Méolans-Revel

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Méolans-Revel
La tour de Méolans.
La tour de Méolans.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Barcelonnette
Canton Barcelonnette
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Ubaye Serre-Ponçon
Maire
Mandat
Daniel Million-Rousseau
2014-2020
Code postal 04340
Code commune 04161
Démographie
Population
municipale
336 hab. (2014)
Densité 2,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 24′ 08″ nord, 6° 30′ 44″ est
Altitude Min. 912 m
Max. 2 928 m
Superficie 127,74 km2
Localisation

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Méolans-Revel (Méoulans et Revel en valéian) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. La commune est quelquefois appelée Revel-Méolans.

Le nom de ses habitants est Méovellans[1], en valéian lous Méoulansencs et lous Revelencs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de Méolans-Revel

La commune est située dans la vallée de l'Ubaye à 10 kilomètres du Lauzet-Ubaye et 12 kilomètres de Barcelonnette. Le lac de Serre-Ponçon est distant d'une quinzaine de kilomètres.

Issue de la fusion des communes de Méolans et de Revel, la commune compte plusieurs hameaux :

  • l’Abbaye ou Laverq, au sud, accessible depuis Méolans par le GR 6-56,
  • Méolans, implanté sur la rive sud de l'Ubaye,
  • Revel,
  • Rioclar, au nord-est de Méolans,
  • le Martinet est le hameau à la confluence du Laverq et de l'Ubaye,
  • Saint-Barthélemy, au sud-ouest de Méolans, dans le vallon du Laverq.

Le village de Méolans est implanté à l’abri d’un verrou barrant la vallée de l’Ubaye, site abrité du vent[2].

Géologie[modifier | modifier le code]

Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, les vallées de la commune sont envahies par les glaciers de l’Ubaye et des glaciers des vallons affluents, comme le vallon du torrent de Rioclar, ou celui du vallon du Riou Bournin. Un glacier s’écoulait également dans la vallée du Lavercq. Les sommets des crêtes n’ont jamais été recouverts[3].

Relief[modifier | modifier le code]

La commune est surplombée par un massif assez remarquable de 2 408 mètres d'altitude, la « Tête de Louis XVI ». Vu à contre-jour, le sommet de la montagne ressemble au profil du roi Louis XVI.

Autres sommets :

Un oratoire se trouve au col de Famouras.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur les montagnes de Méolans-Revel.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Abéous à La Fresquière, proche du confluent avec l'Ubaye.

Le principal cours d'eau de la commune est l'Ubaye, qui reçoit deux affluents dans sa traversée de la commune :

  • l'Abéous en rive droite ;
  • la Blanche de Laverq en rive gauche.

Flore et faune[modifier | modifier le code]

Centaurée à un capitule (Centaurea uniflora), vivant à environ 2 000 m d'altitude.

La commune compte 8 000 ha de bois et forêts, soit 63 % de sa superficie[1].

Transports[modifier | modifier le code]

Pont de Baud, vallon de Laverq.

Une partie du réseau routier communal utilise des infrastructures rudimentaires.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Glissement de terrain dans le vallon du Laverq.

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. L'ancien canton du Lauzet-Ubaye auquel appartenait Méolans-Revel est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[4], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[5].risques naturels[5] :

  • feu de forêt,
  • inondation (dans les vallées du riou de la Blanche et de l’Ubaye),
  • mouvement de terrain.

La commune de de Méolans-Revel est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[6]. La départementale RD900 (ancienne route nationale 100) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[7]. Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[6] et le Dicrim n’existe pas non plus[8].

La commune a été l’objet de deux arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue en 1991 et 2009[5]. Dans la liste qui suit, figurent les tremblements de terre fortement ressentis dans la commune. Ils dépassent une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets). Les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre[9] :

  • le séisme du 19 mars 1935, d’une intensité ressentie à Méolans-Revel de V et dont l’épicentre était situé à Digne[10],
  • le séisme du 17 février 1949, avec une intensité ressentie de V et Barcelonnette pour épicentre[11],
  • le séisme du 22 mars 1949, avec une intensité ressentie de V et Le Lauzet-Ubaye pour épicentre[12],
  • le séisme du 7 août 1974, avec une intensité ressentie de V et Le Lauzet-Ubaye pour épicentre[13],
  • le séisme du 31 octobre 1997, d’une intensité ressentie à Méolans-Revel de V et dont l’épicentre était situé à Prads-Haute-Bléone[14].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village de Méolans, tel qu’il apparaît pour la première fois dans les textes en 1126 (territorium de Meolano), est interprété de différentes manières :

  • selon Charles Rostaing et les Fénié, il s’agit d’un des nombreux Mediolanum gaulois, une terre située au milieu[15],[16] ;
  • selon Ernest Nègre, l’origine est gauloise, mais le nom de Méolans signifie sanctuaire central[17].

