Vachères

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Vachères
Vachères
Le village de Vachères.
Blason de Vachères
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Reillanne
Intercommunalité Communauté de communes Haute-Provence Pays de Banon
Maire
Mandat
Alain Clapier
2014-2020
Code postal 04110
Code commune 04227
Démographie
Population
municipale
264 hab. (2015 en diminution de 9,9 % par rapport à 2010)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 56″ nord, 5° 38′ 21″ est
Altitude Min. 499 m
Max. 865 m
Superficie 23,42 km2
Localisation

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Vachères est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Vacherois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Vachères et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

C'est un village perché à 830 m d’altitude[2], dans le parc naturel régional du Luberon, entre le Luberon et la montagne de Lure. Depuis son point culminant à 865 m la vue s'étend sur sept départements[2], englobant les sites du pic Saint-Loup à l'ouest et de la Sainte-Baume au sud.

Les communes limitrophes de Vachères sont Banon, Revest-des-Brousses, Aubenas-les-Alpes, Reillanne, Sainte-Croix-à-Lauze, Simiane-la-Rotonde et Oppedette.

La montagne de Lure, au fond, vue depuis les toits typiquement provençaux de Vachères.

Géologie[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 454 ha de bois et forêts[1].

Transports[modifier | modifier le code]

L'accès à Vachères se fait par la route départementale RD 14, entre Banon et Reillanne.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

En dehors du village, la commune compte un hameau : Pichovet.

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Banon auquel appartient Vachères est en zone 1a (sismicité très faible mais non négligeable) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[3], et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[4]. La commune de Vachères est également exposée à trois autres risques naturels[4] :

  • feu de forêt ;
  • inondation ;
  • mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort[5].

La commune de Vachères n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[6]. Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[6] et le Dicrim n’existe pas non plus[7].

La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle en 1994, pour des inondations, des coulées de boue et des glissements de terrain[4]. Bien que considérée comme peu sismique, le tremblement de terre du 23 février 1887 (épicentre à Bussana Vecchia) a été très fortement ressenti dans la commune, avec une intensité macro-sismique ressentie de VII sur l’échelle MSK (larges lézardes dans les murs, chutes de cheminées)[8],[9].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par plusieurs ruisseaux, affluents du Largue.

Climat[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1274 (de Vaqueriis), est le pluriel du nord-occitan vachièro, pour vacherie[10]. Ce qui a donné Vachièras en vivaro-alpin et en provençal de norme classique et Vachièro selon la norme mistralienne.

Du latin vaccaria, du mot latin vacca (« vache ») avec le suffixe –aria.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune a été fréquenté pendant différentes périodes de la Préhistoire : deux sites chasséens (Chausson, Grand roi) et dix sites chalcolithiques (plateau des Moulins, Grange des Bois, Richard, la Plaine, Soulouri, le Collet d’Auberasse, les grands Adrets, Pichoyet, Sylvabelle, Mont-Saint-Laurent) ont été répertoriés[11]. Le site du Plateau des Moulins est encore occupé au Néolithique, à l’Âge du Bronze, et à l’Âge du Fer. Le site du Plateau de Quinson ou de Saint-Antoine est occupé durant la Protohistoire, le Haut-Empire romain et au Moyen Âge[12].

Cette abondance de sites, notamment néolithiques, qui se confirme dans les communes voisines d’Oppedette et Simiane-la-Rotonde, est expliquée par la nature du sol : grès et sables cénomaniens, grès verts du clansayésien-albien, qui sont aisément cultivables avec des outils rustiques ou une araire qui ne travaille le sol qu’en surface. Ces sols acides favorisent en outre la pousse de plantes facilement inflammables (cystes, bruyère), donc favorisant une culture sur brulis[13].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Statue de soldat gaulois, sans casque, avec cape sur l'épaule et appuyé sur un bouclier. Tout le bas est brisé.
Le guerrier gaulois de Vachères au Musée Calvet d'Avignon.

Le territoire de Vachères fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la Conquête, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[14].

Tout autour de Vachères, de nombreux vestiges gallo-romains ont été retrouvés, attestant de la présence de plusieurs habitats. Au nord du village, les statues d'un cavalier et d'un personnage debout, probablement liées à un monument funéraire, ont été découvertes dans les années 1920[15]. Un dolium et des dalles épigraphiques sont découverts à la Conseillère.

