Villemus

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Villemus
Villemus
Vue sur le village de Villemus.
Blason de Villemus
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Reillanne
Intercommunalité Communauté de communes Haute-Provence-Pays de Banon
Maire
Mandat
Pierre Pourcin
2014-2020
Code postal 04110
Code commune 04241
Démographie
Population
municipale
185 hab. (2016 en augmentation de 8,82 % par rapport à 2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 51′ 35″ nord, 5° 42′ 06″ est
Altitude Min. 424 m
Max. 779 m
Superficie 9,59 km2
Localisation

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Villemus est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Villemus est située dans une région de collines. Il ne reste de son passé que quelques vestiges enfouis dans la forêt.

Le nom de ses habitants est Villemusiens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Villemus et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

La commune est située entre Reillanne et Montfuron.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes de Villemus sont Saint-Michel-l'Observatoire, Saint-Martin-les-Eaux, Manosque, Montfuron, Montjustin et Reillanne.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 959 hectares ; l'altitude varie entre 424 et 779 mètres[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Villemus est traversée par le Largue et certains de ses affluents :

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 352 ha de bois et forêts, soit 36 % de sa superficie[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est desservi par la RD 314 et traversé par l’ancienne route nationale 100.

Services autocars[modifier | modifier le code]

Lignes départementales[modifier | modifier le code]

Le village est desservi par 1 ligne départementale[7] :

Ligne Tracé
M1 Reillanne ↔ Villemus ↔ MontfuronManosque

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Villemus est soumise à un climat méditerranéen de montagne. Le village est situé en versant septentrional de la montagne du Luberon, cette partie du massif subit un climat méditerranéen d'intérieur au influence préalpine. Les hivers sont relativement frais (température moyenne de 4,3 °C en janvier), avec des gelées fréquentes (72 jours par an). L'été, les journées sont chaudes (température maximale moyenne de 28,2 °C. Cependant, les nuits restent fraîches (11,6 °C). L'amplitude thermique annuelle et diurne est importante (15 à 20 °C de différence entre été et hiver). La moyenne annuelle des précipitations est de 854 mm, et la ville est très bien ensoleillée avec environ 2 755 heures par an.

Les stations météos proches de Villemus sont, par ordre de proximité, celles de Manosque, sur le versant opposé du massif du Luberon, de Dauphin et de l’observatoire astronomique de Saint-Michel-l’Observatoire, Céreste (une station manuelle) et enfin celle de La Bastide-des-Jourdans[8].

Relevé météorologique de Dauphin
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,4 0,6 2,5 4,8 8,5 11,6 14,6 14,5 11,3 7,5 3,2 1,2 6,7
Température moyenne (°C) 4,3 5,2 7,2 10 14,3 17,7 21,4 21 17,1 12,5 7,5 5,1 12
Température maximale moyenne (°C) 8,3 9,8 13 15,3 20,1 23,8 28,2 27,7 23 17,5 11,8 9,1 17,3
Précipitations (mm) 75 80 60 83 76 52 34 63 82 103 82 64 854
Source : Station météo de Dauphin (données Météo France 1971-2005)[9][réf. à confirmer]
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
8,3
−0,4
75
 
 
 
9,8
0,6
80
 
 
 
13
2,5
60
 
 
 
15,3
4,8
83
 
 
 
20,1
8,5
76
 
 
 
23,8
11,6
52
 
 
 
28,2
14,6
34
 
 
 
27,7
14,5
63
 
 
 
23
11,3
82
 
 
 
17,5
7,5
103
 
 
 
11,8
3,2
82
 
 
 
9,1
1,2
64
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm
Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Dauphin

[10]

2 755 854 9 32 6
Paris 1 661 637 12 18 10
Nice 2 724 733 1 29 1
Strasbourg 1 693 665 29 29 53
Brest 1 605 1 211 7 12 75

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Reillanne, auquel appartient Villemus est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[11], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[12]. La commune de Villemus est également exposée à trois autres risques naturels[12] :

  • feu de forêt ;
  • inondation ;
  • mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort[13].

