Laborel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Laborel
Laborel
Église de Laborel.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes du Sisteronais-Buëch
Maire
Mandat
Renée Maoui
2020-2026
Code postal 26560
Code commune 26153
Démographie
Gentilé Laborelois, Laboreloises
Population
municipale
98 hab. (2019 en diminution de 10,91 % par rapport à 2013)
Densité 4,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 17′ 35″ nord, 5° 35′ 45″ est
Altitude Min. 742 m
Max. 1 520 m
Superficie 23,91 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Nyons et Baronnies
Législatives Troisième circonscription
Canton de Séderon (avant mars 2015)
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative de Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Laborel
Géolocalisation sur la carte : Drôme
Voir sur la carte topographique de la Drôme
City locator 14.svg
Laborel
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Laborel
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Laborel

Laborel est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont dénommés les Laborellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Localisation[modifier | modifier le code]

Laborel appartient à la Drôme provençale, qui regroupe le quart sud de la Drôme où l'influence provençale devient prédominante dans le paysage et la culture locale.
Le village est situé à 8 km d'Orpierre, 19 km de Séderon, 22 km de Laragne, 43 km de Buis-les-Baronnies et 60 km de Nyons.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La commune regroupe le fond de la vallée du Céans, et est fermée au sud, à l'ouest et au nord par des chaînes de montagnes culminant à Chamouse (1 532 m) entre lesquelles des cols permettent le passage vers les communes voisines[réf. nécessaire].

Sites particuliers[1] :

  • Col de la Berche (1206 m)
  • Col de l'Adrechon (937 m)
  • Col de Perty (1302 m)
  • le Bosquet (1066 m)
  • le Puy (1107 m)
  • Montagne de Chamouse
  • Montagne de l'Arsuc (1461 m)
  • Montagne d'Herc
  • Montagne de Tuen (1301 m)
  • Serre d'Embrun
  • Serre Maracousta

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par les cours d'eau suivants :

  • le Céans[1] : il coule vers l'est en direction du département des Hautes-Alpes avant de rejoindre le Buëch à Eyguians ;
  • Ravin de Chivau[1] ;
  • Ravin de Lescufier[1] ;
  • Ravin des Blaches[1] ;
  • Ravin du Grand Adret[1] ;
  • Ruisseau des Armoux[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La route des Princes d'Orange, d'Orange à Orpierre, traverse la commune de Laborel[réf. nécessaire].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Laborel est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (72 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (74,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (54 %), zones agricoles hétérogènes (26,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (16,5 %), cultures permanentes (1,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,5 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le village est situé dans un cirque[10], au confluent du Céans et de l'un de ses affluents, le ruisseau des Armoux[2].

L'habitat est semi-dispersé, avec un village d'environ 70 habitants et des regroupements de fermes dans les zones agricoles de la commune.

Quartiers, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Site Géoportail (carte IGN)[1] :

  • Allemand
  • Arnaud
  • Builande
  • Buisson
  • Chalet
  • Château Vieux
  • Chilane
  • Côte Charabre
  • Côte Rare
  • Coutton
  • Darboux
  • Déméans
  • Fontomée
  • Francou
  • Goutaillet
  • Grand Trou
  • Grange de Pellet
  • Jouve
  • la Boudousse
  • la Chainiée
  • la Falette
  • la Montagne
  • la Tuilière
  • la Tussie
  • le Moulin
  • le Plan
  • le Ruinas
  • les Armoux
  • les Combes (est)
  • les Combes (nord)
  • les Combes (sud)
  • les Espinets
  • les Eyssenières
  • le Vialard
  • Louriou
  • l'Ubac des Armoux
  • Privoux
  • Rouyens
  • Saint-Martin
  • Terre des Sagnes
  • Touisse
  • Trois Fontaines

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[11] :

  • 1291 : castrum de Leborello (inventaire des dauphins, 231).
  • 1317 : castrum de Laborello (Valbonnais, II, 165).
  • 1516 : mention de la paroisse : cura de Leborello (pouillé de Gap).
  • 1606 : mention de la paroisse : la cure de Labourel (rôle de décimes).
  • 1788 : La Bourel (alman. du Dauphiné).
  • 1891 : Laborel, commune du canton de Séderon.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Origine obscure : le toponyme est peut-être issu de Leporellus, un nom d'homme latin dérivé de lepor, lepus « lièvre »[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Site archéologique (premier niveau)[10].

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Site archéologique (deuxième niveau)[10].

