Barles

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Barles
Vieux pont sur le Bès et tunnel à Barles.
Vieux pont sur le Bès et tunnel à Barles.
Blason de Barles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Seyne
Intercommunalité Provence-Alpes Agglomération
Maire
Mandat
Claude Payan
2014-2020
Code postal 04140
Code commune 04020
Démographie
Gentilé Barlatans
Population
municipale
142 hab. (2014)
Densité 2,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 15′ 52″ nord, 6° 16′ 08″ est
Altitude Min. 912 m – Max. 2 186 m
Superficie 59,05 km2
Localisation

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Barles est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Barlatans[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 987 m d’altitude[3], dans la vallée du Bès.

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Barles et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de Barles sont Selonnet, Auzet, Verdaches, La Javie, La Robine-sur-Galabre, Authon et Bayons.

Relief[modifier | modifier le code]

Le territoire de Barles est très compartimenté, divisé en vallées séparées par des montagnes hautes et des barres abruptes. La vallée du Bès réunit ces vallées, mais coupée par des cluses, elle n’est un trait d’union que depuis quelques décennies, l’essentiel des déplacements se faisant auparavant à pied et à mule, par des chemins muletiers empruntant les hauteurs.

Entre Barles et Verdaches, se trouvent le sommet du Marzenc, à 1 934 m, et plus au nord, les Tomples (1 955 m). Cette crête est franchissable au col des Tomples (à 1 893 m)[3].

Dans la partie ouest de la commune, se trouvent la crête de Val-Haut, entre Barles et Bayons, marquée par les sommets de la Chanau (1 885 m) et de l’Oratoire (2 072 m), tous deux situés en-dehors de la commune[3] ; plus au sud, se trouvent le sommet de Clot Ginoux ou les Cimettes (2 112 m) et le Sommet de la Laupie ou Tourtoureau (2 025 m)[3]. Un peu plus au sud, se trouve le col de la Clapouse (1 692 m), au fond de la vallée du torrent de Descoure, et qui donne accès à la vallée d’Esparron-la-Bâtie (commune de Bayons)[3]. Au sud des Monges (2 115 m, commune d’Authon) se trouve le sommet de Chine, ou Rabanu, à 1 952 m. Il donne lieu à de nombreux toponymes : bergerie de Chine, vieille cabane de Chine, Collet de Chine, barre de Chine qui sépare[3]

Plus au sud, sur la limite entre Barles et La Robine-sur-Galabre, les principaux sommets sont le Sommet de Nibles, ou Petite Cloche, à 1 909 m, et la Grande Cloche, ou Cloche de Barles, moins haute, à 1 885 m, au début d’une longue barre orientée est-ouest franchie seulement par le Pas de Pierre (1 407 m) et se finit à la clue de Barles. Cette barre reprend de l’autre côté du Bès, sous le nom du Serre de la Croix, franchi près du Bès par le Pas du Château. La vallée de Saint-Clément est fermée au sud par cette barre, et au nord par les Barres de Proussier. Le Dou (1 971 m) est un promontoire avancé du Blayeul (2 189 m), aussi appelé les Quatre Termes, car situé entre les communes de Barles, Verdaches, Esclangon (rattachée à La Javie) et Beaujeu.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Cascade du Saut de la Pie, entre Barles et Verdaches.

La commune est traversée par le Bès[3].

Les principaux affluents rive droite sont[3] :

  • le ravin de Charui, qui passe au pied du hameau du même nom ;
  • le torrent de Val-Haut, formé du torrent des Cabanes et de l’Embournié, et qui reçoit les eaux de très nombreux ravins intermittents, dont ceux de Paravoux et du Villard ;
  • la Descoure, formée du ravin des Gardettes et du Collet de Chine : elle tire son nom, qui signifie « qui sort de son lit », de son régime torrentiel[4]. Elle recueille elle aussi les eaux de nombreux ravins intermittents ;
  • puis le Gros Vallon et le ravin des Graves, dont le nom témoigne de sa capacité à arracher des graviers à la montagne et à les transporter dans la vallée[4].

Rive gauche, le Bès reçoit[3] :

  • les ravins de la Cadenière, de la Boulette, intermittents ;
  • au nord et au sud de Saint-Clément, les ravins des Fraches et des Eyssarts, ce dernier étant réputé pour son franchissement difficile[5].

