Venterol (Alpes-de-Haute-Provence)

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Venterol
Vue du village du village voisin de Piégut.
Vue du village du village voisin de Piégut.
Blason de Venterol
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Seyne
Intercommunalité Communauté de communes Serre-Ponçon Val d'Avance
Maire
Mandat
José Sarlin
2014-2020
Code postal 05130
Code commune 04234
Démographie
Gentilé Venterolais
Population
municipale
248 hab. (2014)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 26′ 45″ nord, 6° 05′ 59″ est
Altitude Min. 595 m
Max. 1 562 m
Superficie 22,75 km2
Localisation

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Venterol

Venterol est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom des habitants de Venterol est Venterolais[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Venterol et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 1 000 m d’altitude[1].

Les communes limitrophes de Venterol sont Jarjayes, Valserres, Tallard et Lettret ces quatre communes sont situées dans le département voisin des Hautes-Alpes), Piégut, Gigors, Faucon-du-Caire et Curbans (ces quatre dernières sont situées dans le département des Alpes-de-Haute-Provence).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Alpes.
Adrech d’Urtis, très érodé.
Massif des Alpes et localisation des Préalpes de Digne

Le territoire se situe en limite est des Baronnies orientales, sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), entre trois formations géologiques majeures des Alpes[3] :

  • la nappe de Digne à l'est[4], au niveau du lobe de Valavoire[5] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écailles) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe ;
  • la faille de la Durance au sud-ouest, dans la vallée ;
  • le plateau de Valensole au sud-est : bassin molassique du Miocène et du Pliocène composé de roches sédimentaires détritiques (dépôts liés à l'érosion des montagnes apparues à l'Oligocène).

Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, la commune est entièrement recouverte par le glacier de la Durance[6].

Sommet :

  • le Serre de Malemort (1 416 m).

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Les stations météos proches de Venterol sont, par ordre de proximité, celles de Tallard (dans le département voisin des Hautes-Alpes) et Turriers (station manuelle)[7].

Relevé météorologique de Tallard
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −3 −2 1 3 7 10 13 13 10 6 1 −1 4,8
Température moyenne (°C) 1,5 3 6,5 9 13 17 20 20 16 11,5 5,5 3 10,5
Température maximale moyenne (°C) 6 8 12 15 19 24 27 27 22 17 10 7 16,2
Précipitations (mm) 33 29,4 28,9 43,4 38,7 40,9 33,3 36,7 46,2 63,7 48,8 34 477
Source : Relevé météo de Tallard[8][réf. à confirmer]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
6
−3
33
 
 
 
8
−2
29,4
 
 
 
12
1
28,9
 
 
 
15
3
43,4
 
 
 
19
7
38,7
 
 
 
24
10
40,9
 
 
 
27
13
33,3
 
 
 
27
13
36,7
 
 
 
22
10
46,2
 
 
 
17
6
63,7
 
 
 
10
1
48,8
 
 
 
7
−1
34
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 1 000 ha de bois et forêts, soit 44 % de sa superficie[1].

Transports[modifier | modifier le code]

Certaines routes peuvent rester gelées une partie de l’hiver, comme celle qui donne accès à Urtis, sur un ubac.

Le territoire communal est traversé par la route départementale 854, reliant Piégut au hameau des Tourniaires, au nord de la commune. Dans ce hameau, elle croise la RD 4 reliant quelques hameaux du nord de Piégut à l'est et Tallard à l'ouest (sous le numéro RD 346)[9]. Cette route permet de rejoindre à Tallard l'autoroute A51 menant à Sisteron et à Marseille.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. L'ancien canton de Turriers auquel appartient Venterol est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[10], et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[11]. La commune de Venterol est également exposée à trois autres risques naturels[11] :

  • feu de forêt ;
  • inondation ;
  • mouvement de terrain.

