873 1881 Auguste Désiré (dit aussi Augustin) Roux    
1881 1885 Thiers Chaud    
1885 1892 Désiré Roux    
1892 1893 Matheron    
1893 1895 Adrien Latil    
1895 1901 Félicien Joseph Roux    
1901 1905 Victor Béraud    
1905 1909 Adrien Latil    
1909 1913 Théodore Reynaud    
1913 1919 Auguste Audibert, Victor Béraud (intérim)    
1919 1935 Henri Roux    
1935 1953 Ludovic Dalmas[39]    
1935 1953 Ludovic Dalmas[39]    
1953 1984 Cyrus Motte[40]    
1984   Claude Motte[41]    
avant 2005 en cours
(au 21 octobre 2014)
Michel Hernandez[42],[43],[44] LR Retraité

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Sigoyer fait partie :

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

Sigoyer est une des 34 communes du canton de Seyne depuis 2015, qui totalise 8 377 habitants en 2012. La commune fait partie de l’arrondissement de Sisteron du au , date de son rattachement à l'arrondissement de Forcalquier, et de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Sigoyer fait partie du canton de La Motte-du-Caire de 1801 à 2015, après avoir fait partie du canton de Claret de 1793 à 1801[45]. Sigoyer fait partie des juridictions d’instance de Forcalquier, de la prud'hommale de Manosque, et de grande instance de Digne-les-Bains[46].

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Sigoyer en 2009[47]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation 3,00 % 0,64 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties 18,67 % 2,25 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties 28,54 % 6,44 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle 8,31 % 1,28 % 10,80 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[48]).

Population et société[modifier | modifier le code]

La population a toujours été répartie sur le territoire communal dans des bastides isolées. Le village, accroché au château n’a jamais compté une importante population. Comme dans tout le Haut Pays, la principale cause du déclin de la population, qui semble arrêté aujourd’hui, est l’exode rural : les difficultés de culture dans les régions de montagne, la pauvreté des sols et la rudesse du climat ont poussé la population à émigrer vers le sud de la Provence.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, Sigoyer comptait 103 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2005, 2010, 2015, etc. pour Sigoyer). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
22 feux 256 237 257 286 240 242 242 217 230
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
236 230 240 240 227 218 206 190 161 161
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
162 151 150 128 120 109 113 89 89 71
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 - -
70 72 83 88 75 81 92 103 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale à partir de 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[20], EHESS[45], Insee à partir de 1968[49],[50],[51],[52])

L’histoire démographique de Sigoyer est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1806 à 1876. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1921, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1806[53]. Le mouvement de baisse ne s'interrompt définitivement que dans les années 1960. Depuis, la population a crû légèrement.

Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune a fermé l'école primaire publique[54],[55][Quand ?][pourquoi ?]. Le bâtiment qui l'abrite encore aujourd'hui date de 1884. Ensuite, les élèves sont affectés au collège Marcel-Massot[56]. Puis ils poursuivent au lycée de la cité scolaire Paul-Arène à Sisteron[57],[58].

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a ni médecin ni infirmier ni pharmacie à Sigoyer. Le médecin le plus proche exerce dans les communes de La Motte-du-Caire à 10,7 km et de Monêtier-Allemont à 15 km en alternance[59]. À La Motte du Caire se trouve également la pharmacie du secteur[60]. Le centre hospitalier le plus rapproché est le CHS de Laragne à 10,6 km[61].

Économie[modifier | modifier le code]

Les cultures sont étagées sur les terrasses naturelles[15].

Les agriculteurs de la commune de Sigoyer n’ont droit à aucun label appellation d'origine contrôlée (AOC) mais peuvent utiliser neuf labels indication géographique protégée (IGP) (pommes des Alpes de Haute-Durance, miel de Provence, agneau de Sisteron, alpes-de-haute-provence (IGP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé)[62].

Productions agricoles de Sigoyer[réf. nécessaire].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château[modifier | modifier le code]

Vue de la partie rénovée du château

Le château de Sigoyer est l'un des seuls points stratégiques sur la rive gauche, domine le Val de Durance et permet d'observer une partie de la via Domitia. Les campagnes de constructions se sont étendues du XIe siècle au XVIe siècle.

Il est probable qu’au XIe siècle, une simple tour soit élevée sur un éperon rocheux déjà occupé à l’époque romaine[19]. Au XIIIe siècle, cette tour est rehaussée sur voûte, et un logis lui est ajouté, flanqué du donjon, d’une enceinte renforcée d’une tour carrée et d’une tour ronde destinée au guet, vers l’ouest et la Durance. Une chapelle est également construite dans cette enceinte. Enfin, une deuxième muraillee ceinture ce premier ensemble, avec une ferme, les écuries, et une citerne de 165 m3[25].

