Ganagobie

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Ganagobie
Vue aérienne
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Blason de Ganagobie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Château-Arnoux-Saint-Auban
Intercommunalité Provence-Alpes Agglomération
Maire
Mandat
Bernadette Aurric
2014-2020
Code postal 04310
Code commune 04091
Démographie
Gentilé Ganagobiens
Population
municipale
80 hab. (2014 en diminution de 27,27 % par rapport à 2009)
Densité 7,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 00′ 34″ nord, 5° 55′ 00″ est
Altitude Min. 367 m
Max. 719 m
Superficie 10,5 km2
Localisation

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Ganagobie est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur et connue principalement par son abbaye.

Ses habitants sont appelés les Ganagobiens[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Ganagobie et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Ganagobie est composé de plusieurs villages et hameaux. Du nord au sud[3] :

  • Pont-Bernard, partagé avec la commune de Peyruis, proche de la ligne de chemin de fer, est à une altitude de 390 m ;
  • le village chef-lieu est installé sur une ligne de crête au nord-est du plateau de Ganagobie, à une altitude de 530 m ;
  • Le Belvédère est au sud du bourg de Ganagobie sur un replat à 570 m, au bout de la route goudronnée qui part de Pont-Bernard ;
  • l'abbaye de Ganagobie, sur le plateau, à 650 m. C'est le principal attrait touristique de la commune.

La commune comporte trois entités paysagères :

  • la vallée (et le lit) de la Durance pour une très faible part de la commune.
  • un relief vallonné (marnes et grès)[4] couvert de forêts pour la grande majorité de la commune.
  • au-dessus, le plateau de Ganagobie, site inscrit[5] pour le monastère et ses alentours, la végétation (chênes verts, pins d'Alep) et le paysage. Il offre de nombreuses grottes qui permettent l’établissement d’habitats troglodytes, qui ont été occupés à l’époque préhistorique, au Moyen Âge et par la Résistance[5].

Géologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Alpes.
Massif des Alpes et localisation des Baronnies.

Relief[modifier | modifier le code]

Colline couverte de forêts, avec une vaste zone plate au sommet.
La colline du couvent de Ganagobie.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Les stations météos proches de Ganagobie sont situées à l’aérodrome de Château-Arnoux-Saint-Auban et Forcalquier[6].

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 771 ha de bois et forêts, soit 73 % de sa superficie[1].

Transports[modifier | modifier le code]

Ganagobie est desservie par la départementale RD 4096, ancienne route nationale 96, qui est construite dans la vallée de la Durance. L'autoroute A51 est construite parallèlement au tracé de la RD 4096[3].

Deux routes s'embranchent sur la RD 4096 et gravissent le plateau :

  • la RD 30, construite seulement en 1953[7] qui commence sur l'ancien tracé de la 4096 (qui est aussi celui de la via Domitia) et escalade le plateau par le sud pour donner accès au monastère ;
  • une route communale part de Pont-Bernard et rejoint le village moderne par le versant nord du plateau.

Plusieurs chemins et pistes forestières complètent le réseau viaire.

Enfin, autre infrastructure de transport, le canal de Manosque suit le pied du talus ; il franchit les ravins par quatorze ponts, passe dans un tunnel et sort de la commune en franchissant le ravin du Buès par un siphon.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. L'ancien canton de Peyruis auquel appartenait Ganagobie est en zone 2 (sismicité moyenne) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[8], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[9]. La commune de Ganagobie est également exposée à trois autres risques naturels[9] :

  • feu de forêt,
  • inondation (dans la vallée de la Durance),
  • mouvement de terrain.

La commune de Ganagobie est également exposée à deux risques d’origine technologique :

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2005 pour le seul risque d’inondation[10] et le Dicrim n’existe pas[15].

Pollution radioactive[modifier | modifier le code]

L’entreprise Isotopchim, appartenant au couple Friedeling, a été active de 1987 à 2001 à Ganagobie[16],[17]. Elle était spécialisée dans le marquage isotopique avec le carbone 14, radioactif, de molécules organiques[18], activité jugée non-rentable par le CEA. Les conditions dans lesquelles l’activité est exercée conduisent à d’importants rejets radioactifs (90 % du carbone 14 utilisé[18]). Isotopchim utilise également du tritium, radioactif[17],[19], du phosphore 32, du phosphore 33 et du soufre 35, sans autorisation[19]. Des rejets ont lieu par une cheminée de 40 m, un jardin d’enfants étant situé à proximité[19].