La commune de Villemus est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route et canalisations[14] ; il s’agit en majorité du transport de matières premières à destination ou de produits finis en provenance des usines Arkema de Saint-Auban[15] :

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[14] et le Dicrim n’existe pas non plus[18].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue en 1994 et 2011, et pour des glissements de terrain également en 1994[12].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 116, alors qu'il était de 89 en 1999[19].

Parmi ces logements, 60,5 % étaient des résidences principales, 30,3 % des résidences secondaires et 9,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 84,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 15,6 % des appartements[20].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 69,7 %, en hausse par rapport à 1999 (63,3 %)[21].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois vers 1025 (Villa Murs), est issu de l’occitan vila (pour un village ou un hameau) et de murus (pour un mur d’enceinte). Il s’agissait donc d’un village fortifié[22],[23], bien que les historiens fassent une interprétation différente (voir plus bas).

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans l’Antiquité, le territoire de Villemus fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la conquête romaine, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[24].

Une nécropole gallo-romaine a été retrouvée sur le territoire de la commune, avec notamment un sarcophage en plomb.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[25].

Jusqu'au Xe siècle, l'habitat reste dispersé dans la plaine. À la fin du millénaire ou au début du XIe siècle, la population est regroupée sur un site de hauteur. Le nom du terroir devient Villa Murs ou Vilamuro, juxtaposant une fossilisation de l'ancienne organisation territoriale de plaine, et le perchement et la militarisation de l'habitat. Les premiers seigneurs du lieu, dont Rostaing de Villemus, sont probablement placés là par les Reillanne[26].

Le fief de Villemus était un arrière-fief du comté de Forcalquier au XIIe siècle. Lorsque ce comté perd son indépendance en 1209, à la mort de Guillaume II, un de ses neveux, Guillaume de Sabran tente de le relever. Après une lutte de dix ans, il passe un accord à Meyrargues le 29 juin 1220 avec Raimond Bérenger IV, comte de Provence et lui aussi héritier du comté de Forcalquier. Par cet accord, la moitié sud du comté, dont Villemus, lui est donnée. Guillaume de Sabran conserve sa moitié de comté jusqu'à sa mort, vers 1250[27].

La seigneurie appartient à la dynastie autochtone des Villemus du XIe au XVe siècle, puis passe aux d’Estienne jusqu’à la Révolution[28]. La communauté relevait de la viguerie de Forcalquier[29]. L’église paroissiale relevait elle de l’abbaye de Montmajour qui en percevait les revenus[29].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[30]. Un mandat de destruction du château est signé, et les travaux de démolition entamés, mais restent inachevés[31].

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 26 habitants de Villemus sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie[32].

Comme de nombreuses communes du département, Villemus se dote d’une école bien avant les lois Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[33]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[34], ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent Villemus[35]. Si la commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour rénover son école[36], ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles de Villemus sont régulièrement scolarisées.

Mines[modifier | modifier le code]

Vestiges de la sortie de la galerie d’évacuation de la mine de Villemus.

Jusqu’au début du XXe siècle, une mine de lignite était exploitée à Villemus[37], ainsi que de manière plus marginale, un gisement de grès bitumineux[28]. L’exploitation du lignite se faisait dans des couches géologiques à fort pendage[38], et l’évacuation du minerai se faisait par une galerie basse débouchant à flanc de montagne, dans la vallée du Largue, près de la gare de Lincel - Saint-Martin.

Plusieurs concessions se superposaient sur le territoire de la commune dont :

  • la concession de la Colle de Villemus : accordée pour l’extraction du lignite en 1845[38],[39], elle couvre 380 ha[39] et s’étend au nord sous la commune de Lincel (actuellement rattachée à la commune de Saint-Michel-l'Observatoire), à l’est sous celle de Saint-Martin-de-Renacas (actuellement Saint-Martin-les-Eaux) et au sud sous la commune de Montfuron[38] ;
  • la concession de la Gypière accordée pour l’extraction du lignite en 1845[38],[39] à la compagnie industrielle des Alpes[40], elle couvre 623 ha[39],[40] et atteint la commune de Montfuron au sud[38] ;
  • les concessions des Plaines (qui déborde sous les communes de Montfuron au sud et Manosque au sud-est) et des Chabannes, principalement sous la commune de Saint-Martin-de-Renacas, sont accordées en 1844 et 1857 pour l’exploitation du bitume. Elles n’ont jamais donné lieu à une production significative et les arrêts de travaux ont été prononcés en 2000[38].