Revel apparaît sous la forme Revelum au Moyen Âge[18].

Le Martinet à la confluence du Laverq et de l'Ubaye évoque certainement la présence d'une petite industrie ancienne, avec un martinet de forge hydraulique actionné par un moulin (il y en avait un déjà plus en amont de l'Ubaye en allant vers les Thuiles et sur cette rive gauche.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est occupé à l’époque gallo-romaine.

Au XIIe siècle, les moines de l’abbaye chalaisienne de Boscodon fondent une succursale dans le vallon du Laverq.

Les deux communautés dépendent des comtes de Provence jusqu’en 1388, puis passent aux comtes de Savoie jusqu’au traité d'Utrecht (1713), et enfin au roi de France[19],[18].

Le village de Méolans est incendié en 1628, 1690 (guerres), 1780 et 1854. Revel compte 147 feux au dénombrement de 1315, et 911 habitants en 1765[18].

XVIIIe et XIXe siècles[modifier | modifier le code]

Les deux communautés étaient très peuplées (total de 2025 habitants en 1765). Elle comptait cinq paroisses et dix-sept chapelles desservies par des prêtres[20].

Durant la Révolution, la commune de Méolans compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[21].

Ancienne école de Rioclar.

Comme de nombreuses communes du département, Méolans et Revel se dotent d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elles comptent ensemble six écoles dispensant une instruction primaire aux garçons. Celles de Revel se trouvent à Saint-Jacques et au Rioclar. Méolans en compte quatre[22], plus une école de filles (la loi Falloux (1851) imposant l’ouverture de cette école dans les communes de plus de 800 habitants)[23]. En 1908, la municipalité envisage de construire une école neuve à Saint-Barthélemy, mais, dans un premier temps, le projet est rejeté par l’Inspection d'Académie car la nouvelle école serait à moins de cent mètres du cimetière. Il est ensuite accepté devant l’impossibilité de construire l’école ailleurs[24].

XXe et XXIe siècles[modifier | modifier le code]

Monument aux morts du hameau de Rioclar.

La commune de Revel est durement touchée par la Première Guerre mondiale, qui accélère encore le déclin démographique : outre les morts tués par les Allemands, un jeune homme de Revel est fusillé pour l'exemple ; son nom figure cependant sur le monument aux morts de Barcelonnette[25]. La commune de Revel est la première de la vallée de l'Ubaye à élever son monument aux morts, le 23 juin 1919. Une souscription publique permet son financement. Une autre souscription, de fin 1919 à 1921, a lieu dans toute l'Ubaye et permet de financer un monument aux 509 morts de la vallée, érigé à Barcelonnette par Paul Landowski[26].

Dans les années 1930, la commune de Méolans seule comptait sept scieries[27]. Et jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Revel, pour l’autoconsommation, jusqu’au hameau de Champcontier (1 050 m)[28].

La commune actuelle est issue de la fusion-association, le , de l'ancienne commune de Méolans (code Insee 04119) rattachée à la commune de Revel (code Insee 04161), sous le nom de Méolans-Revel (qui reprend le code Insee de la seconde)[29]. Cette fusion-association a été transformée, le , en fusion simple, sans qu'il y ait de changement de dénomination.

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 182 personnes, dont 9 chômeurs[30] (16 fin 2011[31]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (71 %)[32] et travaillent majoritairement dans la commune (72 %)[32]. Le secteur tertiaire est le principal employeur de la commune.

Le potentiel forestier de la commune est exploité, entre autres, par une scierie mobile[33].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Sylvo-pastoralisme bovin dans le vallon du Laverq.

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 34 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et aucun emploi salarié[34].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 16 en 2010. Il était de 19 en 2000[35], de 32 en 1988[36]. Actuellement, ces exploitants sont essentiellement des éleveurs ovins (10 exploitants). Quatre exploitations sont spécialisées dans les grandes cultures[35]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a chuté de près de 40 %, de 2 424 à 1 580 ha[36]. La SAU a continué de diminuer fortement lors de la dernière décennie, à 1 017 ha[35].

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait neuf établissements, employant huit salariés[34]Une carrière exploitée par Alpes du Sud matériaux transforme le calcaire en ranulats[37].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 22 établissements (avec 55 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les dix établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant douze personnes[34].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est très importante pour la commune, avec plus de cinq touristes accueillis par habitant[38], le secteur marchand étant majoritaire dans la capacité d'hébergement[39]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

Les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil[47] : au nombre de 276, elles représentent 60 % des logements. Parmi les résidences secondaires, 47 possèdent plus d’un logement[42],[48].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Méolans-Revel, au hameau de La Fresquière.