En 1995, l’Opri mesure une contamination radioactive[18]. La préfecture, sous le coup d’un recours pour carence à agir[19], prononce deux suspensions administratives de l’activité[18] (tout en autorisant des campagnes d’activité exceptionnelles[19]), puis interdit l’activité[18]. Isotopchim continue de produire des déchets malgré l’interdiction préfectorale et le couple Friedeling stocke les déchets dans leur villa[17]. En 1998, un scandale éclate, des boues radioactives ayant été évacuées comme de simples déchets. Le lieu de déversement de ces déchets radioactifs est inconnu, excepté pour un chargement qui a abouti dans la décharge de Fontienne[19].

Isotopchim est finalement liquidée en 2000[18]. Le couple Friedeling est condamné en 2003 à de la prison avec sursis et à 100 000 € d’amende, la procédure étant épuisée en Cour de cassation en 2007[17],[19]. L’amende n’a pas été payée[17].

La radioactivité de l’activité et des déchets stockés dans la villa a pollué le terrain environnant, les taux relevés par l’Aprii-Rad augmentant constamment. Les opérations de dépollution commencent en décembre 2002[20]. Les déchets radioactifs stockés sur le site de l’entreprise ont été évacués de mars à juin 2008[16],[20], quelques centaines de litres de liquides radioactifs et 600 kg de boues radioactives[21].

En 2008, les mesures effectuées par l’Andra confirment une pollution radioactive des sols[16], dépassant l’enceinte d’Isotopchim et touchant la place du Belvédère et les bâtiments environnants. Les cultures du monastère de Ganagobie sont également touchées jusqu’au début des années 2000[18]. Les opérations de dépollution qui ont eu lieu en 2008-2010 ont coûté environ 3,9 millions d’euros[22] mais devaient se poursuivre en 2012 par l’évacuation de boues restantes[20].

Jean-Pierre Frideling a pu créer avec sa fille une nouvelle entreprise à Aix-en-Provence, poursuivie pour des faits similaires[23].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les textes au Xe siècle : cella Ganagobiacensis et podium Ganaguobiense. On trouve dans les siècles suivants plusieurs variantes : Canagobiensis, Canagobiacensis, Canacopiensis, Ganegobie, Ganagobiæ, Ganagobia[24].

Les toponymistes reconnaissent généralement la difficulté à établir la signification du nom de la commune, seule la racine oronymique (gan- / kan- ) étant assurée. Charles Rostaing émet une hypothèse, selon laquelle le nom est formé de la racine oronymique (désignant une montagne) *GaN-, le deuxième élément étant une répétition[25]. Il corrige cette hypothèse en assignant la deuxième partie du nom au thème *kopp-, rattaché aux lieux aquatiques, le nom désignant alors « les sources du plateau » ou la « source de la montagne ». Cette hypothèse est reprise par l'association Alpes de Lumière[24] et les Fénié[26]. Selon Ernest Nègre, le nom dérive de l'occitan cana, roseau, combiné à l’adjectif gòbia, tordu, le terme désignant une tour tordue[27].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est fréquenté depuis la Préhistoire : l'extrémité nord du plateau abritait un village préhistorique, retranché derrière un rempart de 120 m, constituant ainsi un oppidum[28],[29]. Cet oppidum, dit de Villevieille, du nom du village qui lui a succédé, appartenait aux Sogiontiques était établi sur le plateau de Villevieille. Dans l’Antiquité, le territoire de Ganagobie fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la conquête romaine, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[30].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[31]. À cette époque, deux fermes sont installées sur le plateau de Ganagobie, au nord pour la première et à l'emplacement du prieuré pour la seconde. La position privilégiée du site serait une des raisons de ces occupations[32].

Le prieuré est fondé à la fin du Xe siècle[5]. La seigneurie appartenait aux évêques de Sisteron, qui en font don à l’abbaye de Cluny[28]. Ce monastère conserve une grande importance jusqu’au XVe siècle : il abrite un temps les reliques de saint Honorat d'Arles, transportées de l’abbaye de Lérins.