La commune de Venterol est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de rupture de barrage[12],[13],[14]. Si cette rupture advenait, l’onde de submersion parcourrait les 13 kilomètres qui séparent le barrage de Serre-Ponçon de l’entrée dans la commune en environ 36 minutes, atteignant la sortie de la commune seize minutes plus tard. Les eaux continueraient de monter pendant environ une heure et dix-sept minutes (cinquante minutes à la sortie de la commune), pour atteindre la cote de 644 m NGF, soit une hauteur d’eau de 34 mètres (contre 22 à 25 mètres en sortie de commune)[15]. ce qui leur ferait atteindre approximativement le niveau de la RD 4.

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[14] et le Dicrim n’existe pas non plus[16].

La commune a été l’objet d’un arrêté de catastrophe naturelle, en 2008, pour des inondations et des coulées de boue[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1045 (de Venterolo), fait l’objet de différentes interprétations :

  • selon Charles Rostaing, il dérive du gaulois Vintur (formé des deux racines pour roc et montagne), hypothèse qui est confirmée par le site de construction de l’ancien village, sur un piton à 1 185 m d’altitude[17],[18] ;
  • selon Ernest Nègre, il s’agit d’une variante masculine de l’occitan ventarolo, tourbillon, normalement féminin[19] ;
  • selon André Cornu[Lequel ?], le nom est à rapprocher des autres Ventrol (origine latine, oleum, huile d'olive), Vendhuile (origine française), Oeselgem et Olsene (origine germanique, Öl ou Oel, huile), pour indiquer simplement la richesse du lieu, invitant au commerce extérieur[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1045[20]. À cette époque, le village est implanté sur la colline du Châtelard, sur un site perché cinq cent mètres au nord du village actuel[21]. Le fief appartient d’abord à une dynastie autochtone, les Venterol au XIVe siècle, puis passe aux d’Oraison au siècle suivant, et les Philibert aux XVIIe et XVIIIe siècles[20]. La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le seigneur de Venterol, Pierre Venterol, soutient le duc d’Anjou dès le printemps 1382, ce soutien étant conditionné à la participation du duc à l’expédition de secours à la reine[22] puis se rallie aux carlistes (en mai) avant de prêter hommage en novembre 1385[23].

Au Moyen Âge, l’église Saint-Crépin dépendait de l’abbaye de Chardavon (actuellement dans la commune de Saint-Geniez), abbaye qui percevait les revenus attachés à cette église[24]. Avec la Peste, cette abbaye ne peut plus desservir la paroisse, et cette charge passe à l’abbaye Saint-Victor de Marseille à la fin du Moyen Âge[21].

La chapelle Saint-Jean-Baptiste des Tourniaires appartient aux Hospitaliers de Saint-Jean de 1215 à 1322

Un bac permettant de traverser la Durance est attesté en 1422 au lieu-dit Malcol[25], et dit Bac des Tourniaires : il permettait aux Hospitaliers de relier leur chapelle à leur établissement de Tallard, sur la rive opposée[21].

La communauté d’Urtis (de Urcia vers 1200, de Urteis en 1237) compte 20 feux au dénombrement de 1315. Inhabité en 1471, le village a 106 habitants en 1765[20]. Les deux communautés relevaient de la baillie de Sisteron[21]. Du côté d’Urtis, existait le fief indépendant de Villarzon, fief indépendant mais entre les mains des seigneurs d’Urtis. Le domaine constitué autour de Saint-Pons-de-Villarzon est vendu comme bien national à la Révolution[21].

En 1793, le château est mis aux enchères pour démolition[26].

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : Venterol, avec deux habitants traduits devant la commission mixte, est relativement peu touchée[27].

Au XIXe siècle, Venterol est l’une des dernières communes de la région à ne pas s’être doté d’une école : lors de l’enquête de 1863, elle est parmi les 17 communes du département (sur 245) à ne pas en posséder. Au même moment, Urtis en entretenait une (destinée aux garçons)[28]. Dans les deux communes, aucune école n’était ouverte pour les filles (obligatoire seulement pour les communes de plus de 800 habitants depuis la loi Falloux de 1850)[29]. Venterol ne s’équipe qu’avec les lois Jules Ferry, qui ouvrent également l’école aux filles[30].

