Uvernet-Fours

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Uvernet-Fours
Le Pain de sucre (2560 m).
Le Pain de sucre (2560 m).
Blason de Uvernet-Fours
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Barcelonnette
Canton Barcelonnette
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Ubaye Serre-Ponçon
Maire
Mandat
Patrick Bouvet
2014-2020
Code postal 04400
Code commune 04226
Démographie
Gentilé Uvernetais
Population
municipale
582 hab. (2014)
Densité 4,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 21′ 43″ nord, 6° 37′ 37″ est
Altitude Min. 1 093 m – Max. 3 040 m
Superficie 135,44 km2
Localisation

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Uvernet-Fours est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, près de la vallée de l'Ubaye.

Le nom de ses habitants est Uvernetais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Uvernet-Fours et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

La commune d’Uvernet-Fours se trouve dans la vallée du Bachelard, à quelques kilomètres de Barcelonnette. Elle est sur la route du col de la Cayolle, à 1180 m d’altitude[2].

L'habitat est dispersé entre plusieurs villages et hameaux disséminés dans les gorges du Bachelard : Uvernet, Fours, Saint-Laurent, Saint-Louis, Bayasse, les Agneliers, Molanès, les Chapeliers. Le village d'Uvernet est construit sur le cône de déjection du Riou Chanal[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Uvernet-Fours
Saint-Pons,
Les Thuiles
Barcelonnette, Enchastrayes Jausiers
Méolans-Revel Uvernet-Fours Saint-Dalmas-le-Selvage(Alpes-Maritimes)
Allos Allos Entraunes(Alpes-Maritimes)

Géologie[modifier | modifier le code]

Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, les vallées de la commune sont envahies par les glaciers de l’Ubaye et ses glaciers affluents. On trouve un glacier dans la vallée des Agneliers, affluent du glacier du Bachelard. Le glacier du Bachelard remontait non loin du col de la Cayolle. Les sommets des crêtes n’ont jamais été recouverts[4].

Le vallon du Riou Chanal est constitué de marnes callovo-oxfordiennes[5] caractérisées par un paysage de badlands qui se créent sur des Terres Noires instables[6], pouvant glisser de plusieurs mètres en un an[7].

Relief[modifier | modifier le code]

Vallée très encaissée, en V, vue d’en haut. Le versant de gauche est boisé, celui de droite rocheux. Petit lichen rouge au premier plan.
Vallon de la Moutière.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 3 167 ha de bois et forêts, soit 23 % de sa superficie[1].

Transports[modifier | modifier le code]

route étroite à flanc de montagne, dans une forêt peu dense.
Route RD 908 vers le col d’Allos.

La vallée du Bâchelard est empruntée par la route départementale RD 902, qui relie la vallée de l'Ubaye à celle du Verdon par le col d'Allos[8].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Barcelonnette auquel appartient Uvernet-Fours est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[9], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[10]. La commune d’Uvernet-Fours est également exposée à quatre autres risques naturels[10] :

  • avalanche ;
  • feu de forêt ;
  • inondation ;
  • mouvement de terrain.

La commune d’Uvernet-Fours est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de rupture de barrage. Une retenue d’eau relativement importante se situe au-dessus de Pra-Loup et pourrait être destructrice en cas de rupture de la digue[11].

Le risque d'inondation et de mouvement de terrain est en partie causé par le riou Chanal, un torrent au bassin versant de 280 hectares qui se jette dans le Bâchelard près du village d'Uvernet[3].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2000 pour les risques d’inondation, de mouvement de terrain et d’avalanche[11] et le Dicrim n’existe pas[12].