Municipalité[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Méolans, puis de Méolans-Revel
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Rémi Allemand[49]    
         
1977 2014 Émile Tron[50],[51],[52]    
avril 2014 en cours
(au 21 octobre 2014)
Daniel Million-Rousseau[53] DVG Artisan
Les données manquantes sont à compléter.

Émile Tron, avant d'être maire de Méolans-Revel, a été maire de Méolans de 1965 à 1977[54].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Méolans-Revel fait partie:

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d’une école primaire[55].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, Méolans-Revel comptait 336 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2005, 2010, 2015, etc. pour Méolans-Revel). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique de Revel
1315 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
147 feux 911 1 039 906 897 896 973 926 933 918 855
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
833 771 831 752 740 701 710 644 272 255 512
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 - -
237 204 202 402 366 298 238 205 173 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1968
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[18], EHESS[29].)

L’histoire démographique de Revel, après la saignée des XIVe et XVe siècle et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1806 à 1851. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. Dès 1896, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1841[56].

En 1968, avant la fusion des deux communes, Méolans comptait 126 habitants[57]. L’habitat a toujours été dispersé : en 1872, le village de Méolans comptait 172 habitants sur les 888 de la commune. Le village de Revel n’a jamais été qu’un hameau, avec seulement une dizaine d’habitants en 1886 (sur 710 habitants)[58].

Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique de Méolans jusqu’en 1968
1315 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
175 feux 1 114 1 093 1 118 1 196 1 321 1 364 1 165 1 143 1 140 1 155
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 085 980 950 888 841 788 756 742 583 552 665
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 - -
538 454 424 400 306 240 218 153 126 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1968
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[59],Insee, EHESS[57].)

Comme Revel, Méolans connaît une saignée aux XIVe et XVe siècle et un long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une longue période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé, qui dure jusqu’en 1866. Si l’exode rural commence plus tard qu’à Revel, le mouvement de recul démographique est de plus grande ampleur et plus rapide à Méolans. Dès 1896, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1831[60]. Le mouvement de baisse continue jusque dans les années 1960 où intervient la fusion avec Revel.

Évolution démographique de Méolans-Revel depuis la fusion.
1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 - -
230 224 227 284 318 336 336 - -
Population sans doubles comptes de 1975 à 1999 ; population municipale depuis 2005
(Sources : Insee à partir de 1968[61],[62],[63],[64])

La baisse de population des deux communes s’interrompt après la fusion, dans les années 1980, puis la commune connaît une croissance démographique depuis.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La maison Chauvet porte un cadran solaire daté de 1773 et qui porte la légende « Donnez moi les soleil, je vous donnerai l’heure » (sic)[65] ; il a pour point commun avec un autre cadran, situé à Rioclar et datant de 1854, restauré en 1995, d’avoir la couronne qui contient les chiffres s’évaser en un entonnoir sous le chiffre douze, ce qui peut symboliser l’écoulement du temps (comme un sablier)[66].

Tours à Rioclar, un cadran de 1846 est en très mauvais état, et le cadran de Gavoty a une légende en slavon : « Que l’heure vous soit favorable, que dieu vous bénisse »[67].

Statuette de l'église Saint-Jacques-le-Majeur.

L’église paroissiale Saint-Jacques-le-Majeur à Revel est ornée sur sa façade d’une petite statue de saint Jacques, de style gothique et datant de la fin du XVe siècle, qui tombe en morceaux[68]. Elle possède encore des éléments de son architecture en style gothique. La chapelle nord est voûtée d’ogives. Elle date du tournant des XVIe et XVIIe siècles[69].

Le clocher du XVIe siècle est isolé sur un rocher dominant le village de Méolans. Il est construit avec l’église Saint-Julien, disparue depuis. Visible de loin et célèbre dans toute la région, c’est un site classé depuis 1944[70].

La chapelle Notre-Dame de la Salette, située dans le hameau de Chaudon, date du XVIIIe siècle. Sa nef à deux travées est voûtée d’arêtes. La porte ouvre au sud, avec deux les deux fenêtres éclairant la nef. Le clocher est un mur percé au-dessus de la façade occidentale[71].

Clocher de l'église Saint-Antoine à Lavercq.
Chapelle Saint-Julien de Méolans.

