Saint-Étienne-les-Orgues

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Saint-Étienne-les-Orgues
Saint-Étienne-les-Orgues
La mairie.
Blason de Saint-Étienne-les-Orgues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Forcalquier
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure
Pays de Haute-Provence
Maire
Mandat
Khaled Benferhat
2014-2020
Code postal 04230
Code commune 04178
Démographie
Gentilé Stéphanois
Population
municipale
1 273 hab. (2016 en augmentation de 4,43 % par rapport à 2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 02′ 48″ nord, 5° 46′ 52″ est
Altitude Min. 549 m
Max. 1 825 m
Superficie 48,42 km2
Localisation

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Liens
Site web saint-etienne-les-orgues.fr

Saint-Étienne-les-Orgues est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom des habitants de Saint-Étienne-les-Orgues est Stéphanois[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Saint-Étienne-les-Orgues et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Le village est situé au pied de la montagne de Lure, à 687 m d’altitude[3] et à une dizaine de kilomètres au nord de Forcalquier.

Les communes limitrophes de Saint-Étienne-les-Orgues sont Saint-Vincent-sur-Jabron, Noyers-sur-Jabron, Cruis, Montlaux, Revest-Saint-Martin, Fontienne, Ongles et Lardiers.

Le point culminant de la commune est le signal de Lure (1 827 m). Le sentier de grande randonnée GR 6 passe sur la commune.

La vipère d'Orsini est présente dans la commune.

Rose des vents Saint-Vincent-sur-Jabron Noyers-sur-Jabron Rose des vents
Lardiers N Montlaux
Cruis
O    Saint-Étienne-les-Orgues    E
S
Ongles Fontienne
Forcalquier
Revest-Saint-Martin

Géologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Alpes.
Massif des Alpes et localisation des Préalpes de Digne

Le territoire se situe sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), entre plusieurs formations géologiques majeures des Alpes[4] :

  • les chaînons de Lure ;
  • la nappe de Digne à l'est[5], au niveau du lobe de Valavoire[6] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écailles) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe ;
  • la faille de la Durance au sud-est, dans la vallée.

Le flanc sud de la montagne de Lure compte quelques phénomènes karstiques comme l'aven des Cèdres (-172 m), l'aven des Bessons (-76 m) et l'aven de Ravouest (-47 m) qui s'ouvrent sur la commune de Saint-Étienne-les-Orgues.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Saint-Étienne-les-Orgues est située en Haute-Provence. Le climat est de type méditerranéen d'intérieur aux étés chauds et secs, en revanche les hivers sont frais et marqués par des gelées fréquentes. Le mistral souffle parfois bien que la commune soit abritée par la montagne de Lure. Elle peut être plus exposée au levant ou au sirocco, qui surviennent rarement.

Saint-Étienne-les-Orgues n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle de Forcalquier. En moyenne annuelle, la température s'établit à 12,8 °C avec une moyenne maximale de 22,4 °C et une minimale de 0,0 °C. Les températures nominales maximales et minimales relevées sont de 30 °C en juillet et 0 °C en décembre et janvier. L'ensoleillement moyen s'établit à 2 755 heures par an avec une pointe à 343 heures en juillet. Autre valeur importante, caractéristique du climat méditerranéen, les précipitations totalisent 426 millimètres sur l'année, inéquitablement réparties avec un peu plus de vingt et un millimètres en juillet et plus de cinquante quatre millimètres en octobre[7].

Relevé météorologique de Forcalquier
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0,5 3 5,4 8,9 12,8 15,4 15,2 12 8,2 3,8 1,1 7,2
Température moyenne (°C) 4,3 6,2 8,2 11,1 15,1 19,3 22,4 22 18 13,4 8,2 5,2 12,8
Température maximale moyenne (°C) 8,6 10,9 15,4 16,9 21,4 25,8 29,3 28,9 24 18,5 12,7 9,3 18,5
Précipitations (mm) 27 25 24 44 40 28 21 33 46 54 53 31 426
Source : Relevé météo de Forcalquier[8]
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
8,6
0
27
 
 
 
10,9
0,5
25
 
 
 
15,4
3
24
 
 
 
16,9
5,4
44
 
 
 
21,4
8,9
40
 
 
 
25,8
12,8
28
 
 
 
29,3
15,4
21
 
 
 
28,9
15,2
33
 
 
 
24
12
46
 
 
 
18,5
8,2
54
 
 
 
12,7
3,8
53
 
 
 
9,3
1,1
31
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Services autocars[modifier | modifier le code]

Lignes départementales[modifier | modifier le code]

Le village est desservi par 2 lignes départementales[9]:

Ligne Tracé
B2 Banon ↔ Saint-Étienne-les-Orgues ↔ Digne-les-Bains
F3 Cruis ↔ Saint-Étienne-les-Orgues ↔ Forcalquier

Environnement[modifier | modifier le code]

Saint-Étienne-les-Orgues sur les pentes boisées de Lure.