Assez peu de documents sont disponibles sur la mine de Villemus[41], dite mine de Lincel-Saint-Martin[40]. L’exploitation de la concession de la Colle de Villemus est accordée à la Compagnie des produits chimiques Alais, puis Alais, Froges et Camargue (CPCAFC)[39],[40]. L’exploitation en est rendue difficile par les pendages des couches géologiques : elles sont partout inclinées à un angle supérieur à 60°, et le plus souvent verticales[40]. La galerie principale, le travers-banc Sainte-Croix, fait 860 m de long. Une galerie d’exhaure a été creusée pour évacuer l’eau pompée au débit moyen de 4,9 m3/h (1924)[42].

Les deux concessions constituant la mine de Lincel-Saint-Martin sont renoncées le 11 août 1935[43],[40]. Son exploitation reprend brièvement à la sortie de la Seconde Guerre mondiale[43], et le plan Monnet lui attribue comme objectif une production journalière de 200 t. Cet objectif n’est pas atteint, la mine plafonnant à 100−120 t/j en 1946[44].

La galerie a été bouchée, en laissant des passages pour les chauves-souris[45]. On ne signale pas d’effondrements liés à la mine[41].

Plaine agricole au pied de Villemus

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Villemus.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Albert Barras[46]    
         
mars 1989[47] En cours
(au 21 octobre 2014)
Pierre Pourcin[48],[47],[49] PS Retraité, ancien conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Villemus fait partie :

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Villemus relève du tribunal d'instance de Manosque, du tribunal de grande instance de Digne-les-Bains, de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, du tribunal pour enfants de Digne-les-Bains, du conseil de prud'hommes de Digne-les-Bains, du tribunal de commerce de Manosque, du tribunal administratif de Marseille et de la cour administrative d'appel de Marseille[50].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 8 octobre 2013, Villemus n'est jumelée avec aucune commune[51].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2016, Villemus comptait 185 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012, 2017, etc. pour Villemus). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
69 feux16 feux230234269303264286315296
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
296286288277270244258226206191
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
221180191165191156109109150105
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016
9666718399111147152175185
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale à partir de 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[28], EHESS[52], Insee à partir de 1968[53],[54],[55])

L’histoire démographique de Villemus, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1806 à 1856. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1931, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1806, ce qui dénote un recul lent, en comparaison des communes voisines[56]. Le mouvement de baisse ne s'interrompt définitivement que dans les années 1960. Depuis, la population de Villemus a dépassé le seuil de 150 habitants, équivalant à la moitié de celle de 1806.

Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Villemus est située dans l'académie d'Aix-Marseille.

La commune ne dispose d'aucune école maternelle ni école élémentaire[57].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune dépend du secteur paroissial du Largue qui comprend 14 autre paroisses[58]. Le culte est célébré alternativement dans les églises de ces quinze communes.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 27 691 €, ce qui plaçait Villemus au 18 267e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[59].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 100 personnes, parmi lesquelles on comptait 71,3 % d'actifs dont 61,7 % ayant un emploi et 9,6 % de chômeurs[60].

On comptait 14 emplois dans la zone d'emploi, contre 13 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 61, l'indicateur de concentration d'emploi est de 23,5 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre moins d'un emploi pour quatre habitants actifs[61].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Villemus comptait 18 établissements : six dans l’agriculture-sylviculture-pêche, trois dans l'industrie, aucun dans la construction, huit dans le commerce-transports-services divers et un état relatif au secteur administratif[62].

En 2011, une entreprise a été créée à Villemus[63].