C'est de l'époque gallo-romaine que date une célèbre statue de guerrier trouvée en 1865 sur un terrain du jas de Bellevue, à un kilomètre à l'ouest du village : le guerrier de Vachères[16], mais connue localement bien avant[17]. D'une hauteur initiale d'environ 2 m, elle ne mesure plus actuellement que 1,53 cm[15]. La pierre utilisée est un calcaire d'origine locale, et les études ont permis de déterminer le mode de taille (en délit) et la taille du ciseau utilisé (22 mm de large, sauf pour les détails de la cotte de mailles, pour lesquels le gravelet a été utilisé). Le guerrier représenté est vêtu d'une tunique à manches longues et étroites (la manicata) et protégé par une cotte de mailles à épaulières (la lorica). On distingue aussi le ceinturon de cuir (cingulum) orné de clous en quinconce, et supportant le glaive (gladius). Les épaules du guerrier sont couvertes par un manteau, romain (paludamentum[18]) ou gaulois des Alpes (sagum)[19], et il est appuyé sur son bouclier ovale (le scutum)[20]. Il tenait une arme d'hast dans la main droite, qui a disparu[19]. Tous ces éléments en font un soldat des légions romaines[18],[20]. Il porte également un torque autour du cou, ce qui indique ses origines gauloises. On a donc affaire à un guerrier gallo-romain, dans sa tenue d'apparat, engagé comme auxiliaire, typique de l'époque augustéenne (fin du Ier siècle av. J.-C. ou début du Ier siècle)[21],[22]. En 1892, elle est achetée par le musée Calvet d'Avignon au paysan qui l'exposait dans la cour de sa ferme et actuellement exposée au musée lapidaire d'Avignon[18],[16].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[23].

Le village se fortifie au XIIIe siècle[2]. L’église paroissiale Saint-Christophe relevait de l’évêque d’Apt jusqu’au début du XIIe siècle ; ensuite, elle passe avec les revenus qui lui sont attachés au chapitre d’Apt[24].

La communauté relevait de la viguerie de Forcalquier[24]. Un petit établissement de franciscains se trouvait à Notre-Dame-de-Bellevue[24].

Il a existé une famille de Vachères. Le premier connu d'une lignée est Osse de Vachères né vers 1360, puis Reybaud de Vachères né vers 1390, puis Pierre de Vachères né vers 1420, puis Boniface de Vachères né vers 1450 et mort avant 1493, seigneur du Revest des Brousses, seigneurerie qu'il constitue en dot à sa fille : Delphine de Vachères née en 1475 et décédée en 1547 qui épousa en 1493 Pierre de Mathieu.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Enchastrayes[25].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

La commune était fermement ancrée à gauche comme en témoigne l’existence d’un groupe de la Libre Pensée local.
Le mémorial à un résistant, Vincent Arthur.

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 8 habitants de Vachères sont traduits devant la commission mixte, la peine la plus courante étant la déportation en Algérie[26].

Comme de nombreuses communes du département, Vachères se dote d’une école bien avant les lois Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[27]. La même instruction est donnée aux filles, bien que la loi Falloux (1851) n’impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants. Vachères est ainsi en avance sur la loi Duruy de 1867[28].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Vachères. Le vin produit était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[29]. De la même façon, l’olivier, cultivé sur de petites surfaces au XIXe siècle, jusqu’à l’altitude de 600 mètres, exceptionnellement jusqu’à 700 mètres, a aujourd’hui disparu[30].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Vacheres.svg

« D’or à quatre vaches de gueules, deux et deux[31] »Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Vachères.

Municipalité[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Sylvain Blanc[32] Résistant ancien Résistant, se présente sous cette étiquette.
         
avant 2005 mars 2008 Claude Peloux    
mars 2008 en cours
(au 21 octobre 2014)
Alain Clapier[33],[34],[35] PCF[36] Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Vachères fait partie :

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Vachères en 2009[37]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation 7,80 % 0,55 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties 16,00 % 1,32 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties 44,50 % 4,18 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle 9,40 % 0,94 % 10,80 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire de Vachères.

