Gigors

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gigors-et-Lozeron, dans la Drôme.
Gigors
Montsérieux.
Montsérieux.
Blason de Gigors
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Seyne
Intercommunalité Communauté de communes Sisteronais-Buëch
Maire
Mandat
Gérard Magaud
2014-2020
Code postal 04250
Code commune 04093
Démographie
Gentilé Gigordons
Population
municipale
59 hab. (2014)
Densité 4,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 25′ 12″ nord, 6° 09′ 37″ est
Altitude Min. 806 m – Max. 1 586 m
Superficie 13,69 km2
Localisation

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Gigors est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom des habitants de Gigors est Gigordons[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé à environ 875 m d’altitude[1],[2],[3], sur la pente d’une montagne[3]. Le hameau du Forest, à environ 1 000 m d’altitude, est surnommé le « Petit Nice », probablement en raison de son exposition favorable[4].

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes sont Rochebrune (Hautes-Alpes), Bellaffaire, Turriers, Faucon-du-Caire, Venterol et Piégut[2].

Géologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Alpes.
Massif des Alpes et localisation des Préalpes de Digne

Le territoire se situe en limite nord des Préalpes de Digne et de la nappe de Digne[5], au niveau du lobe nord-ouest[6] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écaille) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe.

Lors de la glaciation de Riss, la vallée est entièrement recouverte par une diffluence du glacier de la Durance, qui franchit le col de Sarraut, les flancs sud de Montsérieux restant libres de glace. Lors de la glaciation de Würm, le glacier s’avance moins loin[7].

Relief[modifier | modifier le code]

La commune de Gigors occupe une vallée d’altitude en moyenne montagne, à cheval sur le col de Sarraut, la majeure partie de la commune se trouvant à l’est de ce col. Cette vallée, orientée est-ouest, est limitée au nord et au sud par deux lignes de montagnes dépassant les 1 400 m (1 590 m au sommet de Montsérieux sur la ligne de sommets au nord, 1 541 m à la Tête de Louberie sur la ligne de sommets au sud)[2].

Le fond de vallée a des altitudes inférieurs à 1 000 m : le col de Sarraut est à 980 m, le village à environ 870 m, le hameau du Moulin à un des points les plus bas de la commune, à 823 m[2].

Outre le sommet de Montsérieux, qui est entièrement situé dans la commune, légèrement détaché de la ligne de crête à laquelle il appartient, les autres reliefs notables de la commune sont[2] :

  • la crête de la Colle, à laquelle appartient le sommet de Montsérieux. Orientée ouest-est, elle est limitrophe avec Venterol et Piégut, et évolue à des altitudes comprises entre 1 570 m à l’ouest et 1 440 m ;
  • la crête de Maladrech, qui la prolonge vers l’est, décroît progressivement jusqu’à 1 339 m ;
  • au sud, limitrophe de Turriers, une montagne dont se détachent le sommet des Plauts (1 552 m), la Tête de Louberie (541 m) et la Tête de la Plane (1 446 m) ;
  • entre la crête de Maladrech et la vallée, la Tête du Pape est une montagne isolée à 1 251 m.

Si le relief principal de Gigors est simple (une vallée orientée est-ouest, de moyenne altitude, entre deux lignes de crêtes), elle se prolonge vers une autre vallée à l'ouest, une fois passé le col de Sarraut. Au nord-est, la commune s'étend sur le haut du vallon des Donnes de Clément[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Les stations météos les plus proches de Gigors sont situées à Turriers (station manuelle) et à La Motte-du-Caire[8].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La vallée de Gigors est parcourue par le Riou Clair, qui reçoit rive gauche le Ravin de Montsérieux et le Ravin de l’Eau Gelée, et rive droite le torrent de Boulon. Outre ce système principal qui draine la majeure partie de la commune, à l’ouest du col de Sarraut les eaux s’écoulent vers le Grand Vallon, et au nord-ouest vers le torrent de Clapouse[2].

Végétation[modifier | modifier le code]

La commune compte 1 030 ha de bois et forêts, soit 75 % de sa superficie[1].

Transports[modifier | modifier le code]

La commune de Gigors est desservie par la route départementale RD 951, ancienne route nationale 551 (de Sisteron à la route nationale 100b). Près de la limite communale, la départementale RD 951a (ancienne route nationale 551a) s’en détache en direction de Turriers via Bellaffaire[2].

