Lardiers

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Lardiers
Vue du village.
Vue du village.
Blason de Lardiers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Forcalquier
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure
Pays de Haute-Provence
Maire
Mandat
Robert Usseglio
2014-2020
Code postal 04230
Code commune 04101
Démographie
Gentilé Lardiérans
Population
municipale
113 hab. (2014)
Densité 3,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 28″ nord, 5° 42′ 46″ est
Altitude Min. 679 m
Max. 1 700 m
Superficie 30,08 km2
Localisation

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Lardiers est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 765 m d’altitude[1].

Transports[modifier | modifier le code]

Le village de Lardiers est accessible par la RD 12, entre Ongles et L'Hospitalet.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saumane Saint-Vincent-sur-Jabron
Châteauneuf-Miravail
L'Hospitalet
Saint-Étienne-les-Orgues Rose des vents
Banon N Saint-Étienne-les-Orgues
O    Lardiers[2],[3]    E
S
Ongles Ongles Ongles

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Lardiers est traversé par :

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située en haute Provence et bénéficie d'un climat méditerranéen d'intérieur aux étés chauds et secs, en revanche les hivers sont frais et marqués par des gelées fréquentes. Le mistral souffle parfois bien que la commune soit abritée par la montagne de Lure. Elle peut être plus exposée au levant ou au sirocco, qui surviennent rarement.

La station météo la plus proche est située à Lardiers même : il s’agit d’une station manuelle. L’autre station la plus proche est celle de Forcalquier[6].

Relevé météorologique de Forcalquier
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0,5 3 5,4 8,9 12,8 15,4 15,2 12 8,2 3,8 1,1 7,2
Température moyenne (°C) 4,3 6,2 8,2 11,1 15,1 19,3 22,4 22 18 13,4 8,2 5,2 12,8
Température maximale moyenne (°C) 8,6 10,9 15,4 16,9 21,4 25,8 29,3 28,9 24 18,5 12,7 9,3 18,5
Précipitations (mm) 27 25 24 44 40 28 21 33 46 54 53 31 426
Source : Relevé météo de Forcalquier[7][réf. à confirmer]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
8,6
0
27
 
 
 
10,9
0,5
25
 
 
 
15,4
3
24
 
 
 
16,9
5,4
44
 
 
 
21,4
8,9
40
 
 
 
25,8
12,8
28
 
 
 
29,3
15,4
21
 
 
 
28,9
15,2
33
 
 
 
24
12
46
 
 
 
18,5
8,2
54
 
 
 
12,7
3,8
53
 
 
 
9,3
1,1
31
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 2 212 ha de bois et forêts, soit 58 % de sa superficie[1].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. L'ancien canton de Saint-Étienne-les-Orgues auquel appartient Lardiers est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[8], et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[9]. La commune de Lardiers est également exposée à trois autres risques naturels[9] :

  • feu de forêt ;
  • inondation ;
  • mouvement de terrain : quelques vallons de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[10].

La commune de Lardiers n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[11] ; aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[11] mais le Dicrim existe depuis 2010[12].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle, pour des inondations et des coulées de boue en 1994 et 2003[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité serait tiré de l’occitan lardier (Lardièrs en occitan provençal), le charcutier[13] (Larderium lors de sa première mention)[14]. Les Fénié évoquent eux, avec le verbe provençal ardre, une terre brûlée par le soleil, voire aride (aucun cours d’eau pérenne ne coule dans la commune)[15].

La combe Saint-Barthélemy tire son nom de l’église de la communauté de Malcor, qui n’a existé que durant une courte période du Moyen Âge, où le climat a été plus favorable, l’optimum médiéval, et qui a disparu ensuite[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le site archéologique gallo-romain du Chastelard, à 990 m d’altitude, est un site antique important du département, et un exemple unique de site de montagne de toute la province de Narbonnaise. C’est probablement un exemple de culte des sommets. Autour de ce centre religieux s’est greffé un lieu de rencontre, avec un marché. Il est occupé du Ve siècle av. J.-C. au IVe siècle ap. J.-C.

