Peyruis

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Peyruis
Village de Peyruis
Village de Peyruis
Blason de Peyruis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Château-Arnoux-Saint-Auban
Intercommunalité Provence-Alpes Agglomération
Maire
Mandat
Patrick Vivos
2014-2020
Code postal 04310
Code commune 04149
Démographie
Gentilé Peyruisiens
Population
municipale
2 829 hab. (2014)
Densité 122 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 01′ 48″ nord, 5° 56′ 28″ est
Altitude Min. 381 m – Max. 740 m
Superficie 23,23 km2
Localisation

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Peyruis est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom des habitants de Peyruis est Peyruisiens[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Peyruis et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de Peyruis sont Montfort, Château-Arnoux-Saint-Auban, Les Mées, Ganagobie, Sigonce, Montlaux et Mallefougasse-Augès.

Géologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Alpes.
Massif des Alpes et localisation des Préalpes de Digne.

Le territoire se situe sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), entre trois formations géologiques majeures des Alpes[3] :

  • la nappe de Digne à l'est[4], au niveau du lobe de Valavoire[5] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écaille) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe.
  • la faille de la Durance au sud ouest, dans la vallée ;
  • le Plateau de Valensole au sud-est : bassin molassique du Miocène et du Pliocène composé de roches sédimentaires détritiques (dépôts liés à l'érosion des montagnes apparues à l'Oligocène).

Topographie[modifier | modifier le code]

Ravin du Beuvon.

Le territoire se situe dans la partie est de la vallée de la Durance.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Peyruis est située sur la rive droite de la Durance[6] ; c'est une rivière à la fois alpine et méditerranéenne, à la morphologie bien particulière. Elle est dite « capricieuse », et autrefois était redoutée pour ses crues (elle était appelée le 3e fléau de la Provence[7]) aussi bien que pour ses étiages. Elle est aménagée avec une digue de 3 km qui protège des crues de la rivière.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.
Relevé météorologique de Château-Arnoux-Saint-Auban
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0 3 5,1 8,9 12,8 15,3 15,2 12 8,2 3,8 1,1 7,2
Température moyenne (°C) 4,3 6,2 8,2 11,1 15,1 19,3 22,4 22 18 13,4 8,2 5,2 12,7
Température maximale moyenne (°C) 8,6 10,9 14,4 16,9 21,4 25,8 29,3 28,9 24 18,5 12,7 9,3 18,6
Précipitations (mm) 26,9 24,3 23,8 44 40 27,9 20,9 32,7 45,9 53,5 52,4 31,7 424
Source : Relevé météo de Peyruis[8]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
8,6
0
26,9
 
 
 
10,9
0
24,3
 
 
 
14,4
3
23,8
 
 
 
16,9
5,1
44
 
 
 
21,4
8,9
40
 
 
 
25,8
12,8
27,9
 
 
 
29,3
15,3
20,9
 
 
 
28,9
15,2
32,7
 
 
 
24
12
45,9
 
 
 
18,5
8,2
53,5
 
 
 
12,7
3,8
52,4
 
 
 
9,3
1,1
31,7
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Occupation du sol[modifier | modifier le code]

La commune compte 900 ha de bois et forêts, soit 39 % de sa superficie[1].

Hameaux : Piousin, Gaud

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. L'ancien canton de Peyruis est en zone 2 (sismicité moyenne) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[9], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[10]. La commune de Peyruis est également exposée à trois autres risques naturels[10],[11] :

  • feu de forêt,
  • inondation (dans la vallée de la Durance),
  • mouvement de terrain : quelques versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[12] (ce risque n’est pas pris en compte par la base de données du ministère de l’Environnement[10]).
Potelet signalant le danger de la canalisation Transéthylène.