Le ravin de Blayeul coule depuis ce sommet, mais se jette dans le Bès en amont de Barles[3].

Le Bès entre dans Barles par les clues de Verdaches et en sort par les clues de Barles.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 862 ha de bois et forêts[2].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Rive droite du Bès[3] :

  • Le Seignas
  • Vaux
  • le Forest (nom signifiant hameau[6])
  • le Château
  • Chine
  • Saint-Pierre
  • le Bourguet
  • le Villard
  • Val-Haut
  • Le Moulin
  • le Prieuré
  • l'Adroit
  • la Sorbière
  • Charruis
  • les Vignes
  • le Jasset
  • Préoura
  • la Lâme
  • les Sauvans
  • Basse-Bloude
  • Haute-Bloude
  • le Mas
  • Paravoux
  • la Gorge

Rive gauche du Bès :

  • La Barricade
  • le Laus
  • les Pinées
  • la Bâtie
  • le Fanget
  • Sigons ou Sigonce
  • Proussier
  • Saint-Clément
  • le Lauset
  • les Eyssarts

Transports[modifier | modifier le code]

Vallée du Bès, vue sud du village, prise du hameau du Château.

La commune est desservie par la départementale RD 900A, ancienne route nationale 100A[3].

La route de Chine permet d’atteindre la bergerie de Chine à partir du Forest[3].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Seyne auquel appartient Barles est en zone 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[7], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[8]. La commune de Barles est également exposée à quatre autres risques naturels[8] :

  • avalanche,
  • feu de forêt,
  • inondation,
  • mouvement de terrain.

La commune de Barles n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[9].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[9] et le Dicrim n’existe pas non plus[10].

Parmi les principales inondations, celle causée par l’orage du 18 août 1739 provoque une crue du Bès, qui emporte les digues et une partie des terres cultivables, et inonde les maisons basses[4]. En 1917, de fortes pluies provoquent un glissement de terrain qui barre le lit du Bès. Le barrage naturel ne peut être dégagé par les travaux, et c’est une crue qui dégage le passage à l’automne[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité provient, selon Charles Rostaing, de la racine oronymique (désignant une montagne) *BAR. Selon Ernest Nègre, qui adopte une explication proche, le nom est formé du gaulois barro, qui désigne un sommet, et du diminutif -ulus, ce qui lui donne comme sens la petite montagne[11],[12]. Selon Rostaing, le toponyme serait antérieur aux Gaulois[13].

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

La commune vit de l’exploitation forestière, de l'agriculture, de l'élevage ovin, et du tourisme.

En 2009, la population active s'élevait à 67 personnes, dont 16 chômeurs[14] (11 fin 2011[15]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (40 sur 51)[16] et travaillent majoritairement hors de la commune (36 travailleurs sur 51)[16]. L'essentiel des établissements de la commune relèvent du secteur primaire (15 sur 27 en 2010)[17]. L'industrie et la construction représentent trois établissements, et les services et l'administration, neuf[17].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait quinze établissements, employant en outre un salarié[17].

Le nombre d’exploitations, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est en baisse dans les années 2000, passant de sept à six, dont trois élevages ovins[18]. La surface agricole utile (SAU), qui a fortement augmenté de 1988 à 2000, passant de 1047 à 1832 ha[19], est descendue dans les années 2000 à moins de 850 ha, baisse à lier à la disparition de deux élevages ovins dans les années 2000 (650 des 1000 ha perdus étaient des pâturages pour moutons)[18].

La commune est incluse dans le périmètre du label pommes des Alpes de Haute-Durance.

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 3 établissements, n’employant aucun salarié[17].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, service) comptait trois établissements (sans emploi salarié), auxquels s'ajoutent les six établissements administratifs (salariant quatre personnes)[17].

D'après l'Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est importante pour la commune, avec entre 1 et 5 touristes accueillis pour un habitant[20], l'essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[21]. Plusieurs structures d'hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

  • 1 camping classé une étoile[22], avec une capacité de 25 emplacements[23],[24] ;
  • des meublés[25] ;
  • le secteur de l’hébergement collectif est représenté par un refuge[26].