L’église Saint-Antoine à Lavercq faisait partie d'un ancien prieuré dépendant de Volonne fondé en 1135. Un fragment de mur date de la première construction ; l’église a été reconstruite au XVIIe siècle[72], la voûte est refaite et d’autres éléments ont été rénovés au XIXe siècle. Les deux travées de sa nef sont en berceau aplati. Une coupole surmonte le chœur. Le clocher est une tour construite sur le côté de la façade occidentale. Les quatre faces de la flèche de pierre sont percées de baies[73]. Il devint ensuite un prieuré de l’abbaye de Chalais, puis de celle de Boscodon[74].

L’église Notre-Dame-de-la-Visitation ou Notre-Dame-de-Lumières, à Rioclar, est une ancienne paroisse indépendante située sur la commune de Revel, et date de 1763. Sa nef composée de deux travées, le clocher est une tour[75] comme Saint-Julien de Méolans, qui possède une statue du Christ en bois et qui date du XVIe siècle[76].

Les paroisses avaient de nombreuses succursales, qui donnent de nombreuses chapelles : à La Romeyère, aux Trons, à Girardeisse, Saint-Pierre-Martyr à la Chanenche-Haute, à Méolans, à Saint-Jacques (hameau où se trouve la mairie), aux Fustiers, la chapelle de la Visitation à Gaudeissart, la chapelle Saint-Pancrace à Gouitroux, l’ancienne église paroissiale de Saint-Barthélemy, Saint-Jean à Peynier, Saint-Joseph aux Clarionds, Sainte-Apollonie aux Taroux, Sainte-Marie-Madeleine à la Blache[20]. La chapelle Saint-Jacques, éponyme du hameau Saint-Jacques, date du XIIe siècle. elle possède plusieurs tableaux anciens mais est en très mauvais état[77]. Le pélerinage à Sainte-Appollonie était réputé guérir un grand nombre de maladies[78].

Le vallon du Laverq est un site inscrit, ainsi que les abords du Rocher de Méolans.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur chapelles de Méolans-Revel..

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton du Lauzet-Ubaye », Le Trésor des régions, consultée le 10 juin 2013.
  2. Élie Reynier, « Un canton qui décline : Le Lauzet (Basses-Alpes) », Revue de géographie alpine, 1937, Tome 25 no 1. p. 226.
  3. Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3). p. 33.
  4. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  5. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 3 août 2012.
  6. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 96.
  7. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80.
  8. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 3 août 2011.
  9. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Méolans-Revel », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 3 août 2012.
  10. BRGM, « fiche 40210 », Sisfrance, consultée le 3 août 2012.
  11. BRGM, « fiche 40091 », Sisfrance, consultée le 3 août 2012.
  12. BRGM, « fiche 40092 », Sisfrance, consultée le 3 août 2012.
  13. BRGM, « fiche 40138 », Sisfrance, consultée le 3 août 2012.
  14. BRGM, « fiche 40203 », Sisfrance, consultée le 3 août 2012.
  15. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares), Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p. 327.
  16. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 41.
  17. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne). § 2976, p. 189.
  18. a, b, c et d Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 191.
  19. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 183.
  20. a et b Daniel Thiery, « Méolans-Revel », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2010, mis à jour le 5 décembre 2011, consulté le 2 août 2012.
  21. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires », La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 296-298.
  22. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  23. Labadie, op. cit., p. 16.
  24. Labadie, op. cit., p. 28.
  25. Les fusillés pour l’exemple des Basses-Alpes, Fédération départementale des groupes de Libre Penseurs des Alpes-de-Haute-Provence, collection « Les cahiers de la Libre Pensée bas-alpine », no 2, p. 7-9.
  26. Sylvie Arnaud, « Dix-neuf monuments aux morts pour les Poilus Ubayens », La Provence, 11 novembre 2013, p. 11.
  27. Reynier, op. cit., p. 229.
  28. André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59.
  29. a et b EHESS, notice communale de Méolans-Revel de la base de données Cassini, consultée le 27 juillet 2009.
  30. Insee, Dossier local - Commune : Méolans-Revel, p. 5 (mis à jour le 28 juin 2012).
  31. Insee, Dossier local, p. 8.
  32. a et b Insee, Dossier local, p. 7.
  33. Scieries de Paca, Scieries mobiles et artisanales de France, consulté le 8 août 2012.
  34. a, b et c Insee, Dossier local, p. 16.
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  50. Émile Tron est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Brice Lalonde (Mouvement d'écologie politique) à l’élection présidentielle de 1981, cf Conseil constitutionnel, liste des élus ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 15 avril 1981, page 1055, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010.
  51. Émile Tron est l’un des 500 élus qui ont parrainé Jacques Cheminade à l’élection présidentielle de 2012, Conseil constitutionnel, « Listes des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République », Journal officiel, 31 mars 2012.
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