La commune de Peyruis est de plus exposée à plusieurs risques d’origine technologique :

  • celui de transport de matières dangereuses, par rail, route et canalisations[11], principalement destinés à fournir en matières premières les usines Arkema de Saint-Auban et Sanofi de Sisteron[13] :
  • le risque de rupture de barrage : en cas de rupture du barrage de Serre-Ponçon, toute la vallée de la Durance serait menacée par l’onde de submersion[16] ;
  • le risque industriel : les accidents de l’usine Arkema de Saint-Auban, classée Seveso seuil haut, menacent la commune[11].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2004 pour les risques d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme[11] et le Dicrim existe depuis 2010[17]. La commune est de plus incluse dans le plan particulier d'intervention de l’usine Arkema[11].

Le dernier tremblement de terre fortement ressenti à Peyruis est celui du 23 février 1887, dont l’épicentre était situé à Bussana Vecchia, et qui a été ressenti avec une intensité macro-sismique ressentie de VII sur l’échelle MSK[18].

Transports[modifier | modifier le code]

Il existe une navette régulière en autocar entre Peyruis et Château-Arnoux-Saint-Auban.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Peyruis se nomme Peiruís en provençal de norme classique et Peirui en provençal de norme mistralienne.

Le nom du village, tel qu’il apparaît en 1068 (Petrozium), fait l’objet de différentes interprétations :

  • selon Jules Reymond, son nom viendrait de Petronius ruit, consul romain tombé dans une embuscade. L'origine du village remonterait au IIe ou au IIIe siècle[19] ;
  • selon Ernest Nègre son nom fait allusion au territoire pierreux (latin petra + ucium)[20].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans l’Antiquité, le territoire de Peyruis fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la conquête romaine, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[21].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1125, le territoire fait partie du comté de Forcalquier.

Vers 500, saint Donnat se retire à proximité (lieu-dit combe de saint Donnat).

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[22].

Un élément reste fixe depuis la fin de l'Antiquité : la limite occidentale de la commune reste fixée sur le sommet de la colline de Tourdeaux, important repère visuel dans le paysage, et qui fut le siège d'un oppidum à l'époque gauloise. La persistance d'une telle borne territoriale semble un processus courant, qui explique l'imbrication compliquée des communes de Peyruis et Montfort[23].

La localité est signalée pour la première fois dans les chartes en 963 ou 967[24] lorsque l’évêque de Sisteron donne les dîmes de la communauté à l’abbaye de Ganagobie, dont relève également l’église Saint-Pierre[24]. Au XIIe siècle, l’église appartenait à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, qui en percevait les revenus[25]. Vers 1150, un château existait sur le sommet de Piouzin (626 m)[26].

Le 29 juin 1220, les accords de Meyrargues sont signés entre Guillaume de Sabran et Raymond Bérenger IV de Provence, au sujet du comté de Forcalquier qu'ils se disputaient. Le nord du comté, de Forcalquier incluse jusqu'au Buëch alla au comte de Provence, moins quelques enclaves comme Peyruis qui resta à Guillaume de Sabran[27].

Le village est propriété du comte de Provence, puis donné en 1319 à Pierre de Vie[28]. Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne Ire, Georges et Raymond Bérenguier, co-seigneurs de Peyruis, soutiennent Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le ralliement de Sisteron à la cause angevine, en novembre, entraîne leur changement d’engagement, et ils prêtent hommage le 2 décembre 1385[29]. Le premier passage de Bohémiens est signalé le 2 octobre 1419[30].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Honorat de Peyruis, seigneur du lieu depuis 1456, en est dépossédé en 1481, au profit de Palamède de Forbin, premier gouverneur de la Provence rattachée à la France. Sa famille lui succède jusqu'en 1647[31] :

  • Antoine de Forbin (1492-1505)
  • Antoine d'Adalsa (1505-1519)
  • Gaspar de Forbin (1519-1537)
  • Pierre de Glandèves (1537-1538)
  • Gaspar de Glandèves (1538-1597)
  • Antoine Albéras (1597-1598)
  • François de Foresta (1598-1619)
  • Marguerite de Foresta (1619-1624)
  • Renée de Forbin (1624-1637)
  • Marc Antoine de Vento, son époux (1637-1642)
  • Nicolas de Vento (1642-1647).