En 1471, la communauté de Ganagobie est complètement dépeuplée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans)[28].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1491, l’abbé de Cluny fait le siège du prieuré pour en reprendre le contrôle. Les luttes pour sa possession durent jusqu’à la Révolution française[5].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le bac du Loup, situé sur la commune, et qui permettait le passage de la Durance, est supprimé lors de la construction du pont des Mées en 1843. Ce pont, emporté par une crue dévastatrice le jour de son inauguration, doit être reconstruit, ce qui donne un sursis au bac, qui est remis en service jusqu’en 1857[33].

Comme de nombreuses communes du département, Ganagobie se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[34]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[35], ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent Ganagobie[36]. Ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles de la commune sont régulièrement scolarisées.

Pour préparer le débarquement de Provence, deux équipes Jedburgh sont parachutées les 8 et 9 août afin d’agir sur les arrières allemands, et notamment sur les voies de communication. Disposant de 3 000 FFI, elles prennent le contrôle de la RN 96 qui permet de remonter la vallée de la Durance de Manosque à Veynes[37]. Au cours des opérations suivant le débarquement, les forces alliées franchissent très tôt les premières défenses allemandes, et se lancent dans de rapides offensives de débordement, afin de couper les voies de retraite à la Wehrmacht. Une colonne, partie le 17 août de Vidauban[38], franchit la Durance le 20 août au sud de Mirabeau[39]. Le 143e régiment d’infanterie US forme une colonne qui remonte la vallée de la Durance toute la journée du 20 août et libère les villes et villages sur son passage, dont Ganagobie. La colonne remonte toutefois rapidement la vallée, sans s’attarder à des détours par les villages : elle traverse la commune sans traverser le chef-lieu[40].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Ganagobie. Le vin produit, de qualité médiocre, était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[41].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de neuf membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[42]). Lors du scrutin de 2008, il n’y eut qu’un seul tour et Bernadette Auric a été réélue conseillère municipale avec le meilleur total de 61 voix, soit 76,25 % des suffrages exprimés. La participation a été de 88,89 %. Elle a ensuite été nommée maire par le conseil municipal[43].

Depuis 1987, une communauté d'un quinzaine de moines bénédictins de la congrégation de Solesmes est installée dans le monastère, en provenance de l'abbaye d'Hautecombe, abandonnée à cause d'une présence touristique croissante à l'excès.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des maires de France.

L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour deux ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.

En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du 5 avril 1884 l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Daniel Garcin[44]    
         
mars 1995 en cours
(au 21 octobre 2014)
Bernadette Aurric[45],[46],[47] DVD Retraitée
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Ganagobie fait partie :

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Ganagobie est une des quatre communes de l'ancien canton de Peyruis qui totalisait 4 255 habitants en 2012[48]. Le canton a fait partie de l'arrondissement de Forcalquier depuis 1801 et de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Ganagobie faisait partie du canton de Peyruis de 1802 à 2015 après avoir fait partie du canton de Lurs de 1793 à 1801 et du canton de Saint-Étienne-les-Orgues de 1801 à 1802[49]. À la suite du redécoupage des cantons du département, la commune est rattachée au canton de Château-Arnoux-Saint-Auban[50].

La commune fait partie des juridictions d'instance et de commerce de Manosque, prud'homale et de grande instance de Digne-les-Bains, mais aussi de la cour administrative d'appel de Marseille et de la cour d'appel d'Aix-en-Provence[51].

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Ganagobie en 2010[52]
Taxe Part communale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation 8,67 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties 35,19 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties 107,53 % 47,16 % 8,85 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[53]). La part intercommunale de la CFE s'élève à 31,57 %[52].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[54]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[55].

En 2014, la commune comptait 80 habitants[Note 1], en diminution de 27,27 % par rapport à 2009 (Alpes-de-Haute-Provence : +1,34 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
93 68 88 79 79 92 107 122 117
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
125 117 109 81 73 73 73 72 61
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
61 44 31 34 32 46 26 24 11
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
11 10 121 50 64 75 91 105 106
2012 2014 - - - - - - -
84 80 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[49] puis Insee à partir de 2006[56].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique avant 1765
1471
inhabitée

L’histoire démographique de Ganagobie, après l'abandon complet du terroir au XVe siècle et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure des années 1820 à 1861[57]. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de baisse de la population de longue durée, et rapide. Dès 1891, la commune enregistre la perte de plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1851[58]. Le mouvement de baisse se prolonge jusqu'aux années 1970. Depuis, la population a repris une croissance vigoureuse et est revenue aux niveaux du début du XIXe siècle.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune ne dispose ni d’école maternelle ni d’école primaire[59]. Les élèves vont à l’école publique primaire de Dauphin ou à celle de Saint-Michel-l'Observatoire. Ensuite les élèves sont affectés au collège le Mont-d'Or à Manosque[60],[61]. Puis les élèves sont dirigés vers les lycées de Manosque[62], soit le lycée polyvalent Les Iscles[63] soit le lycée Félix-Esclangon[64].