Les résidences secondaires apportent un complément important à la capacité d'accueil[27] (43 % des logements sont des résidences secondaires[23]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans l’Antiquité, les Bodiontiques (Bodiontici) peuplaient la vallée de la Bléone, et étaient donc le peuple gaulois qui vivait dans l’actuelle commune de Barles. Les Bodiontiques, qui sont vaincus par Auguste en même temps que les autres peuples présents sur le Trophée des Alpes (avant 14 av. J.-C.), sont rattachés à la province des Alpes-Maritimes lors de sa création[28].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les textes en 1193 (de Barlis)[29]. Son château fort existe en 1206[30]. En 1300, une petite communauté juive était établie à Barles[31]. Un hôpital accueillant les malades et les voyageurs était implanté à Barles en 1351[30].

Au Moyen Âge, certains impôts étaient payés collectivement par la communauté. La répartition par tête était de sa responsabilité et l’autorité n’intervenait pas dans cette répartition. Pour certains impôts, la communauté de Barles était imposée avec celle de Feissal. Aux XIIIe et XIVe siècle, Barles dépend de la viguerie de Digne[32].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. La communauté de Barles soutient les Duras jusqu’en 1386, puis change de camp pour rejoindre les Angevins grâce aux négociations patientes de Marie de Blois, veuve de Louis Ier et régente de leur fils Louis II[33]. À la fin de la guerre, Marie de Blois rattache Barles à la baillie de Seyne[32],[30]. À cette époque, les seuls itinéraires vers le sud, utilisables uniquement par les piétons, passent par le Pas de Saint-Pierre (1 407 m) et Tanaron, à l’ouest, et par Saint-Clément, le Pas-du-Castéou et Esclangon, à l’Est. Cependant, les itinéraires les plus utilisés sont tournés vers l’ouest et passent par Esparron-la-Bâtie ou par Feissal et Authon : l’essentiel des échanges culturels et économiques se font d’ailleurs avec Sisteron[34] et l’habitude de se marier dans le massif des Monges perdure jusqu’aux années 1900[35].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1602, une mine de plomb est brièvemement exploitée (ou simplement explorée) à Barles[36], au lieu-dit Les Cluses, le minerai contenant également de l’argent et du cuivre[37]. En 1614, la même mine est à nouveau concédée[38].

La déforestation excessive aggrave les phénomènes climatiques naturels, comme inondations et glissements ou éboulements de terrain. Les éboulements de 1746 et 1755 causent la destruction de 20 bastides[30]. À la veille de la Révolution française, il existait deux fiefs sur le territoire de Barles : le fief de Barles proprement dit et celui d’Auzet (d’après l’état d’afflorinement de 1783[39]). Des troubles liés à la crise frumentaire et au nouveau système d’imposition ont lieu à l’été 1790[40].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1820, un mineur italien exploite pendant quelques jours une mine de cuivre gris[41] : c’est la dernière tentative d’une exploitation du minerai dans la commune, et finalement aucune n’a été rentable.

Jusqu’au XIXe siècle, aucune route ne passe par Barles. La route la plus proche est la route nationale 100, de Digne à Coni par le col du Labouret et Verdaches, construite en 1854[42]. Un chemin muletier, le chemin d'intérêt commun no 7, est construit à la même époque et progressivement amélioré dans les années 1860 : c’est la seule construction routière à desservir Barles au XIXe siècle[42]. Ce chemin est d’un usage souvent difficile dès que le temps est mauvais, comme au passage du ravin des Eyssarts après les orages[5] (vers Saint-Clément) et parfois coupé par des éboulements (comme en 1890 à Tanaron). Les clues de Saint-Clément sont franchies par des tunnels de la largeur de la mule[43].

Comme de nombreuses communes du département, Barles se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède deux, installées au chef-lieu et dans un hameau, qui dispensent une instruction primaire aux garçons[44]. Bien que la loi Falloux (1851) n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants, la commune instruit ses filles dès 1863[45]. Ce manque de routes entraîne la multiplication des écoles : d’une en 1863, destinée aux garçons[44], la commune en crée cinq : au chef-lieu (104 habitants, 170 avec les hameaux dépendants en 1881), à Vaux (49 habitants en 1881), au Forest (108 habitants), aux Sauvans (82 habitants avec les Bloudes et le Mas en 1881) et à Saint-Clément (87 habitants avec le Lauzet à la même date)[35],[46]. La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve aux Sauvans et rénover les autres[47].