La commune compte 4 350 ha de bois et forêts, soit 90 % de sa superficie[1].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Saint-Étienne-les-Orgues est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[10], et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[11]. La commune de Saint-Étienne-les-Orgues est également exposée à trois autres risques naturels[11] :

  • feu de forêt,
  • inondation (dans la vallée de la Bléone),
  • mouvement de terrain : quelques versants au sud de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[12].

La commune de Saint-Étienne-les-Orgues n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[13]. Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[14]; le Dicrim existe depuis 2010[15].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue en 1994 et 2003[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée depuis Fontienne.

Deux villages aux origines de Saint-Étienne-les-Orgues;

Saint Étienne :
Au pied de la montagne de Lure, Saint Étienne, qui tient son nom de la chapelle dédiée à ce saint vers 1073 et qui dépendait de l’abbaye Saint Victor de Marseille jusqu’en 1228.

Onègues :
Dominé par une motte où se dresse le château des seigneurs des Orgues, se trouve Ausonica, nom latin qui signifie la « maison d’Auson » ou Onègues en provençal qui donnera "Orgue".


Le nom de la localité apparaît pour la première fois dans un texte qui parle du Castrum Sanctus Stephani et rappelle l'existence du château féodal en ces lieux au XIIe siècle, nommé saint Estève sous sa forme occitane, qui a été francisée par la suite[16].

Saint Étienne fut le protecteur de la chapelle initiale bâtie vers les années 1073.

Les Orgues dérivent du latin alsonicus, qui désigne une rivière, une source[17].

Saint-Étienne-les-Orgues se nomme Sant-Estève en occitan provençal.

Saint-Étienne devient Saint-Étienne-les-Orgues le 25 juin 1988.

La crête nommée Sarrière voit son nom dériver de Serre, oronyme qui désigne une crête allongée et hérissée de pointes, en forme de scie[18].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans l’Antiquité, un itinéraire romain secondaire, venant de la via Domitia pour rejoindre Cruis, traversait la commune[19]. Les Sogiontiques (Sogiontii) peuplent la montagne de Lure, en étant fédérés aux Voconces. Après la Conquête, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ce peuple est détaché des Voconces et forme une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[20].

Au plan strictement local, une petite ferme d'époque romaine a été retrouvée dans la vallée[21].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[22]. C’est de cette époque que date la nécropole mise au jour à l’Abadié en 2012, où ont été retrouvées 90 tombes de la fin du Ve et du début du VIe siècle[23].

Le village de Saint-Étienne est cité pour la première fois au XIe siècle[24] ou au XIIe (Sanctus Stephanus de Alsonicis)[25]. Un premier village s’était à l’origine établi sur le sommet des Orgues (Alsonicis), au sud de l’emplacement actuel, autour d'une motte castrale construite au début du XIe siècle, au lieu-dit collet des Orgues, à 660 m d'altitude[26],[27]. Il était protégé par un fossé de 6 à 7 m[27]. Deux églises, Sainte-Marie dans Lure, avec un village, et Saint-Étienne, sont données à l'abbaye Saint-Victor de Marseille en 1073 par Guillaume Calcia, seigneur de Montlaux et des Orgues[28]. Les deux communautés d’Alsonicis (« Les Orgues ») et de Saint-Étienne ont vécu parallèlement jusqu'au XVe siècle au moins, le village de Saint-Étienne pouvant être installé ailleurs[29]. En 1271, par exemple, Charles Ier reçoit un hommage de ses vassaux d'Alsonicis, et pendant la guerre de l'Union d'Aix encore, les deux villages constituent deux unités administratives séparées[29].

