La Mure-Argens

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La Mure-Argens
La Mure-Argens
Vue de La Mure.
Blason de La Mure-Argens
Blason
La Mure-Argens
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Castellane
Canton Castellane
Intercommunalité Communauté de communes Alpes Provence Verdon
Maire
Mandat
Alain Delsaux
2014-2020
Code postal 04170
Code commune 04136
Démographie
Gentilé Murencs, Argentins
Population
municipale
336 hab. (2015 en augmentation de 2,75 % par rapport à 2010)
Densité 9,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 50″ nord, 6° 31′ 17″ est
Altitude Min. 890 m
Max. 2 120 m
Superficie 34,73 km2
Localisation

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Liens
Site web http://la-mure-argens.com

La Mure-Argens est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Murencs et Murencques[1] et Argentins à Argens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
La Mure-Argens et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de La Mure-Argens sont Thorame-Haute, Allons, Saint-André-les-Alpes et Thorame-Basse.

Vue de la vallée de La Mure (du Chalvet).

Situé à 950 m d'altitude le village de La Mure s'étage sur le flanc sud de la montagne de Maurel dont il épouse la courbure. Des vergers et des jardins entourent le village tandis que des prés s'étendent à ses pieds jusqu'au Verdon.

Le village de La Mure est construit un peu au-dessus du confluent du Verdon et de l’Issole.

L'autre village, Argens, perché à 1 321 mètres d'altitude se situe entre le Haut et Moyen Verdon. Il occupe la petite vallée de la Sasse qui se jette dans le Verdon.

Article détaillé : Argens (Alpes-de-Haute-Provence).

Relief[modifier | modifier le code]

Les principaux sommets de la commune sont la montagne de Maurel (avec un radar météorologique de l’IRSTEA), à 1 770 m d’altitude[2], et la montagne de Cordœil (sommet à 2 114 m) qui marque la limite nord et ouest de la commune.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 1 196 ha de bois et forêts[1].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[3] :

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le chef-lieu se situe à proximité immédiate de la départementale RD 908, trois embranchements successifs permettent de rejoindre le village. La Mure est traversé par la RD 502 (la Grand rue est donc une voirie départementale).

La RD 908 en direction du Haut-Verdon prend son départ à Saint-André-les-Alpes, à 1,5 km seulement de la Mure, comme embranchement de la route nationale 202.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne de chemin de fer de Nice à Digne à la gare de La Mure et à l’arrêt d’Allons-Argens, en limite de la commune d’Allons[4].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

La commune de La Mure-Argens est exposée à quatre risques naturels[5] :

  • avalanche,
  • feu de forêt,
  • inondation,
  • mouvement de terrain : quelques versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[6].

La commune de La Mure-Argens n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[7].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[7] ; le Dicrim existe depuis 2011[8].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Saint-André-les-Alpes, auquel appartient La Mure-Argens, est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[9], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[5].

Le tremblement de terre le plus fortement ressenti dans la commune est celui de Chasteuil, le 30 novembre 1951. Ils atteint une intensité macro-sismique ressentie à La Mure-Argens de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets)[10],[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de La Mure (ipsa mura en 1089) vient de l’occitan mura, qui désigne les murs d’une maison, probablement en ruines, selon Ernest Nègre[12], ou les murs qui protégeaient le village[13]. L’Atlas historique de la Provence cite un Mura dès 1030. Auparavant, le village s’appelait Morerius[14].

Celui d’Argens (Argens, cité vers 1200), vient d’un nom propre romain, « Argenteus »[15] ou rappelle l’existence de mines d’argent[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Auguste fait la conquête de la vallée du Verdon en même temps que celle des Alpes, qu’il achève en 14 av. J.-C.. Il est difficile de connaître le nom du peuple gaulois qui peuplait la vallée, et le nom de la civitas dont La Mure et Argens dépendaient au Haut-Empire : Eturamina (Thorame), Civitas Saliniensum (Castellane) ou Sanitensium (Senez). À la fin de l’Empire romain, le rattachement à celle de Sanitensium, et à son diocèse, semblent avérés[17].

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes vers 1030, alors qu’elle appartenait à l’abbaye Saint-Victor de Marseille,[18],[14] et s’appelait Morerius. Par la suite, le castrum prend le nom de l’église, Sainte-Marie de Mura[14]. Le village était alors perché plus en hauteur. Il appartient ensuite aux prieurs de la Mure, puis aux Bourguignon (XVIIe-XVIIIe siècles)[18]. La communauté relevait de la viguerie de Castellane[14].

