Saint-Maime

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la commune française des Alpes-de-Haute-Provence. Pour celle du département de la Dordogne, voir Saint-Maime-de-Péreyrol.
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Saint-Maime
Saint-Maime
Village de Saint-Maime.
Blason de Saint-Maime
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Reillanne
Intercommunalité Communauté de communes Haute-Provence Pays de Banon
Maire
Mandat
Mireille Bor
2014-2020
Code postal 04300
Code commune 04188
Démographie
Gentilé Saint-Maimois
Population
municipale
835 hab. (2015 en augmentation de 0,24 % par rapport à 2010)
Densité 111 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 54′ 17″ nord, 5° 47′ 36″ est
Altitude Min. 351 m
Max. 772 m
Superficie 7,51 km2
Localisation

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Liens
Site web saint-maime.com

Saint-Maime est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Saint-Maimois[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Saint-Maime et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Le village est situé sur une colline à 381 m d’altitude[3], son site est inscrit.

Les communes limitrophes de Saint-Maime sont Forcalquier, Villeneuve, Volx, Dauphin et Mane.

La commune est située dans le parc naturel régional du Luberon. La commune est l'un des soixante-dix-sept membres du parc naturel régional du Luberon, parc qui s'étend, de Cavaillon à l'ouest jusqu'à la Durance à l'est, sur deux départements et quatre-vingt-cinq communes et 185 145 hectares. Vers le sud, le Luberon domine le bassin de la Durance et le pays d'Aigues.

Géologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Alpes.
Massif des Alpes et localisation des Préalpes de Digne

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Services autocars[modifier | modifier le code]

Lignes régionales[modifier | modifier le code]

Saint-Maime est desservie par 1 ligne express régionale LER Provence-Alpes-Côte d'Azur (bus)[4] qui sont les suivantes :

Ligne Tracé
25 MarseilleManosque ↔ Saint-Maime ↔ Forcalquier[5]
Lignes départementales[modifier | modifier le code]

Le village est aussi desservi par 2 lignes départementales[6]:

Ligne Tracé
B1 BanonSaint-Michel-l'Observatoire ↔ Saint-Maime ↔ Manosque
F1 Forcalquier ↔ Saint-Maime ↔ Manosque

Environnement[modifier | modifier le code]

Limite marquée entre l’implantation du chêne pubescent et du chêne vert sur une colline de Saint-Maime.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Saint-Maime est située en Haute Provence et bénéficie d'un climat méditerranéen d'intérieur aux étés chauds et secs, en revanche les hivers sont frais et marqués par des gelées fréquentes. Le mistral souffle parfois bien que la commune soit abritée par la montagne de Lure. Elle peut être plus exposée au levant ou au sirocco, qui surviennent rarement.

Les stations météos proches de Saint-Maime sont, par ordre de proximité, celles de Dauphin, Forcalquier et celle de l’observatoire astronomique de Saint-Michel-l’Observatoire[7].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Forcalquier auquel appartient Saint-Maime est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[8], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[9]. La commune de Saint-Maime est également exposée à trois autres risques naturels[9] :

  • feu de forêt,
  • inondation,
  • mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort[10].

La commune de Saint-Maime est de plus exposée à plusieurs risques d’origine technologique[11] :

  • celui de transport de matières dangereuses par route. La départementale RD 13 peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[12] ;
  • risque de rupture de barrage : une partie de la commune se trouverait inondée par l’onde de submersion en cas de rupture du barrage de la Laye ;
  • la commune est incluse, selon le ministère de l’Environnement, dans la zone de risque des installations souterraines de Géosel-Géométhane, mais pas selon la préfecture[9].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2007 pour les risques d’inondation, de mouvement de terrain et de séisme[11] et le Dicrim n’existe pas[13].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle : pour des inondations et des coulées de boue en 1986, 1987 et 1994, pour des mouvements de terrain dus à la sécheresses en 1997[9]. En 2010, la rupture d’une conduite de naphta sur le site de Géosel a conduit à l’évacuation de quelques centaines de personnes au hameau du Foulon et au lotissement des Adrets (voir article Géosel).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village apparaît pour la première fois en 1018-1032 (Sancti Maximo), d’après le nom de saint Maxime de Riez, évêque de Riez, patron de l'église paroissiale, sous sa forme occitane, qui a évolué vers Saint-Maime par la suite[14],[15].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 15 849 , ce qui plaçait Saint-Maime au 3e rang parmi les 22 919 communes de plus de 50 ménages en métropole[16].