L’abbaye Notre-Dame de Lure est fondée légendairement par saint Donat au VIe siècle. Un don de Guillaume IV de Forcalquier à l’abbaye de Boscodon en 1160 permet de fonder un nouveau monastère. Ses abbés ont une haute réputation, ce qui permet à l’abbaye de prospérer. Elle est rattachée au chapitre d’Avignon en 1318, puis progressivement désertée[25]. Les moines passent alors l’hiver à l’Abbadié, dans la vallée et l’abbaye finit par être sécularisée à la fin du XVe siècle[30].

Au XIIIe siècle, la communauté est rattachée à la viguerie de Forcalquier[31]. La peste noire (1347), puis le passage des troupes de Raymond de Turenne (1390) dévastent totalement le pays, qui est inhabité en 1400[32], puis encore lors des recensements effectués en 1418 et 1442. La réoccupation du terroir date seulement de la seconde moitié du XVe siècle, ce qui permet de dater l’église de cette époque[33]. La communauté de Saint-Étienne absorbe celle des Orgues à la fin du Moyen Âge (qui ne comptait que 25 feux en 1315, soit deux fois moins que Saint-Étienne)[25].

En 1379, la seigneurie est rattachée à la vicomté de Reillanne, puis en 1720 au marquisat d’Oraison[25].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Situation de Saint Étienne les Orgues au sud de la Montagne de Lure

Diverses dégradations liées aux guerres de religion, puis un glissement de terrain, entraînent la destruction de l’abbaye de Lure[30]. Elle est reconstruite en 1637-1659[3],[25], après le miracle du berger ayant entendu des voix[30].

Au XVIe siècle, un relais de la poste aux chevaux est installé à Saint-Étienne[34], qui est aussi équipé d’un hôpital à partir de 1593, avec quatre lits pour accueillir les malades pauvres[35] originaires de Saint-Étienne-les-Orgues[36]. Si les malades de passage sont admis à l’occasion, cela reste exceptionnel et l’hôpital, géré par un rectorat comprenant le curé et les plus hauts revenus de la communauté, cherche en général à les faire partir[36],[37]. L’hôpital accueille aussi des orphelins et gère leurs biens en attendant de leur trouver une famille[36]. Tout au long du XVIIe siècle, sa caisse est alimentée par des dons, qui produisent des rentes versées par le trésorier de la communauté[35]. En 1714, il est déplacé au quartier des Razeaux, sur la route de Cruis, ce qui permet de l’agrandir[38]. En 1763, il est à nouveau installé dans le village, afin que les malades puissent plus facilement bénéficier de la charité des habitants de Saint-Étienne-les-Orgues. Une bergerie est transformé à cet usage ; le nouveau bâtiment est aussi de taille réduite[35], ce qui convient aux difficultés financières de l’institution à la fin de l’Ancien Régime. Les soins corporels et spirituels sont dispensés par une sœur hospitalière (qui n’est pas une moniale) et un maître-chirurgien : ils voient tous deux leurs appointements se réduire avant la Révolution[36]. Signe des temps, la misère augmente dans les années 1780 et l’hôpital, dans sa fonction d’accueil des pauvres, est d’autant plus indispensable[36]. Et à la fin du XVIIIe siècle, l’hôpital s’approvisionne auprès des marchands-droguistes du village pour les médicaments[36].

Du XVIIe au XIXe siècle, une activité prospère à Saint-Étienne, permettant même à quelques individualités de s’enrichir : le colportage d’herbes aromatiques et médicinales. Cette activité naît d’abord d’un besoin d’un revenu de complément : à la morte saison, les hommes partent vendre les herbes ramassées sur la montagne de Lure dans les foires et les marchés à divers professionnels dont le métier inclut une activité de soin : herboristes, aux apothicaires, chirurgiens barbiers. Ils voyagent parfois très loin : certains itinéraires vont jusqu’en Lorraine, au Limousin et au Bordelais. Leur réputation s’accroît et permet une professionnalisation de certains au XVIIIe siècle, qui ouvrent alors des boutiques, ou constituent des réseaux avec des auberges-relais. Le colporteur revient de plus avec des produits des pays visités. La professionnalisation se traduit aussi par l’institution d’un apprentissage, la création de sociétés. À Saint-Étienne, on compte 4 colporteurs en 1710, 14 en 1754, 23 en 1756, 45 en 1779. La réussite de quelques-uns leur permet de devenir négociants, droguistes, confiseurs, cafetiers, teinturiers, vinaigriers. La création des écoles de pharmacie en 1803 est une étape qui amorce le déclin de cette activité, avec l’interdiction de soigner. L’activité limitée à la vente d’herbes, la profession est réglementée et les magasins sont soumis à une inspection annuelle. Enfin, le régime de Vichy décrète la perte du statut légal en 1941[39].