Le fief d’Argens est érigé en marquisat en 1722[19].

Période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, La Mure compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[20].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La Révolution et l’Empire apportent nombre d’améliorations, dont une imposition foncière égale pour tous, et proportionnelle à la valeur des biens de chacun. Afin de la mettre en place sur des bases précises, la levée d’un cadastre est décidée. La loi de finances du 15 septembre 1807 précise ses modalités, mais sa réalisation est longue à mettre en œuvre, les fonctionnaires du cadastre traitant les communes par groupes géographiques successifs. Ce n’est qu’en 1838 que les cadastres dit napoléoniens d’Argens et de La Mure sont achevés[21].

Comme le reste de la vallée du Verdon, La Mure connut un certain essor industriel au XIXe siècle, grâce au tissage de la laine. La première fabrique est créée en 1835 par Adrien Pascal, à l’exemple de la fabrique Honnorat de Saint-André[22]. Implantée sur les bords de l’Issole dont elle tire son énergie, elle emploie 80 ouvriers en 1856[23], mais ce nombre retombe à moins de 30 dans les années 1870[24]. Victime d’un incendie en 1861[25], elle n’en poursuit pas moins son activité, est reprise par M. Dol, puis ferme dans les années 1890[26].

En 1851, après le coup d’État du 2 décembre de Louis-Napoléon Bonaparte (pas encore devenu Napoléon III), l’ancien maire royaliste Jean-Baptiste Itard, notaire de son état, s’exile dans le Piémont-Sardaigne proche, et rentre en France le 5 décembre 1852[27].

Comme de nombreuses communes du département, celles de La Mure et d’Argens se dotent d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, les deux communes comptent chacune une école installée au chef-lieu qui dispense une instruction primaire aux garçons[28]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[29], ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent Argens et La Mure[30]. La commune de La Mure profite de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve[31] ; ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles d’Allons sont régulièrement scolarisées.

La ligne de chemin de fer de Nice à Digne est inaugurée du 5 au 7 août 1911 en présence de Victor Augagneur, ministre des Travaux Publics[32].

La culture de la lavande pour la parfumerie connaît un rapide essor après la Seconde Guerre mondiale : le nombre de champs en lavande passe de 1 avant 1940 à 200 (pour 40 ha) à la fin des années 1940[33]. Les rendements étaient de 25 kg/ha, le courtage de la lavande se faisant à Moriez, les prix atteignant les 15 000 FF/kg[33]. La lavande était ensuite distillé à Thorame-Haute, La Mure ou Moriez[34]. La baisse drastique du prix de la lavande entraîne la disparition de cette production[35].

En 1974 la commune d'Argens s'associe à celle de La Mure sous le nom de la Mure-Argens.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason La Mure04.svg

Blasonnement :
La Mure : D’or à une fasce d’azur, accompagnée de trois mûres de pourpre, tigées et feuillées de sinople, deux en chef et une en pointe[36].

Blason Argens.svg

Blasonnement :
Argens : D'azur à un bourg d'or cantonné de quatre croisettes du même[36],[37].

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 134 personnes, dont neuf chômeurs[38] (onze fin 2011[39]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (78 %)[40] et travaillent majoritairement hors de la commune (82 %)[40].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait cinq établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et aucun emploi salarié[41].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de trois en 2010. Il était de six en 2000[42], de onze en 1988[43]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a baissé de moitié, de 321 à 169 ha[43]. La SAU actuelle et l’orientation des exploitations sont couvertes par le secret statistique[42].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait neuf établissements, employant trois salariés[41].

Une distillerie de lavande est installée sur la commune (à Argens). La lavande d’Argens bénéficie d’une AOC, l’essence de lavande d’Argens ayant un taux de camphre peu élevé[44]. La commune compte également une antenne de la DDE et une annexe de l’entreprise de BTP Cozzi.