La commune est dotée d’une école primaire[38].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2015 en diminution de 9,9 % par rapport à 2010, Vachères comptait 264 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012, 2017, etc. pour Vachères). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
17 feux651434551644610599641661630
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
640600636604573569537519508447
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
437364355256241253222186161164
1968 1975 1982 1990 1999 2007 - - - -
142142171212257297----
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale en 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[39], EHESS[40], Insee à partir de 1968[41],[42],[43])

L’histoire démographique de Vachères, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure jusqu’en 1866. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1921, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1841[44]. Le mouvement de baisse se poursuit jusqu’aux années 1970. Depuis, la croissance de la population a repris, permettant un doublement par rapport au plus bas niveau (1975).

Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Un troupeau de moutons près de Vachères.

Commerce[modifier | modifier le code]

Le bistrot des Lavandes.

Le Bistrot des Lavandes, qui porte le label Bistrot de pays[45], adhère a une charte qui a but de « contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village »[46].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le guerrier gaulois de Vachères.

La commune compte quatre châteaux, deux églises, plusieurs chapelles de campagne, un prieuré, 3 moulins, des calades (rues empierrées), des restes de remparts, un portail du XIIIe siècle, des maisons d'époque Renaissance avec fenêtres à meneaux, des enseignes gravées.

Musée[modifier | modifier le code]

La salle de classe des filles a été aménagée en musée de paléontologie et d’archéologie[47]. Parmi les collections du musée municipal créé en 1958 et réaménagé en 1997 :

  • un squelette-fossile de bachithérium, vieux de 30 à 35 millions d'années (tertiaire, oligocène, stampien), trouvé en 1981. C'est le seul squelette complet du genre Bachitherium connu jusqu'à nos jours, d'où son importance, ce mammifère est l'ancêtre des gazelles indiennes et africaines actuelles, voir site
  • la statue d'un guerrier celto-ligure de l'armée de l'empereur Auguste. Cette statue, impressionnante par sa taille et par la finesse de ses ciselures a été découverte en 1865 et il semblerait qu'elle était érigée dans un mausolée qui couronnait la commune. C’est la plus importante statue gallo-romaine du département, qui est exposée au musée Calvet d’Avignon.

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

Une porte des remparts médiévaux

En arrivant au village, on aperçoit les restes de l’ancienne enceinte : coffrage de la courtine, tour ronde engagée, tour carrée ; on peut aussi suivre le tracé, qui rejoignait le château et la façade de l’église, qui étaient intégrés aux fortifications[48].

Le château domine le village. Sa première construction est médiévale, et il en reste les parties inférieures. L’essentiel de la construction actuelle est du XVIe siècle, notamment une fenêtre à meneau. Au XVIIIe siècle, de nombreuses fenêtres arrondies ont été percées[49].

Le campanile, ou tour de l’Horloge, est une ancienne porte, construite autant pour la défense que pour le prestige, au XVIe siècle. Elle est ornée d’une rangée de huit arcs à accolades, supportant des corbeaux[50].

Une tour médiévale et front des maisons formant remparts.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Le château bas est une gentilhommière, à trois tours, datant de la fin du XVIIe siècle ou du XVIIIe siècle[51]. Un pigeonnier a été aménagé dans une tour[52].

Une maison à tours, dite "Le château", près de Vachères.

La façade du château du Colombier, enserrée entre deux avant-corps, s’élève sur deux étages, percée de fenêtres en plein cintre. La cour, close par un mur en courbes, orné de paniers de fleurs sculptées, s’ouvre par un portail pris entre deux piliers à bossages. Il est construit au milieu du XVIIe (1649-1652) pour l’essentiel. Quelques parties (fenêtres de la façade principale, cour, décoration du rez-de-chaussée, dont les gypseries), sont ajoutées au milieu du XVIIIe siècle[53]. Les dix-huit tentures peintes sont de Duplessis de Carpentras, qui les réalisa entre 1748 et 1752, représentant des scènes pastorales au salon, des scènes de chasse et rustiques, une représentation de la lanterne magique dans la salle à manger, une marchande d’oublies, et des camaïeux gris bleu et doré ornent la chambre aux alcôves[54]. Toutes ces peintures sont classées monuments historiques au titre objet[55].

