Les Thuiles

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Les Thuiles
Clocher aux Thuiles.
Clocher aux Thuiles.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Barcelonnette
Canton Barcelonnette
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Ubaye Serre-Ponçon
Maire
Mandat
Jean-Pierre Bultel
2014-2020
Code postal 04400
Code commune 04220
Démographie
Gentilé Thuilois
Population
municipale
389 hab. (2014)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 23′ 38″ nord, 6° 34′ 19″ est
Altitude Min. 1 053 m
Max. 2 898 m
Superficie 32,8 km2
Localisation

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Les Thuiles (en valéian : Las Téoulas[1][réf. incomplète][2], ) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Thuilois[3], en valéian : Lous Téoulencs[1][réf. incomplète][2].

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Les Thuiles et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Situé à 1 111 m d’altitude[4], le village fait partie de la basse vallée de l'Ubaye. Il est proche de l'Ubaye, et du riou Bourdoux, un torrent de montagne. Le nom du village provient du fait qu'il y avait avant des fabriques de poteries.

Le village se situe entre Méolans-Revel et Barcelonnette.

Géologie[modifier | modifier le code]

Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, le glacier de l’Ubaye envahit la vallée ; le vallon du torrent de la Cimette était lui aussi occupé par un glacier. Les sommets des crêtes n’ont jamais été recouverts[5].

Relief[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 969 ha de bois et forêts, soit 30 % de sa superficie[3].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Barcelonnette auquel appartiennent Les Thuiles est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[6], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[7]. La commune des Thuiles est également exposée à quatre autres risques naturels[7] :

  • avalanche ;
  • feu de forêt ;
  • inondation (dans la vallée de l’Ubaye) ;
  • mouvement de terrain.

La commune des Thuiles est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[8]. La départementale RD 900 (ancienne route nationale 100) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[9].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été prescrit en 2008 pour les risques d’avalanche, d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme[8] ; le Dicrim n’existe pas[10].

Dans la liste qui suit, figurent les tremblements de terre fortement ressentis dans la commune. Ils atteignent tous une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets). Les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre[11] :

  • le séisme du 19 mars 1935, d’une intensité ressentie à de V et demi et dont l’épicentre était situé à Saint-Clément-sur-Durance[12] ;
  • le séisme du 22 mars 1949, avec une intensité ressentie de V et dont l’épicentre était situé au Lauzet[13] ;
  • le séisme du 5 avril 1959, avec une intensité ressentie de V et dont l’épicentre était situé à Saint-Paul-sur-Ubaye[14] ;
  • le séisme du 31 octobre 1997, avec une intensité ressentie de V et dont l’épicentre était situé à Prads-Haute-Bléone[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1376 (de Tegulis), est le pluriel de l’occitan teulo, désignant les tuiles et les briques. Il est probable que ce nom faisait référence à une maison construite en briques ou couverte de tuiles, selon Ernest Nègre[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est un ancien quartier (au sens de dépendance) de Barcelonnette. Elle est créée en 1790 par détachement[17]. Comme tel, elle appartient d’abord aux comtes de Provence, passe aux comtes de Savoie en 1388, puis au roi de France par le traité d'Utrecht[18].

Comme de nombreuses communes du département, Les Thuiles se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle compte déjà deux écoles dispensant une instruction primaire aux garçons (dont une au chef-lieu)[19]. Les filles sont tenues à l’écart : la loi Falloux (1851) n’impose qu’aux communes de plus de 800 habitants l’ouverture d’une école de filles ; la première loi Duruy (1867) abaisse ce seuil à 500 habitants, ce qui laisse encore Les Thuiles à l’écart[20]. Ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles fréquentent l’école des Thuiles[21]. La deuxième loi Duruy (1877) permet à la commune, grâce aux subventions de l’État, de construire trois écoles neuves[22].

La commune des Thuiles est durement touchée par la Première Guerre mondiale, avec 20 morts sur 65 mobilisés. Une souscription publique est lancée afin de financer la construction du monument aux morts. Une autre souscription, de fin 1919 à 1921, a lieu dans toute la vallée de l'Ubaye et permet de financer un monument aux 509 morts de la vallée, érigé à Barcelonnette par Paul Landowski[23].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Aimé Donnadieu[24]    
         
mars 1996 mars 2001 Adrien Jaubert    
mars 2001[25] en cours
(au 21 octobre 2014)
Jean-Pierre Bultel[26],[27] LR Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Les Thuiles fait partie:

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, Les Thuiles comptait 389 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2005, 2010, 2015, etc. pour Les Thuiles). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
519 612 525 560 572 594 606 574 492
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
554 530 497 512 459 463 413 341 351
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
347 324 333 268 229 233 219 215 174
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
184 165 184 230 274 344 383 368 389
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale à partir de 2006
(Sources : Base Cassini de l'EHESS jusqu'en 1962[28], base Insee à partir de 1968[29],[30],[31],[32])

L’histoire démographique des Thuiles est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure jusqu’en 1856. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1921, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1841[33]. Le mouvement de baisse se poursuit jusqu’aux années 1960. Depuis, la population a plus que doublé.

Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Son activité a gardé un rapport avec l’ancienne manufacture de tuiles, puisqu’elle accueille de nombreux potiers et artisans[34].

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale, placée sous l’invocation de saint Martin de Tours, est construite au (XVIIIe siècle). La nef est haute ; ses trois travées sont voûtées d’arêtes. Sur les côtés nord et sud, dans chaque travée, se trouvent des chapelles aménagées dans de légers renfoncements. Le chœur, plus bas, est également voûté d’arêtes. L’ensemble, à l’exception du clocher et du portail sud, date de la fin du XVIIe siècle ou du XVIIIe siècle[35]. Le clocher, carré, surmonté d'une flèche de pierre accostée de quatre pyramidions, et le portail sud, de style gothique, sont les restes de l’édifice précédent et datent du début du XVIe siècle. Le portail est une arche arrondie à deux tores. Le linteau est porté par deux corbeaux, dont un est sculpté d’un personnage dont les bras portent le linteau[36]. Son cadran solaire date de 1881 ; restauré en 1996, il porte la légende «  Je passe et je reviens ; tu passes et ne reviens pas »[37].

Chapelle ouverte au hameau des Guérins.

Au hameau des Prats, se trouve un moulin et la chapelle Saint-Jean[17],[38], qui abrite le seul élément classé de la commune, un ciboire en argent du XVIIIe siècle, classé monument historique au titre objet[38].

Trois autres chapelles se trouvent sur la commune : Saint-Joseph à Miraval, aux Guérins et à Clot-Meyrans[17].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Cascades de la Gimette, de la Pisse

Sur le restaurant la Pastourière, un cadran solaire date de 1861[37].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b François Arnaud, Gabriel Maurin, Le langage de la vallée de Barcelonnette, Paris : Champion, 1920 - Réédité en 1973, Marseille : Laffitte Reprints
  2. a et b Jean-Rémy Fortoul, Ubaye, la mémoire de mon pays : les gens, les bêtes, les choses, le temps, Barcelonnette : Sabença de la Valeia (ISBN 2-908103-17-6), Mane : Alpes de Lumière (ISBN 2-906162-28-0), 1995. 247 p.
  3. a et b Roger Brunet, « Canton de Barcelonnette », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
  4. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  5. Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3). p. 33.
  6. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  7. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 1er septembre 2012
  8. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 98
  9. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  10. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 1er septembre 2012
  11. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Les Thuiles », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 1er septembre 2012
  12. BRGM, « fiche 50043 », Sisfrance, consultée le 1er septembre 2012
  13. BRGM, « fiche 40092 », Sisfrance, consultée le 1er septembre 2012
  14. BRGM, « fiche 40109 », Sisfrance, consultée le 1er septembre 2012
  15. BRGM, « fiche 40203 », Sisfrance, consultée le 1er septembre 2012
  16. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne)., § 26246, p 1440
  17. a, b et c Daniel Thiery, « Les Thuiles », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 23 décembre 2011, mis à jour le 29 janvier 2012, consulté le 1er septembre 2012
  18. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 202.
  19. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  20. Labadie, op. cit., p. 16.
  21. Labadie, op. cit., p. 18.
  22. Labadie, op. cit., p. 11.
  23. Sylvie Arnaud, « Dix-neuf monuments aux morts pour les Poilus Ubayens », La Provence, 11 novembre 2013, p. 11.
  24. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 1er avril 2014.
  25. Sylvie Arnaud, « Jean-Pierre Bultel est candidat », La Provence, 17 mars 2014, p. 12.
  26. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Sourribes à Volx (liste 8), consulté le 10 mars 2013
  27. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Liste des maires », 2014, consultée le 20 octobre 2014.
  28. « Notice communale des Thuiles », sur la base Cassini (consulté le 1er janvier 2012)
  29. « Résultats du recensement de la population - Les Thuiles », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  30. « Recensement de la population au 1er janvier 2005 », sur Archives Wikiwix du site de l'Insee (consulté le 5 mars 2014)
  31. « Recensement de la population au 1er janvier 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2014)
  32. « Populations légales 2011 en vigueur le 1er janvier 2014 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2014)
  33. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 288.
  34. Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Aix-en-Provence, Édisud, (ISBN 2-7449-0309-4), p 72
  35. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 225.
  36. Raymond Collier, op. cit., p. 198-199.
  37. a et b Homet et Rozet, Cadrans solaires..., p. 72.
  38. a et b Arrêté du 14 novembre 1991, notice de la Base Palissy, consultée le 3 mars 2009