Mouvements de terrain dans le bassin du Riou Chanal[modifier | modifier le code]

Les fortes pentes dénudées par le pastoralisme permettent la formation d’importantes crues torrentielles, qui forment des laves torrentielles destructrices. Pour les contrer, l’État met en place différentes mesures volontaristes dans le dernier tiers du XIXe siècle[3], dont des barrages de correction sur le riou Chanal, la commune étant la première du département à recevoir un dispositif complet d'ouvrages de correction, construits de 1863 à 1914[13],[14]. Après des reboisements et réengazonnements sur les deux tiers du bassin versant, commencés en 1863[15], le dispositif est complété par l'implantation de barrages, dont 1100 en fagots de saules (qui sont vivants et donc se renforcent de leurs racines) et 174 en pierres sèches[8]. Constatant l'efficacité du barrage Sardi, construit en 1874, dans la limitation des apports d'une coulée boueuse aux laves torrentielles, Prosper Demontzey décide de la généralisation de ce dispositif : 37 barrages maçonnés et une quarantaine de barrages en pierre sèche sont construits jusqu'à la fin des années 1890[8]. Sans entretien pendant la quasi-totalité du XXe siècle, ces ouvrages sont dans les années 1990 en piteux état et de nouveaux sont construits dans les années 2000 afin de garantir la sécurité du village d'Uvernet[3].

Grâce à ces travaux, la dernière crue torrentielle responsable de dommages importants remonte à 1860. Le torrent avait emporté la digue protégeant Uvernet, et avaiet ensuite envahi le cimetière et le village[14]. Depuis, les crues, même accompagnées de laves torrentielles (au nombre de sept de 1860 à 1987), n'ont causé des dégâts matériels que sur les ouvrages de défense[14]. Bien qu'alimenté par des alluvions et des blocs de tailles variées, le Riou Chanal coule dans un lit suffisamment encaissé (cinq mètres) pour contenir ses crues[7].

Séismes[modifier | modifier le code]

Façade et pignon d’une maison à un étage, murs jaunes et volets rouges.
Relais au col d’Allos (2230 m d’altitude pour le refuge).

Plusieurs tremblements de terre ont été fortement ressentis dans la commune. Ils dépassent une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets). Les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité pouvant être plus forte à l’épicentre[16] :

  • le séisme du 19 mars 1935, d’une intensité ressentie à Uvernet-Fours de V et dont l’épicentre était situé à Saint-Clément-sur-Durance[17] ;
  • le séisme du 17 février 1949, avec une intensité ressentie de V et dont l’épicentre était situé à Barcelonnette[18] ;
  • le séisme du 17 février 1949, avec une intensité ressentie de VI et dont l’épicentre était situé à Saint-Paul-sur-Ubaye[19].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Fours, tel qu’il apparaît la première fois en 1376 (de Furnis), est tiré de l’occitan forn, pour fours[20]. l'Uvarnét en valéian. Le nom de ses habitants est, en valéian, lous Uvernouges.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un couvent d’ordre mendiant était implanté à Uvernet[21].

Avant la Révolution, les villages d'Uvernet et de Fours étaient administrativement sous la dépendance de Barcelonnette. La paroisse Saint-Jean-Baptiste des Agneliers est créée par détachement de celle de Saint-Pons en 1652, ainsi que celle d’Uvernet en 1698[22].

Au XVIIIe siècle, une petite industrie de filature de la soie se développe[22]. Dans les années 1780, le gisement de plomb de la Malune (sur la route du col d'Allos) étant assez pauvre, son exploitation n’est pas prolongée, bien qu’il ait fourni un alquifoux de bonne qualité[23]: minerai de type galène servant à l'émaillage en poterie; il n'est plus utilisé aujourd'hui par sa toxicité; il était pratique par sa température de fusion basse.

En 1790, deux communes sont créées : Uvernet et Fours, lesquelles sont réunies en 1973 pour former la commune actuelle d'Uvernet-Fours. La commune de Fours rassemble alors quatre paroisses : Fours, Saint-Louis, Saint-Laurent, Villard-d'Abbas.

Le monument est formé d’une pierre tranchée, où sont inscrits les noms, et d’une femme stylisée, affligée, à genoux, la tête dans la main.
Monument aux morts, avec pleureuse (Debacker).