Agriculture et élevage[modifier | modifier le code]

Les agriculteurs de la commune de Saint-Maime ont droit à trois labels appellation d'origine contrôlée (AOC) (huile d'olive de Provence AOC, huile d'olive de Haute-Provence AOC et banon) et à neuf labels indication géographique protégée (IGP) (pommes des Alpes de Haute-Durance, miel de Provence, agneau de Sisteron)[17]. Cependant, la vigne, qui était cultivée pour l’autoconsommation et le marché de Forcalquier jusqu’au milieu du XXe siècle, n’est présente dans la commune que sur des surfaces résiduelles[18].

La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à des surfaces restreintes. Le terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres. Actuellement, l’oliveraie compte moins de 1 000 pieds[19].

Productions agricoles de Saint-Maime[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans l’Antiquité, le territoire de Saint-Maime fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la conquête romaine, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[20]. Une nécropole antique a été découverte au quartier Saint-Claire, contenant 1500 squelettes[21].

Moyen Âge et Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[22].

Saint-Maime est signalé pour la première fois dans les chartes dans le premier tiers du XIe siècle[21]. Selon la légende, les quatre reines de Forcalquier, filles de Raimond Bérenger V, y auraient été élevées. Le comte de Forcalquier y résidait régulièrement[21]. Il en fait don aux Hospitaliers de Saint-Jean en 1168[21].

Le fief de Saint-Maime relevait du comté de Forcalquier au XIIe siècle. Lorsque ce comté perd son indépendance en 1209, à la mort de Guillaume II, un de ses neveux, Guillaume de Sabran tente de le relever. Après une lutte de dix ans, il passe un accord à Meyrargues le 29 juin 1220 avec Raimond Bérenger IV, comte de Provence et lui aussi héritier du comté de Forcalquier. Par cet accord, la moitié sud du comté, dont Saint-Maime, lui est donnée. Guillaume de Sabran conserve sa moitié de comté jusqu'à sa mort, vers 1250. Les seigneurs de Saint-Maime et les « prud'hommes » de la communauté avaient été parmi les premiers à se rallier à son rival[23].

La communauté relevait de la viguerie de Forcalquier[21]. Enfin, la paroisse ne relevait d’aucune autorité jusqu’au XIIIe siècle au moins, ce qui cesse au XIVe siècle : le chapitre de Forcalquier nomme un prieur à Saint-Maime et perçoit les redevances attachées à l’église[21].

Le fief est rattaché à la vicomté de Reillanne (1373), puis au marquisat d’Oraison (1588). Il appartient aux familles d’Agoult (XIVe et XVe siècles), puis aux d’Albertas (XVIe-XVIIIe siècles)[24].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[25]. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Montroc[26] ou Mont-Libre, selon les sources[27],[28].

De la chute du Premier Empire à nos jours[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de la Première Guerre mondiale.

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 8 habitants de Saint-Maime sont traduits devant la commission mixte, la peine la plus courante étant la déportation en Algérie[29].

Comme de nombreuses communes du département, Saint-Maime se dote d’une école bien avant les lois Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[30]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[31], ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent Saint-Maime[32]. Ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles de Saint-Lions sont régulièrement scolarisées.

