Sigonce

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Sigonce
Sigonce
Tour de l'horloge
Blason de Sigonce
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Forcalquier
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure

Pays de Haute-Provence

Maire
Mandat
Christian Chiapella
2014-2020
Code postal 04300
Code commune 04206
Démographie
Gentilé Sigonçois
Population
municipale
429 hab. (2016 en augmentation de 5,67 % par rapport à 2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 59′ 52″ nord, 5° 50′ 28″ est
Altitude Min. 414 m
Max. 744 m
Superficie 19,97 km2
Localisation

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Sigonce

Sigonce est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le nom de ses habitants est Sigonçois[1] ou Sigonciers.

Géographie[modifier | modifier le code]

Se trouvant à 470 m d’altitude[2] et non loin de Forcalquier (9 km), ce petit village provençal possède quelques placettes fleuries et ombragées, des vieilles pierres restaurées.

Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Sigonce et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de Sigonce sont Revest-Saint-Martin, Montlaux, Lurs, Pierrerue et Forcalquier.

Géologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Alpes.
Massif des Alpes et localisation des Préalpes de Digne

Le territoire se situe sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), entre trois formations géologiques majeures des Alpes[3] :

  • la nappe de Digne à l'est[4], au niveau du lobe de Valavoire[5] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écaille) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe.
  • la faille de la Durance au sud-est ;
  • le Plateau de Valensole au sud-est : bassin molassique du Miocène et du Pliocène composé de roches sédimentaires détritiques (dépôts liés à l'érosion des montagnes apparues à l'Oligocène).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Lauzon[6], cours d'eau de 25,2 km, sous affluent de la Durance, via l'Asse.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Sigonce est située en Haute Provence ; le climat de la commune est du type climat méditerranéen d'intérieur avec des étés chauds et secs, et des hivers frais et marqués par des gelées fréquentes. Le mistral souffle parfois bien que la commune soit abritée par la montagne de Lure. Elle peut être plus exposée au levant ou au sirocco, qui surviennent rarement. En moyenne annuelle à la station météorologique de référence, la température s'établit à 12,8 °C avec une moyenne maximale de 22,4 °C et une minimale de 0,0 °C. Les températures nominales maximales et minimales relevées sont de 30 °C en juillet et 0 °C en décembre et janvier. L'ensoleillement moyen est de 2 755 heures par an avec une pointe à 343 heures en juillet. Autre valeur importante, caractéristique du climat méditerranéen, les précipitations totalisent 426 millimètres sur l'annéeChiffre non crédible, inéquitablement réparties avec un peu plus de vingt et un millimètres en juillet et plus de cinquante quatre millimètres en octobre.

La station météo la plus proche de Sigonce est celle de Forcalquier[7].

La plaine de Notre-Dame témoigne de l’aridité du climat
Relevé météorologique de Forcalquier
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0,5 3 5,4 8,9 12,8 15,4 15,2 12 8,2 3,8 1,1 7,2
Température moyenne (°C) 4,3 6,2 8,2 11,1 15,1 19,3 22,4 22 18 13,4 8,2 5,2 12,8
Température maximale moyenne (°C) 8,6 10,9 15,4 16,9 21,4 25,8 29,3 28,9 24 18,5 12,7 9,3 18,5
Précipitations (mm) 27 25 24 44 40 28 21 33 46 54 53 31 426
Source : Source: Relevé météo de Forcalquier[8][réf. à confirmer]
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
8,6
0
27
 
 
 
10,9
0,5
25
 
 
 
15,4
3
24
 
 
 
16,9
5,4
44
 
 
 
21,4
8,9
40
 
 
 
25,8
12,8
28
 
 
 
29,3
15,4
21
 
 
 
28,9
15,2
33
 
 
 
24
12
46
 
 
 
18,5
8,2
54
 
 
 
12,7
3,8
53
 
 
 
9,3
1,1
31
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Transport[modifier | modifier le code]

Pont de la RD 19 sur le Lauzon.

Sigonce est traversée par les routes départementales RD 16 et RD 116.