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression s’abat sur ceux qui se sont levés pour défendre la République, dont un habitant d’Uvernet qui est traduit devant la commission mixte[24].

Comme de nombreuses communes du département, Uvernet et Fours se dotent d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, chacune d’elles compte déjà quatre écoles dispensant une instruction primaire aux garçons. À Uvernet, elles se trouvent au chef-lieu et aux hameaux des Chapeliers, des Molanes et aux Agneliers (à plus de 1 700 m d’altitude). À Fours, elles sont situées au Vilard d’Abas, à Fours, aux Longs et à Bayasse[25]. Point commun entre les deux communes : aucune ne possède d’école de filles. Si la loi Falloux (1851) qui impose l’ouverture d’une école de filles dans les communes de plus de huit cents habitants ne les concerne pas, la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à cinq cents habitants[26], aurait dû être appliquée à Uvernet : ce ne fut pas le cas[27]. Les filles de ces deux communes ne furent régulièrement scolarisées qu’à partir des lois Ferry.

La commune de Fours est durement touchée par la Première Guerre mondiale, avec 17 morts sur les 44 mobilisés (45 %). Une souscription publique est lancée afin de financer la construction du monument aux morts. Une autre souscription, de fin 1919 à 1921, a lieu dans toute la vallée de l'Ubaye et permet de financer un monument aux 509 morts de la vallée, érigé à Barcelonnette par Paul Landowski[28].

En 1962, la station de ski de Pra Loup est créée sur le territoire de la commune.

Jusqu'au XIXe siècle, les hameaux d'Uvernet-Fours étaient connus pour leur coutumes originales (naissance, mariage, funérailles)[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Façade de la mairie d’Uvernet-Fours (à Uvernet).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs d’Uvernet, puis d’Uvernet-Fours
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Aimé Ricaud[29]    
         
1983 (?) 1995[30] Louis Lequette DVD[31] Conseiller général
1995[30] 2014 Bruno Vaginay[32],[30]    
avril 2014 en cours
(au 21 octobre 2014)
Patrick Bouvet[33] DVD Retraité Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Uvernet-Fours fait partie:

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune d’Uvernet-Fours comptait 582 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2006, 2011, 2016 pour Uvernet-Fours). Les autres chiffres sont des estimations.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
769 835 804 815 806 846 856 767 734
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
676 624 613 580 541 543 544 443 406
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
461 418 354 279 256 228 207 177 140
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
114 217 506 526 543 614 622 596 582
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)

L’histoire démographique d’Uvernet est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure peu, de 1806 à 1846. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique rapide et de longue durée. En 1896, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1841[36]. Le mouvement de baisse ne s'interrompt que dans les années 1960. Depuis, la population a repris sa croissance, quintuplée depuis un demi-siècle. L’apport de la fusion de Fours en 1973 est minime, avec une trentaine d’habitants pour plusieurs centaines à Uvernet[37].

Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique de Fours
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
612 672 668 657 547 550 554 570 566 555
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
513 433 389 391 350 333 329 302 242 243
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 -
234 212 174 126 110 86 82 50 36 -
(Sources : EHESS[37])

Fours connait un schéma différent : la période d’« étale » dure plus longtemps, de 1811 à 1861. Le recul démographique est ensuite beaucoup plus rapide à Fours, puisque la commune atteint les 50 % de sa population maximale dès 1886[36]. Le mouvement de baisse ne s'interrompt ensuite plus, poussant à la fusion avec Uvernet.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune, qui dépend de l'académie d'Aix-Marseille, est dotée d’une école primaire. Elle est fréquentée par 23 élèves[38].

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Fond de vallée avec moutons au fond, proche de la limite pelouse-rochers. Un cheval et un âne broutent à mi-distance.
Moutons à l’alpage de la Moutière.

Elle fait partie des zones de production de l'agneau de Sisteron, des vins Alpes-de-haute-provence IGP, y compris primeurs et des vins de la Méditerranée[39].

