Le Vernet (Alpes-de-Haute-Provence)

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Le Vernet
Le Vernet (Alpes-de-Haute-Provence)
Église Sainte-Marthe
Blason de Le Vernet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Seyne
Intercommunalité Provence-Alpes Agglomération
Maire
Mandat
François Balique
2014-2020
Code postal 04140
Code commune 04237
Démographie
Gentilé Vernetois
Population
municipale
130 hab. (2015 en augmentation de 7,44 % par rapport à 2010)
Densité 5,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 16′ 37″ nord, 6° 23′ 29″ est
Altitude Min. 1 153 m
Max. 2 642 m
Superficie 23,05 km2
Localisation

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Le Vernet est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Vernetois[1] ou Vernetiers.

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Le Vernet et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Le village du Vernet est situé dans la vallée du Bès à 1 200 m d’altitude[2]. Sa population ne dépasse pas les 100 habitants permanents, mais elle est souvent plus que doublée chaque hiver et chaque été, où la commune devient alors la base de départ d'excursions touristiques, notamment dans la vallée de la Blanche, et un lieu de départ pour les stations de ski proches (Le Grand-Puy, Saint-Jean-Montclar, Chabanon).

La commune compte deux villages principaux, le Haut-Vernet, perché en hauteur, et le Bas-Vernet.

Géologie[modifier | modifier le code]

Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, un glacier est présent dans la partie supérieure de la vallée du Riou de la Montagne. Lors de la glaciation de Riss, une diffluence du glacier de la Blanche franchit le col de Maure et atteint approximativement l’emplacement du village du Bas-Vernet actuel. La diffluence se reproduit à l’époque de Würm, mais n’atteint pas le territoire du Vernet[3].

Relief[modifier | modifier le code]

Le pic des Têtes (2 642 m) se trouve sur le territoire de la commune, ainsi que le col du Labouret, dans le Massif des Trois-Évêchés.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 689 ha de bois et forêts[1].

Transports[modifier | modifier le code]

Pont d’accès au village (le platelage est en acier).

La route départementale 900 (ancienne route nationale 100) traverse le territoire communal tandis que la route départementale 457 connecte bas et haut Vernet. La ligne 28 du réseau des lignes express régionales Provence-Alpes-Côte d'Azur, de Marseille à Barcelonnette, dessert tous les jours le village[4], de même que la ligne U1 du réseau interurbain des Alpes-de-Haute-Provence dans le sens de Barcelonnette à Digne-les-Bains[5].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Seyne auquel appartient Le Vernet est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[6], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[7]. La commune du Vernet est également exposée à quatre autres risques naturels[7] :

  • avalanche ;
  • feu de forêt ;
  • inondation ;
  • mouvement de terrain.

La commune du Vernet est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[8]. La départementale RD 900 (ancienne route nationale 100) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[9].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[8] et le Dicrim n’existe pas non plus[10].

L'histoire conserve le souvenir de deux tremblements de terre ont été fortement ressentis dans la commune. Ils dépassent une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets). Les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre[11] :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon le couple Fénié, Le Vernet fait référence à l’aulne[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans l’Antiquité, les Bodiontiques (Bodiontici) peuplaient la vallée de la Bléone, et étaient donc le peuple gaulois qui vivait dans l’actuelle commune du Vernet. Les Bodiontiques, qui sont vaincus par Auguste en même temps que les autres peuples présents sur le Trophée des Alpes (avant 14 av. J.-C.), sont rattachés à la province des Alpes-Maritimes lors de sa création[15].

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes au XIe siècle[16]. Le prieuré Saint-Clément relevait de l’abbaye Saint-Victor de Marseille, via le prieuré de Chaudol (actuellement à La Javie)[17] : il percevait les questes et la taille, le seigneur percevait la cavalcade et l’albergue[17]. Le comte de Provence Raymond Bérenger IV accorde à la communauté, qui relevait de la baillie de Seyne, un consulat au XIIIe[16].

Au Moyen Âge, le grand chemin de Digne à Seyne passait, en descendant du col du Labouret, par le Haut-Vernet, sans suivre la vallée du Bès[17].

En 1602, des essais d’exploitation d’un filon de cuivre tourna court, le gisement étant en réalité très pauvre : dès 1604, les propriétaires ne peuvent payer les ouvriers, dont certains sont envoyés à Villevieille et Verdaches. Ces mines sont à nouveau concédées en 1614, sans que leur exploitation ne redémarre[18].