À l’époque de la Tène (du Ve siècle av. J.-C. au Ier siècle av. J.-C.), c’est un oppidum à double et triple enceinte par endroits ; certains blocs font plus de 2,5 m de long, pour une largeur de la muraille de 4 m[17].

Dans l’Antiquité, les Sogiontiques (Sogiontii) peuplent la montagne de Lure, en étant fédérés aux Voconces. Après la Conquête, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise[18]. Une fois l’habitat descendu dans la vallée, les constructions de l’oppidum sont détruites et remplacées par un complexe cultuel. Les murailles sont conservées et délimitent une enceinte sacrée ; une voie sacrée est aménagée. Un pèlerinage important se met en place, à partir des premières années de l’ère chrétienne. Les dons importants attestent de l’importance du complexe, qui connaît son apogée au IIe siècle : plus de 11 000 lampes entières ont été retrouvées dans des fosses (chiffre qui atteint peut-être 50 000 en comptant les lampes brisées), 10 000 anneaux de bronze, dont certains brisés, 5 000 plaques de bronze percées votives[19],[20]. Au IIe siècle, les Sogiontiques sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[18]. La fréquentation du complexe diminue au IIIe siècle, avant de s’éteindre à la fin du IVe[21].

Malgré son abandon, le Chastelard conserve, en tant qu'important repère visuel dans le paysage, un rôle important. La limite occidentale de la commune reste fixée sur le versant de la colline jusqu'à nos jours. La persistance d'une telle borne territoriale semble un processus courant[22].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. Le territoire de Lardiers dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[23].

Les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem créent le village au XIIIe siècle ; un château est construit au Malcor (1 330 m d’altitude)[24] et une deuxième communauté s’installe sous sa protection (Malcor, citée en 1274)[25]. La commanderie des Hospitaliers est construite à Lardiers[16]. La communauté de Lardiers relevait de la viguerie de Forcalquier[16]. Elle était placée sur deux chemins franchissant la montagne de Lure : l’un par L’Hospitalet et le col Saint-Vincent, l’autre par la baisse de Malcor[16]. En 1471, au dénombrement effectué à la sortie de la guerre de Cent Ans, Lardiers est abandonné et personne n’y habite[14].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[26] et absorbe la commune voisine de Malcol[27].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Les deux cultures symboliques des régions méditerranéennes ont été pratiquées à Lardiers. La vigne produisait un vin médiocre, destinée à l’autoconsommation. Sa culture a été abandonnée au XXe siècle[28]. De la même façon, l’olivier était cultivé sur de petites surfaces au XIXe siècle à sa limite altitudinale (il n’atteint qu’exceptionnellement les 700 mètres). La production était limitée et destinée à une consommation domestique. Il est aujourd’hui abandonné[29].

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 21 habitants de Lardiers sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie[30].

Comme de nombreuses communes du département, Lardiers se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[31]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[32], ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent Lardiers[33]. Ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles de Saint-Lions sont régulièrement scolarisées.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Mairie de Lardiers.

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 11 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[34]). Lors du scrutin de 2008, il n’y eut qu’un seul tour et Robert Usseglio a été élu conseiller municipal avec le huitième total de 83 voix, soit 72,81 % des suffrages exprimés. La participation a été de 83,82 %. Il a ensuite été nommé maire par le conseil municipal[35].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des maires de France.

L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour deux ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.

En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du 5 avril 1884 l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1945   Lucien Esmieu[36] Résistant Ancien Résistant, se présente sous cette étiquette.
         
1977 (?) réélu en 2008[37] M. Claude Esmieu[38],[39] PS  
2009 en cours
(au 21 octobre 2014)
Robert Usseglio[40],[41] DVD Artisan

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Lardiers fait partie de la communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure.