Le tunnel de Barles, construit dans les années 1900.

La construction de la route passant par les clues de Barles est entamée en 1882[42] : reliant Digne à Verdaches, puis Coni, elle est inaugurée en juillet 1913[48],[49]. Le chantier fut long et difficile : commencé en 1891[50], il n’aborde les clues de Saint-Clément (actuellement dites clues de Barles) qu’en 1908[43] qu’il franchit grâce au percement de nouveaux tunnels[32]. L’ouverture de la route permet la création d’un service de diligence par un aubergiste de Barles, remplacé par un autocar au XXe siècle[51].

Le cheptel de la fin XIXe siècle témoigne de la dureté des cultures et de la subsistance : peu de chevaux et de bœufs sont utilisés pour travailler les terres (19 chevaux et 14 bœufs), et on leur préfère les mules et mulets, plus aptes à travailler les terres en pente et les sols légers. Quelques années plus tard, la foire qui avait lieu à Barles le lundi suivant le 16 mai disparaît : les Barlatans fréquentent préférentiellement les foires d’Authon, les habitants de Saint-Clément celles de Digne[52].

Dans les années 1950, des routes sont construites pour desservir les hameaux, qui ont conservé l’usage de la mule, du bât et du traineau jusqu’à ce moment[53].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Barles

Blasonnement :
« De gueules à un pal d'or, accosté de deux barres du même. »[54].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Municipalité[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Maurice Davin[56]    
         
1971 1983 Aimé Nicolas    
mars 1983 en cours
(au 21 octobre 2014)
Claude Payan[57],[58],[59] PCF Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Barles fait partie :

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d’une école primaire[60].

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[61]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[62],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 142 habitants, en diminution de -7,79 % par rapport à 2009 (Alpes-de-Haute-Provence : 1,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
420 575 565 514 526 448 552 546 547
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
513 524 594 537 529 518 502 457 463
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
449 475 464 450 330 277 267 283 236
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013
206 123 100 81 85 104 114 152 143
2014 - - - - - - - -
142 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[63] puis Insee à partir de 2006[64].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique avant 1765
1315 1471
133 feux 44 feux

L’histoire démographique de Barles, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période, particulièrement longue à Barles, dure de 1811 à 1872. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1926, la commune enregistre la perte de la moitié de sa population du maximum historique de 1861[65]. Le mouvement de recul se poursuit jusqu’aux années 1970. Depuis, la population s’est remise à croître.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La première clue de Barles au printemps.

Barles est surtout connue pour les clues de Barles, deux courtes gorges très resserrées situées sur la route en aval du village. Il existe une formation analogue en amont, les clues de Verdaches.

Le pont sur le Bès, composée d’une seule arche, date de 1740. Il est construit sur l’ancien chemin muletier de Digne à Barles par Tanaron. Les trous de boulins ayant servi à fixer le cintre lors de la construction sont encore visibles[66].

L’église Notre-Dame est construite en 1853 sur l’emplacement de la chapelle Saint-Roch, détruite à cette occasion, pour remplacer l’église Saint-Pierre. Elle possède une abside à chaque bout de la nef[67]. Elle reprend la titulature de l’église castrale Notre-Dame, qui fut église paroissiale de façon concomitante avec l’église Saint-Pierre du cimetière[30] Au cimetière, la chapelle Saint-Pierre, ancienne église paroissiale, en appareil régulier de pierres grises et jaunes, a été restaurée au début des années 1980[68],[30].

