Le Chaffaut-Saint-Jurson

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Le Chaffaut-Saint-Jurson
Église Saint-Jacques, à Espinouse (village).
Église Saint-Jacques, à Espinouse (village).
Blason de Le Chaffaut-Saint-Jurson
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Riez
Intercommunalité Provence-Alpes Agglomération
Maire
Mandat
Maryline Feraud
2014-2020
Code postal 04510
Code commune 04046
Démographie
Gentilé Chaffaudiers
Population
municipale
707 hab. (2014)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 02′ 20″ nord, 6° 09′ 03″ est
Altitude Min. 470 m – Max. 960 m
Superficie 36,2 km2
Localisation

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Le Chaffaut-Saint-Jurson est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Chaffaudiers[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 584 m d’altitude[2], dans la vallée de la Bléone.

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Le Chaffaut-Saint-Jurson et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes du Chaffaut-Saint-Jurson sont Aiglun, Digne-les-Bains, Châteauredon, Mézel, Saint-Jeannet, Malijai, Mirabeau, Mallemoisson.

Relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 1 346 ha de bois et forêts[1].

Transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le pont sur la Bléone a été construit en 1910. Construit en béton armé, il comporte à l'origine 10 piles sur des fondations peu profondes, supportant un tablier de 132 m de long et 4,1 m utiles de large, à voie unique et sans trottoirs. Il a été réparé en 1979, avant qu'une de ses piles ne s'effondre, victime des affouillements lors d'une crue, en novembre 2000. Il est emprunté par la RD 17, soit 3 400 véhicules par jour[3].

En 2009, le conseil général vote son remplacement[4]. Les études environnementales ont consisté en un inventaire de la faune et de la flore, des expertises sur le castor et la chauve-souris, et une construction des talus, un choix de la forme et de la couleur du pont qui permettent son intégration dans le paysage[3]. Le chantier du nouveau pont commence en juin 2012 ; la dernière poutre est posée en juin 2013[3] et le pont est inauguré le 6 décembre 2013[5]. Les trois piles supportent un tablier de 150 m de long pour 11 de large, avec trois voies de circulation au lieu d'une : deux pour les voitures, et une multifonctions pour les piétons et vélos[4]. Il est doté un dispositif de récupération des eaux de chaussée, protégeant la rivière et le captage d'eau voisin[3].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur les transports dans la commune du Chaffaut-Saint-Jurson.

Services autocars[modifier | modifier le code]

Lignes départementales[modifier | modifier le code]

Le village est reliée par 2 lignes départementales[6]::

Ligne Tracé
D5 Thoard ↔ Le Chaffaut-Saint-Jurson ↔ Digne-les-Bains
U1 BarcelonnetteDigne-les-Bains ↔ Le Chaffaut-Saint-Jurson

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

Halte de Saint-Jurson sous forme de simple abri en béton, et maison de garde-barrière
Halte de Saint-Jurson et maison de garde-barrière

Le train de la ligne de Nice à Digne a un arrêt à la gare de Saint-Jurson[7].

Ligne Tracé
CP Nice ↔ Le Chaffaut-Saint-Jurson ↔ Digne-les-Bains

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité du Chaffaut apparaît pour la première fois dans les textes entre 1064 et 1079 (in Kadalfucho). Le terme vient d’un terme nord-occitan traduisant cadalfac, désignant une maison à escalier extérieur et balcon selon Ernest Nègre[8], de catafalicum, échafaudage ou tour de siège, selon les Fénié[9].

Saint-Jurson est une déformation du nom du patron de l’église, saint Georges, apôtre du Velay[10],[9].

L’ancienne commune d’Espinouse tire son nom de l’occitan espinós, épineux : les Fénié y voient le nom donné à un lieu broussailleux, plein de plantes épineuses[11].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Digne-les-Bains-Ouest auquel appartient Le Chaffaut-Saint-Jurson est en zone 1b (risque faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[12], et en zone 3 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[13]. La commune du Chaffaut-Saint-Jurson est également exposée à trois autres risques naturels[13] :

  • feu de forêt,
  • inondation (dans la vallée de la Bléone),
  • mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort[14].