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La région de Provence, que les protestants prennent en 1562, subit des massacres avant de repasser aux mains de la royauté française.

Bien situé sur l’axe suivant la vallée de la Durance, Peyruis possède une foire au XVIIIe siècle[32], et un péage sur la route allant de Sisteron à Manosque[33]. En 1720, année de la peste de Marseille, une souscription publique est lancée pour construire une chapelle Saint-Roch, saint considéré traditionnellement comme protecteur de la peste[24].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[34], épurée le 5 frimaire an III par le représentant en mission Gauthier[35]. Le château, symbole de la féodalité, est démoli[36]. L’éphémère commune de Piosin lui est rattachée dès le début de la Révolution[37].

Le 27 septembre 1793, la chapelle Saint-Roch est vendue comme bien national. Elle est ensuite rachetée par la commune[24].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Proclamation contre le coup d'État de 1851 dans les Basses Alpes.

En 1851, à la suite du coup d'État du 2 décembre de Louis-Napoléon Bonaparte, les pays de Sisteron, Forcalquier, Manosque développent une résistance pour défendre la République : 15 000 hommes en armes sont mobilisés[38]. Les résistants prennent le contrôle de la préfecture à Digne, et forment un « Comité départemental de résistance ». L'armée, ralliée à Napoléon III, vient à bout de ce mouvement. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 26 habitants de Peyruis sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie[39].

Comme de nombreuses communes du département, Peyruis se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[40]. La même instruction n’est donnée aux filles, la loi Falloux (1851) imposant l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[41]. La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve[42]. Par contre, la commune voisine d’Augès (dont une partie du territoire a été rattaché à Peyruis, dont le site de l’ancien village) ne possède aucune école jusqu’aux lois Ferry[40].

Gare de Peyruis, aujourd’hui désaffectée.

Comme toute la France, la commune compte des hommes morts au front durant la Première Guerre mondiale.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le département est occupé par l'Italie de novembre 1942 à septembre 1943, puis par l'Allemagne nazie jusqu'en août 1944. Le 1er mai 1943, des pylônes électriques sont sabotés par l’armée secrète (AS)[43]. À partir du 15 août, les ponts sur la Durance sont bombardés, ceux qui ne sont pas détruits sont sabotés par la Résistance.

Pour préparer le débarquement de Provence, deux équipes Jedburgh sont parachutées les 8 et 9 août afin d’agir sur les arrières allemands, et notamment sur les voies de communication. Disposant du soutien de 3 000 FFI, elles prennent le contrôle de la RN 96 qui permet de remonter la vallée de la Durance de Manosque à Veynes[44]. Au cours des opérations suivant le débarquement, les forces alliées franchissent très tôt les premières défenses allemandes, et se lancent dans de rapides offensives de débordement, afin de couper les voies de retraite à la Wehrmacht. Une colonne, partie le 17 août de Vidauban[45], franchit la Durance le 20 août au sud de Mirabeau[46]. Le 143e régiment d’infanterie US forme une colonne qui remonte la vallée de la Durance toute la journée du 20 août et libère les villes et villages sur son passage, dont Peyruis[47].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Peyruis. Plusieurs dizaines d’hectares produisaient un vin destiné à l’autoconsommation et à la vente sur les marchés locaux. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[48].

En 1975, la plus grande partie du territoire d'Augès, commune fusionnée avec Mallefougasse en 1972, est rattachée à Peyruis, cet échange de territoire se faisant à la demande des propriétaires. Mallefougasse-Augès ne conserve finalement que 111 hectares de l'ancienne commune dont elle porte le nom[49].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 19 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[50]). Lors du scrutin de 2008, il y eut deux tours (tous élus au second tour) et Louis Costa a été élu conseiller municipal au second tour avec le cinquième total de 609 voix, soit 40,01 % des suffrages exprimés. La participation a été de 82,00 % (au second tour). Elle a ensuite été nommée maire par le conseil municipal[51].