Scieurs de long du Forez vers 1900
Scieurs de long dans la montagne de Lure

Venus des monts du Forez, les scieurs de long partaient à la scie de la Saint-Michel à la Saint-Jean vers des climats plus méridionaux. La montagne de Lure, suivie du mont Ventoux fut un de leurs lieux de prédilection. Organisés en brigades, venant du même village et souvent parents, ils apportaient leurs scies pour débiter les troncs des hêtres en planches. Si quelques-uns avaient fait le voyage au cours du XVIIIe siècle, le mouvement reste assez limité : ce n’est qu’au XIXe siècle que ce phénomène prendra toute son ampleur[40].

Révolution française et Premier Empire[modifier | modifier le code]

Proclamation contre le coup d'État de 1851 dans les Basses-Alpes

Durant la Révolution, la société patriotique de la commune y est créée pendant l’été 1792[41]. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Montlure[42].

Le Premier Empire est la période où l’on renoue avec des pratiques d’Ancien Régime : par exemple, l’hôpital est à nouveau géré par les plus fortunés de la commune[43].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Avec la Restauration, les familles nobles reviennent et tentent de faire valoir d’anciens droits, comme les Oraison qui ouvre un procès en 1825 contre la commune de Saint-Étienne à propos des droits d’usage sur la forêt de Lure. Le procès est perdu par les Oraison[44]. En 1817, la commune obtient de la préfecture l’installation d’un médecin au village, qui est tenu (et salarié) de soigner les plus pauvres gratuitement. L’hôpital organise de plus en plus son action par des distributions de pain et de farine à domicile[43].

Saint-Étienne-les-Orgues prospère à cette époque : on compte une fonderie de fonte qui exploite la forêt de la montagne de Lure. L’augmentation de population est aussi due à l’installation des charbonniers auvergnats, qui auparavant ne venaient que pour la saison. En effet, le gros de leur contingent vint travailler dans les forêts de Lure à partir du Premier Empire : à Saint-Étienne-les-Orgues la population passa de 700 habitants, en 1806, à 1 326, en 1836. Leurs livrets d'ouvriers, obligatoirement visés par les autorités, ont permis de connaître leurs noms et leurs lieux d'origine. Ils arrivaient de Saillant, Usson-en-Forez et Saint-Julien-Chapteuil. Ils se nommaient Allivot, Savinel, Courveille, Jouvet, Bouillon ou Faveral et leurs patronymes se retrouvent encore sur place quand ils ont fait souche. Installés, ils devenaient marchands de bois ou de vin[40].

En 1836, la mairie qui était trop à l’étroit, et l’hôpital qui avait trop de place, échangent leurs locaux. L’hôpital devient officiellement le « bureau de bienfaisance », installé au-dessus du four communal, et n’héberge plus de pauvres malades qu’exceptionnellement[35].

Après la révolution de février 1848, le « parti de l’ordre » remporte les élections du , mais les socialistes obtiennent des succès dans le département, notamment grâce au tribun André Ailhaud, dit Ailhaud de Volx. Le , la présence d'Ailhaud à Saint-Étienne-les-Orgues, où il était venu assister au mariage de sa nièce Octavie déclencha une manifestation anti-gouvernementale. Le mariage célébré à la mairie par Joseph Granger, premier adjoint au maire, les invités se rendirent en défilé au cabaret d’André Gondran où le repas était prévu. Au cours de celui-ci, à la demande générale, le tribun debout sur une table, exhorta les convives à la défense de la République et de ses valeurs. Les applaudissements furent nourris et ceux du premier adjoint immédiatement dénoncés au maire Prosper Hyacinthe Tardieu. Ce dernier envoya une missive, pour le faire démettre, à son ami Alphonse Paillard, sous-préfet de Forcalquier, qui obtempéra[45].

En 1851, à la suite du coup d'État du 2 décembre de Louis-Napoléon Bonaparte, les pays de Sisteron, Forcalquier, Manosque développent une résistance pour défendre la République : 15 000 hommes en armes sont mobilisés[46]. Les insurgés prennent le contrôle de la préfecture à Digne, et forment un « Comité départemental de résistance ». L'armée, ralliée à Napoléon III, vient à bout de ce mouvement. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 35 habitants de Saint-Étienne-les-Orgues, dont deux femmes, sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie[47].