La commune du Chaffaut-Saint-Jurson est également exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route, mais de manière marginale[15]. La route nationale 85 peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses, mais traverse la commune loin des villages[16].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2004 pour les risques d’inondation et de mouvement de terrain[15] et le Dicrim existe pas[17].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle : en 1984 pour tremblement de terre, pour des inondations, coulées de boue et glissements e terrain en 1987, 1994 et 1996[13]. Les tremblements de terre ressentis de la manière la plus sensible dans la commune sont[18] :

  • la secousse du 23 février 1887, avec une intensité macro-sismique de VII et demi sur l’échelle MSK et Imperia-Bussana pour épicentre[19] ;
  • celui du 17 février 1947, avec une intensité de IV et demi et un épicentre situé dans le Piémont[20] ;
  • celui du 30 novembre 1951, avec une intensité de IV et Chasteuil pour épicentre[21] ;
  • celui du 22 octobre 1963, avec une intensité de IV et Malijai pour épicentre[22] ;
  • celui du 19 juin 1984, avec une intensité de VI et un épicentre très proche, à Aiglun[18] (suivi de deux fortes répliques d’intensité V[23]).

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 355 personnes, dont 25 chômeurs[24] (53 fin 2011[25]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (88 %)[26] et travaillent majoritairement hors de la commune (84 %)[26].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 14 établissements agricoles actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus), sans aucun emploi salarié[27].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 10 en 2010. Il était de 13 en 2000[28], de 23 en 1988[29]. Actuellement, ces exploitants sont essentiellement tournés vers l’élevage ovin et les grandes cultures[28]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement augmenté, de 321 ha à 1 383 ha[29], mouvement qui s’est poursuivi lors de la dernière décennie, la SAU atteignant les 1 825 ha[28].

L’olivier n’était pas présent dans la commune au début du XIXe siècle. Actuellement, il occupe quelques surfaces restreintes, avec une oliveraie qui compte moins de 1000 pieds[30].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 16 établissements, employant 20 salariés[27].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 29 établissements (avec 43 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 10 établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 101 personnes[27].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est peu importante pour la commune, avec moins d’un touriste accueilli par habitant[31]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

Si les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil, il est très limité[35] : elles sont 28, soit moins de 10 % des logements. Deux résidences secondaires possèdent plus d’un logement[36],[37].

Parmi les principaux employeurs, se trouve le lycée agricole de Carmejane et son centre de formation professionnelle agricole[38], et les établissements Gilly Gaston qui vendent du matériel agricole et emploient 18 salariés[39].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

D’assez nombreuses traces d’occupation préhistoriques ont été retrouvées sur le territoire de Saint-Jurson, jusqu’à l’époque néolithique[40], ainsi que des anneaux de bronze de l’époque de Hallstatt au col de Saint-Jurson[41].

Du Moyen Âge à la Révolution française[modifier | modifier le code]

Des quatre communautés médiévales (Le Chaffaut, Espinouse, Lagremuse et Saint-Jurson) qui forment l’actuelle commune, trois relevaient du diocèse de Digne, Espinouse relevant de Riez[10].

Les Galbert étaient seigneurs du Chaffaut ; le fief fut ensuite partagé entre divers seigneurs, dont la ville de Digne au XVe siècle[42]. Guillaume Roquete, viguier de Tarascon (1341), damoiseau, fut coseigneur du Chaffaut[43].

Espinouse (Spinosa, au XIIIe siècle), compte 63 feux en 1315, puis 36 en 1471 après la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans). En 1765, le village compte 228 habitants[44]. Lagremuse comptait 80 habitants la même année[42].