Depuis l'été 2009, la mairie offre gratuitement aux associations pour leur déplacement un mini-bus de huit places plus le chauffeur[52].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour 2 ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.

En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du 5 avril 1884 l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Eugène Jullien[54]    
         
 ?  ? Louis Jourdan PCF Conseiller général du canton de Peyruis (1964-1970)

et (1976-1982)

mars 1983[55] mars 2008 Francis Galizi[56] UDF-CDS puis UMP Député des Alpes-de-Haute-Provence, conseiller général du canton de Peyruis
mars 2008 mars 2014 Louis Costa[57] DVD[58],[59]  
avril 2014 en cours
(au 21 octobre 2014)
Patrick Vivos[60] DVG Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Peyruis fait partie :

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Peyruis en 2009[61]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation 8,81 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties 26,50 % 0,00 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties 93,31 % 0,00 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle 0,00 % 20,12 % 10,80 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[62]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[63]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[64],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 829 habitants, en augmentation de 8,18 % par rapport à 2009 (Alpes-de-Haute-Provence : 1,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
646 570 581 714 710 868 877 873 851
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
809 811 774 773 842 829 720 823 779
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
802 756 719 715 635 616 626 600 797
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010
901 1 343 1 604 1 627 1 699 2 036 2 217 2 430 2 689
2014 - - - - - - - -
2 829 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006 [65].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique avant 1765
1315 1471
97 feux 49 feux

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée de deux écoles, une école maternelle et une école primaire[66],[67]. Ensuite les élèves sont affectés au collège Camille-Reymond à Château-Arnoux[68],[69]. Puis les élèves sont dirigés vers le lycée de la cité scolaire Paul-Arène à Sisteron[70],[71]Ou à Digne au lycee Pierre Gilles de Gènes ou au lycee Alexandra David Neel

Sports[modifier | modifier le code]

La commune dispose de plusieurs associations sportives : Entente Sportive de Moyenne Durance (Football), La Boule Ferrée Peyruisienne (Jeu de boules), Fit Gym, Judo Club[72]. La commune est aussi le siège du Comité Départemental de Handball[73].

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dispose de trois médecins[74], un dentiste[75], d'une pharmacie[76] et d'infirmiers. L'hôpital le plus proche est l'hôpital local des Mées distant de 3 km[77].

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active de Peyruis s’élevait à 1 175 personnes, dont 147 chômeurs[78] (126 fin 2011[79]). Ces travailleurs sont très majoritairement salariés (87 %)[80] et travaillent majoritairement hors de la commune (69 %)[80]. L’économie, qui compte un secteur secondaire solide, est néanmoins majoritairement tertiaire.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 23 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et deux emplois salariés[81].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 31 en 2010. Il était de 32 en 2000[82], après une décennie d’effondrement (il y avait 72 exploitations en 1988)[83]. Actuellement, ces exploitants sont essentiellement tournés vers les cultures permanentes, arbres fruitiers et olivier (26 exploitations). Les grandes cultures, le maraîchage, l’élevage et la polyculture sont également présents dans la commune[82]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a baissé de moitié, de 593 à 314 ha[83]. La SAU est stable dans les années 2000, à 318 ha, soit une superficie moyenne très réduite, de 10 ha[82].

La commune de Peyruis est dans le périmètre de deux labels appellation d'origine contrôlée (AOC), dont le banon, et de neuf labels indication géographique protégée (IGP) (petit épeautre, miel de Provence, agneau de Sisteron)[84].

Parmi ces labels, ceux concernant le vin (alpes-de-haute-provence (IGP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé) ne sont pas utilisés, la vigne n’étant pas cultivée pour une production commerciale dans la commune[48].

La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à des surfaces restreintes. Le terroir de Peyruis se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres. L’oliveraie de Peyruis occupait plusieurs dizaine d’hectares au début du XIXe siècle, et compte actuellement plusieurs milliers de pieds exploités[85]. L’huile produite à partir des olives récoltées dans la commune bénéficie de l’AOC huile d’olive de Provence[84].