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune dépend de deux sources de revenus, l'agriculture, de type méditerranéenne, et le tourisme culturel.[réf. nécessaire][précision nécessaire]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 59 personnes, dont neuf chômeurs[65] (six fin 2011[66]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (38 sur 51)[67] et travaillent majoritairement hors de la commune (41 actifs sur 51)[67].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Miel de lavande.

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait deux établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et un seul emploi salarié[68].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de trois en 2010, chiffre stable depuis 2000[69].

Les agriculteurs de la commune de Ganagobie peuvent prétendre à trois labels appellation d'origine contrôlée (AOC) (dont le banon) et à neuf labels indication géographique protégée (IGP) (petit épeautre, miel de Provence, agneau de Sisteron)[70].

La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à des surfaces restreintes. Le terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres. Actuellement, l’oliveraie communale compte moins de 1 000 pieds[71]. L’huile produite à partir des olives récoltées dans la commune bénéficie des AOC huile d’olive de Provence et huile d’olive de Haute-Provence[70].

Parmi les labels couvrant la commune, ceux concernant le vin (alpes-de-haute-provence (IGP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé) ne sont pas utilisés, la vigne n’étant pas cultivée pour une production commerciale à Ganagobie[41].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait six établissements, employant deux salariés[68].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait quatre établissements (avec huit emplois salariés), auxquels s’ajoutent les trois établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant une seule personne[68].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est faible pour la commune, qui ne dispose d’aucune structure d’hébergement à finalité touristique recensée[72].

L’unique résidence secondaire n’apporte pas non plus de capacité d’accueil[73],[74].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame de l'abbaye de Ganagobie.
Cabanon pointu au centre de l'anciens clos du monastère.

Tout le plateau de Ganagobie est couvert de chênes verts ; on peut y voir des remparts en pierres sèches qui semblent dater de l'époque carolingienne, ainsi que les ruines d'une église du VIIIe siècle. Une cabane de pierres sèches se trouve au centre de l'ancien clos monastique devant l'abbaye. Si des cartes postales des années 1950-1960 la disent « gauloise » (une autre carte postale des années 1920-1930 l’attribue aux Cavares, il s'agit en fait d'un cabanon en pierre sèche du XIXe siècle[79]. Des allées sillonnent les bois et permettent d'atteindre deux belvédères, perchés au sommet de murailles verticales : l'un domine la vallée de la Durance et le plateau de Valensole ; l'autre, à l'opposé, le bassin de Forcalquier.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ganagobie