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 14 établissements (avec dix emplois salariés), auxquels s’ajoutent les trois établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant une personne[41].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est d’une importance moyenne pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant[45], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[46]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

Les résidences secondaires apportent un complément important à la capacité d’accueil[54] : au nombre de 169, elles représentent 53 % des logements[51],[49].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de La Mure, puis de La Mure-Argens
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Kléber Nicolas[55]    
         
  1947 Joseph Coullet    
1947 1949 Marie Maurin[56]    
         
avril 1953 juin 1995 Ernest Dol[57].    
juin 1995 mars 2008 René Simon    
mars 2008 2014 Pierre Blanc[58]    
avril 2014 en cours
(au 21 octobre 2014)
Alain Delsaux[59] LR[60] Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[61] :

  • total des produits de fonctionnement : 428 000 , soit 1 241  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 319 000 , soit 924  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 197 000 , soit 570  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 168 000 , soit 486  par habitant.
  • endettement : 47 000 , soit 137  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 9,15 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 8,12 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 35,00 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 58,73 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 19,88 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014 : Médiane en 2014 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 576 [62].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La Mure-Argens fait partie:

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La Communauté de communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière, créée le avec effet le , regroupe désormais 41 communes. Cet Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) s'est engagé dans une démarche d’élaboration d’un Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi)[63].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La Mure[modifier | modifier le code]

En 2015 en augmentation de 2,75 % par rapport à 2010, La Mure-Argens comptait 336 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012, 2017, etc. pour La Mure-Argens). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique de La Mure, puis de La Mure-Argens
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
45 feux14 feux247275228295272301325306
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
347314320325287289249255253252
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
230208323223168139149145141139
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 - - -
140141172209233249320---
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[18], EHESS[64], Insee à partir de 1968[65],[66],[67])

L’histoire démographique de La Mure est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1836 à 1861. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1921, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1846[68]. Le mouvement de baisse ne s'interrompt définitivement que dans les années 1960. Depuis, la population a repris un mouvement de croissance.

Histogramme de l'évolution démographique

Argens[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
10 feux14 feux221236236247242243221211208
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
218210204180188175170145123114105
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 2014
204113656263603634182015
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer[69], EHESS[70])

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les établissements d'enseignement proches de la commune[71] :

  • Ecoles maternelles et primaires : à Clumanc, Senez,
  • Collège à Saint-André-les-Alpes, Annot.

Ancienne école primaire[72].

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Une pierre mégalithique couchée, aujourd'hui le long de la route derrière la mairie de La Mure[73], semble indiquer une présence humaine à l'Âge du bronze.
  • Le village actuel de La Mure semble dater essentiellement des XVIIe et XVIIIe siècles. Une rue principale traverse le village, marqué à ses deux extrémités, comme tous les villages de la vallée, par une chapelle, dédiée à saint Joseph, et une série d'oratoires ou de croix[74] qui symbolisent l'entrée dans le bourg et le placent sous protection divine. Le long de cette Grand Rue s'étendent les maisons bourgeoises du village, remarquables par leur hauteur, leurs baies parfois cintrées, leurs linteaux historiés. Une au centre de la rue est dite "le château" (probable ancienne propriété du seigneur). Les autres rues, parallèles à l'axe principal portent le nom de rue du Mois-d'Août et rue du Milieu. La communication entre ces axes est assurée par des typiques calades en escaliers.
  • L'actuelle place qui s'ouvre au devant et en contrebas de l'église a été créée au XXe siècle sur l'emplacement primitif du cimetière.
  • Le four communal a été restauré et inauguré en 2013[75],[76].
  • Le village d’Argens, à 1 321 m d’altitude, a une annexe de la mairie. Un linteau de porte, orné d’une accolade et de caractères alphabétiques, peut dater du XVe siècle[77].
  • La fontaine ancienne, construite en 1668, est ornée d’une figure anthropomorphe naïve et de rosaces[78].

Patrimoine industriel :

    • ensemble de quatre machines à broyer (broyeurs à cylindres)[79],
    • trois ensembles de machines à séparer physiquement (blutoirs centrifuges)[80],
    • usine textile dite draperie Pascal puis Minoterie des Alpes[81],[82],
    • turbine hydraulique[83],
    • conserverie dite la limacière[84],[85],
    • usine de pâtes alimentaires[86],
    • maison de forgeron[87].

Patrimoine religieux :