Saint-Jurson apparaît en 1171 dans les chartes[10], puis au XIIIe siècle : Sanctus Georgius de Sargano[45]. À la fin du XIIe siècle, le pape Alexandre III demande à l’évêque de Digne d’intervenir auprès du seigneur de Gaubert qui harcèle les habitants de Saint-Georges. En 1225, le pape Honorius III renouvelle cette demande[10]. L’église relevait de l’abbaye de Lérins qui percevait les revenus attachés à l’église, située alors avec le village sur une hauteur un km environ à l’Est du site actuel[10]. La communauté comptait 15 feux en 1315, est complètement dépeuplée par la crise du XIVe siècle. En 1765, le village, qui relève de l’abbaye de Lérins, a 46 habitants[45].

Le fief d’Espinouse est érigé en marquisat en 1651[46].

Oliviers et ruines de Lagremuse.

En 1355, Hugues Guiramand fut coseigneur de Lagremuse[47].

Durant la Révolution, le Chaffaut et Lagremuse comptent toutes deux une société patriotique, toutes deux créées après la fin de 1792[48], de même qu’Espinouse. Bien que la section de la commune ne soit pas activement pro-fédéraliste et n’ait pas particulièrement fait la propagande des idées des Girondins, la répression de l’insurrection fédéraliste en juillet 1793 aboutit à une condamnation à mort au Chaffaut[49]. Les quatre communes font partie du canton de Mézel, mais Le Chaffaut et Lagremuse le quittent en 1801 pour celui de Digne[10].

Depuis la fin de l’Empire[modifier | modifier le code]

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression s’abat sur ceux qui se sont levés pour défendre la République, dont un habitant d’Espinouse[50].

Le premier tronçon de la ligne des chemins de fer de Provence, allant de Digne à Mézel, est inauguré le 14 août 1891. La ligne est exploitée par la compagnie des chemins de fer du Sud de la France. Les trains circulent jusqu’à Saint-André-les-Alpes à partir du 15 mai 1892[51]. Le tunnel de la Colle est achevé en 1903, et la totalité de la ligne entre Saint-André et Nice est inaugurée du 5 au 7 août 1911 en présence de Victor Augagneur, ministre des Travaux Publics[51].

En août 1940[52], un centre de séjour surveillé pour Français indésirables[53] ouvre au Chaffaut. Il ouvre avec 233 hommes, qui arrivent notamment de la caserne Desmichels de Digne. Ce sont surtout des communistes, dont l’idéologie, jugée dangereuse par la Troisième République, l’est aussi par le régime de Vichy. Environ 75 travaillent au centre de Carmejane, pour la cuisine et les services ; près de 80 vont à Digne chaque jour travailler au service de l’armée ; 30 sont détachés à Forcalquier au service du génie ; et 20 à Peyruis et Les Mées. Il ferme le 17 avril 1941[52].

Fusion des communes[modifier | modifier le code]

Village perché d’Espinouse.

La commune actuelle est formée par la fusion du Chaffaut et de Lagremuse en 1887 (Le Chaffaut-Lagremuse), puis de cette nouvelle commune avec Saint-Jurson en 1962 (sous son nom actuel), puis enfin avec Espinouse en 1973[54].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée dans les trois communes du Chaffaut, de Lagremuse et de Saint-Jurson. Le vin produit était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[55].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Le Chaffaut Saint Jurson.svg

Blasonnement :
D'azur à une tour d'or sur quatre piliers du même.[56]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Municipalité[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 1977[57] Antoine Bondil[58],[57] Résistant ancien Résistant, se présente sous cette étiquette.
1977 2014 Jean-Pierre Féraud[59],[60],[61],[62],[57] DVG  
avril 2014 en cours Maryline Féraud[57] DVG Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le Chaffaut-Saint-Jurson fait partie :

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d’une école primaire[63].

Démographie[modifier | modifier le code]

Le Chaffaut[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune du Chaffaut-Saint-Jurson comptait 707 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2005, 2010, 2015, etc. pour Le Chaffaut-Saint-Jurson). Les autres « recensements » sont des estimations.