Les mines de lignite, au Bois-d’Asson, mises en exploitation au XVIIe siècle, ont employé jusqu’à 300 personnes. Elles ont fermé le 1er novembre 1949.

Le 1er mai 1943, les installations de la mine de lignite sont sabotées par les Francs-tireurs et partisans (FTP)[33].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 15 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[34]). Lors du scrutin de 2008 il n’y eut qu’un seul tour, Georges Roux a été élu conseiller municipal avec le total de 310 voix soit 81,15 % des suffrages exprimés. La participation a été de 65,52 %. Il a ensuite été élu maire par le conseil municipal[35].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des maires de France.
Mairie de Saint-Maime et fontaine publique.

L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour 2 ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.

En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du 5 avril 1884 l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Irénée Besançon[36]    
1957 1974 Pierre Nucho PCF  
mars 1977 mars 2008 Yves Aiguier[37],[38],[39] PCF[40]  
mars 2006 mars 2014 Georges Roux[41] PCF  
mars 2014 mars 2020 Mireille Bor[42]   Technicienne du bâtiment
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Saint-Maime est une des dix communes du canton de Forcalquier qui totalise 12 746 habitants en 2006 Le canton a fait partie de l’arrondissement de Forcalquier depuis le et de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Saint-Maime fait partie du canton de Forcalquier depuis 1801 après avoir fait partie du canton de Volx de 1793 à 1801[28]. Saint-Maime fait partie des juridictions d’instance de Forcalquier, de la prud'hommale de Manosque, et de grande instance de Digne-les-Bains[43].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Maime fait partie :

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Saint-Maime en 2009[44]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation 6,50 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties 25,23 % 0,00 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties 86,46 % 0,00 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle 0,00 % 22,75 % 10,80 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (les deux formant la contribution économique territoriale qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[45]).

Environnement et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2015 en augmentation de 0,24 % par rapport à 2010, Saint-Maime comptait 835 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012, 2017, etc. pour Saint-Maime). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
27 feux8 feux186245275220282311301280
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
295291303284305317408394410380
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
369501503345503548643441543460
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 - - -
324374280417528661816---
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[24], EHESS[28], Insee à partir de 1968[47],[48],[49])
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

École communale.

La commune est dotée d’une école primaire[50].

Santé[modifier | modifier le code]

Hôpital Saint-Michel

La commune dépend de l'hôpital local de Forcalquier nommé Saint-Michel[51] et aussi un laboratoire d'analyses médicales[52]. Selon le magazine l'Express, l'hôpital Saint-Michel fait partie des hôpitaux les plus sûrs de France avec une note de 82,2 sur 100 (classe A) et se classe 63e au plan national et 2e au niveau départemental[53]. Forcalquier dispose aussi de trois maisons de retraite (Lou Ben Estre, Lou Seren et Saint-Michel)[54].

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse est rattachée à un secteur pastoral comptant 14 autres paroisses, le secteur pastoral du Largue. Le culte est célébré alternativement dans les églises de ces quinze communes[55].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Il subsiste quelques restes du château de Saint-Maime au sommet du village (XIIe siècle). Il appartenait aux comtes de Forcalquier, et les principaux restes sont le donjon octogonal, et la chapelle Sainte-Agathe. Celle-ci, signalée parmi les chapelles les plus intéressantes de Provence[56], date du XIIIe siècle, a un chevet aveugle[57], une nef voûtée en berceau, et son chœur est orné de rinceaux et de palmettes. Sa couverture de lauzes date de 1966[58]. La cuve est ornée d’une croix bifide et de mascarons[59]. Les fresques de l’abside, du XIVe siècle, sont en grande parties effacées[60],[61]. L’ensemble des restes du château et la chapelle sont inscrits monument historique[62], le site étant classé depuis 1943[61].

Au Roucas, un ancien logis seigneurial de la Renaissance conserve deux fenêtres à meneaux[63].