Blasonnement :
« D'azur à une montagne d'or, autour de laquelle est écrit en cercle GANAGOBIE en lettres capitales de sable. »[80].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbaye Notre-Dame de Ganagobie, Moisenay : Gaud, 2000, 48 p. illustrées, collection Monuments et histoires, (ISBN 2-84080-047-0). Contient une bibliographie
  • (de+en+fr) L’Abbaye Notre-Dame de Ganagobie, texte Communauté des bénédictins ; photographie Robert Callier. Rennes : Ed. Ouest-France, 2010. 31 p. illustrées, collection Monographie patrimoine, (ISBN 978-2-7373-4888-4)
  • Gustave Arnaud d'Agnel, Notice archéologique sur le prieuré de Ganagobie (Basses-Alpes) : église et cloître du XIIe siècle, Paris : Imprimerie nationale, 1911, 16 p. illustrées, extrait du Bulletin archéologique, 1910 [lire en ligne].
  • Guy Barruol, Ganagobie, Saint-Léger-Vauban : Zodiaque, 1987, 63 p. illustrées, collection La Carte du ciel, (ISBN 2-7369-0031-6).
  • Guy Barruol, Claude Bassier, Michel Fixot, photos François-Xavier Emery, Ganagobie : le plateau, le prieuré roman, randonnées, Mane : Alpes de lumière, 1986, 140 p. illustrées, collection Sites et monuments de Haute-Provence. Contient une bibliographie
  • Guy Barruol, « Le Pont romain de Ganagobie (Basses-Alpes) », Gallia, vol. 21, n° 2 (1963), p. 314-323 illustrations. [lire en ligne].
  • Cyprien Bernard, Notice historique sur Ganagobie, canton de Peyruis, arrondissement de Forcalquier (Basses-Alpes), Digne : Chaspoul, 1909, 26 p. – Extrait des Annales des Basses-Alpes, n° 113 (1909) [lire en ligne] et n° 114 (1909) [lire en ligne].
  • De Boucqueval, Relation de la confidence et usurpation du prieuré de Ganagobie en Provence, 1633, 15 p., Factum relatif à l’usurpation du prieuré de Ganagobie par Lambert Du Bousquet, sieur de Sigonce, au préjudice du sieur Jacques Gaffarel, prieur du Monastère de Ganagobie [lire en ligne].
  • Charles Bourgeois, « Jacques Gaffarel, bibliothécaire du cardinal de Richelieu : 1601-1681 », Revue de la Société française des docteurs en pharmacie, n° 64 (avril-mai-juin 1965), 32 p. ill. – Il existe un tiré à part. – Jacques Gaffarel a été prieur de Ganagobie.
  • Bulletin du Monastère de Ganagobie, Ganagobie : Monastère Notre-Dame, depuis 1992, ISSN 1242-2452 (trimestriel).
  • Romain Clair, « Les Origines de Ganagobie et de Valensole », Chroniques de Haute-Provence, n° 330-331 (1997), p. 61-66.
  • Jules Corriol, (1876-1964 ; abbé), Comment les familles montent et disparaissent : essai d’étude sociale, Forcalquier : A. Reynaud, 1937. – 111 p. illustrées, Concerne, entre autres, la famille Du Bousquet qui a vécu à Ganagobie et Sigonce [lire en ligne].
  • Jules Corriol, Histoire du prieuré de Ganagobie, Forcalquier : A. Reynaud, 1961, 47 p. illustrées [lire en ligne].
  • Découvrir Ganagobie avec les moines, Marseille : Les Clés de l’Europe, 1993, 34 p.
  • Édouard Dupriez, Edouard (1903-1984), Ganagobie, Saint-Pierre-de-Curtille : Abbaye d’Hautecombe, 1976, 14 p. illustrées. Il existe plusieurs éditions. L’auteur, bien que son nom ne figure pas dans la brochure, est Dom Edouard Dupriez.
  • Michel Fixot, Jean-Pierre Pelletier (1941-), « Fouille de sauvetage au prieuré de Ganagobie (Alpes-de-Haute-Provence) », Archéologie médiévale, n° 6 (1976), p. 287-327 illustrées
  • Jacques Gaffarel, (1601?-1681), « Quatre lettres inédites de Jacques Gaffarel »,  éd. Philippe Tamizey de Larroque, Annales des Basses-Alpes, n° 20 (1886), p. 406-415 [lire en ligne], n° 21 (1886), p. 498-508 [lire en ligne]. – Jacques Gaffarel a été prieur de Ganagobie.
  • Paul Gaffarel, (1843-1920), « Jacques Gaffarel : 1601-1681 », Annales des Basses-Alpes, n° 93 (1904), p. 374-406 [lire en ligne], n° 94 (1904), p. 463-491 [lire en ligne], n° 95 (1904), p. 501-536 [lire en ligne].
  • « Ganagobie », Haute Provence magazine, n° 10 (1990), p. 14-17 ill.
  • Michel Fixot, Jean-Pierre Pelletier, Guy Barruol (directeurs de la publication), Ganagobie : mille ans d’un monastère en Provence , Forcalquier : Alpes de lumière, 2004, 264 p. illustrées, (ISBN 2-906162-32-9). – Première édition chez le même éditeur en 1996.
  • Michel Heymès, « De Ganagobie à la Mésopotamie : aux origines du symbole du tétramorphe », Chroniques de Haute-Provence, n° 351 (2004), p. 113-119 illustrées
  • Charles Jacques Labadille, V’là un brin de terre pour les ciels fauves de Ganagobie : chants et poèmes / ill. Charles Abbads. Caen : Ed. de l’Ecchymose, 1976. – 19 p. illustrées
  • A. Milon, Précis historique sur le monastère de Ganagobie, arrondissement de Forcalquier..., Tours : P. Bouserez, [1880]. – 20 p. – Extrait des : Comptes-rendus du congrès tenu au Mans et à Laval par la Société française d’archéologie en mai 1878 [lire en ligne].
  • Nouvelles de Ganagobie / [collectif]. – Paris : Association Saint-Mayeul de Ganagobie, 1990-1994. – ISSN 1150-5389. – Publication trimestrielle.
  • Michel Pascal, (1941-), Charles Wright, À quoi servent les moines ? Dialogue entre un jeune homme et un homme de Dieu ; préf. René-Hugues de Lacheisserie. Paris : Bourin, 2011. 338 p. – (ISBN 978-2-84941-234-3). – Charles Wright s’est entretenu durant de longues heures avec Dom Michel Pascal, abbé émérite du monastère de Ganagobie. Il a aussi partagé la vie de la communauté bénédictine durant plusieurs semaines.
  • Philidor Pélestor, Ganagobie : essai de rimes..., Digne : Imprimerie bas-alpine, 1941. – 8 p. illustrées
  • Annie Perrier-Robert, La France et ses trésors. Tome 5 : Provence, Corse, Côte d’Azur. – Paris : Larousse, 1986. – Les p. 81 à 100 sont consacrées à Ganagobie et à Mariana (Corse).
  • Fernand Pouillon, (1912-1986), Aix-en-Provence : inventaire et monographie suivis des relevés de bastides, de résidences provençales et de l’abbaye de Ganagobie, Paris : Jardin de Flore, 1976. – 68 p. ill. – (ISBN 2-85967-000-9). – Cette nouvelle édition contient une bibliographie et une monographie de France Arudy.
  • Philippe Tamizey de Larroque, (1828-1898), « Note sur le prieuré de Ganagobie », Annales des Basses-Alpes, n° 21 (1886), p. 518-520. Est précédé de plusieurs études sur Jacques Gaffarel, prieur de Ganagobie : Généalogie des Gaffarel (p. 509-515) ; Acte de décès de Jacques Gaffarel (p. 515-517) ; Note sur la maison natale de Gaffarel (p. 517-518) [lire en ligne].
  • Jacques Thirion (1926-2007), « Ganagobie et ses mosaïques », Revue artistique de France, n° 49 (1980), p. 50-69.
  • May Vieillard-Troïekouroff, (19..?-1991), « Lurs en Provence et Ganagobie : à propos d'un inventaire paléochrétien et pré-roman de Haute-Provence », Cahiers archéologiques, n° 16 (1966), p. 221-225 ill.
  • La randonnée à Ganagobie
  • Découverte du plateau de Ganagobie