Le tableau et le graphique qui suivent concernent Le Chaffaut jusqu’en 1886, puis Le Chaffaut-Lagremuse jusqu’en 1956, et enfin Le Chaffaut-Saint-Jurson depuis 1962.

Évolution démographique de la commune du Chaffaut, du Chaffaut-Lagremuse puis du Chaffaut-Saint-Jurson
1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
inhabité 208 216 215 246 244 231 256 262 275
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
274 295 295 288 234 242 300 336 296 247
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
265 224 230 210 206 212 184 166 157 168
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 - -
178 229 346 510 674 721 741 707 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[42], Ehess[54], Insee à partir de 1968[64],[65],[66],[67].)

L’histoire démographique du Chaffaut, après l’abandon complet dû à la crise des XIVe et XVe siècles, est marquée par un long mouvement de croissance jusqu’au milieu du XIXe siècle. Lui succède ensuite une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1811 à 1881 (le pic apparent de 1881-1891 étant dû à la présence d’ouvriers du chantier de la ligne de Nice à Digne). L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. La commune n’enregistre jamais une perte supérieure à la moitié de ses effectifs du maximum historique de 1856-1861[68]. Le mouvement de recul s’arrête dans les années 1950. Si on omet les apports dus aux fusions, le redémarrage démographique de la commune commence dans les années 1970 ; depuis, Le Chaffaut-Saint-Jurson connait une expansion démographique typique des communes résidentielles de banlieue.

Histogramme de l'évolution démographique

Saint-Jurson[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de Saint-Jurson jusqu’en 1962
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
15 feux inhabité 46 58 42 56 49 61 56 63
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
73 62 67 46 49 49 51 47 66 49
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
37 33 34 28 19 22 21 18 19 16
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[45], EHESS[69])

L’histoire démographique de Saint-Jurson est similaire à celle du Chaffaut : abandon complet au XVe siècle, puis long mouvement de croissance jusqu’au milieu du XIXe siècle, et période d’« étale » de 1831 à 1881. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. Les différences tiennent dans la population initiale, beaucoup plus faible à Saint-Jurson (qui n’a jamais dépassé les 73 habitants, population maximale en 1841), et la rapidité du recul : en 1896, la commune a déjà perdu la moitié de sa population du maximum historique[68]. Le mouvement de recul continue jusqu’aux années 1950 et la fusion avec Le Chaffaut.

Espinouse[modifier | modifier le code]

Évolution démographique d’Espinouse
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
63 feux 36 feux 226 200 lacune 197 201 185 173 174 188
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
194 182 159 158 148 143 149 132 131 110 110
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 -
94 81 74 62 51 48 36 32 25 18 -
Population sans doubles comptes en 1962 et 1968
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[44], EHESS[70])

L’histoire démographique d’Espinouse connait plusieurs différences notables avec celles du Chaffaut et de Saint-Jurson : si la communauté est fortement dépeuplée par la crise des XIVe et XVe siècles, elle n’est pas abandonnée. Le long mouvement de croissance atteint son maximum au milieu du XIXe siècle, mais la période d’« étale » commence plus tôt — 1806 — et finit beaucoup plus tôt également — 1856. Le recul est ensuite plus lent : amorcé plus tôt, il ne concerne la moitié de sa population du maximum historique qu’en 1901, soit cinq ans après Saint-Jurson[68]. Cependant, il ne s’arrête pas, et la commune doit fusionner dans les années 1970.

Lagremuse[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de Lagremuse
1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
80 74 75 79 73 72 66 55 67
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 -
72 64 46 40 38 35 39 40 -
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[71], EHESS[72])

L’histoire démographique de Lagremuse voit elle une période d’« étale » au XIXe siècle durer de 1831 à 1851 (on ne connait rien de la population de la communauté avant le XVIIIe siècle). Le maximum est plus précoce (1765/1806), et avec un niveau de population maximal somme toute faible, les niveaux critiques sont très vite atteints : dès 1866, la commune a perdu la moitié de sa population[68].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Habitat traditionnel provençal.
Grange dont les murs ont des jours destinés à la ventilation du grenier, élément typique de l’architecture vernaculaire de la région.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Château de Chaffaut[modifier | modifier le code]

Le château du Chaffaut, encadré de trois grosses tours carrées (quatre à l’origine), de style Louis XIII, est achevé en 1634[73]. Il est classé monument historique[74].

