Orpierre

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Orpierre
Orpierre
Village d'Orpierre.
Blason de Orpierre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Gap
Canton Serres
Intercommunalité Communauté de communes Sisteronais-Buëch
Maire
Mandat
Julie Ravel
2014-2020
Code postal 05700
Code commune 05097
Démographie
Gentilé Orpierrois
Population
municipale
352 hab. (2016 en augmentation de 6,67 % par rapport à 2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 18′ 50″ nord, 5° 41′ 30″ est
Altitude Min. 619 m
Max. 1 323 m
Superficie 27,57 km2
Localisation

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Liens
Site web orpierre.fr

Orpierre est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. La commune fait partie du parc naturel régional des Baronnies provençales créé en 2015.

Ses habitants sont appelés les Orpierrois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité apparaît sous la forme occitane Orpeira en 1177 et sous la forme latine Auripetra en 1241 dans les archives des chevaliers de l'ordre des Hospitaliers Saint Jean de Jérusalem, Aureapetra en 1309, Orpiarre en 1516[1].

Peut-être de adjectif féminin occitan àrro « laide, affreuse » et pèiro « pierre, rocher »[1], horrida petra en latin, « Le rocher effrayant » ; réinterprété au XIIIe siècle en auri petra « le rocher de l’or », beaucoup plus valorisant[2].

L’atténuation ou même l’abolition du sens premier d’un toponyme sont ainsi souvent l’effet recherché par ce processus de réinterprétation. Des noms qui paraissent malsonnants, déplaisants sont ainsi transformés pour devenir plus présentables : ainsi la localité qui dans le Val-d’Oise actuel qui s’appelait Aquaputa (« la mauvaise eau ») au XIIe siècle s’est appelée ensuite Aquabona, aujourd’hui Eaubonne[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le blason de la ville :
Écartelé : au 1er et au 4e, d'azur à la croix d'argent cantonnée de vingt billettes d'or, posées 2, 1, 2 ; au 2e et au 3e, d'or à deux fasces de gueules.

Le vieux centre d'Orpierre est un village médiéval du XIVe siècle, autrefois siège du prince d'Orange, plus couramment appelé « le vieux ». La légende veut qu'à cette époque il était possible de traverser la ville à cheval par les souterrains. Bien que les caves comportent de nombreuses portes murées donnant dans celles de maisons adjacentes, les portes semblent trop basses pour donner raison à la légende. D'autres vestiges ont été trouvés à Orpierre dont des traces romaines et un historien affirme y avoir vu une pierre dressée qu'il a distinguée comme menhir préhistorique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours Julie Ravel[3] DVG Agricultrice, ancienne conseillère générale

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Orpierre a fait partie, de 1994 à 2016, de la communauté de communes interdépartementale des Baronnies. Depuis le , elle est membre de la communauté de communes du Sisteronais Buëch.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2016, la commune comptait 352 habitants[Note 1], en augmentation de 6,67 % par rapport à 2011 (Hautes-Alpes : +1,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
881820978861932966872943881
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
842818805791770752729667675
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
654631594452457391366362340
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
285258257275335256318330352
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Foire aux fruits anciens[modifier | modifier le code]

Depuis 2003, une foire aux fruits anciens se tient à Orpierre le samedi avant la Toussaint. C'est une renaissance des foires d'automne qui se tenaient dans la région. On y redécouvre la biodiversité oubliée, les savoir-faire anciens et les techniques nouvelles de la production de fruits de la vallée qui était réputée autrefois. Cet événement connait une renommée de plus en plus grande qui dépasse l'échelon régional maintenant.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Orpierre est surtout connu comme site d'escalade. Les grimpeurs qui pratiquent ce sport sur les neuf falaises de calcaire qui surplombent le village effectuent environ 50 000 passages par an. La mairie est propriétaire de la plupart des falaises et l'un de ses employés est chargé de l'équipement des rochers. Les premières voies ont été ouvertes au cours des années 1980. En 2012, leur nombre avoisine les 450[8].

L'établissement Les Lavandes, maison d'enfant à caractère sanitaire spécialisée (MECSS), accueille quarante enfants souffrant de troubles des apprentissages sévères et spécifiques (dyslexie, dysorthographie, dysphasie, dyscalculie)[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Orpierre Blason Écartelé : aux 1er et 4e de gueules à la bande d'or bordée d'argent, au 2e d'or au huchet au naturel, au 3e d'or à l'inscription « VALLIS PETROSUS » de sable sur deux rangs.
Détails
La bande est celle de la famille de Chalon, seigneurs d'Orpierre, l'olifant, ou huchet, renvoie aux princes d'Orange et le Vallis Petrosvs est le nom latin de la commune signifiant « la vallée pierreuse ».
Adopté par la municipalité.
Alias
Alias du blason de Orpierre
Écartelé, d'azur à la croix d'argent cantonnée de vingt billettes d'or et d'or à deux fasces de gueules.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, Début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Strasbourg, Editions Publitotal, , 495 p.
    Orpierre p. 263 et Carte n°14 Provence-Alpes-Côte d'azur, B.38.688.87

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  2. Parfois orthographié Taxil

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1178 - (ISBN 2600001336).
  2. a et b Commission nationale de toponymie (CNT) - Les noms de lieu : un patrimoine vivant - page 5.
  3. « Liste des maires du département des Hautes-Alpes (mise à jour 15 mai 2014) », sur le site de la préfecture des Hautes-Alpes, (consulté le 14 mars 2015).
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. Louis Imbert, « Orpierre, le village sauvé par ses falaises », Lemonde.fr, .
  9. Agnès Baumier, « Les rescapés des Lavandes », L'Express, .
  10. Revue drômoise : archéologie, histoire, géographie, 1886, p. 357.
  11. Guide des sources régionales pour l'histoire de la Révolution française : Alpes de Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse, (lire en ligne), p. 207.
  12. Anne-Marie Chaix, Révolution et contre-Révolution dans les Hautes-Alpes, et le Midi : 1788-1794 (lire en ligne), p. 132.
  13. Société, mouvements sociaux et idéologies : Etudes, vol. 2, no 2, 1963 (extrait), p. 651.