On compte également de très nombreuses maisons du XVIe siècle dans le village, aux arcs surbaissés, à fenêtres à croisées ou en plein cintre, construite parfois en pierre de taille[56], ainsi que plusieurs hôtels ou maisons particulières du XVIIIe siècle dont la construction, sans être richement ornée, est régulière et soignée[57].

Un ancien moulin en ruine.

Habitat traditionnel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Habitat traditionnel provençal.

Les différentes formes d’habitat traditionnel provençal sont représentées dans la commune : village perché avec maisons en hauteur, où hommes et bêtes vivaient sous le même toit, mais aussi des maisons isolées dans les collines. Au XIXe siècle se sont ajoutées hors du village des maisons à terre. Toutes ces constructions sont pensées pour les besoins agricoles : terrasse pour sécher les fruits, grenier pour serrer le foin et le grain.

Les pigeonniers de particuliers sont souvent construits au XIXe siècle, et se signalent par des plaques vernissées en façade, protégeant les oiseaux des rongeurs. L'approvisionnement en eau des différentes constructions était très souvent complété par une citerne qui recueillait les eaux de pluie de la toiture.

Les cabanons fournissent un habitat aménagé près de champs ou de vignes éloignées.

Art religieux[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale vue en contrebas du village.

L’église paroissiale est construite de 1866 à 1869, le clocher en 1872. La nef compte trois travées ; deux bas-côtés courent au nord et au sud. Le chœur est voûté d’arêtes[58]. Deux vitraux représentent saint Sébastien et saint Pierre (apôtre)[59]. Elle possède trois chandeliers de cuivre doré et repoussé, des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, classés[60].

L’église Saint-Christophe, ancienne église paroissiale, est de style roman. Construite au XIIIe siècle, la voûte en berceau brisé de la nef, qui couvrait les trois travées, s’est effondrée au début des années 1960. L’abside est rectangulaire ; au-dessus de l’arc triomphal[61], le clocher-mur est médiéval de façon certaine[62].

La chapelle Notre-Dame de Bellevue, aujourd'hui propriété privée.

La chapelle Saint-Ambroise de la Conseillère, du XIe siècle, est établie sur un site fréquenté au Néolithique. Elle possède une nef unique voûtée en pierres sèches, et une abside en cul-de-four. Elle a été agrandie et transformée en grange[63].

La chapelle Notre-Dame de Bellevue date de la fin du XIe siècle, malgré toutes les parties manquantes (chœur et transept) ; la façade occidentale possède une fenêtre géminée de cette époque, même si elle a été restaurée depuis[64]. La chapelle Saint-Ambroise, à la Conseillère, fait actuellement office de bergerie[24].

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Autre vue de l'église paroissiale depuis le centre du village.

La paroisse est rattachée à un groupe inter-paroissial qui comprend Aubenas-les-Alpes, Céreste, Dauphin, Lincel, Mane, Montfuron, Montjustin, Oppedette, Reillanne, Sainte-Croix-à-Lauze, Saint-Maime, Saint-Martin-les-Eaux, Saint-Michel-l'Observatoire, Vachères et Villemus. Le culte est célébré alternativement dans les églises de ces quinze communes[65].

Environnement[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017)
  • Fernand Benoit, La Provence et le Comtat venaissin. Arts et traditions populaires, Éd. Aubanel, 1992, (ISBN 2700600614)
  • Hélène Vésian en collaboration avec Évelyne Falvard et Claude Gouron, Châteaux et bastides en Haute Provence aux XVIe siècle, XVIIe et XVIIIe siècles, Avignon, Aubanel, , 167 p. (ISBN 2-7006-0145-9)
    Le Colombier de Vachères, pp.93 à 95