Comme de nombreuses communes du département, Saint-Étienne-les-Orgues se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[48]. La même instruction est donnée aux filles : la loi Falloux (1851) impose en effet l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[49].

En 1873, le four communal est démoli[35]. Le bureau de bienfaisance est déplacé dans l’école des filles[35].

Durant la Seconde Guerre mondiale, le département est occupé par l'Italie de novembre 1942 à septembre 1943, puis par l'Allemagne nazie jusqu'en août 1944. Une compagnie de travailleurs malgaches est stationnée à Saint-Étienne-les-Orgues durant cette guerre. Elle est bombardée par strafing le 8 octobre 1943, alors qu’elle bûcheronnait dans la forêt de Lardiers. Aucun Malgache n’est touché. En juillet 1944, la brigade de gendarmerie déménage à Forcalquier[50].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Saint-Étienne-les-Orgues. Le vin produit, de qualité médiocre, était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[51]. De la même façon, l’olivier, cultivé sur de petites surfaces au XIXe siècle, jusqu’à l’altitude de 600 mètres, exceptionnellement jusqu’à 700 mètres, a aujourd’hui disparu[52]. En 1950, c’est la fermeture définitive du bureau de bienfaisance communal après plus de trois siècles d’existence sous diverses formes[35].

La commune perd près des deux-tiers de sa population en un peu plus d'un siècle, passant de 1 326 habitants en 1836 à 477 en 1962. Elle a connu une importante croissance depuis, dépassant à nouveau les 1 000 habitants dans les années 2000.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 15 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[53]). Lors du scrutin de 2008, il y eut deux tours (neuf élus au premier tour et six au second) et Guy Piana a été élu conseiller municipal avec le quatrième total de 409 voix, soit 51,51 % des suffrages exprimés. La participation a été de 82,88 %. Elle a ensuite été nommée maire par le conseil municipal[54].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour 2 ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.

En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du 5 avril 1884 l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
vers 1850   Prosper Hyacinthe Tardieu    
         
mai 1945   Charles Caste[55] Résistant ancien Résistant, se présente sous cette étiquette.
Conseiller général
         
1968 1977 Edmond Gaubert[56]   né en 1927
         
avant 2005   André Rippert   mort en fonction
  2008 Roger Dolidier    
mars 2008 2014 Guy Piana[57],[58] DVG[59],[60] Ancien proviseur
avril 2014 En cours
(au 21 octobre 2014)
Khaled Benferhat[61] LREM Conseiller départemental (2015-)
Vice-président de la Communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Étienne-les-Orgues fait partie de la communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure.

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Saint-Étienne-les-Orgues en 2009[62]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation 7,88 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties 14,71 % 0,00 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties 51,48 % 0,00 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle 0,00 % 19,08 % 10,80 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (les deux formant la contribution économique territoriale qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[63]).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Services publics[modifier | modifier le code]

Une brigade de gendarmerie de proximité est implantée à Saint-Étienne-les-Orgues. Elle dépend de celle de Banon[65].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2016, Saint-Étienne-les-Orgues comptait 1 273 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2008, 2013, 2018, etc. pour Saint-Étienne-les-Orgues). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique de Saint-Étienne, puis Saint-Étienne-les-Orgues
1315 1418 1442 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831
52 feuxinhabitéinhabité14 feux8808809849421 0831 169
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881
1 3261 2081 1761 2001 1501 1151 0391 0391 0381 002
1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
930878833770768851682650580568
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013
5215074774785616791 0918731 2221 249
2016 - - - - - - - - -
1 273---------
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[25], EHESS[66], Insee à partir de 1968[67],[68],[69])

Au Moyen Âge, Saint-Étienne se caractérise par une longue période d’abandon, pendant la plus grande partie du XVe siècle.

L’histoire démographique de Saint-Étienne-les-Orgues est marquée par un maximum de population en 1836, suivi immédiatement d’un mouvement de diminution, sans période d’« étale » où la population serait restée à un niveau élevé. Cette diminution est lente et dure longtemps : c’est en 1926 que la commune perd la moitié de sa population de 1836[70]. Elle est repassée au-dessus de ce niveau en 1982, et se rapproche actuellement de son plus haut démographique.

Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d’une école primaire[71],[72]. Ensuite les élèves sont affectés au collège départemental à Banon[73]. Puis les élèves sont dirigés vers les lycées de Manosque[74], soit le lycée polyvalent Les Iscles[75] soit le lycée Félix-Esclangon[76].