La commune d’Urtis fusionne avec Venterol en 1963[31].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie annexe aux Tourniaires.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 11 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[32]). Lors du scrutin de 2008, il y eut deux tours (sept élus au premier tour et quatre au second) et José Sarlin a été élu conseiller municipal au second tour avec le meilleur total de 107 voix, soit 56,32 % des suffrages exprimés. La participation a été de 92,23 %. Il a ensuite été élu maire par le conseil municipal[33].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.

L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour 2 ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.

En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du 5 avril 1884 l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1945   Laur Nuiry[34]    
         
avant 2005 mars 2008 Jean Philip RPR Conseiller général
mars 2008 en cours
(au 21 octobre 2014)
José Sarlin[35],[36] DVD Artisan

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Venterol est une des sept communes du canton de Turriers (disparu en 2015) qui totalise 1 229 habitants en 2006. Le canton a fait partie de l’arrondissement de Sisteron du au , date de son rattachement à l'arrondissement de Forcalquier, et de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Venterol fait partie du canton de Turriers de 1793[37] à mars 2015 ; à la suite du redécoupage des cantons du département, la commune est rattachée au canton de Seyne[38].

La commune fait partie de la juridiction prud'hommale de Manosque, d’instance et de grande instance de Digne-les-Bains[39].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Venterol fait partie:

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Venterol en 2009[41]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 2,91 % 1,23 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 16,32 % 2,83 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 50,51 % 16,26 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 25,77 % 2,08 % 10,80 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[42]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Venterol[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Venterol comptait 248 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2006, 2011, 2016 pour Venterol). Les autres chiffres sont des estimations.

Le tableau et le graphique qui suivent concernent la commune de Venterol jusqu’en 1963, puis la nouvelle commune de Venterol comprenant Urtis à partir de 1968.

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
55 feux 15 feux 350 292 434 400 384 377 456 431
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
438 431 442 403 364 351 351 328 324 296
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
285 307 283 236 192 176 189 192 157 137
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
150 134 131 115 142 197 188 248 248 -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale à partir de 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[20], EHESS[37], Insee à partir de 1968[43],[44],[45],[46])

L’histoire démographique de Venterol, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1836 à 1856. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1921, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1836[47]. Le mouvement de baisse ne s'interrompt définitivement que dans les années 1980, pour s'inverser depuis.

Histogramme de l'évolution démographique

Urtis[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
20 feux inhabité 106 103 123 134 121 112 111 114
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
120 123 100 101 96 92 111 106 100 98
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
90 72 76 68 47 42 42 50 30 22
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[20], EHESS[31])

L’histoire démographique d’Urtis est marquée par la grande saignée des XIVe et XVe siècles qui détruit totalement la communauté.

Au XIXe siècle, Urtis connaît une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période est beaucoup plus longue qu’à Venterol, et dure de 1806 à 1881. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. Si le phénomène commence tardivement à Urtis, il n’en est pas moins rapide : dès 1921, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1806[48]. Le mouvement de baisse ne s'interrompant pas, la commune est rattachée à Venterol en 1963.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d’une école primaire publique[49],[50]. Ensuite les élèves sont affectés au collège Marcel-Massot[51]. Puis ils poursuivent au lycée de la cité scolaire Paul-Arène à Sisteron[52],[53].

Santé[modifier | modifier le code]

La commune ne dispose ni de structures ni de personnel médicaux. À proximité on trouve un cabinet médical de trois médecins en alternance à Tallard4 km) et à La Saulce7,3 km)[54]. La pharmacie se trouve également à Tallard[55]. Le Centre Hospitalier Intercommunal des Alpes du Sud de Gap est le plus proche (12,7 km)[56].