L’ancien chemin muletier vers Piégut est actuellement emprunté par un sentier de petite randonnée, le Tour des Hautes-Terres[2],[3].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Turriers auquel appartient Gigors est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[9], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[10]. La commune de Gigors est également exposée à deux autres risques naturels[10] :

  • feu de forêt ;
  • mouvement de terrain.

La commune de Gigors n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[11]. Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[11] et le Dicrim n’existe pas non plus[12].

La commune n’a été l’objet d’aucun arrêté de catastrophe naturelle[10]. Le tremblement de terre du 19 mai 1866 (épicentre à La Motte-du-Caire) a été ressenti très fortement à Gigors, avec une intensité macro-sismique ressentie de VI et demi sur l’échelle MSK (intensité provoquant des fissures dans les murs). D’autre séismes sont ressentis régulièrement, mais plus faiblement[13],[14].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité tel qu’il apparaît pour la première fois en 1045 (in villa Jugurnis), désignant un village à flanc de colline, se rapproche du Gigors de la Drôme, selon Charles Rostaing, et serait construit sur la racine oronymique (désignant une montagne) *GuG-, explication reprise par le couple Fénié[15],[16]. Selon Ernest Nègre, il s’agit au contraire d’un nom dérivé d’un nom de personne, Gigord, terme occitan traduisant l’oïl gigorne, et signifiant personne maladroite[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1045 (Jugurnis), qui devient Gigornis en 1079[18]. Un prieuré avait été fondé, dépendant de l’abbaye Saint-Victor de Marseille. Les moines sont chassés par les Sarrasins, et ce sont ceux de l’abbaye Saint-Pierre de Novalaise qui restaurent le lieu pour l'occuper[19]. Mais comme, formellement, Saint-Victor de Marseille avait conservé les droits sur le prieuré, ils en font réclamation. L’abbaye de Novalaise refuse de céder le bien auquel elle a consacré tant d’efforts. Pour trancher la contestation, un Jugement de Dieu par le feu est organisé, et donne raison aux victorins. S’estimant encore lésés, les moines savoyards demandent une deuxième épreuve par l’eau. Les deux épreuves attirent une grande affluence, et le victorin défait les nœuds qui le retiennent pour éviter la noyade, sous les moqueries du public[20]. Néanmoins, le prieuré et son domaine sont restitués à Saint-Victor en 1045[19]. L’église paroissiale relevait également de Saint-Victor, qui en percevait donc les revenus[19]. Un prieur, dépendant de l’abbaye Saint-Victor de Marseille[18], est établi depuis un certain temps en 1084[19]. Les moines victorins utilisaient leurs domaines des Monges pour l’estivage de leurs moutons[21] mais l’abbaye possédait en outre plusieurs églises, terres, vignes, bois, jardins, moulins, et probablement toute la commune actuelle. Le prieur administrait un domaine qui s’étendait aussi sur les communes de Turriers, Bellaffaire et Faucon[3]. Le prieur était curé primitif pour ces trois communautés, et y nommait curé et vicaires. Il était aussi décimateur et y prélevait la dîme sur les biens appartenant à ces églises, se contentant de reverser la portion congrue aux prêtres de ces paroisses[22]. Le prieuré resta en possession de Saint-Victor jusqu’au XVIIIe siècle[23]. Le fief de Gigors était partagé entre le prieur et les seigneurs de Turriers[4]. Administrativement, la communauté relevait de la baillie de Sisteron[19].

Au XIIIe siècle, le seigneur Guillaume de Turriers renonce à lever les impôts de cavalcade et de queste (taille), sur les hommes appartenant au prieuré, à condition qu’ils défendent leur village. Il renonce également à son droit de rendre la justice, sauf cas d’homicide, duel et adultère[4]. Les cavalcades dues au comte de Provence restent prélevées[24].

En 1348, la reine Jeanne, chassée de son royaume de Naples, dut se réfugier en Provence. Pour reconquérir ses États napolitains, elle vendit Avignon au pape pour 80 000 florins, et obtint au passage l'absolution pontificale qui la lavait de tout soupçon dans le meurtre de son premier époux André de Hongrie. Reconnaissante, elle offrit à Guillaume II Roger, frère du pape, le fief de Valernes, qui fut érigé en vicomté par lettres patentes en 1350[25]. La nouvelle vicomté comprenait les communautés de Bayons, Vaumeilh, la Motte, Bellaffaire, Gigors, Lauzet, les Mées, Mézel, Entrevennes et le Castellet, avec leurs juridictions et dépendances[26].

En 1602, le prieur de Gigors est condamné par une sentence de l’archevêque d'Embrun à restaurer les cures et les églises de Turriers, Bellaffaire et Faucon, qu’il avait délaissé[4].