À la Renaissance, le château est une résidence, des bâtiments sont ajoutés pour la rendre plus confortable[25].

Aujourd'hui, d'imposantes ruines face à la vallée suggèrent encore ce qui fut sa puissance. La partie Est du château a été restaurée par un particulier, mais n'est pas classée.

Une borne interactive racontant l'histoire du château est adossée à l'église sur la place du village[40].

Art religieux[modifier | modifier le code]

L’église Notre-Dame-d’Espavent, dont il ne restait que les murs à la fin des guerres de religion, est reconstruite entre 1610 et 1644, en style roman[26].

Église Notre-Dame d'Espavent.

La rénovation est achevée en 1683[21]. Elle est sous la titulature de la Vierge et le patronage de Joseph (ajouté au milieu du XVIIe siècle[63]). Son architecture est ambitieuse, selon Raymond Collier[26]. La nef possède deux travées voûtées d’arêtes, tout comme le chœur. Le clocher est un clocher-mur[64]. Les chapiteaux sont réduits à une bague lisse entourée de deux moulures circulaires. Les bas-côtés, élément rare dans la construction régionale, sont voûtés d’arêtes bombés. Enfin, le chœur est voûté d’arêtes rayonnantes[26]. Elle possède, dans son mobilier :

  • un plat de quête en cuivre, du XVIe siècle, classé monument historique au titre objet[65] ;
  • la statue de Notre-Dame-de-l’Espavent, en bois peint en bleu et en rouge, du type Sedes sapientiae, de la même époque, également classée au titre objet[66]. Marc de Leeuw envisage qu’elle puisse être contemporaine, et sculptée par un paysan[26] ;
  • une statue de Vierge à l'Enfant, bois doré, XVIIIe siècle ;
  • une statue de Saint Joseph avec l'Enfant Jésus, XVIIIe siècle ;
  • un tableau de la Sainte famille XVIIe siècle, récemment restauré ;
  • un tableau du Mariage de La Vierge Marie et de Saint Joseph, 1640, récemment restauré ;
  • un tableau de l'Assomption de la Vierge Marie, XVIIIe siècle ;
  • une cuve baptismale du XVIe siècle.

Une tradition était liée à la statue de Notre-Dame-d’Espavant (« Notre-Dame d’Épouvante ») : les gens qui passaient sous sa statue étaient guéris de leur lâcheté[26].

La chapelle Saint-Benoît, ancien prieuré de l’abbaye d'Aniane, est en ruines[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

noblesse

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e IGN, Carte topographique de Sigoyer sur Géoportail (consulté le 17 novembre 2013)..
  2. Maurice Gidon, Les chaînons de Digne.
  3. Carte géologique de la France au 1:1 000 000
  4. Maurice Gidon, La Nappe de Digne et les structures connexes.
  5. Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3). p. 33.
  6. Roger Brunet, « Canton de La Motte-du-Caire », Le Trésor des régions, consultée le 11 juin 2013
  7. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  8. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 3 août 2012.
  9. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 96.
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 88.
  11. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 3 août 2011.
  12. Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013
  13. « Relevé météo de Sisteron », MSN Météo
  14. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p. 245.
  15. a, b, c, d et e Marc de Leeuw, « Sigoyer-Malpoil », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3). p. 180.
  16. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194), , 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne)., § 15101, p. 859.
  17. a et b Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 31-32.
  18. Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire.
  19. a, b, c et d De Leeuw, Sigoyer-Malpoil, op. cit., p. 181.
  20. a, b et c Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 201.
  21. a, b, c et d Daniel Thiery, « Sigoyer », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 3 août 2012.
  22. Édouard Baratier, La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècles, avec chiffres de comparaison pour le XVIIIe siècle, Paris : SEVPEN/EHESS, 1961. Collection « Démographie et société », 5. p. 21.
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  24. a et b Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 243.
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  31. Labadie, op. cit., p. 16.
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  41. Claude Motte est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Jacques Chirac (RPR) à l’élection présidentielle de 1995, cf Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1995, page 5736, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010.
  42. Michel Hernandez a lui parrainé la candidature d’Arlette Laguiller (LO) à l’élection présidentielle de 2007, cf Parrainages élection présidentielle 2007, consulté le 28 juillet 2010 et Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2007.
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