Les gares SNCF à La Brillanne-Oraison à 9 km, Château-Arnoux-Saint-Auban à 15 km et Manosque - Gréoux-les-Bains à 20 km, toutes les trois sur la ligne de Lyon à Marseille (via Grenoble).

Environnement et développement durable[modifier | modifier le code]

Le village est inclus dans le parc naturel régional du Luberon. La commune est l'un des soixante-dix-sept membres du parc naturel régional du Luberon, parc qui s'étend, de Cavaillon à l'ouest jusqu'à la Durance à l'est, sur deux départements et quatre-vingt-cinq communes et 185 145 hectares.

La commune compte 863 ha de bois et forêts, soit 43 % de sa superficie[1]. La commune entretient un verger de biodiversité[9].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Le village

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Forcalquier auquel appartient Sigonce est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[10], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[11]. La commune de Sigonce est également exposée à deux autres risques naturels[11] :

  • feu de forêt,
  • mouvement de terrain : quelques versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[12].

La commune de Sigonce n’est exposée à aucun des risques d’origine technologiques recensés par la préfecture[13]. Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[13] mais le Dicrim existe depuis 2010[14].

La commune a été l’objet d’un arrêté de catastrophe naturelle, en 1994 pour des glissements de terrain[11].

En outre, l’exploitation du lignite des années 1840 à 1960 a laissé des galeries et puits d’exploitation. Le risque d’effondrement généralisé des galeries de l’ancienne mine est nul, puisque l’exploitation s’est faite sur moins d'un mètre d’épaisseur, en ménageant des piliers, et a été régulièrement remblayée[15]. Par contre, ce mode d’exploitation favorise les affaissements localisés sur de faibles surfaces (moins de cinq mètres dans leur plus grande dimension)[16]. On ne peut pas non plus exclure totalement le risque d’effondrement autour des puits[17], les terrils pouvant être sujets à des phénomènes de tassement ou de glissement[18].

Le vieux village n’est pas concerné par ces risques, puisque les travaux ont toujours conservé un stot sous le village (une galerie passe à 40 mètres de profondeur)[19]. Par contre, les nouveaux quartiers sont exposés : en 1976 et 1996, des affaissements ont eu lieu au nord du village[20]. Des fontis ont également été constatés (1979, 1993)[21].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneaux d'entrée en français et en provençal.

Sigonce se nomme Sigonça en provençal selon la norme classique et Sigounço selon la norme mistralienne.

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1206 (Segoncia) remonte probablement à l'archétype celtique *Sego-(o)ntia.

  • Charles Rostaing cite une racine *seg-, qui sert à désigner une montagne[22]. Ce toponyme serait préceltique[23] ;
  • Ernest Nègre propose un nom de personne gaulois, *Segontius, avec le suffixe -a pour un domaine[24].
  • Xavier Delamarre[25] réfutant les deux spécialistes précédents y voit le terme celtique sego-, force, victoire, très bien attesté dans l'onomastique gauloise en composé, comme nom de personne : Segorix, Segovax, Segomo, etc. et comme toponyme : Sego-briga > Segorbe (Espagne) ; Sego-dunum > Suin ; Sego-sterone > Sisteron, etc. Voir aussi *Sego-sia > La Suze-sur-Sarthe (Secusa 1035 - 1055) et Suze (Secusia 1178)[26] ;
  • selon le couple Fénié, il s’agit d’un toponyme préceltique appliqué aux lieux fortifiés occupant une hauteur stratégique[27].

Le suffixe -onti- étant probablement uniquement toponymique, comme le montrent divers nom de lieux dont les archétypes *Licontio ou *Ligontio > le lion à Vitrolles (Leontio 1166); Lihons-en-Santerre (Leontium 1100); Liéhon (Liehons 1290); Lyons-la-Forêt, etc. et *Rosontio / *Resontio > Rançon (Rosontio 829); Ressons-le-Long (Ressontius 858); Ressons-sur-Matz (Rossontus 840); etc.[28] et d'autres toponymes comme Ves-ontio > Besançon; Mog-onti-acum > Mayence; etc.[pas clair]

Histoire[modifier | modifier le code]

Quelques découvertes de surface attestent de la fréquentation de la commune aux époques préhistorique et romaine[29].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans l’Antiquité, le territoire de Sigonce fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la conquête romaine, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[30].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Enseigne de moulin

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[31].