Peu avant la Révolution, le traitement des curés augmente (passant de 500 à 700 £), ainsi que celui des vicaires (de 250 à 350 £). Estimant que les charges dépassaient les capacités du domaine, l’abbaye Saint-Victor de Marseille préfère résigner ses droits et possessions[4].

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression s’abat sur ceux qui se sont levés pour défendre la République, dont un habitant de Gigors[27].

Comme de nombreuses communes du département, Gigors se dote d’écoles bien avant les lois Ferry : en 1863, elle compte déjà une école dispensant une instruction primaire aux garçons[28]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : la loi Falloux (1851) n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants ; ce seuil est abaissé à 500 habitants par la première loi Duruy (1867), mais Gigors n'est toujours pas concerné[29]. Aucune école n’est ouverte aux filles avant les lois Ferry[30].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée dans la commune, uniquement pour l’autoconsommation. Cette culture a depuis été abandonnée[31], probablement en raison de la très mauvaise qualité du vin obtenu[32].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de neuf membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[33]). Lors du scrutin de 2008, il n’y eut qu’un seul tour et Gérard Magaud a été réélu conseiller municipal avec le meilleur total de 44 voix, soit 95,65 % des suffrages exprimés. La participation a été de 95,63 %. Il a ensuite été nommé maire par le conseil municipal.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des maires de France.

L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour 2 ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.

En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du 5 avril 1884 l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Achille Faudon[34]    
         
1977(?) en cours
(au 21 octobre 2014)
Gérard Magaud[35],[36],[37],[38] DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Gigors fait partie :

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

Gigors est une des sept communes de l'ancien canton de Turriers qui totalise 1 229 habitants en 2006. Le canton a fait partie de l’arrondissement de Sisteron du au , date de son rattachement à l'arrondissement de Forcalquier, et de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Gigors fait partie du canton de Turriers de 1793[39] à mars 2015 ; à la suite du redécoupage des cantons du département, la commune est rattachée au canton de Seyne[40].

La commune fait partie de la juridiction prud'homale de Manosque, d’instance et de grande instance de Digne-les-Bains[41].

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Gigors en 2009[42]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 7,00 % 0,64 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 14,00 % 2,25 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 50,00 % 6,44 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 18,00 % 1,28 % 10,80 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[43]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, Gigors comptait 59 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Gigors). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
40 feux 19 feux 192 132 140 224 143 209 209 225
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
236 230 208 207 212 188 192 175 163 147
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
138 143 137 122 108 81 70 60 62 49
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
38 29 34 37 39 41 52 59 59 -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[18], EHESS[39], Insee à partir de 1968[44],[45],[46],[47])

L’histoire démographique de Gigors, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure particulièrement longtemps à Gigors, occupant les deux premiers tiers du siècle. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1921, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1846[48]. Le mouvement de baisse se poursuit jusqu’aux années 1960. Le mouvement s'est ensuite inversé, avec un doublement de la population en quarante ans.

Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune ne dispose pas d'école primaire publique[49]. Au niveau secondaire, les élèves sont affectés au collège Marcel-Massot[50]. Puis ils poursuivent au lycée de la cité scolaire Paul-Arène à Sisteron[51],[52].

Santé[modifier | modifier le code]

Ce petit village ne possède aucun professionnel de santé. Les médecins les plus proches se trouvent dans les Hautes-Alpes à Rousset à 7 kmet le cabinet médical de Tallard à 9 km [53]. La pharmacie du secteur se situe à Espinasses à 7 km[54]. L'hôpital le plus proche est l'hôpital local Saint-Jacques de Seyne-les-Alpes éloigné de 17 km[55].

Cultes[modifier | modifier le code]

Le culte catholique se pratique à l'église Notre-Dame de Clamensane, où la messe dominicale est célébrée le 4e dimanche du mois[56] ou au prieuré Sainte-Marie à La Motte-du-Caire[57] .

Les musulmans doivent se rendre soit à la mosquée En-Nasr de Manosque, soit à la mosquée Younés à Digne-les-Bains[58].

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 23 personnes, dont deux chômeurs[59]. Ces travailleurs sont majoritairement salariés (18 sur 21)[60] et travaillent majoritairement hors de la commune (18 actifs sur 21)[60].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait deux établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et aucun emploi salarié[61].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, était de trois en 2000. Actuellement, il est couvert par le secret statistique[62]. En 2000, la surface agricole utile (SAU) de la commune était de 45 ha[62].