Agriculture[modifier | modifier le code]

La vigne, qui était cultivée pour l’autoconsommation jusqu’au milieu du XXe siècle, n’est plus présente qu’à titre anecdotique dans la commune[64].

La culture de l’olivier est pratiquée depuis des siècles à Villemus, tout en étant limitée à des surfaces restreintes. Le terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres. L’oliveraie de Villemus occupait moins de 10 hectares au début du XIXe siècle, et compte actuellement plusieurs milliers de pieds exploités[65].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame, à Villemus.

Le Prieuré Notre-Dame-du-Largue est depuis le 21 février 1989, monument inscrit à l'inventaire des monuments historiques (façades et toitures de la chapelle ainsi que son prieuré (cad. A 45)[66].

La chapelle Notre-Dame du Pont, ou du Largue, ou chapelle des Craux, est un ancien prieuré dont subsiste un bâtiment à étage, roman : il a conservé des portes géminées, des arches sous claveaux romans. La chapelle a originale a disparu en grande partie : il subsiste l’abside en cul-de-four, en appareil moyen. Elle doit dater de la fin du XIe siècle ou du XIIe siècle, sauf la porte sud, de la première moitié du XVIIe siècle[67].

Facade de l'église.

La Grande Bastide, qui est en fait plus un château, une résidence seigneuriale, distribue ses différents bâtiments autour d’une cour. Le bâtiment du fond est percé de croisées ; sa porte est couverte d’un fronton et encadré de colonnes. Les ailes relient deux pavillons à ce bâtiment ; l’un des pavillons abrite une chapelle (voir plus bas). L’ensemble est construit entre 1600 et 1650[68]. Une maison du village possède une porte en plein cintre, dont la clef est sculptée d’une feuille d'acanthe (1680)[69]. La chapelle de la Grande Bastide, en gothique du XVIIe siècle est intégrée au bâtiment (rez-de-chaussée). À une seule travée, sous croisée d’ogives, elle possède des semblants d’enfeux sur trois côtés[70].

Il reste quelques ruines du château fort[71] (tour de 10 m) ; maison forte du Castellet (XVIIe).

L’église paroissiale, placée sous le vocable de Saint-Étienne et le patronage de saint Trophime d'Arles[29], du XVIIe siècle, conserve une influence romane dans sa construction, d’une manière imprécise. Sa nef ne possède aucune travée ; voûtée en berceau, elle aboutit à une abside en cul-de-four. Le bas-côté, voûté d’arêtes, est plus court que la nef. Les cloches sont logées dans une imposante tour. L’ensemble, sans style prononcé, est probablement issu de nombreuses campagnes de réfection et reconstructions, qui ont remployé des matériaux anciens[72]. Elle est reliée au presbytère par un chemin aérien.

La chapelle Saint-Trophime (romane) ; oratoire Saint-Joseph.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Villemus.svg

Blasonnement :
D'or au château de gueules, donjonné de trois tours de même, ajouré en maçonné de sable.[75]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Sisteron », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013.
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de la Bonde (X1500600) » (consulté le 28 mars 2019).
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ravin des Plaines (X1501160) » (consulté le 28 mars 2019).
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ravin de Piférat (X1500620) » (consulté le 28 mars 2019).
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ravin de Peire Grosse (X1501180) » (consulté le 28 mars 2019).
  7. Réseau départemental des lignes de transport des A.H.P
  8. Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013.
  9. « Relevé météo de Dauphin », MSN Météo
  10. « Archives climatologiques mensuelles - Dauphin (1961-1990) », sur le site d el'association infoclimat.
  11. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  12. a b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 5 août 2012.
  13. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37.
  14. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97.
  15. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 74.
  16. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80.
  17. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 81.
  18. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 5 août 2011.
  19. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  20. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  21. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  22. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne)., § 26 145, p. 1434.
  23. Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, coll. « Sud Ouest Université », , 128 p. (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 65.
  24. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 18-19.
  25. Audrey Becker-Piriou, « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano- barbare en Occident ? », Revue historique, 2008/3, n° 647, p. 531.
  26. Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 362-363.
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