Productions agricoles de Peyruis[réf. nécessaire].

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 62 établissements, employant 246 salariés[81].

L’industrie agro-alimentaire est représentée par deux établissements employant plus de 10 salariés :

  • la confiserie Manon, avec 23 salariés[86] ;
  • le confiturier Agro’novae, avec 30 salariés[87].

Un des sept moulins à huile d'olive du département se trouve à Peyruis[88].

Une centrale solaire photovoltaïque appartenant à Boralex est en cours de construction sur d'anciens vergers, aux Sigalettes. Ses 40 000 panneaux couvrent 20,54 ha, dont 4,94 à Peyruis et 15,6 à Montfort. Elle devrait atteindre une puissance de 8,8 MWc (mégawatts en crête)[89].

Peyruis, situé à proximité de Sisteron, accueille également des producteurs de chimie :

  • Sophim, entreprise de chimie fine, spécialisée dans la lipothymie, fournit les usines cosmétiques et pharmaceutiques. Il emploie 33 salariés[90] ;
  • Scomi Anticor (créé en 1992), appartenant désormais au groupe Scomi Bhd Malaisie[91], est spécialisé dans la production de produits destinés au traitement du pétrole, et emploie 9 salariés[92].

Lothantique, négociant en produits de cosmétique et de parfumerie, emploie 35 salariés[93].

Eon projette d’implanter une usine d’assemblage de la voiture électrique Weez à Peyruis, et d’engager 75 salariés, moyennant une subvention de 422 500 €[94].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 134 établissements (avec 335 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 29 établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 146 personnes[81].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est secondaire pour la commune, avec moins d’un touriste accueilli par habitant[95], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[96]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

Les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil[102], mais, au nombre de 56, elles ne représentent que 4 % des logements[98],[103].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Fenêtres à croisées placées dans l’angle de la maison.
  • Châteaux des hameaux de Piousin et de Gaud (en ruines tous les deux)
  • Vestiges du quartier juif

Le donjon de l’ancien château fort, transformé en pigeonnier, et une tour en ruines dominent le village. Construit au XIIe siècle, il est reconstruit en partie au XVIe siècle, avant d’être détruit à la Révolution française[104].

De l’ancienne enceinte du village (peut-être simplement constituée des murs des maisons aveugles à l’extérieur), il subsiste une porte voûtée passant sous un logement, datant peut-être du XIIe siècle[105],[106].

Dans le village, rue du Grand-Cabaret, se trouve une maison qui a conservé ses croisées et ses fenêtres à meneaux, datant du XVe siècle[107]. Toute proche, une autre maison de la fin du XVIIe siècle a des fenêtres sous arcs en plein cintre[108]. Sur la place, se trouve une fontaine ornée d’un coquetier avec œuf dur[109].

L’église paroissiale Saint-Roch connaît une première construction au XIe siècle, dont ne subsiste que son bas-côté nord[110]. Elle est reconstruite dans la première moitié du XIIe siècle : la nef, longue de trois travées. Le bas-côté sud est voûté d’arêtes[111]. La voûte du chœur gothique est à quatre pans, avec cinq nervures, et date des environs de 1500[112]. Toute l’église est peinte : faux appareil sur les murs, divers motifs végétaux et géométriques sur les colonnes et les arches[113]. Ses vitraux sont peut-être les seuls véritablement anciens du département (avec un doute de Raymond Collier) : le vitrail de l’œil-de-bœuf de la façade occidentale (saint Roch) et l’Agnus Dei du bas-côté nord dateraient du XVIe siècle ou du XVIIe siècle[114]. Les vitraux du chœur, l’Immaculée conception, à nouveau saint Roch et saint Nicolas, sont du XIXe siècle[115].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Peyruis.svg