La localité de Sigonce pour la première fois dans les chartes en 1206. Elle est alors une réserve de chasse des comtes de Forcalquier, qui la donnent au prieuré de Ganagobie. Le fief relève donc de l’abbaye de Cluny par l’intermédiaire de Ganagobie[32],[33].

La communauté d’Aris (Arises) est signalée dès les années 960, lorsque son territoire est donné à l’abbaye de Ganagobie, qui comptait 21 feux en 1315, est fortement dépeuplée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans) et annexée par celle de Sigonce au XVe siècle[32]. La communauté relevait de la viguerie de Forcalquier[33].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[34].

Depuis la Révolution[modifier | modifier le code]

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution de 1848. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : neuf habitants de Sigonce sont traduits devant la commission mixte, la peine la plus courante étant la déportation en Algérie[35].

Comme de nombreuses communes du département, Sigonce se dote d’une école bien avant les lois Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[36]. La même instruction n’est donnée aux filles, bien que la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants, ne l’y oblige pas[37]. La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve[38].

Mine de charbon[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, la commune de Sigonce s’industrialise. Les matières premières exploitées sont le lignite et le calcaire[39]. Le lignite exploité est celui de la couche de Sigonce, qui fait 1,1 m de puissance dont 80 cm de lignite[40] et se trouve en pente légère (12°). Deux mines font l’objet d’une première concession courant jusqu’en 1863[41] :

  • la mine de Sigonce est concédée en 1838 à la société des houillères de Montrambert, sur 317 ha ;
  • la mine des Gaillardons est concédée en 1842 à un privé, La Béraudière, sur 413 ha.

En 1873, les deux concessions sont réunies entre plusieurs copropriétaires, qui créent la Société civile des mines de Sigonce et Gaillardons en 1910[42]. C’est cette même année que le puits Saint-Étienne ou puits neuf est foncé (les bâtiments qui l’entouraient sont encore visibles)[43].

Pendant près d'un siècle, la mine est exploitée par chambres et piliers, technique qui a permis d’extraire entre 70 et 80 % du charbon présent[44]. La mise en œuvre de cette technique se fait à petite échelle des années 1840 à 1924 : peu de mécanisation, le personnel employé est constitué principalement de paysans-mineurs travaillant à mi-temps[20]. Les exploitants à ferme se limitent à extraire le charbon au-dessus de la nappe phréatique (à 25 m de profondeur environ)[45]. Dans ces conditions, la production varie entre 5 et 10 t par jour[20], dans une zone partant du nord du village vers l'ouest, sur 1600 m à l’ouest (au-delà du ruisseau de la Barlière) et sur 200 m de long[45].

Après 1880, l’exploitation progresse à l’est et à l’ouest du village ; de nombreux puits sont foncés. Les piliers abandonnés, initialement de 5 m sur 3, sont recreusés à 4, puis 3 et enfin 2,5 m, les galeries et les chambres étant remblayées ou renforcées avec des murs en pierre sèche[46].

Le lignite permet la mécanisation de l’exploitation des carrières de pierre (calcaire de Vachères[47]) et fournit l’énergie de fours à chaux qui sont modernisés[39]. Ce débouché est perdu en 1922[48]. Une partie de la production est aussi vendue aux particuliers qui l’utilisent pour le chauffage[20].