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Lardiers en 2014[42]
Taxe Part communale Part intercommunale
Taxe d'habitation 8,51 % 6,11 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties 22,07 % 18,96 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties 70,00 % 2,66 %
Taxe additionnelle au foncier non bâti 58,73 %
Cotisation foncière des entreprises 33,97 %

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le nom des habitants de la commune est Lardiérans[1],[43].

En 2014, Lardiers comptait 113 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2008, 2013, 2018, etc. pour Lardiers). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1471 1698 1765 1774 1793 1800 1806 1821 1831 1836
inhabité 83 feux[47] 321 68 feux[47] 353 267 322 346 393 364
1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
378 398 342 295 331 315 300 272 244 252
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
235 262 218 229 180 159 161 121 119 115
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2014 -
111 82 71 63 77 99 124 114 113 -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[14], EHESS[27], Insee à partir de 1968[44],[45],[46])

L’histoire démographique de Vergons, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure peu, de 1831 à 1846. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1911, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1846[48]. Le mouvement de baisse se poursuit jusqu’aux années 1970. Depuis, la croissance de la population a repris.

Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune ne possède ni école maternelle ni école primaire publique, les élèves sont scolarisés à Banon[49]. Ensuite, les élèves sont affectés au collège départemental à Banon[50]. Puis les élèves sont dirigés vers les lycées de Manosque[51], soit le lycée polyvalent Les Iscles[52], soit le lycée Félix-Esclangon[53].

Sports[modifier | modifier le code]

Le terrain de basket de Lardiers.

Les activités sportives se déroulent dans la cadre du Foyer Rural du village[54].

Santé[modifier | modifier le code]

La commune n'a pas de professionnels de santé. Les médecins les plus proches sont à Saint-Étienne-les-Orgues[55], les pharmacies à Banon et à Saint-Étienne-les-Orgues[56]. Lardiers dépend du Centre hospitalier de Manosque[57].

Cultes[modifier | modifier le code]

Église paroissiale.

La commune fait partie du secteur paroissial Montagne de Lure. Le culte est célébré alternativement dans chacune des églises du secteur[58].

Services communaux[modifier | modifier le code]

Lardiers dispose d'une bibliothèque, d'une salle des fêtes et d'un complexe sportif, comprenant notamment un terrain de basket-ball.

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 49 personnes, dont six chômeurs[59] (chiffre inchangé fin 2011[60]). Ces travailleurs sont majoritairement des indépendants (26 actifs sur 43)[61] et travaillent majoritairement dans la commune (26 actifs sur 43)[61].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait six établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et aucun emploi salarié[62].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de cinq en 2010. Il était de huit en 2000[63], chiffre invariant depuis 1988[64]. Actuellement, ces exploitants sont essentiellement tournés vers les grandes cultures[63]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) avait augmenté, de 186 à 276 ha[64]. La SAU a fortement diminué lors de la dernière décennie, à 95 ha[63].

Les agriculteurs de la commune de Lardiers peuvent revendiquer deux labels appellation d'origine contrôlée (AOC) (huile essentielle de lavande de Haute-Provence et banon) et neuf labels indication géographique protégée (IGP) (dont pommes des Alpes de Haute-Durance, miel de Provence, agneau de Sisteron)[65].

Parmi ces labels, les six IGP concernant le vin (alpes-de-haute-provence (IGP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé) ne sont pas utilisés, la vigne n’étant pas cultivée pour une production commerciale dans la commune[29].

Productions agricoles de Lardiers[réf. nécessaire].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait six établissements, n’employant aucun salarié[62].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Le dernier commerce du village.

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait sept établissements (avec trois emplois salariés), auxquels s’ajoutent les deux établissements du secteur administratif, salariant une personne[62].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est secondaire pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant[66], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[67]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

  • des meublés labellisés[68] ;
  • l’hébergement collectif est représenté par un gîte[69].

Les résidences secondaires apportent un complément appréciable à la capacité d’accueil[70] : au nombre de 58, elles représentent la moitié des logements[71],[72].

Le Café de la Lavande, qui porte le label Bistrot de pays[73], adhère a une charte qui a but de « contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village »[74].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Anne.