La chapelle du prieuré Saint-André, au Forest, fait encore l’objet d’un pèlerinage annuel. Il existe encore une église priorale Saint-Clément[30].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Les évènements du roman policier Les Courriers de la mort (1986) de Pierre Magnan se déroulent en partie dans la commune de Barles.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilés de Barles » (consulté le 18 mai 2012)
  2. a et b Roger Brunet, « Canton de Seyne », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m IGN, Carte topographique de Barles sur Géoportail (consulté le 11 janvier 2014)..
  4. a, b, c et d Jean-Christophe Labadie, Irène Magnaudeix, La route de Barles : le centenaire : 1913-2013, Digne-les-Bains, Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013. (ISBN 978-2-86-004-017-4), p. 30.
  5. a et b Labadie, Magnaudeix, op. cit., p. 10.
  6. Guy Barruol, Claude Martel, Jean-Yves Royer, « Glossaire lié à la topographie et à la toponymie de Lure », in Guy Barruol, André de Réparaz, Jean-Yves Royer (directeurs de la publication), La montagne de Lure, encyclopédie d’une montagne en Haute-Provence, Forcalquier, Alpes de Lumière, collection « Les Alpes de Lumière », no 145-146, 2004, (ISBN 2-906162-70-1), 320 p., p. 229.
  7. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  8. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 1er juillet 2012.
  9. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 95.
  10. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 1er juillet 2011.
  11. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p. 89.
  12. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne). § 2262, p. 130.
  13. Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire.
  14. Insee, Dossier local - Commune : Barles (04020), p. 5.
  15. Insee, Dossier local, p. 8.
  16. a et b Insee, Dossier local, p. 7.
  17. a, b, c, d et e Insee, Dossier local, p. 16.
  18. a et b Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio).
  19. Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio).
  20. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6.
  21. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 7.
  22. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 21, 23 et 24.
  23. a et b Insee, Dossier local, p. 17.
  24. Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio).
  25. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 32.
  26. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 30.
  27. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44.
  28. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22.
  29. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 163.
  30. a, b, c, d, e, f et g Daniel Thiery, « Barles », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 13 décembre 2010, mis à jour le 14 décembre 2010, consulté le 2 juillet 2012.
  31. Édouard Baratier, La démographie provençale du XIIIe au XVIe siècles, avec chiffres de comparaison pour le XVIIIe siècle, Paris : SEVPEN/EHESS, 1961. Collection « Démographie et société », 5. p. 70
  32. a, b et c Labadie, Magnaudeix, op. cit., p. 16.
  33. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, cartes p. 417-418 et p. 419.
  34. Labadie, Magnaudeix, op. cit., p. 26.
  35. a et b Labadie, Magnaudeix, op. cit., p. 36.
  36. Irène Magnaudeix, Pierres assisses, pierres mouvantes : Usages et représentations de la pierre par les habitants du Haut-Vançon, Mane, Les Alpes de Lumière, Forcalquier, 2004. (ISBN 2-906162-73-6), p. 122.
  37. Joseph Billioud, « Les Mines de plomb des Basses-Alpes », Provence historique, volume 8, no 31, 1958, p. 43.
  38. Billioud, op. cit., p. 45.
  39. Édouard Baratier et Ernest Hildesheimer, « Les fiefs provençaux au XVIIIe siècle », carte 111 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  40. La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 11.
  41. Billioud, op. cit., p. 52.
  42. a, b et c Labadie, Magnaudeix, op. cit., p. 4.
  43. a et b Labadie, Magnaudeix, op. cit., p. 38.
  44. a et b Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  45. Labadie, op. cit., p. 16.
  46. Labadie, Magnaudeix, op. cit., p. 28.
  47. Labadie, op. cit., p. 11.
  48. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 420.
  49. Labadie, Magnaudeix, op. cit., p. 6.
  50. Labadie, Magnaudeix, op. cit., p. 12.
  51. Labadie, Magnaudeix, op. cit., p. 40.
  52. Labadie, Magnaudeix, op. cit., p. 34.
  53. Labadie, Magnaudeix, op. cit., p. 42.
  54. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, 1866. Réédition : Marcel Petit CPM, Raphèle-lès-Arles, 1994.
  55. pour tous les maires du XIXe siècle, reconstitué à partir des registres d'État civil.
  56. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 2 avril 2014.
  57. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, D’Aiglun à Braux (liste 1), consulté le 6 mars 2013.
  58. Claude Payan est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature d’Arlette Laguiller (LO) à l’élection présidentielle de 1988, cf. Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1988, page 4801, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010.
  59. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Liste des maires », 2014, consultée le 20 octobre 2014.
  60. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Digne, publiée le 6 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010.
  61. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  62. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  63. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  64. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  65. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 289.
  66. Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p. 57.
  67. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 384-385.
  68. Raymond Collier, op. cit., p. 344.


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