Le « château » de Carmejane est une bastide attestée[75].

Aux Chaffaut, deux maisons sont datées de 1681 et 1717[76]. Une ferme ancienne possède un séchoir à prunes (fabrication des pistoles)[77].

On peut encore apercevoir les ruines de châteaux à Espinouse et à Lagremuse (ce dernier perché sur trois sommets).

Château de Gremuse[modifier | modifier le code]

Le château de Gremuse ou Lagremuse a été construit au XVe siècle, dont il a gardé une porte cloutée. Il appartient aujourd’hui à un membre de la noblesse qui accepte les visiteurs quand il est présent au village.

Art religieux[modifier | modifier le code]

L’église paroissiale Saint-Barthélemy, au Chaffaut, est datée en partie de 1671. Elle est cependant reconstruite en 1864 en appareil limousin : la nef est plafonnée, les fonts baptismaux sont placés dans une chapelle latérale. Les cloches sont placées dans une tour[78].

L’église Saint-Jacques (milieu ou fin du XVIIe siècle) à Espinouse : le portail est encadré de bossages à refends. Les trois travées sont voûtées d’ogives, que Raymond Collier considère comme plaquées sur des voûtes d’arêtes[79]. Elle abrite deux bustes de saint Mathieu et saint Jacques, en bois du XVIIe[80].

L’église de Lagremuse est construite en 1867 et placée sous le vocable de Sainte-Agathe[42], qui n’était que la patronne de l’église au départ (placée sous le vocable de saint Michel)[10].

Dans la chapelle Saint-Georges (reconstruite en 1810[10]) à Saint-Jurson, se trouvent trois objets classés monuments historiques :

  • une croix de procession en cuivre argenté, de la fin du XVIIIe siècle[81] ;
  • un ostensoir d’argent, de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe[82] ;
  • une toile représentant la Vierge à l’enfant et saint Georges, avec le donateur, datant du XVIIe siècle[83].

Le pont de Débaste-Saume[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de l’ancienne Saint-Jurson, se trouve un pont franchissant le ravin de Débaste-Saume, en ruines mais assez exceptionnel. Ce nom, venant du provençal "debasto saumo" signifierait « endroit où l’on débâte le chargement de l’ânesse" (sans doute à cause de la difficulté du terrain), ou encore serait le rappel d’un accident. Sur certaines cartes on trouve l'indication "ravin du pas de l'ânesse" ce qui est partiellement juste et faux, le mot "pas" semblant une déformation de "bât". Un petit pont existait déjà plus en aval[84].

Il est construit pour que la route royale de Digne à Aix par le col de l'Orme franchisse le ravin du bât de l’ânesse (entre Digne-les-Bains et Châteauredon).

La construction est commencée en 1670 (les moitié des travaux prévus ayant déjà été exécutés à cette date[85]). Il est achevé en 1780[85].

Il franchit le ravin en son point le plus étroit, grâce à plusieurs niveaux d’arches (cas unique dans le département), atteignant une hauteur de douze mètres[86]. Le premier niveau comporte une seule arche, le niveau supérieur en compte trois de 5 à 6 m, pour un tablier long de 50 m. La pierre de taille n’a été utilisée que pour le radier et les voussoirs de tête, tout le reste est construit en moellons[87]. Du côté aval, il est soutenu par de puissants contreforts.