Cadran solaire sur la façade de l'église[88].
  • L'église paroissiale sous le vocable de Notre-Dame-de-Vauvert[89] est située à l'extrémité du village, surplombant l'actuelle place du village. Son linteau est daté de 1700, date de sa reconstruction[90]. Le portail est peut-être une survivance de l’église précédente. Elle adopte un plan à une nef de deux travées terminée par un chevet plat, sur laquelle s'ouvrent deux chapelles latérales plus basses (faux transept) qui font s'apparenter la forme générale à un plan centré en croix grecque[91]. Le clocher était couvert de tuiles en écailles colorées jusque dans les années 1980 quand il a été rehaussé[92].
Au-dessus de l'autel, le tableau représente Notre-Dame de Vauvert (de la vallée verte) avec saint Étienne et saint Victor, copatrons de La Mure (daté d’entre 1650 et 1700)[93].
Au-dessus de la porte, le tableau représente Notre-Dame du Rosaire entourée de saint Dominique et de sainte Catherine de Sienne, saints traditionnellement liés à cette dévotion. Il devait être initialement dans une chapelle latérale dédiée au Rosaire. Autres tableaux : la Prédication de saint Jean-Baptiste (XVIIe siècle) et La Vierge à l'Enfant délivrant les Âmes du Purgatoire avec sainte Barbe et saint Antoine (daté de 1672).
  • La ferme adjacente Clastre est à rapprocher de l'origine religieuse de la seigneurie du village et pourrait s'apparenter à une ancienne communauté monastique. La proximité avec l'église paroissiale indique peut-être l'emplacement primitif d'un prieuré à cette extrémité du village[94].
  • La chapelle Saint-Joseph à l'extrémité du village est le but d'une procession une fois l'an pour la fête patronale du 15 août[14]. L'intérieur montre au moins deux campagnes de construction[95].
  • L’église Notre-Dame-de-Beaulieu[96], construite en 1664-1667 est voûtée en ogives[97]. La cloche est de 1765[98] et son horloge de 1926[99],[100].
  • Deux oratoires sont taillés dans la montagne, ceux de Notre-Dame et de Saint-Jean (celui-ci est antérieur à 1695)[101].
  • Dans la campagne, s’élève une croix de fer forgé (1830) ornée d’un ange[102].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille Simon au cours d'une période qui s'étend du XVIe au XIXe siècle a marqué la vie des communautés du Moyen Verdon. C'était une famille bourgeoise qui a donné de nombreux ecclésiastiques ayant participé notamment à la fondation de plusieurs chapelles ou églises telle celle de la Mure.
  • Le marquis d’Argens correspondait avec le roi Frédéric II de Prusse