La station de sports d’hiver de Pra Loup est située dans la commune, au nord ouest du village. Station de skis depuis les années 1960, l'idée est née une dizaine d'années auparavant, à l'initiative du médecin Pierre Grouès. Le lieu était, pourtant, déjà connu et habité depuis la préhistoire, avec un hameau dès le Moyen Âge[40]. Le domaine skiable compte, de nos jours, 180 km de piste de ski alpin[41].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Églises et chapelles[modifier | modifier le code]

Uvernet-Fours regroupe deux anciennes communes, qui comportaient au total sept paroisses (Fours, Bayasse, Villard-d’Abas, Uvernet, Les Agneliers, Molanès, La Maure). Chaque paroisse avait en outre des chapelles desservant les hameaux isolés, et la période de construction d’église dure jusqu’à la fin du XXe siècle avec celle de la station de sports d’hiver de Pra-Loup. On compte donc un nombre très important d’édifices religieux, en état plus ou moins bon[42] tant et si bien qu'aucun auteur ne les signale toutes:

  • L’église paroissiale Saint-André, au chef-lieu à Uvernet, est datée de 1677[43].
  • L’église paroissiale Saint-Jean-Baptiste à Molanès, tire son origine d’un prieuré du Moyen-âge, même si la seule date marquée indique XVe et XVIe siècles. Ce prieuré fut lié à l'abbaye très ancienne des Chalaisiens du Vallon du Laverq (du XIIe siècle); mais la toponymie locale rend très probable un lien initiale plus ancien avec Saint-Dalmas-le-Selvage, prieuré-fille de l'abbaye San Dalmazzo da Pedona soumis aux règles bénédictines. En effet le toponyme "Moutière" (vallon, col, torrent) a un lien étymologique avec "monastère", à la manière de l'abbaye du Monestier près de Briançon, ou encore de Moustiers-Sainte-Marie, indiquant un lien de cheminement entre deux pôles monacaux. L'église plus récente est elle marquée du début du XVIIIe siècle. Ses deux travées sont couvertes de fausses voûtes d’arêtes ; côté nord, se trouve une chapelle. Du côté sud, le clocher-tour carré est construit contre la façade sud[44]. C’est une ancienne paroisse de Fours[45].
  • L’église Saint-Laurent à Fours date de 1689. Les quatre travées de la nef sont voûtées en berceau. Le clocher-tour est construit sur le côté de l’église. Le chœur est en cul-de-four se restreignant à l’entrée[46]. La chapelle latérale sud est peinte de motifs végétaux et architecturaux (XVIIIe siècle). Dans le mobilier de l’église, se trouvent :
  • La chapelle Saint-Marc, au Villard-d'Abbas, est une ancienne église construite lors de l’érection en paroisse en 1820[54],[42]. La travée principale est couverte d’une coupole aplatie, et placée entre deux travées étroites, voûtées en berceau[54].
  • La paroisse de Bayasse avait son siège à l’église Saint-Louis, hameau des Bellons. Plusieurs chapelles en dépendaient[42] :
    • Notre-Dame-de-Lumière aux Longs, qualifiée d’église par Raymond Collier, date de 1677. Sa nef compte deux travées simplement voûtées d’arêtes, avec une seule chapelle latérale, au nord[55] ;
    • chapelle Sainte-Anne aux Cordiers ;
    • chapelle Saint-Jean-Baptiste à Goudine ;
    • chapelle Saint-Jacques au Villard-des-Arnauds ;
    • et la plus basse, la chapelle Saint-Blaise au Verger.
  • L’église des Agneliers fut paroissiale ; elle est aussi sous le titre de Saint-Jean-Baptiste (XVIe et XVIIe siècles). En dépendaient la chapelle Notre-Dame-de-Pitié, à Morjuan (ancienne paroisse), et la chapelle de Chancelaye, hameau isolé dans le vallon qui mène au col d’Allos[42]. Trois tableaux classés proviennent de la chapelle Morjuan : ils représentent l’ensevelissement du Christ, une Vierge à l’Enfant et Dieu le Père[56].
  • Aux hameaux de La Maure:
    • La chapelle Saint-Barthélemy est une ancienne église paroissiale[42].
    • La chapelle du Pied-de-la-Maure qui a dans son mobilier un calice en argent, daté du début du XVIIe siècle, classé[57])
  • chapelles à Cloche:
    • Vers le col de Cloche à près de 2000 m d’altitude ;
    • A Pra-Loup (style contemporain, allure de chalet) par Pommer avec pour saint patron Saint-François-d'Assise ;
    • Chapelle ruinée des Jauberts[42] ;