Des réparations sont nécessaires en 1712, 1745, 1762, 1771, et 1795 (le radier ayant été emporté par une crue qui emporte aussi la route sur 50 mètres de long, et son soubassement sur deux mètres d’épaisseur[84]. D’autres réparations ont lieu en 1801[88]. Il est interdit à la circulation des voitures en 1810, et des tirants sont posés en 1812 pour le stabiliser[88],[89]. Enfin, il est définitivement fermé en 1844, lorsque la route royale 85 change de tracé (passage par la clue de Chabrières)[88],[86]. En 1894, la propriété est transférée aux Eaux et forêts[90].

Les contreforts avals s’effondrent au début du XXe siècle[89].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie utilisée pour la rédaction de l'article[modifier | modifier le code]

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017)
  • Roger Zérubia, « L’ancienne route départementale 2 de Braïsse à Châteauredon et le pont de Débaste-Saume », in Chroniques de Haute-Provence, Bulletin de la Société scientifique littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, tome LIII, no 295, 1983

Autres[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Cantons de Digne-les-Bains », Le Trésor des régions, consultée le 8 juin 2013.
  2. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7).
  3. a, b, c et d « Un ouvrage qui devrait entrer en service avant la fin de l'année », La Marseillaise, 15 juin 2013, p. 5.
  4. a et b J. D., « Dernière phase de travaux pour le pont du Chaffaut », La Provence, 16 juin 2013, p. 5.
  5. J. D., « Le pont sur la Bléone inauguré avec Jean-Louis Bianco », La Provence, 7 décembre 2013, p. 6.
  6. Réseau départemental des lignes de transport des A.H.P
  7. Chemins de fer de Provence, Horaires Nice - Annot- Digne-les-Bains, consulté le 22 juin 2012.
  8. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne). § 25670, p. 1402.
  9. a et b Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 67.
  10. a, b, c, d, e, f, g et h Daniel Thiery, « Le Chaffaut-Saint-Jurson », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 19 décembre 2010, mis à jour le 20 décembre 2010, consulté le 6 juillet 2012.
  11. Fénié & Fénié, op. cit., p. 100.
  12. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  13. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 22 novembre 2011, consultée le 6 juillet 2012.
  14. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37.
  15. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 95.
  16. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80.
  17. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 6 juillet 2011.
  18. a et b BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis au Chaffaut-Saint-Jurson », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 6 juillet 2012. Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « brgm » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  19. BRGM, « fiche 1130045 », Sisfrance, consulté le 6 juillet 2012.
  20. BRGM, « fiche 1130122 », Sisfrance, consulté le 6 juillet 2012.
  21. BRGM, « fiche 40099 », Sisfrance, consulté le 6 juillet 2012.
  22. BRGM, « fiche 40125 », Sisfrance, consulté le 6 juillet 2012.
  23. BRGM, « fiche 40177 », Sisfrance, consulté le 6 juillet 2012.
  24. Insee, Dossier local - Commune : Le Chaffaut-Saint-Jurson, p. 5.
  25. Insee, Dossier local, p. 8.
  26. a et b Insee, Dossier local, p. 7.
  27. a, b et c Insee, Dossier local, p. 16.
  28. a, b et c Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio).
  29. a et b Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio).
  30. Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 58.
  31. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6.
  32. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 21-22.
  33. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 32.
  34. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 36.
  35. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44.
  36. Insee, Dossier local, op. cit., p. 17. Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « insee-dossier-local17 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  37. Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio).
  38. Site officiel de l’EPL de Carmejane.
  39. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Gilly Gaston (Ets), consulté le 24 septembre 2012.
  40. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 7-8.
  41. Raymond Collier, op. cit., p. 11.
  42. a, b, c et d Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 170.
  43. Isnard, État documentaire, p.89
  44. a et b Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 174.
  45. a, b et c Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 196.
  46. Édouard Baratier et Ernest Hildesheimer, « Les fiefs provençaux au XVIIIe siècle », carte 111 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  47. Isnard, État documentaire, p.195