En 1924, la concession est rachetée par la société des houillères de Montrambert et de la Béraudière[20]. C’est à cette date que l’exploitation de la mine se modernise réellement et change d’échelle. Un grand sondage est réalisé afin de rechercher de nouvelles veines exploitables[43]. Une galerie d’exhaure est creusée, et permet d’évacuer l’eau d’infiltration, donc d’exploiter au-dessous du niveau hydrostatique. La profondeur de 107 mètres est atteinte, les galeries parcourent le sous-sol sur 2 600 m d’est en ouest, et 500 m du nord au sud[49]. L’exploitation par piliers abandonnés est poursuivie, mais les effectifs employés augmentent pour varier entre trente[49] et cinquante ouvriers[48]. Les horaires imposés par la compagnie sont de 12 à 14 heures par jour[50], dans des conditions de travail comparées à celles d’un bagne par les autres mineurs de la région[51]. La production passe à une moyenne de 10 000 t/an[49]. Cette production est évacuée par câble aérien jusqu’à la gare de Lurs (déclaré d’utilité publique en octobre 1927)[43]. Ce téléphérique était supporté par 26 pylônes de fer et circulait sur un câble d’une seule longueur[52].

En 1927, des inondations envahissent la mine, et font s’effondrer la galerie d’exhaure. Les travaux de remise en état d’exploitation durent deux mois[53].

Après 1935, la mine est exploitée en tailles chassantes par foudroyage dirigé, qui permettent d’extraire tout le charbon[44]. L’exploitation ainsi modernisée permet d’extraire jusqu’à 30 000 t/an, avec le travail d’une centaine d’ouvriers : les deux tiers du charbon extrait pendant toute l'histoire de la mine le sont pendant les trente-cinq dernières années d’exploitation[20]. Un nouveau terril est ouvert au sud du village, où les remblais sont évacués par rail[21]. La production est écoulée principalement auprès de l’usine électrique de Sainte-Tulle et de l’usine chimique de Saint-Auban (Pechiney), pour environ 24 000 t/an[48], et auprès des papeteries de l’Isère[54]. Après la Seconde Guerre mondiale, le plan Monnet lui attribue comme objectif une production journalière de 150 t. Cet objectif n’est pas atteint, la production de la mine oscillant entre 50 et 110 t/j en 1946[55].

La mine était grisouteuse, mais aucun accident n’a eu lieu à cause du grisou[53].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, des étrangers internés au camp du groupement de travailleurs étrangers des Mées sont employés à la mine de Sigonce[56]. La mine de charbon de Sigonce est la cible d'un sabotage des Francs-tireurs et partisans (FTP, résistants communistes) le 19 janvier 1944, journée d'action nationale[57].

À la Libération, la mine est temporairement transférée aux houillères du bassin de la Loire (de juillet 1946 à juin 1947)[42]. La société est liquidée en 1948, puis reconstituée en Société foncière et minière stéphanoise en 1948[42]. Déficitaire depuis 1955 (date de la fermeture du débouché de l’usine de Sainte-Tulle[43]), touchée par d’importantes inondations en 1960[20], la mine cesse d’être exploitée le 23 décembre 1960[43], et la renonciation est acceptée le 22 octobre 1963. Au total, la mine a produit 1 300 000 tonnes de lignite[44]. Les puits et les galeries d’exploitation sont alors obturés ou remblayés[58].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Sigonce. Plusieurs dizaines d’hectares produisaient un vin destiné au marché de Forcalquier et à la vente sur les marchés locaux. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[59].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 11 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[60]). Lors du scrutin de 2008, il n’y eut qu’un seul tour, Marcel Turin a été élu conseiller municipal au premier tour avec le septième total de 143 voix soit 54,37 % des suffrages exprimés. La participation a été de 78,98 %, il a ensuite été élu maire par le conseil municipal[61].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des maires de France.

L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour 2 ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.

En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du 5 avril 1884 l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
         
mai 1945 février 1947 Louis Roche[62]    
février 1947 mars 1965 Oblé Maurel    
mars 1965 novembre 1978 Emile Portigliatti    
novembre 1978 avril 1987 Raymond Garcia    
mai 1987 mars 2008 Jean-Paul Giai-Checa DVG[63],[64]  
mars 2008 2014 Marcel Turin[65]    
avril 2014 En cours
(au 21 octobre 2014)
Christian Chiapella[66] DVD Fonctionnaire
         
         
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Sigonce est une des dix communes du canton de Forcalquier qui totalise 12 746 habitants en 2006. Le canton a fait partie de l’arrondissement de Forcalquier depuis le et de la Deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Sigonce fait partie du canton de Forcalquier depuis 1806 après avoir fait partie du canton de Lurs de 1793 à 1801 et du canton de Saint-Etienne-les-Orgues de 1801 à 1806[67]. Sigonce fait partie des juridictions d’instance de Forcalquier, prud'hommale de Manosque, et de grande instance de Digne-les-Bains[68].