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Reillanne », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
  2. a b et c Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  3. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  4. a b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 1er septembre 2012
  5. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  6. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 98
  7. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 1er septembre 2012
  8. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Vachères », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 1er septembre 2012
  9. BRGM, « fiche 1130045 », Sisfrance, consultée le 1er septembre 2012
  10. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194), , 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne)., § 24 846, p 1334
  11. Patrice Druelle, « Oppedette des origines au Moyen Âge (Chroniques de Haute-Provence) », Bulletin de la Société scientifique littéraire des Alpes-de-Haute-Provence no 304, 1987, p. 56-57
  12. Géraldine Bérard, Carte archéologique des Alpes-de-Haute-Provence, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1997, p. 484
  13. Patrice Druelle, op. cit., p 57-58
  14. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 18-19
  15. a et b Guy Barruol, « La statue du guerrier de Vachères (Alpes-de-Haute-Provence) », Revue archéologique de Narbonnaise, Tome 29, 1996. p. 4.
  16. a et b Barruol, La statue..., p. 1.
  17. Barruol, La statue..., p. 2, note 4.
  18. a b et c Guy Barruol, « Le Pays de Forcalquier à l'époque romaine », in Alpes de lumière, Musée de Salagon, Archéologie au pays de Forcalquier : radioscopie d'un terroir rural, Mane (Salagon, 04300) : les Alpes de lumière, 1990, catalogue d'exposition, Mane, été 1990 ; collection « Les Alpes de lumière » (ISSN 0182-4643) no 103, (ISBN 2-906162-159), p. 59.
  19. a et b Barruol, La statue..., p. 8.
  20. a et b Barruol, La statue..., p. 5.
  21. Barruol, Le Pays..., p. 60.
  22. Barruol, La statue..., p. 9.
  23. Audrey Becker-Piriou, « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano- barbare en Occident ? », Revue historique, 2008/3, n° 647, p. 531.
  24. a b c et d Daniel Thiery, « Vacheres », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 23 décembre 2011, mis à jour le 24 décembre 2011, consulté le 2 septembre 2012
  25. Jean-Bernard Lacroix, « Naissance du département (La Révolution dans les Basses-Alpes) », Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, vol. 108e année, no 307,‎ 1er trimestre 1989, p. 113
  26. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 71.
  27. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  28. Labadie, op. cit., p. 16.
  29. André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59
  30. Réparaz, op. cit., p. 58
  31. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, 1866. Réédition : Marcel Petit CPM, Raphèle-lès-Arles, 1994
  32. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 3 avril 2014.
  33. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Sourribes à Volx (liste 8), consulté le 10 mars 2013
  34. Alain Clapier est l’un des 500 élus qui ont parrainé Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2012, Conseil constitutionnel, « Listes des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République », Journal officiel, 31 mars 2012
  35. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Liste des maires », 2014, consultée le 20 octobre 2014.
  36. ADECR 04, Les élu(e)s du 04, PCF, consulté le 30 septembre 2013.
  37. « Impôts locaux à Vachères », taxes.com
  38. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Sisteron-Sud, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  39. Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 204
  40. EHESS, notice communale de Vachères sur la base de données Cassini, consultée le 31 juillet 2009
  41. « Résultats du recensement de la population - Vachères », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  42. « Recensement de la population au 1er janvier 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  43. « Populations légales 2011 en vigueur le 1er janvier 2014 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2014)
  44. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 288.
  45. La charte Bistrot de Pays
  46. L'implantation des Bistrots de pays en France métropolitaine en 2010
  47. Labadie, op. cit., p. 54.
  48. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p 299-300
  49. Raymond Collier, op. cit., p 254
  50. Raymond Collier, op. cit., p 308
  51. Raymond Collier, op. cit., p 254 et 262
  52. Raymond Collier, op. cit., p 445
  53. Raymond Collier, op. cit., p 264-265
  54. Raymond Collier, op. cit., p 489-490
  55. Voir « Liste des notices pour la commune de Vachères », base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 3 mars 2009
  56. Raymond Collier, op. cit., p 361
  57. Raymond Collier, op. cit., p. 366
  58. Raymond Collier, op. cit., p 387
  59. Raymond Collier, op. cit., p 528
  60. Arrêté du 8 janvier 1975, « chandeliers (3) », notice no PM04000488, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 3 mars 2009
  61. Raymond Collier, op. cit., p 121
  62. Raymond Collier, op. cit., p 78
  63. Parc naturel du Luberon, Autour de l’An Mil en pays de Forcalquier, catalogue d’exposition, 2007, p 23
  64. Raymond Collier, op. cit., p 57
  65. Groupe Avance au Largue