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du secteur paroissial Montagne de Lure[77].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 16 716 , ce qui plaçait Fontette au 18 669e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[78].

Essentiellement agricole[réf. nécessaire], l'économie de Saint-Étienne est complétée par des activités de commerces et de services.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Sur la montagne de Lure, alpage au début du XXe siècle

Les agriculteurs de la commune de Saint-Étienne-les-Orgues peuvent prétendre à deux labels appellation d'origine contrôlée (AOC) (huile essentielle de lavande de Haute-Provence et banon) et à neuf labels indication géographique protégée (IGP) (miel de Provence, agneau de Sisteron[79].

Parmi les labels IGP, les six concernant le vin (alpes-de-haute-provence (IGP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé) ne sont pas utilisées, la vigne n’étant pas cultivée pour une production commerciale dans la commune[51]. Il en est de même pour l’huile d’olive[52].

Industrie[modifier | modifier le code]

Les Papeteries Mosca et Belmonte emploient 17 salariés[80].

Activités de services[modifier | modifier le code]

De la station de ski installée sur la montagne de Lure dans les années 1930 ne restent que deux téléskis pour l'initiation. Le reste des équipements a été démantelé après plusieurs années d'abandon et de fait de leur obsolescence[81], faute d'enneigement suffisant en hiver.

Mais la commune complète ses activités touristiques par sa fréquentation estivale.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument aux morts
  • Château du Truyas
  • Château du Tondu, du XVIIIe siècle. Le corps de logis rectangulaire se prolonge par une aile, achevée par une tour circulaire ; de l’autre côté, le bâtiment est doté de deux tours d’angles[82].

Au village, on peut encore voir quelques maisons de la fin du XVe siècle ou du début du XVIe siècle[83]. Une ancienne grange romane, succédant à une existante au XIIe siècle, est médiévale. Elle est appelée l’Abbaye bien que n’ayant probablement jamais eu de fonction religieuse[84],[25]. À proximité, on voit encore les arches d’un aqueduc amenant l’eau à un ancien moulin (disparu)[85]. Une ancienne bastide se trouve au Trouillas[86].

L’église Saint-Étienne, datant essentiellement du XVe siècle avec des parties du XVIe siècle, est voûtée en berceau (fin XVe siècle ou début du suivant[87]). Son chœur pentagonal, et voûté sous croisée d'ogives, avec sept nervures rayonnantes[88] et une particularité, un oculus en forme de croix[89]. La porte latérale et la base du clocher, qui a été reconstruit, datent du XVe siècle[90].

Abadié de Saint-Étienne-les-Orgues ancien cellier de l'abbaye de Lure

De l’abbaye Notre-Dame de Lure, ne subsiste que l’église, à 1 200 m d’altitude, classée monument historique[91].

Chapelle St Joseph 01, près du cimetière
Chapelle Saint-Joseph, sur la route d’Ongles.

La chapelle Saint-Joseph est située à proximité du cimetière : son portail est une grille de bois. Orientée au nord, elle est voûtée et peut dater du XVIIIe siècle[31]. La chapelle Saint-Sébastien date du Second Empire et est orientée au nord-ouest[31].

  • L’Abadié, ancien cellier de l’abbaye
  • Ermitage Saint-Donat
  • Chapelle du Vigneau