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Sigonce en 2009[69]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation 7,80 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties 22,00 % 0,00 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties 40,00 % 0,00 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle 0,00 % 22,77 % 10,80 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (les deux formant la contribution économique territoriale qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[70]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2016 en augmentation de 5,67 % par rapport à 2011, Sigonce comptait 429 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2005, 2010, 2015, etc. pour Sigonce). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

La fermeture de la mine au début des années 1960 provoque le départ de la moitié de la population, compensée les décennies suivantes, quand Sigonce commence à développer ses zones pavillonnaires.

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
50 feux8 feux340361399311366489560566
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
550557513533505543561510504425
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
440435448419336387361337311354
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 - -
223173180208279319385411--
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale à partir de 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[32], EHESS[67], Insee à partir de 1968[71],[72],[73],[74])
Histogramme de l'évolution démographique

Superficie et population[modifier | modifier le code]

Le village de Sigonce a une superficie de 1 997 ha et une population de 399 habitants, ce qui la classe[75] :

Rang Superficie Population Densité
Flag of France.svg France 19 091e 8 081e 26 537e
Blason région fr Provence-Alpes-Côte d'Azur.svg Provence-Alpes-Côte d'Azur 607e 568e 564e
Blason département fr Alpes-de-Haute-Provence.svg Alpes-de-Haute-Provence 74e 135e 53e
Arrondissement de Forcalquier 35e 44e 32e
Canton de Forcalquier 8e 6e 9e

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école.

La commune dispose d’une école primaire publique[76].

Les élèves sont ensuite affectés au collège Henri-Laugier à Forcalquier[77], puis ils sont dirigés vers les lycées de Manosque[78], soit le lycée polyvalent Les Iscles[79] soit le lycée Félix-Esclangon[80].

Santé[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'hôpital local de Forcalquier nommé Saint-Michel[81]. Selon le magazine L'Express, l'hôpital Saint-Michel fait partie des hôpitaux les plus sûrs de France avec une note de 82,2 sur 100 (classe A) et se classe 63e au plan national et 2e au niveau départemental[82].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 17 578 , ce qui plaçait Sigonce au 14 552e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[83].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les agriculteurs de la commune de Sigonce ont droit à trois labels appellation d'origine contrôlée (AOC), dont le banon et à dix-neuf labels indication géographique protégée (IGP) dont quinze concernent les vins (voir ci-dessous), les quatre restants étant le petit épeautre et sa farine, le miel de Provence et l’agneau de Sisteron[84].

La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à des surfaces restreintes. Le terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres. Actuellement, l’oliveraie communale compte moins de 1000 pieds[85]. L’huile produite à partir des olives récoltées dans la commune bénéficie des AOC huile d’olive de Provence et huile d’olive de Haute-Provence[84].

Parmi les labels couvrant la commune, ceux concernant le vin (alpes-de-haute-provence (IGP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée mousseux ou primeur blanc, rouge et rosé) ne sont pas utilisés, la vigne n’étant pas cultivée pour une production commerciale dans la commune[59].

Productions agricoles de Sigonce[réf. nécessaire].
Le bar de la Mine contribue à maintenir la mémoire minière du village

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Notre-Dame de Bon-Secours est construite sur un sommet, à l’écart du village. Les murs de la nef et le chœur, voûté en berceau brisé, avec une seule baie, datent du XIIIe[86].