Les agriculteurs de la commune de Gigors peuvent prétendre à un label appellation d'origine contrôlée (AOC) (huile essentielle de lavande de Haute-Provence) et à neuf labels indication géographique protégée (IGP) (dont pommes des Alpes de Haute-Durance, miel de Provence, agneau de Sisteron)[63].

Parmi ces labels, les six IGP concernant le vin (alpes-de-haute-provence (IGP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé) ne sont pas utilisés, la vigne n’étant pas cultivée pour une production commerciale dans la commune[31].

Productions agricoles de Gigors[réf. nécessaire].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait un établissement, n’employant aucun salarié[61].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait quatre établissements, auxquels s’ajoutent les deux établissements du secteur administratif, ne salariant personne[61].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est très importante pour la commune, avec plus de cinq touristes accueillis par habitant[64]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

Les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil[68] : au nombre de 34, elles représentent près de 60 % des logements[66],[69].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église paroissiale Saint-Laurent[18] est fondée à l’époque carolingienne. Détruite par les Sarrasins, elle est plusieurs fois reconstruite, sous le vocable de Saint-Pierre ou de Saint-Jean[19]. Au XVIe siècle ou au XVIIe siècle, le titulaire de l’église change pour l’actuel, protecteur de la peste[19].

Les bâtiments du prieuré ont probablement été intégrés au village : trois portails bordant la route Sisteron-Seyne pourraient appartenir à cet ancien couvent[4].

La meule à plâtre exposée devant le moulin semble dater des XVIIIe – XIXe siècles, mais est taillée selon les méthodes gallo-romaines, et serait l’exemple le plus tardif de conservation de ces méthodes[70].

La mairie occupe l’ancienne cure. L’ancien four communal s’y trouve aussi[4].

Le pont de la Bernarde, qui était emprunté par l’ancien chemin de Sisteron à Turriers, comporte des parties antérieures au XVIIe siècle[23].

  • 2 fontaines, dont une en cinq pièces[71], construite en 1829 et payée, selon la tradition, « avec son poids en blé »[23].

Gigors dans les arts[modifier | modifier le code]

Gigors est citée dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[72].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gigors

Blasonnement :
« Coupé, au 1er d'azur à deux chevrons d'or, accompagnés de trois besants d'argent, deux en chef et un en pointe ; et au 2ème d'or à un arbre arraché de sinople, fûté au naturel. »[73].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Guy Barruol, Nerte Dautier, Bernard Mondon (coord.), Le mont Ventoux. Encyclopédie d'une montagne provençale

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Roger Brunet, « Canton de Bayons », Le Trésor des régions, consultée le 11 juin 2013.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i IGN, Carte topographique de Gigors sur Géoportail (consulté le 12 octobre 2013)..
  3. a, b, c et d Marc de Leeuw, « Gigors », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3). p. 152.
  4. a, b, c, d, e, f et g De Leeuw, « Gigors », op. cit., p. 156.
  5. Carte géologique de la France au 1/1 000 000
  6. Maurice Gidon, La Nappe de Digne et les structures connexes.
  7. Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Michel d’Annoville, de Leeuw, op. cit., p. 33.
  8. Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013
  9. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  10. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 24 juillet 2012.
  11. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 96.
  12. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 24 juillet 2011.
  13. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Gigors », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 24 juillet 2012.
  14. BRGM, « fiche 40045 », Sisfrance, consulté le 24 juillet 2012.
  15. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares), Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p. 171.
  16. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 22.
  17. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne). § 29992, p. 1704-1705.
  18. a, b, c et d Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 177.
  19. a, b, c, d, e, f et g Daniel Thiery, « Gigors », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 19 décembre 2010, mis à jour le 21 décembre 2010, consulté le 24 juillet 2012.
  20. Paul Amargier, « Aperçus sur la mentalité monastique en Provence au XIe siècle », Annales. Économies, Sociétés, Civilisations, 27e année, no 2, 1972. p. 421-422.
  21. De Leeuw, « Les voies de communication », in Michel d’Annoville, de Leeuw, op. cit., p. 54.
  22. De Leeuw, « Gigors », op. cit., p. 155-156.
  23. a, b et c De Leeuw, « Gigors », op. cit., p. 155.
  24. De Leeuw, « Gigors », op. cit., p. 157.
  25. Jean-Marie Schio, Guillaume II Roger de Beaufort.
  26. Édouard de Laplane, Histoire de Sisteron, tirée de ses archives, Digne, 1845, T. I, p. 126.
  27. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 72.
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