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Étienne-les-Orgues

Blasonnement :
« D'azur, à un Saint-Étienne, vêtu en diacre, d'or, posé à dextre sur une terrasse de sable, les bras étendus et levant les yeux au ciel, et senestré en chef d'une main fermée, aussi d'or, mouvante du haut du flanc senestre et soutenue de trois cailloux du même mal ordonnés »[92].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gisèle Roche-Galopini,
    • Saint-Étienne-les-Orgues et la gloire de la Montagne. Notables et gens du peuple face au coup d'État de 1851, éd. Les Cahiers de Salagon 2, 1994, (ISBN 2906162302)
    • L'hôpital de Saint-Étienne-les-Orgues, p. 281-286, tome 55, fascicule 221, 2005 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Barruol, André de Réparaz et Jean-Yves Royer, La montagne de Lure, encyclopédie d'une montagne en Haute-Provence, collectif sous la direction de Guy Barruol, Éd. Les Alpes de Lumière, juin 2004. (ISBN 2-906162-70-1) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Saint-Étienne-les-Orgues », Le Trésor des régions, consultée le 12 juin 2013.
  2. « Habitants de Saint-Étienne-les-Orgues », sur habitants.fr.
  3. a et b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7).
  4. Maurice Gidon, Les chaînons de Digne, Carte montrant les rapports entre les chaînons des Baronnies orientales (moitié nord) et ceux de Digne (moitié sud), avec l'avant-pays de la nappe de Digne (partie occidentale).
  5. Carte géologique de la France au 1:1 000 000
  6. Maurice Gidon, La Nappe de Digne et les structures connexes.
  7. « Station météo la plus proche : Forcalquier », MSN Météo
  8. « Relevé météo de Forcalquier », MSN Météo
  9. Réseau départemental des lignes de transport des A.H.P
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  11. a b et c Ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 14 août 2012.
  12. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37.
  13. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97.
  14. « Prim.net : Base Gaspar », sur macommune.prim.net (consulté le 12 juillet 2016)
  15. Document, base Dicrim, consultée le 14 août 2012.
  16. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne)., § 28373, p. 1615
  17. Guy Barruol, Claude Martel, Jean-Yves Royer, « Glossaire lié à la topographie et à la toponymie de Lure », in Guy Barruol, André de Réparaz et Jean-Yves Royer (directeurs de la publication), La montagne de Lure, encyclopédie d’une montagne en Haute-Provence, Forcalquier, Alpes de Lumière, coll. « Les Alpes de Lumière », , 320 p. (ISBN 2-906162-70-1), no 145-146, p. 229.
  18. Claude Martel, « L’oronymie d’une montagne provençale », in Barruol, Réparaz, Royer, op. cit., p. 220.
  19. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p. 404
  20. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, no 63, 2006, CNRS éditions, p. 18-19.
  21. Guy Barruol, « Le Pays de Forcalquier à l'époque romaine », in Alpes de lumière, Musée de Salagon, Archéologie au pays de Forcalquier : radioscopie d'un terroir rural, Mane (Salagon, 04300) : les Alpes de lumière, 1990, catalogue d'exposition, Mane, été 1990 ; collection « Les Alpes de lumière » (ISSN 0182-4643) no 103, (ISBN 2-906162-159), p. 41.
  22. Audrey Becker-Piriou, « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano- barbare en Occident ? », Revue historique, 2008/3, no 647, p. 531.
  23. Mathias Dupuy, « Saint-Étienne-les-Orgues, l’Abadié », Laboratoire d’archéologie médiévale et moderne en Méditerranée, consulté le 11 novembre 2013.
  24. Géraldine Bérard, op. cit., p. 404.
  25. a b c d e f et g Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, (notice BnF no FRBNF35450017), p. 195.
  26. Parc naturel du Luberon, Autour de l’An Mil en pays de Forcalquier, catalogue d’exposition, 2007, p. 31.
  27. a et b Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 381.
  28. Varano, op. cit., p. 380.
  29. a et b Varano, op. cit., p. 382.
  30. a b et c Irène Magnaudeix et alii, Pays de Haute-Provence : de Lure au Luberon. Manosque, pays de Forcalquier, de la montagne de Lure au Luberon, quide de découverte par les chemins, ADRI/Les Alpes de Lumière, 1999, (ISBN 2-906924-25-3), (ISBN 2-906162-47-7), p. 169.
  31. a b et c Daniel Thiery, « Saint-Étienne-les-Orgues », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 14 août 2012.
  32. Varano, op. cit., p. 383.
  33. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 180.
  34. Émile Lauga, La Poste dans les Basses-Alpes, ou l’histoire du courrier de l’Antiquité à l’aube du XXe siècle, Digne-les-Bains, éditions de Haute-Provence, 1994, (ISBN 2-909800-64-4), p. 42.
  35. a b c d e f et g Gisèle Roche-Galopini, « L’Hôpital de Saint-Étienne-les-Orgues », Provence historique, tome 55, no 221, 2005, p. 282.
  36. a b c d e et f Roche-Galopini (2005), p. 284.
  37. Roche-Galopini (2005), p. 283.