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Guy Barruol, Nerte Dautier, Bernard Mondon (coord.), Le mont Ventoux. Encyclopédie d'une montagne provençale

Notes[modifier | modifier le code]

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  3. a et b IGN, Carte topographique de Ganagobie sur Géoportail (consulté le 16 janvier 2014)..
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  5. a, b, c, d, e et f Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7).
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  11. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 74.
  12. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80.
  13. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 81.
  14. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 88.
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  21. Andra, « Site de Ganagobie », Inventaire national des matières et déchets radioactifs, Agence nationale de gestion des déchets radioactifs, 31 décembre 2010.
  22. « Isotopchim : 3 millions d’€ supplémentaires pour la dépollution du site », La Provence, 23 janvier 2010, consulté le 16 février 2013.
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  38. Henri Julien, op. cit., p. 80.
  39. Henri Julien, op. cit., p. 81.
  40. Henri Julien, op. cit., p. 251.
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  57. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Vidal
  58. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIXe siècle », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 289.
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  68. a, b et c Insee, Dossier local, p. 15.
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  71. André de Réparaz, op. cit., p. 58.
  72. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008.
  73. Insee, Dossier local, op. cit., p. 16.
  74. Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio).
  75. Différents arrêtés de 1886 à 1988, Notice no PA00080404, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 10 novembre 2008.
  76. Arrêté du 1er octobre, Notice no PA00080403, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 23 août.
  77. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p 373.
  78. Arrêté du 28 janvier 1949, Notice no PM04000176, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 10 novembre 2008.
  79. La cabane en pierre sèche de Ganagobie (Alpes-de-Haute-Provence) : de la « hutte des Cavares » à la « borie de Ganagobie ».
  80. Banque du Blason.
  81. Robert Sausse, Monticelli, consulté le 29 juin 2012.


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