Art moderne[modifier | modifier le code]

Statue du Loup à Pra-Loup par Corson.

Sites remarquables excentrés[modifier | modifier le code]

La Pierre d’Hannibal.

La commune compte quelques sites inscrits de montagne :

Le refuge de la Bayasse, à 1 780 m d'altitude, est entièrement reconstruit selon les normes éco-responsables[58].

Ponts[modifier | modifier le code]

Pont sur arches du Fau.

Trois ponts sont signalés :

  • à Uvernet, pont du Fau ;
  • à Fours, pont sur le Bachelard (médiéval) ;
  • le grand pont de la Cayolle, sur la route du col de la Cayolle : il a été construit en 1901 pour rompre l'isolement de la vallée du Bachelard, sur une route construite à la demande de l’armée française et du Touring-club de France. Il est supporté par un arc surbaissé de 31 m de portée et d'épaisseur variable, avec quatre voûtelettes d'élégissement, au-dessus du Bachelard. La route RD 902 l’emprunte[59].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Firmin Isidor Léautaud (1834-1903), qui fut dans un premier temps comédien et plus tard souffleur de la Comédie Française, est né à Fours. Il doit sa célébrité surtout au fait que son fils Paul Léautaud (né et mort à Paris, 1872-1956) fut l'un des écrivains les plus originaux du XXe siècle, dont les œuvres les plus importantes sont Le Petit Ami et Journal Littéraire. En cette dernière, composée de 19 tomes et quelques 6.000 pages, il exprima - avec sa dent dure impitoyable - ses opinions personnelles et littéraires d'auteurs comme Valéry et André Gide.

Menant une vie modeste et solitaire parmi ses nombreux animaux, Paul Léautaud n'était connu du grand public que comme critique de théâtre sui generis au Mercure de France (sous le pseudonyme Maurice Boissard), jusqu'en 1950 lorsque, vieillard, il fut l'objet d'une bouleversante suite d'interviews à la radio sous la direction du poète et recteur de l'Université de Paris Robert Mallet. Pendant une vingtaine d'heures, Paul Léautaud se mit moralement à nu devant une France médusée, faisant preuve dans ses éruptions d'une spontanéité et d'un courage qui choqueraient même aujourd'hui. Son nom est désormais devenu un symbole de farouche individualisme et de finesse d'esprit, se méfiant des prétentions intellectuelles et humaines.

Dans son émouvante nouvelle "In Memoriam", Paul Léautaud rendit un hommage à la fois aigre et mélancolique à son père Firmin, bel homme connu pour ses multiples conquêtes féminines mais empêché, par cause de son fort accent provençal, de réaliser la grande carrière théâtrale dont il rêvait en quittant, jeune homme, son village natal.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Uvernet-Fours 1.svg