Blasonnement :
d’azur à trois étoiles d’or, au chef d’argent chargé de lettres P, P et P, de sable.[116]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Collectif], A Messieurs les membres du Conseil général des Basses-Alpes, Forcalquier : A. Masson, [1845]. – 8 p. – Réclamation des habitants de Peyruis contre la répartition de l’impôt [lire en ligne].
  • [Collectif], L’Eau à Peyruis. – Peyruis : Association Histoire et patrimoine peyruisiens, 2007, 44 p. ill.
  • [Collectif], Henri Bérard : à la découverte du félibre peyruisien, Peyruis : Association Vivre à Peyruis, 1992. 28 p. ill.
  • [Collectif]., Peyruis à travers le temps, Peyruis : Association Vivre à Peyruis, 1997. 124 p. ill.
  • Hilarion de Bérenguier de Peyruis, Faits héroïques aux époques de la Révolution, Marseille : A. Ricard, 1816. 16 p. [lire en ligne].
  • Joseph Borrelly, Église de Peyruis : paroisse Saint-Nicolas, Manosque : Institut Avenir Provence, [s. d.]. 18 p. : ill.
  • Maurice Donnet, Les Trois Moustiers de Peyruis, Peyruis : Mairie de Peyruis, 1989. 52 p. ill.
  • Abbé de Gaillac, Factum pour les consuls et communauté du lieu de Peyruis en Provence, vers 1644. 4 p. [lire en ligne].
  • Christian Maurel, André Ailhaud, dit de Volx, héros de l’insurrection républicaine bas-alpine de 1851, Provence 1851, une insurrection pour la République : actes des journées de 1997 à Château-Arnoux et de 1998 à Toulon (Les Mées : Association pour le 150e anniversaire de la résistance au coup d’État du 2 décembre 1851, 2000), p. 34-81.
  • Christian Maurel, Histoire et visites en Moyenne Durance, Château-Arnoux/Saint-Auban : District de la Moyenne Durance, 1993. 64 p. : ill. (Collection "Patrimoine")
  • Alain Musset, « C’est là que… : Peyruis et les petits hauts lieux d’une mémoire familiale », Cahiers de géographie du Québec, vol. 52, no 145 (avril 2008), p. 63-79 [lire en ligne].
  • Jules Reymond, Histoire de Peyruis, Peyruis : Association Vivre à Peyruis, 1998. – 76 p.
  • Office national des forêts, Peyruis : balade en colline, sentiers et découverte, Autrement dit, 2000. 27 p. ill.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