L'église paroissiale Saint-Claude, des XVe et XVIe siècles (selon Raymond Collier et l’Atlas historique de la Provence), des XIVe et XVIe siècles (selon la DRAC) est un monument historique inscrit[87],[32]. Elle appartenait au monastère de Ganagobie[88]. Sa nef de trois travées est voûtée sous croisées d’ogives, ainsi que le chœur. Sa toiture polylobée est couverte de lauzes de pays. Elle ne possède qu’un seul bas-côté[89], du côté sud. Son plat de quête, en cuivre, date du XVIe siècle et est classé monument historique au titre objet[90].

La chapelle Notre-Dame du Bon Remède, des Clots ou du Bon Secours[33], avec des bas-reliefs de l’époque préromane[91]. Elle est utilisée comme grange[33].

Le château de Bel Air.

Le château de Bel-Air conserve une partie médiévale[32], mais date essentiellement des XVIIe et XVIIIe siècles ; c’est un monument inscrit[92].

Ruines du château des moines de Ganagobie (XIIe et XIIIe siècles) au lieu-dit Aris, sur le Lauzon[93]. La commune possède également le moulin de Monnesargues, moulin à farine établi sur le Lauzon[94] ; à proximité de l’église, un bâtiment est orné d’une enseigne venant d’un ancien moulin[95]. Un pigeonnier à deux toits et génoise du XVIIe siècle subsiste à l’écart du village[96].

La plupart des maisons anciennes du bourg ont été démolies dans les années 1970 et 1980[97].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries de la commune, dans le mur d’une maison particulière.
Blason Sigonce.svg

Blasonnement :
d'azur à la lettre S capitale d'argent, surmontée de trois étoiles du même mal ordonnées[99]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages utilisés pour la rédaction de l'article[modifier | modifier le code]

Autres ouvrages sur le sujet[modifier | modifier le code]