L’ancienne mine de lignite a laissé quelques vestiges. La structure la plus visible de la mine, le chevalement, avait cependant été démontée lors de la fermeture de la mine. Dans le cadre de son travail de conservation de la mémoire du passé minier de la commune, la municipalité a racheté le chevalet de la mine d’Alès pour le faire remonter sur le site du Puits neuf[64].

L’église paroissiale Saint-Maxime est d’abord construite au XIVe siècle. De cette époque sont conservées la chapelle latérale (dont les consoles sont sculptées de têtes humaines, d’un loup et d’un agneau[65]) et une partie des murs, dont la fenêtre trilobée de la façade occidentale[66]. Elle possède un campanile en ferronnerie remplaçant le clocher originel détruit par la foudre.

  • Cimetière gallo-romain de Saint-Clair

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur les églises de Saint-Maime.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Saint Maime.svg

Blasonnement :
coupé: au premier de gueule au pairle d'argent, au second d'or à un rhinocéros de sinople[67]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Frégni, Lucien Champourlier, Edmond Nucho, De la nuit vers la lumière, Saint-Maime, éditions l’Œuvre au Noir, 2002. (ISBN 2-906833-03-7)
  • Edmond Nucho, Le roman d'un mineur ; du fond de la mine à la lumière des cimes, (ISBN 2-9526006-0-0), imprimerie Louis Jean

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie utilisée[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Roger Brunet, « Canton de Forcalquier », Le Trésor des régions, consultée le 10 juin 2013.
  2. « Habitants de Saint-Maime », sur habitants.fr.
  3. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7).
  4. Info LER PACA
  5. « Horaires et tarifs LER Ligne 25 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  6. Réseau départemental des lignes de transport des A.H.P
  7. Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  9. a b c et d Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 15 août 2012.
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37.
  11. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97.
  12. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80.
  13. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 15 août 2012.
  14. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne)., § 28463, p. 1626.
  15. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 61.
  16. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur le site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010) .
  17. « Liste des appellations AOC et IGP à Saint-Maime », sur INAO.
  18. André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59.
  19. Réparaz, op. cit., p. 58.
  20. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 18-19.
  21. a b c d e et f Daniel Thiery, « Saint-Maime », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 15 août 2012.
  22. Audrey Becker-Piriou, « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano- barbare en Occident ? », Revue historique, 2008/3, n° 647, p. 531.
  23. Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 485-486.
  24. a et b Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 196.
  25. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 296-298.
  26. Jean-Bernard Lacroix, « Naissance du département », in La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 114.
  27. Charles Bouyssi, « Communes et paroisses d’Auvergne » (sur l'Internet Archive) , mis en ligne en 2002, consulté le 3 mars 2012.
  28. a b et c EHESS, « notice communale de Saint-Maime »,Cassini, consultée le 31 juillet 2009.
  29. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 71.
  30. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  31. Labadie, op. cit., p. 16.
  32. Labadie, op. cit., p. 18.
  33. Jean Garcin, « La résistance armée », Basses-Alpes 39-45, no 7, juillet 2004, p. 3.
  34. « nombre des membres du conseil municipal des communes », Legifrance.
  35. « Résultats élections municipales 2008 à Saint-Maime », sur linternaute.com.
  36. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 3 avril 2014.
  37. Yves Aiguier est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Georges Marchais (PCF) à l’élection présidentielle de 1981, cf Conseil constitutionnel, liste des élus ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 15 avril 1981, page 1064, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010.
  38. Yves Aiguier est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Robert Hue (PCF) à l’élection présidentielle de 2002, cf Parrainages élection présidentielle 2002, consulté le 28 juillet 2010.
  39. Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002.
  40. Parti communiste français, liste des maires communistes, publiée le 6 mars 2008 (sic), consultée le 25 septembre 2010.
  41. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Saint-Jurs à Soleihas (sic) (liste 7), consulté le 10 mars 2013.
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