Blasonnement :
de gueules à la barre d'or chargée du mot UVERNET de sable, accompagnée en chef d'une étoile et en pointe d'un annelet, le tout d'argent[60]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Barcelonnette », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
  2. a et b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  3. a, b, c et d Gilles Garitte, Philippe Lahousse, « Contribution à l'évaluation de l'aléa torrentiel dans le bassin versant du Riou Chanal (Alpes-de-Haute-Provence, France) », Géomorphologie : relief, processus, environnement, janvier-mars, vol. 8, n°1. p. 62.
  4. Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3). p. 33.
  5. Garitte & Lahousse, op. cit., p. 65
  6. Garitte & Lahousse, op. cit., p. 64
  7. a et b Garitte & Lahousse, op. cit., p. 67
  8. a, b et c Garitte & Lahousse, op. cit., p. 63
  9. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  10. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 8 juillet 2011, consultée le 1er septembre 2012
  11. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 98
  12. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 1er septembre 2012
  13. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 27
  14. a, b et c Garitte & Lahousse, op. cit., p. 69
  15. Garitte & Lahousse, op. cit., p. 62 -63
  16. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Uvernet-Fours », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 1er septembre 2012
  17. BRGM, « fiche 50043 », Sisfrance, consultée le 1er septembre 2012
  18. BRGM, « fiche 40091 », Sisfrance, consultée le 1er septembre 2012
  19. BRGM, « fiche 40109 », Sisfrance, consultée le 1er septembre 2012
  20. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne)., § 25 079.
  21. Jean-François Boué, « Implantation des ordres réguliers au Moyen Âge », CG 06.
  22. a et b Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 204.
  23. Joseph Billioud, « Les mines de plomb des Basses-Alpes du XVIe au XIXe siècle », Provence historique, tome 8, no 31, 1958, p. 49.
  24. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 72.
  25. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  26. Labadie, op. cit., p. 16.
  27. Labadie, op. cit., p. 18.
  28. Sylvie Arnaud, « Dix-neuf monuments aux morts pour les Poilus Ubayens », La Provence, 11 novembre 2013, p. 11.
  29. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 1er avril 2014.
  30. a, b et c S. A., « Bruno Vaginay affiche une certaine sérénité », La Provence, 8 février 2014, p. 11.
  31. Louis Lequette est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Raymond Barre (UDF) à l’élection présidentielle de 1988, cf Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1988, pages 4783, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
  32. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Sourribes à Volx (liste 8), consulté le 10 mars 2013
  33. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Liste des maires », 2014, consultée le 20 octobre 2014.
  34. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  35. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  36. a et b Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 288.
  37. a et b EHESS, notice communale de Fours sur la base de données Cassini, consultée le 6 novembre 2013
  38. école primaire d'Uvernet-Fours
  39. Produits agricoles IGP ou AOC
  40. Histoire de Pra Loup
  41. les pistes de Pra Loup
  42. a, b, c, d, e et f Daniel Thiery, « Uvernet-Fours », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 23 décembre 2011, mis à jour le 24 décembre 2011, consulté le 1er septembre 2012
  43. Raymond Collier, op. cit., p. 233.
  44. Raymond Collier, op. cit., p. 226.
  45. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 176.
  46. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 214.
  47. Raymond Collier, op. cit., p. 467.
  48. Raymond Collier, op. cit., p. 480.
  49. Arrêté du 30 mai 1997, Notice no PM04000828, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 9 novembre 2008
  50. Arrêté du 30 janvier 1995, Notice no PM04000755, base Palissy, ministère français de la Culture
  51. Notice no PM04001108, base Palissy, ministère français de la Culture
  52. Raymond Collier, op. cit., p. 517.
  53. Liste des objets protégés sur la commune
  54. a et b Raymond Collier, op. cit., p 383
  55. Raymond Collier, op. cit., p. 221.
  56. Arrêté du 29 mars 1930, notice de la Base Palissy, consultée le 9 novembre 2008
  57. Arrêté du 30 janvier 1995, notice de la Base Palissy, consultée le 9 novembre 2008
  58. « Un refuge exemplaire », Conseil général Alpes-de-Haute-Provence, septembre 2014, no 127, p. 4.
  59. Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p. 123-124.
  60. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence, 1866, Réédition - Marcel Petit CPM : Raphèle-lès-Arles 1994.