  48. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 296-298.
  49. Michel Vovelle, « Diffusion et répression du mouvement fédéraliste en 1793 », carte 157 et commentaire, in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit..
  50. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 72.
  51. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Deux siècles d’activités préfectorales », Préfecture des Alpes de Haute-Provence, consulté le 22 juin 2012.
  52. a et b Jacqueline Ribot-Sarfati, « Camps d'internement et de déportation des juifs dans les Basses-Alpes, de la guerre aux occupations italienne et allemande (1939-1944) », in Robert Mencherini (directeur), Provence-Auschwitz : de l'internement des étrangers à la déportation des juifs (1939-1944), Aix-en-Provence : Publications de l'Université de Provence, 2007. (ISBN 978-2-85399-693-8), p. 237.
  53. Association Basses-Alpes 39-45, « L’internement », Basses-Alpes 39-45, consulté le 19 juillet 2012.
  54. a et b Ehess, notice communale du Chaffaut sur la base de données Cassini, consultée le 31 décembre 2009.
  55. André de Réparaz, op. cit., p. 56 et 59.
  56. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994.
  57. a, b, c et d M. C., « Maryline Féraud première femme à la tête de la commune », La Provence, 10 avril 2014, p. 4.
  58. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 2 avril 2014.
  59. M. G., « Après 37 ans de service, Jean-Pierre Féraud se retire », La Provence, 25 janvier 2014, p. 4.
  60. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De La Bréole à Corbières (liste 2), consulté le 7 mars 2013.
  61. Jean-Pierre Feraud est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Noël Mamère à l’élection présidentielle de 2002, cf Parrainages élection présidentielle 2002, consulté le 28 juillet 2010 et Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002.
  62. Jean-Pierre Feraud est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Ségolène Royal (PS) à l’élection présidentielle de 2007, cf Parrainages élection présidentielle 2007, consulté le 28 juillet 2010 et Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2007.
  63. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Digne, publiée le 6 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010.
  64. « Résultats du recensement de la population - Le Chaffaut-Saint-Jurson », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  65. « Recensement de la population au 1er janvier 2005 », sur Archives Wikiwix du site de l'Insee (consulté le 5 mars 2014)
  66. « Recensement de la population au 1er janvier 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2014)
  67. « Populations légales 2011 en vigueur le 1er janvier 2014 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2014)
  68. a, b, c et d Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 289.
  69. EHESS, notice communale de Saint-Jurson sur la base de données Cassini, consultée le 21 novembre 2013.
  70. EHESS, notice communale d’Espinouse sur la base de données Cassini, consultée le 21 novembre 2013.
  71. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 170.
  72. EHESS, notice communale de Lagremuse sur la base de données Cassini, consultée le 21 novembre 2013.
  73. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 255.
  74. Arrêté du 13 août 1990, Notice no PM00080366, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 29 octobre 2008.
  75. Raymond Collier, op. cit., p. 272.
  76. Raymond Collier, op. cit., p. 369.
  77. Raymond Collier, op. cit., p. 372.
  78. Raymond Collier, op. cit., p. 386.
  79. Raymond Collier, op. cit., p. 187.
  80. Raymond Collier, op. cit., p. 470.
  81. Arrêté du 22 février 1979, Notice no PM04000071, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 29 octobre 2008.
  82. Arrêté du, Notice no PM04000070, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 29 octobre 2008.
  83. Arrêté du 22 février 1979, Notice no PM04000069, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 29 octobre 2008.
  84. a et b Roger Zérubia, op. cit., p. 152. Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « Z.C3.A9rubia152 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  85. a et b Raymond Collier, op. cit., p. 422.
  86. a et b Roger Zérubia, op. cit., p. 145 et 150. Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « Z.C3.A9rubia145 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  87. Roger Zérubia, op. cit., p. 150.
  88. a, b et c Notice qui lui est consacrée par Guy Barruol in Guy Barruol, Philippe Autran et Jacqueline Ursch, D'une rive à l'autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de Lumière no 153, Forcalquier 2006, p. 88-89.
  89. a et b Roger Zérubia, op. cit., p. 151.
  90. Roger Zérubia, op. cit., p. 146.