  38. Roche-Galopini (2005), p. 281.
  39. Magnaudeix, op. cit., p. 173.
  40. a et b Guy Barruol, André de Réparaz et Jean-Yves Royer, La Montagne de Lure, op. cit., p. 102.
  41. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 296-297.
  42. Jean-Bernard Lacroix, « Naissance du département », in La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 114.
  43. a et b Roche-Galopini (2005), p. 285.
  44. Jean-Yves Royer, « L’exploitation de la montagne de Lure vers 1830 », in Barruol, Réparaz, Royer, op. cit., p. 101.
  45. Gisèle Roche-Galopini, op. cit., p. 199.
  46. « René Merle, conférence »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) donnée à l'Escale le 17 février 2008
  47. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 69 et 79.
  48. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  49. Labadie, op. cit., p. 16.
  50. Raymond Moulin, « La Résistance (1943-1944) », in Barruol, Réparaz et Royer, op. cit., p. 205.
  51. a et b André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59.
  52. a et b Réparaz, op. cit., p. 58.
  53. « nombre des membres du conseil municipal des communes », Legifrance
  54. « Résultats élections municipales 2008 à Saint-Étienne-les-Orgues », sur linternaute.com
  55. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 3 avril 2014.
  56. S. L., « Une place porte désormais le nom d'Edmond Gaubert », La Provence, 16 juin 2013, p. 8.
  57. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Puimoisson à Saint-Julien-du Verdon (liste 6), consulté le 6 mars 2013.
  58. Guy Piana est l’un des 500 élus qui ont parrainé François Hollande (PS) à l’élection présidentielle de 2012, Conseil constitutionnel, « Listes des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du président de la République », Journal officiel, 31 mars 2012.
  59. François de Bouchony, « Le parti socialiste a besoin de conforter son ancrage municipal », La Provence, 3 février 2014, p. 3.
  60. François de Bouchony, « Le paysage avant la bataille », La Provence, 17 mars 2014, p. 3.
  61. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Liste des maires », 2014, consultée le 20 octobre 2014.
  62. « Impôts locaux à Saint-Étienne-les-Orgues », taxes.com.
  63. Loi no 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance).
  64. Annuaire des villes jumelées
  65. Groupement de gendarmerie départementale des Alpes-de-Haute-Provence, « Carte des brigades de gendarmerie », préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, consulté le 15 novembre 2014.
  66. EHESS, notice communale de Saint-Étienne-les-Orgues sur la base de données Cassini, consultée le 31 juillet 2009.
  67. « Résultats du recensement de la population - Saint-Étienne-les-Orgues », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012).
  68. « Populations légales 2013 – Commune de Saint-Étienne-les-Orgues (04178) », sur le site de l'Insee (consulté le 29 mars 2019).
  69. « Populations légales 2016 – Commune de Saint-Étienne-les-Orgues (04178) », sur le site de l'Insee (consulté le 29 mars 2019).
  70. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute-Provence depuis le début du XIXe siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 287.
  71. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Sisteron-Sud, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010.
  72. « Établissement primaires publics des Alpes-de-Haute-Provence », Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence
  73. « Sectorisation des collèges des Alpes-de-Haute-Provence », Académie Aix-Marseille,
  74. « Sectorisation des lycées des Alpes-de-Haute-Provence », Académie Aix-Marseille,
  75. « Site du lycée Les Iscles », Académie Aix-Marseille,
  76. « Site du lycée Félix-Esclangon », Académie Aix-Marseille,
  77. Secteur Montagne de Lure
  78. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur le site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010)
  79. « Liste des appellations AOC et IGP à Saint-Étienne-les-Orgues », sur INAO
  80. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Papèteries Mosca et Belmonte, consultée le 20 septembre 2012
  81. La Provence Pays de Forcalquier/montagne de Lure : les téléskis vétustes ne font plus partie du paysage
  82. Raymond Collier, op. cit., p 268
  83. Raymond Collier, op. cit., p 359
  84. Raymond Collier, op. cit., p 354
  85. Raymond Collier, op. cit., p 430
  86. Raymond Collier, op. cit., p 374
  87. Raymond Collier, op. cit., p 159
  88. Raymond Collier, op. cit., p 157
  89. Jacques Morel, Guides des abbayes et des prieurés : chartreuses, prieurés, couvents. Centre-Est & Sud-Est de la France, Éditions aux Arts, Paris, 1999. (ISBN 2-84010-034-7), p 62
  90. Raymond Collier, op. cit., p 180
  91. « Abbaye Notre-Dame-de-Lure (restes de l'ancienne) », notice no PA00080462, base Mérimée, ministère français de la Culture
  92. Banque du Blason