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Site archéologique (troisième niveau)[10].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[11] :

  • Au point de vue féodal, Laborel était une terre des barons de Mévouillon.
  • 1256 : elle est hommagée aux comtes de Provence.
  • Dès 1270, une partie appartient aux dauphins.
  • 1288 (ou 1388) : les dauphins acquiert le reste.
  • 1289 (ou 1389) : le tout est cédé aux Bérenger-Sassenage en échange de la terre d'Izeron.
  • 1382 : la terre est vendue à Pierre Gillin.
  • Elle passe (par héritage) aux Bardonenche.
  • Vendue aux Pactis.
  • 1450 : vendue aux Cizerin.
  • 1484 : passe aux Gruel.
  • 1603 : vendue aux La Tour-Gouvernet.
  • Peu après : recouvrée par les Gruel.
  • Vers 1750 (ou 1699[réf. nécessaire]) : passe (par mariage) aux Achard-Ferrus de Sainte-Colombe, derniers seigneurs.

Dès 1658, une école est attestée dans le village[réf. nécessaire].

Sous l'Ancien Régime, la communauté gérait ses affaires de manière autonome, tous les habitants ayant part à l'assemblée du village qui était bien fréquentée[12].

Avant 1790, Laborel était une communauté de l'élection de Montélimar, de la subdélégation et du bailliage du Buis.
Elle formait une paroisse du diocèse de Gap. Avant le XVIIe siècle, le service paroissial se faisait dans l'église de Saint-Martin qui était celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Benoît, dépendant du prieuré de Lagrand (Hautes-Alpes). Cette église, ayant été ruinée, fut alors remplacée par une autre dédiée au saint Rosaire. Les dîmes de la paroisse appartenaient au prieur de Lagrand qui présentait à la cure[11].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune est comprise dans le canton de Montauban. La réorganisation de l'an VIII (1799-1800) la place dans le canton de Séderon[11].

Au XIXe siècle, Laborel est profondément touché par l'exode rural[réf. nécessaire].

1914-1918 : la commune manque d'être complètement vidée de ses habitants par la Première Guerre mondiale[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Laborel.

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter. : de la Révolution au Second Empire
1790 1871 ?    
Les données manquantes sont à compléter. : depuis la fin du Second Empire
1871 1874 ?    
1874 1878 ?    
1878 1884 ?    
1884 1888 ?    
1888 1892 ?    
1892 1896 ?    
1896 1900 ?    
1900 1904 ?    
1904 1908 Louis Maigre PRS conseiller d'arrondissement (Canton de Séderon)
puis conseiller général
1908 1911 Louis Maigre   maire sortant
décédé en cours de mandat
1911
(élection ?)
1919 ?    
1912 1919 ?    
1919 1925 ?    
1925 1929 ?    
1929 1935 ?    
1935 1945 ?    
1945 1947 ?    
1947 1953 ?    
1953 1959 ?    
1959 1965 ?    
1965 1971 ?    
1971 1977 ?    
1977 1983 ?    
1983 1989 ?    
1989 1995 ?    
1995 2001 Myriam Jouve   chef d'entreprise
2001 2008 Myriam Jouve   maire sortante
2008 2014 Myriam Jouve   maire sortante
2014 2020 Jean-Louis Pascal DVG retraité
2020 En cours
(au 19 avril 2021)
Renée Maoui[13][source insuffisante]    

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Laborel fait partie :

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2019 en diminution de 10,91 % par rapport à 2013, la commune de Laborel comptait 98 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres chiffres sont des estimations.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
640664616590630588594570592
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
527500462436459470454421385
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
368345297269273245210180161
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
13811094102123112102109104
2019 - - - - - - - -
98--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête : le deuxième dimanche d'octobre[10].
  • Une fête votive est organisée chaque été. La lavande y est à l'honneur[réf. nécessaire].
  • Tous les deux ans, Laborel organise une journée des métiers anciens où l'on peut voir quelles étaient les activités dans un petit village de Haute-Provence en 1900[réf. nécessaire].

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Pêche et chasse[10].
  • Randonnées : GR de Pays Tour des Baronnies Provençales[1].

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 1992 : champignons, lavande (distillerie), tilleul, ovins, apiculture (miel)[10].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église : chapelle du Rosaire (agrandie)[10].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du Parc naturel des Baronnies provençales créé en 2014.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Laborel possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.


Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h https://www.geoportail.gouv.fr/
  2. a et b https://www.openstreetmap.org/relation/72015#map=19/44.29226/5.59546
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. a b c d e f g h et i Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. Laborel.
  11. a b c et d J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 185 (Laborel).
  12. Roger Pierre, Libertés et contraintes des communautés villageoises dans les pays de la Drôme à la veille de la Révolution, Études drômoises, n° 64, mars 1985, p. 21.
  13. Association des maires de la Drôme, « Renouvellement électoral », sur mairesdeladrome.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.