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Saint-André-les-Alpes », Le Trésor des régions, consultée le 8 juin 2013
  2. [PDF] Cemagref, « « Des radars pour mieux gérer les risques hydro-météorologique en montagne : le projet Rhythmme »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) », Risques hydrométéorologiques en territoires de montagnes et méditerranéens, 2012.
  3. L'eau dans la commune
  4. Chemins de fer de Provence, Horaires Nice - Annot- Digne-les-Bains, consulté le 22 juin 2012
  5. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 6 août 2012
  6. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  7. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97
  8. Document en ligne, base Dicrim, consultée le 5 août 2011
  9. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  10. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à La Mure-Argens », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 6 août 2012
  11. BRGM, « fiche 40099 », Sisfrance, consultée le 6 août 2012
  12. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne).. Notice 25986, p 1421
  13. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 67
  14. a, b, c, d et e Daniel Thiery, « La Mure-Argens », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2010, mis à jour le 11 décembre 2011, consulté le 6 août 2012
  15. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne).. Notice 10597, p 641
  16. Fénié & Fénié, op. cit., p. 53
  17. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22-23
  18. a, b et c Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 186.
  19. Édouard Baratier et Ernest Hildesheimer, « Les fiefs provençaux au XVIIIe siècle », carte 111 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit..
  20. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  21. Alexeï Laurent, « Paysages ruraux de la première moitié du XIXe siècle dans le sud-est des Basses-Alpes », in Jean-Christophe Labadie (directeur éditorial), La matière et le bâti en Haute-Provence, XVIIIe-XXIe siècle, actes de la première Journée d'études d'histoire de la Haute-Provence, Digne, 13 octobre 2012. Digne-les-Bains : Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013. (ISBN 978-2-86004-016-7), p. 10.
  22. Mireille Mistral, L’industrie Drapière dans la Vallée du Verdon, thèse de doctorat d’État en Sciences économiques, Académie d’Aix-en-Provence, Nice, 1951, 231 p., p 119
  23. Mireille Mistral, op. cit., p. 139
  24. Mireille Mistral, op. cit., p. 145
  25. Mireille Mistral, op. cit., p. 163
  26. Mireille Mistral, op. cit., p. 191
  27. André Compan, « Les réfugiés politiques Provençaux dans le Comté de Nice après le coup d'état du 2 décembre 1851 », Provence historique, volume 7, no 27, 1957, p. .67.
  28. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  29. Labadie, op. cit., p. 16.
  30. Labadie, op. cit., p. 18.
  31. Labadie, op. cit., p. 11.
  32. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Deux siècles d’activités préfectorales », Préfecture des Alpes de Haute-Provence, consulté le 22 juin 2012
  33. a et b Véronique Blanc, « L’or bleu d’Argens », Verdons, no 26-27, décembre 2008, p. 137
  34. Véronique Blanc, op. cit., p. 139
  35. Véronique Blanc, op. cit., p. 140
  36. a et b Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, 1866. Réédition : Marcel Petit CPM, Raphèle-lès-Arles, 1994
  37. Moyen Verdon 2 : La Mure-Argens, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  38. Insee, Dossier local - Commune : La Mure-Argens, p. 5 (mis à jour le 28 juin 2012)
  39. Insee, Dossier local, p. 8
  40. a et b Insee, Dossier local, p. 7
  41. a, b et c Insee, Dossier local, p. 16
  42. a et b Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio)
  43. a et b Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio)
  44. Véronique Blanc, op. cit., p. 144
  45. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6
  46. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 7
  47. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 11
  48. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 16
  49. a et b Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio)
  50. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 21, 23 et 24
  51. a et b Insee, Dossier local, op. cit., p. 17
  52. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 32
  53. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 36
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  55. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 2 avril 2014.
  56. La Mure, Histoire locale , Marie Maurin maire de 1947 à 1949
  57. Ernest Dol est maire de La Mure jusqu'en 1973, puis de La Mure-Argens
  58. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Montfuron à Puimichel (liste 5), consulté le 8 mars 2013
  59. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Liste des maires », 2014, consultée le 20 octobre 2014.
  60. http://republicains04.fr/organigramme/
  61. Les comptes de la commune
  62. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  63. Communauté de Communes Alpes Provence Verdon « Sources de Lumière » : Lancement du PLUi du Moyen Verdon
  64. EHESS, notice communale de La Mure-Argens sur le site Cassini, consultée le 18 juillet 2009
  65. « Résultats du recensement de la population - La Mure-Argens », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  66. « Recensement de la population au 1er janvier 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  67. « Populations légales 2011 en vigueur le 1er janvier 2014 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2014)
  68. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 288.
  69. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 160.
  70. EHESS, notice communale d’Argens sur le site Cassini, consultée le 5 janvier 2014.
  71. [1]
  72. mairie, école primaire
  73. Identifié par Guillaume Aral
  74. « oratoires et croix de chemin de La Mure-Argens », notice no IA04000422, base Mérimée, ministère français de la Culture
  75. « Une nouvelle jeunesse pour le four à pain », La Provence, 9 décembre 2013, p. 13.
  76. « four à pain », notice no IA04000425, base Mérimée, ministère français de la Culture
  77. Raymond Collier, op. cit., p. 358.
  78. Raymond Collier, op. cit., p. 427.
  79. Ensemble de quatre machines à broyer
  80. trois ensembles de machines à séparer physiquement (blutoirs centrifuges)
  81. « moulin à farine puis usine textile dite draperie Pascal puis minoterie des Alpes », notice no IA04000348, base Mérimée, ministère français de la Culture
  82. usine textile dite draperie Pascal puis Minoterie des Alpes
  83. turbine hydraulique
  84. « conserverie dite la limacière », notice no IA04000430, base Mérimée, ministère français de la Culture
  85. conserverie dite la limacière
  86. « usine de pâtes alimentaires », notice no IA04000471, base Mérimée, ministère français de la Culture
  87. « maison de forgeron », notice no IA04000534, base Mérimée, ministère français de la Culture
  88. Cadrans solaires à La Mure-sur-Argens
  89. « église paroissiale Notre-Dame-de-Vauvert », notice no IA04000249, base Mérimée, ministère français de la Culture
  90. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  91. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 222.
  92. Raymond Collier, op. cit., p. 513.
  93. Raymond Collier, op. cit., p. 478.
  94. Historique La Mure
  95. « chapelle Saint-Joseph », notice no IA04000261, base Mérimée, ministère français de la Culture
  96. « église paroissiale Notre-Dame-de-Beaulieu », notice no IA04000274, base Mérimée, ministère français de la Culture
  97. Raymond Collier, op. cit., p. 187.
  98. Notice no IM04001313, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de l'église paroissiale Notre-Dame-de-Beaulieu
  99. Notice no IM04001279, base Palissy, ministère français de la Culture horloge de l'église paroissiale Notre-Dame-de-Beaulieu
  100. Notice no PM04001760, base Palissy, ministère français de la Culture horloge inscrite sur l'inventaire supplémentaire des objets mobiliers
  101. Raymond Collier, op. cit., p. 449.
  102. Raymond Collier, op. cit., p. 520.