Économie[modifier | modifier le code]

Le poste de transformation de la centrale de Curbans est situé dans une vallée de Venterol.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les agriculteurs de la commune de Venterol ont droit à un label appellation d'origine contrôlée (AOC) (huile essentielle de lavande de Haute-Provence) et à neuf labels indication géographique protégée (IGP) (pommes des Alpes de Haute-Durance, miel de Provence, agneau de Sisteron, alpes-de-haute-provence (IGP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditérranée blanc, rouge et rosé)[57].

La viticulture est pratiquée dans la commune depuis très longtemps. Au début du XIXe siècle, une partie de la production était commercialisée dans les bourgs voisins[58], les vins de la commune jouissant d’une bonne réputation[59]. Actuellement, cette culture subsiste mais uniquement de manière relictuelle, avec moins de 7 ha plantés en vigne[58],[60].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pont de Venterol.

L'ancien pont suspendu sur la Durance, qui reliait le village à la vallée depuis 1865, était un des rares spécimens restants des premiers ponts suspendus sur la Durance (avec le pont de Fombeton à Valernes). Il a été démoli fin 2009, et un nouveau pont construit sur le même emplacement.

L’église Saints-Crépin-et-Crépinien a été reconstruite, grossièrement (notamment la voûte en plein cintre), avec un bas-côté, à la fin du XVIe siècle[61].

L’ancienne église paroissiale d’Urtis est sous le vocable de Saint-Maxime-de-Riez[20].

L’église Saint-Jean-Baptiste au village des Tourniaires, de 50 m², a une nef sans division en travées. Le plafond d’origine a été remplacé par une voûte, mais les murs trop faibles ont fléchi. L’édifice a été renforcé par un énorme contrefort et des tirants[20],[21].

  • Ruines du château-fort des Venterol dit château Ratier (fin Moyen Âge).
  • Château XVIIIe siècle à Urtis[20].
  • Six oratoires.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur les chapelles de Venterol.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Venterol(04).svg

Blasonnement :
de gueules au chevron d'argent, accompagné en chef de deux étoiles d'or et en pointe d'un croissant du même[62]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Roger Brunet, « Canton de Bayons », Le Trésor des régions, consultée le 11 juin 2013
  2. « Nom des habitants des communes françaises, Venterol », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 28 mai 2011).
  3. Les chaînons de Digne, Carte très schématique, montrant les rapports entre les chaînons des Baronnies orientales (moitié nord) et ceux de Digne (moitié sud), avec l'avant-pays de la nappe de Digne (partie occidentale), par Maurice Gidon, professeur de géologie à l'Université de Grenoble.
  4. Carte géologique de la France au 1:1 000 000
  5. La Nappe de Digne et les structures connexes,par Maurice Gidon, professeur de géologie à l'Université de Grenoble.
  6. Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3). p. 33.
  7. Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013
  8. « Relevé météo de Tallard », MSN Météo
  9. IGN, Carte topographique de Venterol (consulté le 23 août 2015).
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  11. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 4 septembre 2012.
  12. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 88.
  13. DREAL, « Cartographie de l’onde de submersion des grands barrages », Région PACA, consulté le 9 août 2012.
  14. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 98.
  15. Préfecture des Hautes-Alpes, Plan particulier d'intervention du barrage de Serre-Ponçon, version de 2012, p. 40.
  16. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 4 septembre 2012
  17. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p. 295.
  18. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition) (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 27.
  19. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194), , 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne)., § 22 439, p. 1202.
  20. a, b, c, d, e, f, g et h Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 206.
  21. a, b, c, d, e et f Daniel Thiery, « Venterol », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 23 décembre 2011, mis à jour le 29 janvier 2012, consulté le 5 septembre 2012.
  22. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 409 et 410 (note 42).
  23. G. Xhayet, op. cit., p. 422.
  24. Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 72
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