Art religieux[modifier | modifier le code]

L’église Sainte-Anne, dont le portail est classé monument historique[75], est construite dans le deuxième quart du XIIe siècle (selon Raymond Collier), au début du XIIIe siècle (selon la DRAC). Elle dépend alors des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Très rustique (le portail archaïsant en est un exemple), sa nef n’a qu’une seule travée, voûtée en plein cintre, et se termine par un chœur à chevet plat. Les chapelles ont été ajoutées au XVIIe siècle[76].

La chapelle du cimetière est construite dans le premier tiers du XIXe siècle, puis reconstruite à une date floue (entre 1858 et 1868). Fondée sous la titulature de Saint-Claude, elle passe ensuite sous celle de Notre-Dame-de-la-Salette[16].

Habitat traditionnel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Habitat traditionnel provençal.

Les différentes formes d’habitat traditionnel provençal sont représentées dans la commune : maisons en hauteur au village, où hommes et bêtes vivaient sous le même toit, mais aussi des maisons isolées dans les collines. Au XIXe siècle se sont ajoutées hors du village des maisons à terre. Toutes ces constructions sont pensées pour les besoins agricoles : terrasse pour sécher les fruits, grenier pour serrer le foin et le grain.

Les pigeonniers de particuliers sont souvent construits au XIXe siècle, et se signalent par des plaques vernissées en façade, protégeant les oiseaux des rongeurs. L'approvisionnement en eau des différentes constructions était très souvent complété par une citerne qui recueillait les eaux de pluie de la toiture. Aux granges de Vigneras, une ferme est dotée d’un pigeonnier en forme de tour carrée, engagé dans la masse de la ferme[77].

Les cabanons fournissent un habitat aménagé près de champs ou de vignes éloignées. Parfois, il s’agit de borie, cabanon de pierre sèche construit avec le produit de l’épierrage des champs.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Lardiers

Blasonnement :
« De sinople à un loup d’or, coupé d’argent à un chevron de sable »[78].

Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

  • Godefroy Wendelin, installé à Forcalquier de 1605 à 1612, réalisa des observations météorologiques et astronomiques à Malcor (hauteurs de Lardiers), fief du vice-sénéchal de Forcalquier André d’Arnaud[79][réf. à confirmer].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Roger Brunet, « Canton de Saint-Étienne-les-Orgues », Le Trésor des régions, consultée le 12 juin 2013.
  2. Carte de la communauté de communes sur le site du pays de Forcalquier-Montagne de Lure, consultée le 22 octobre 2008.
  3. Carte IGN série verte no 60.
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Largue (X15-0400) » (consulté le 9 mars 2011).
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - torrent le Jabron (X1100500) ».
  6. Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013.
  7. « Relevé météo de Forcalquier », MSN Météo.
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  9. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 27 juillet 2012.
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37.
  11. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 96.
  12. Dossier Dicrim, base Dicrim, consultée le 27 juillet 2011.
  13. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194), , 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne). § 25100, p. 1350.
  14. a, b et c Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 180.
  15. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 90.
  16. a, b, c, d et e Daniel Thiery, « Lardiers », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2010, mis à jour le 4 décembre 2011, consulté le 27 juillet 2012.
  17. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p. 242.
  18. a et b Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 18-19.
  19. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 29-31.
  20. Géraldine Bérard, Carte archéologique..., p. 246 et suivantes.
  21. Géraldine Bérard, Carte archéologique..., p. 251.
  22. Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 151.
  23. Audrey Becker-Piriou, « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano- barbare en Occident ? », Revue historique, 2008/3, n° 647, p. 531.
  24. Géraldine Bérard, Carte archéologique..., p. 238.
  25. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 181.
  26. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 296-298.
  27. a et b EHESS, notice communale de Lardiers sur la base de données Cassini, consultée le 26 juillet 2009.
  28. André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56.
  29. a et b Réparaz, op. cit., p. 58.
  30. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 69.
  31. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
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