Sorbiers (Hautes-Alpes)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Sorbiers
Sorbiers (Hautes-Alpes)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Intercommunalité Communauté de communes du Sisteronais-Buëch
Maire
Mandat
Yves Rabasse
2020-2026
Code postal 05150
Code commune 05169
Démographie
Population
municipale
35 hab. (2019 en diminution de 14,63 % par rapport à 2013)
Densité 2,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 22′ 32″ nord, 5° 33′ 50″ est
Altitude Min. 700 m
Max. 1 177 m
Superficie 13,93 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Serres
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Voir sur la carte administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur
City locator 14.svg
Sorbiers
Géolocalisation sur la carte : Hautes-Alpes
Voir sur la carte topographique des Hautes-Alpes
City locator 14.svg
Sorbiers
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sorbiers
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sorbiers

Sorbiers est une commune française, située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. La commune ne fait pas partie du Parc naturel des Baronnies provençales créé en 2015 bien que située à l'intérieur de son périmètre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village de Sorbiers est situé à l'ouest du département des Hautes-Alpes[1], à 13,5 km à l'ouest-sud-ouest de Serres[2] et à 44,5 km à l'ouest-sud-ouest de Gap[3], à vol d'oiseau.

Six communes jouxtent Sorbiers, dont deux dans le département limitrophe de la Drôme[4] :

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est implanté dans une plaine, bordée au sud par l'Eygues[5], et le col de la Flachière (853 mètres). Le nord de la commune est vallonné, et culmine à 996 mètres. À l'est du village se situe la source de la Blaisance[6], cours d'eau de 19 km, affluent du Buëch[7].

Transports[modifier | modifier le code]

Sorbiers est accessible par la route départementale 949, qui relie Saint-André-de-Rosans, à l'ouest, à Montjay, à l'est. Le centre du village est traversé par la RD 125. Au sud, la RD 508 dessert le Pré de Mians[4].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sorbiers est une commune rurale[Note 1],[8]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[9],[10]. La commune est en outre hors attraction des villes[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (73,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (76,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (23,8 %), zones agricoles hétérogènes (17,2 %), prairies (9,2 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[14].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est cité sous la forme Villa Sorbiera dès 988 dans le cartulaire de l'abbaye Cluny, Castrum de Sorbiéro en 1251.

Il s'agit probablement d'un « lieu planté de sorbiers », aussi appelés cormiers en pays de langue d'oïl, Sorbus domestica. Cet arbre était très prisé pour la qualité de son bois et pour ses fruits permettant la réalisation d'une boisson proche du poiré. Il ne faut pas le confondre avec le sorbier des oiseleurs, Sorbus aucuparia, qui avait d'autres usages.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sorbiers faisait partie des rares communes françaises à n'avoir pas élevé de monument aux morts après la Première Guerre mondiale. À l'occasion du centenaire, une stèle a été érigée à la mémoire des habitants morts pour la France[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1988 ? André Fioravasti    
mars 2001 En cours Yves Rabasse[16],[17]   Ancien agriculteur exploitant

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Sorbiers fait partie :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[19].

En 2019, la commune comptait 35 habitants[Note 2], en diminution de 14,63 % par rapport à 2013 (Hautes-Alpes : +1,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
228126130179168156162162149
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
132127131136122113115107110
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
113109105756759603638
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
261920283654384336
2019 - - - - - - - -
35--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Sorbiers », sur Lion 1906 (consulté le ).
  2. « Orthodromie entre Sorbiers et Serres », sur Lion 1906 (consulté le ).
  3. « Orthodromie entre Sorbiers et Gap », sur Lion 1906 (consulté le ).
  4. a et b Carte de Sorbiers sur Géoportail.
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - l'Eygues (V53-0400) ».
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Blaisance (X1040500) ».
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Buëch (X10-0400) » (consulté le ).
  8. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  15. Nicolas MANIFICAT, « HISTOIRE. 100 ans après, Sorbiers érige une stèle pour ses morts de la Grande Guerre », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le )
  17. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le )
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.