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[19].

Comme de nombreuses communes du département, Le Vernet se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède deux, installées au Haut-Vernet et au Bas-Vernet, qui dispensent une instruction primaire aux garçons[20]. Alors que la loi Falloux (1851), n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants[21], et que la première loi Duruy (1867), n’abaisse ce seuil qu’à 500 habitants, Le Vernet ouvre néanmoins une école de filles, en avance sur les lois[22]. La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve au Haut-Vernet[23].

Un Airbus A320, vol 9525 de la Germanwings, un vol international régulier de la compagnie à bas coûts allemande Germanwings reliant Barcelone à Düsseldorf s'écrase le 24 mars 2015 sur le territoire de la commune limitrophe de Prads-Haute-Bléone.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Paul Mathieu[24]    
         
1977[25] en cours
(au 21 octobre 2014)
François Balique[26],[27],[25],[28] PS Avocat
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le Vernet fait partie :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[30].

En 2015, la commune comptait 130 habitants[Note 1], en augmentation de 7,44 % par rapport à 2010 (Alpes-de-Haute-Provence : +1,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
293300310329336314328322327
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
287276268271244249263265238
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
243225226213154135138124130
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009
1098518014063110104128123
2014 2015 - - - - - - -
130130-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique avant 1765
1471
18 feux

L’histoire démographique du Vernet, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1806 à 1846. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de baisse rapide de la population, qui plus est un mouvement de longue durée. Entre 1911 et 1921, la commune enregistre la perte de plus de la moitié de sa population (par rapport au maximum historique)[33]. Le mouvement de baisse ne s'interrompt que dans les années 1980. Depuis, la population a doublé.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Fontaine au Bas-Vernet.

La commune dépend de l'académie d'Aix-Marseille[34]. Elle est dotée d’une école primaire, regroupant 9 élèves[35].

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse catholique du Vernet dépend du Diocèse de Digne, Riez et Sisteron[36].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Au Bas-Vernet, l’église paroissiale Sainte-Marthe date du XIXe siècle[17].

Au Haut-Vernet, église Saint-Martin[17], également du XIXe siècle.

La chapelle Saint-Pancrace, isolée au-dessus du Haut-Vernet, est l’ancienne église paroissiale. Ruinée par les guerres de religion, elle est rebâtie, puis son toit à nouveau réparé au XXe siècle[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason du Vernet

Blasonnement :
D'or à un arbre de sinople sur une terrasse du même accosté de deux étoiles de gueules.[37]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Seyne », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
  2. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  3. Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3). p. 33.
  4. Fiche horaire de la ligne 28
  5. Guide horaire du réseau de bus des Alpes de Haute-Provence
  6. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  7. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 6 septembre 2012
  8. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 98
  9. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  10. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 6 septembre 2012
  11. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Le Vernet », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 6 septembre 2012
  12. BRGM, « fiche 40203 », Sisfrance, consultée le 6 septembre 2012
  13. BRGM, « fiche 40092 », Sisfrance, consultée le 6 septembre 2012
  14. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 99
  15. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22
  16. a et b Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 206
  17. a, b, c, d, e et f Daniel Thiery, « Le Vernet », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 23 décembre 2011, mis à jour le 24 décembre 2011, consulté le 6 septembre 2012
  18. Joseph Billioud, « Les mines de plomb des Basses-Alpes du XVIe au XIXe siècle », Provence historique, tome 8, no 31, 1958, p. 43-45.
  19. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  20. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  21. Labadie, op. cit., p. 16.
  22. Labadie, op. cit., p. 18.
  23. Labadie, op. cit., p. 11.
  24. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 2 avril 2014.
  25. a et b G. M., « Vers une liste citoyenne unique », La Provence, 14 février 2014, p. 11.
  26. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Sourribes à Volx (liste 8), consulté le 10 mars 2013
  27. François Balique est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de François Mitterrand (PS) à l’élection présidentielle de 1988, cf Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1988, pages 4792, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
  28. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Liste des maires », 2014, consultée le 20 octobre 2014.
  29. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  30. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  33. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 287.
  34. Site de l'académie d'Aix Marseille
  35. Fiche de l'école primaure
  36. Paroisse catholique du Vernet
  37. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, 1866. Réédition : Marcel Petit CPM, Raphèle-lès-Arles, 1994


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