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  2. « Nom des habitants des communes françaises, Peyruis », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 26 mai 2011).
  3. Maurice Gidon, Les chaînons de Digne, Carte montrant les rapports entre les chaînons des Baronnies orientales (moitié nord) et ceux de Digne (moitié sud), avec l'avant-pays de la nappe de Digne (partie occidentale).
  4. Carte géologique de la France au 1:1 000 000.
  5. Maurice Gidon, La Nappe de Digne et les structures connexes.
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Durance (X---0000) » (consulté le 28 juin 2016).
  7. La tradition provençale dit que les deux premiers étaient le mistral et le Parlement d'Aix
  8. « Relevé météo de Volonne », MSN Météo.
  9. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  10. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 8 juillet 2011, consultée le 9 août 2012
  11. a, b, c, d et e Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97
  12. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  13. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 74
  14. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  15. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 81
  16. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 88
  17. Document, base Dicrim, consultée le 9 août 2012
  18. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Peyruis », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 9 août 2012
  19. Jules Reymond, Histoire de Peyruis, édité par l'association Vivre à Peyruis, p. 21
  20. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne)., § 5347, p 326
  21. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 18-19
  22. Audrey Becker-Piriou, « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano- barbare en Occident ? », Revue historique, 2008/3, no 647, p. 531.
  23. Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 151.
  24. a, b, c et d Daniel Thiery, « Peyruis », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 9 août 2012
  25. Guy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du Xe au XIIIe siècle », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p. 224
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  27. Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 486.
  28. Jules Reymond, op. cit., p. 27.
  29. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 422.
  30. Jules Reymond, op. cit., p. 29.
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  32. Baratier et Hilsdesheimer, « carte 122 : Les foires (1713-1789) », in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit..
  33. Lucien Stouff, « Ports, routes et foires du XIIIe au XVe siècle », carte 86 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  34. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 296-298.
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  36. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 244.
  37. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales. Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « Cassini » est défini plusieurs fois avec des contenus différents Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « Cassini » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  38. René Merle, conférence donnée à l'Escale le 17 février 2008
  39. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 69.
  40. a et b Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
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  43. Jean Garcin, « La résistance armée », Basses-Alpes 39-45, no 7, juillet 2004, p. 3
  44. Henri Julien (directeur de publication), Guide du débarquement de Provence, 15 août 1944, Digne-les-Bains, Éditions de Haute-Provence, 1994, (ISBN 2-909800-68-7), p. 250
  45. Henri Julien, op. cit., p. 80
  46. Henri Julien, op. cit., p. 81
  47. Henri Julien, op. cit., p. 251
  48. a et b André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59
  49. Philippe Nucho, Les structures territoriales des Alpes-de-Haute-Provence, Digne-les-Bains : éditions de Haute-Provence, 1993. ISBN 2-909800-07-5, p. 61.
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  52. « Mini bus municipal », sur le site de la mairie de Peyrus (consulté le 26 mai 2011)
  53. a, b et c Christian Maurel, André Ailhaud, p. 46-47.
  54. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 3 avril 2014.
  55. Antoine Marigot, « Tous les regards se tournent vers trois prétendants », La Provence, 25 février 2014, p. 8.
  56. Francis Galizi est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de François Bayrou à l’élection présidentielle de 2002, cf Parrainages élection présidentielle 2002, consulté le 28 juillet 2010, et Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002.
  57. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Montfuron à Puimichel (liste 5), consulté le 8 mars 2013
  58. François de Bouchony, « Le parti socialiste a besoin de conforter son ancrage municipal », La Provence, 3 février 2014, p. 3.
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  65. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  66. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Sisteron-Sud, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
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  70. « Sectorisation des lycées des Alpes-de-Haute-Provence », Académie Aix-Marseille,‎
  71. « Site de la cité scolaire [[Paul-Arène]] », Académie Aix-Marseille,‎
  72. « Associations de Peyruis », sur Peyruis.fr
  73. « Comité départemental de Handball », sur Peyruis.fr
  74. « Médecins à Peyruis », sur Pagesjaunes.fr
  75. « Dentiste à Peyruis », sur Pagesjaunes.fr
  76. « Pharmacie à Peyruis », sur Pagesjaunes.fr
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  78. Insee, Dossier local - Commune : Peyruis, p. 5 (mis à jour le 28 juin 2012)
  79. Insee, Dossier local, p. 8
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  82. a, b et c Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio)
  83. a et b Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio)
  84. a et b « Liste des appellations AOC et IGP à Aubignosc », sur INAO
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  86. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Manon (Dicomi), consultée le 20 septembre 2012
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  88. Réparaz, op. cit., p. 61
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  92. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Anticor Chimie, consultée le 22 septembre 2012
  93. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Lothantique, consulté le 24 septembre 2012
  94. F. de B., « La voiture électrique Weez sera assemblée à Peyruis », La Provence, publié le 11 avril 2013, consulté le 14 avril 2013
  95. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6
  96. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 7
  97. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 21, 23 et 26
  98. a et b Insee, Dossier local, op. cit., p. 18
  99. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 32
  100. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 36
  101. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 38
  102. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44
  103. Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio)
  104. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 250.
  105. Raymond Collier, op. cit., p. 306.
  106. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 189
  107. Raymond Collier, op. cit., p. 358.
  108. Raymond Collier, op. cit., p. 368.
  109. Raymond Collier, op. cit., p. 428.
  110. Raymond Collier, op. cit., p. 56.
  111. Raymond Collier, op. cit., p. 91.
  112. Raymond Collier, op. cit., p. 157 et 174.
  113. Raymond Collier, op. cit., p. 488.
  114. Raymond Collier, op. cit., p. 527.
  115. Raymond Collier, op. cit., p. 528.
  116. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994


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