  • Xavier Braud, Sigonce, éd. de Haute-Provence, coll. « Beaux villages »,

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Forcalquier », Le Trésor des régions, consultée le 10 juin 2013
  2. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  3. Maurice Gidon, Les chaînons de Digne, Carte schématique montrant les rapports entre les chaînons des Baronnies orientales (moitié nord) et ceux de Digne (moitié sud), avec l'avant-pays de la nappe de Digne (partie occidentale).
  4. Carte géologique de la France au 1:1 000 000
  5. Maurice Gidon, La Nappe de Digne et les structures connexes.
  6. Fiche du Lauzon sur le site du SANDRE
  7. Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013
  8. « Relevé météo de Forcalquier », MSN Météo
  9. Mairie de Sigonce, Site officiel de la mairie de Sigonce , section « La vie de la commune en images », consultée le 28 août 2012
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  11. a b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 28 août 2012
  12. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  13. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 98
  14. Document, base Dicrim, consultée le 28 août 2012
  15. J. Felenc, Y. Itard (collaborateur), Mines de lignite des concessions de Sigonce, Gaillardons, Bois-du-Roi, Fontienne et La Baume (04). Phase informative en vue de l’élaboration d’un PPRM. Rapport BRGM/RP-54186-FR, 74 p., p. 7
  16. Felenc, Itard, op. cit., p. 9
  17. Felenc, Itard, op. cit., p. 10
  18. Felenc, Itard, op. cit., p. 11
  19. Felenc, Itard, « Annexe A », op. cit., p. 39
  20. a b c d e f et g Felenc, Itard, « Annexe A », op. cit., p. 3
  21. a et b Felenc, Itard, « Annexe A », op. cit., p. 42
  22. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p. 249
  23. Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire
  24. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne)., § 3616, p. 231
  25. Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance 2003. p. 268.
  26. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, éditions Larousse 1968. p. 657. D'ailleurs, ils mentionnent ces toponymes, Sigonce y-compris, comme "prégaulois et gaulois".
  27. Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, coll. « Sud Ouest Université », , 128 p. (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 25.
  28. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard 1981. p. 137 - 138. et Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, éditions Picard 1979. Ouvrage publié avec le soutien du CNRS. p. 127.
  29. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p. 452-453
  30. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 18-19
  31. Audrey Becker-Piriou, « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano- barbare en Occident ? », Revue historique, 2008/3, n° 647, p. 531.
  32. a b c d et e Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, (notice BnF no FRBNF35450017), p. 200-201
  33. a b c et d Daniel Thiery, « Sigonce », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 28 août 2012
  34. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  35. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 71.
  36. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  37. Labadie, op. cit., p. 16.
  38. Labadie, op. cit., p. 11.
  39. a et b Mairie de Sigonce, Site officiel de la mairie de Sigonce, section « Accueil », consultée le 28 août 2012
  40. Felenc, Itard, « Annexe A », op. cit., p. 29
  41. Pierre Bonnet, Bois-d’Asson : Mémoires d’une mine en Haute-Provence, Dauphin, L’Œuvre au noir, 1986, carte hors-texte
  42. a b et c Felenc, Itard, « Annexe A », op. cit., p. 21
  43. a b c d et e Felenc, Itard, « Annexe A », op. cit., p. 28
  44. a b et c Felenc, Itard, op. cit., p. 3
  45. a et b Felenc, Itard, « Annexe A », op. cit., p. 24
  46. Felenc, Itard, « Annexe A », op. cit., p. 25
  47. Felenc, Itard, « Annexe A », op. cit., p. 18
  48. a b et c Felenc, Itard, « Annexe A », op. cit., p. 34
  49. a b et c Felenc, Itard, « Annexe A », op. cit., p. 26
  50. Pierre Bonnet, op. cit., p. 46
  51. Pierre Bonnet, L’album de la mine : recueil de photographies et témoignages des mines du bassin Forcalquier-Manosque, Dauphin : L’Œuvre au noir, 1990, (ISBN 2-906833-01-0). p. 10
  52. Bonnet, 1990, op. cit., p. 18
  53. a et b Felenc, Itard, « Annexe A », op. cit., p. 27
  54. Felenc, Itard, « Annexe A », op. cit., p. 20
  55. Pierre Bonnet, L’album..., p. 90
  56. Robert Mencherini, « De la Galaxie des Milles aux rafles de juifs en Provence », in Robert Mencherini (directeur), Provence-Auschwitz : de l'internement des étrangers à la déportation des juifs (1939-1944), Aix-en-Provence : Publications de l'Université de Provence, 2007. (ISBN 978-2-85399-693-8), p. 24.
  57. Association Basses-Alpes 39-45, « Les Francs-tireurs et partisans », Basses-Alpes 39-45, consulté le 16 août 2012.
  58. Felenc, Itard, « Annexe A », op. cit., p. 35
  59. a et b André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59
  60. « nombre des membres du conseil municipal des communes », Legifrance
  61. « Résultats élections municipales 2008 à Sigonce », sur linternaute.com
  62. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 3 avril 2014.
  63. Jean-Paul Giai-Checa est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Pierre Boussel (MPPT) à l’élection présidentielle de 1988, cf Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1988, page 4795, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
  64. Jean-Paul Giai-Checa est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature d’Arlette Laguiller (LO) à l’élection présidentielle de 2007, cf Parrainages élection présidentielle 2007, consulté le 28 juillet 2010 et Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2007
  65. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Saint-Jurs à Soleihas (sic) (liste 7), consulté le 10 mars 2013
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  67. a et b EHESS, notice communale de Sigonce sur la base de données Cassini, consultée le 31 juillet 2009
  68. « Les Juridictions judiciaires des Alpes-de-Haute-Provence », Ministère de la Justice et des Libertés
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  73. « Recensement de la population au 1er janvier 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2014)
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  84. a et b « Liste des produits par commune : Sigonce », sur INAO
  85. Réparaz, op. cit., p. 58
  86. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 146.
  87. Arrêté du 29 mars 1967, notice de la Base Mérimée, consultée le 28 février 2009.
  88. Raymond Collier, op. cit., p. 166-167.
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  92. Arrêté du 23 janvier 1990, notice de la Base Mérimée, consultée le 28 février 2009.
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  94. Raymond Collier, op. cit., p. 431.
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  96. Raymond Collier, op. cit., p. 444.
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  98. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 149.
  99. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, . Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994.