Le Fugeret

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Le Fugeret
Le Fugeret
Centre du village.
Blason de Le Fugeret
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Castellane
Canton Castellane
Intercommunalité Communauté de communes Alpes Provence Verdon
Maire
Mandat
André Pesce
2014-2020
Code postal 04240
Code commune 04090
Démographie
Population
municipale
195 hab. (2016 en diminution de 10,55 % par rapport à 2011)
Densité 6,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 00′ 16″ nord, 6° 38′ 33″ est
Altitude Min. 760 m
Max. 1 960 m
Superficie 28,38 km2
Localisation

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Le Fugeret (en occitan, Lo Fugeiret[1] ou Lo Fujairet[2]) est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Fugeretois[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Le Fugeret et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Hameaux[modifier | modifier le code]

  • Argenton, la Béouge ;
  • Bontès ;
  • Chabrières.

Sommets et cols[modifier | modifier le code]

  • Col d’Argenton (1 468 m, piste)
  • Rocher de Pellousis (1 340 m) ; le Rigelet (1 894 m) ;
  • Montagne d’Argenton (1 916 m)

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[4] :

  • La commune est traversée par la Vaïre ; le Coulomp y prend sa source,
  • ravins de barbette, de l'ubac, du pasqueiret, du gros vallon,
  • torrents le coulomp, la vaïre, la beïte.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 1 561 ha de bois et forêts, soit plus de la moitié de sa superficie[3].

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Rose des vents Méailles Rose des vents
Allons N Castellet-lès-Sausses
O    Le Fugeret    E
S
Annot Braux

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Le train des Pignes en gare du Fugeret.

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 835 m d’altitude[5], sur la route d’accès sud au col de la Colle-Saint-Michel, en venant d’Annot et de la vallée du Var.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La gare du Fugeret est desservie par la ligne de Nice à Digne[6].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Aucune commune du département n’est en risque sismique nul. Le canton d'Annot, auquel appartient Le Fugeret, est en zone de risque 1b (risque faible). La commune est exposée à quatre autres risques naturels[7] :

  • avalanche,
  • feu de forêt,
  • inondation,
  • mouvement de terrain.

La commune n’est exposée à aucun risque technologique[8].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune apparaît vers 1200 (Filiareto)[10]. Sa forme Feugeret (1251) provient l'occitan Feuge, qui désigne une fougeraie, et du suffixe collectif -et ; le sens d’ensemble de fougères y est donc exprimé deux fois[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom du peuple installé dans la vallée n’est pas certain, mais il peut s’agir des Nemeturii[12]. Après la Conquête (achevée en 14 av. J.-C.), Auguste organise les Alpes en provinces. Le territoire de l’actuelle commune du Fugeret dépend de la province des Alpes-Maritimes et est rattaché à la civitas de Glanate (Glandèves). À la fin de l’Antiquité, le diocèse de Glandèves reprend les limites de cette civitas[13].

À Argenton, les vestiges d’une construction gallo-romaine attestent de la présence romaine dans la vallée (voir section Lieux et monuments).

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes au début du XIIIe siècle[5]. Jusqu’en 1245, la communauté du Fugeret relevait de la baillie d’Outre-Siagne, circonscription administrative du comté de Provence. Celle-ci est ensuite démembrée en plusieurs circonscriptions plus petites, et après une période de stabilisation, on sait qu’en 1264 Le Fugeret faisait partie de la viguerie de Puget-Théniers[14]. Elle fut ensuite rattachée à celle d’Annot à sa création au XVIIIe siècle[15]. Les abbayes Saint-Victor de Marseille et l’Saint-Eusèbe d’Apt possédaient chacune un prieuré dans la commune[16].

Le Fugeret se trouvait à l'origine sur le plateau du Chastel, le village aurait brulé une ou deux fois sous François Ier à cause de la peste. Le village s'est alors déplacé dans la vallée, autour de l'église[15]. Certains historiens, dont Daniel Thiery, acceptent l'idée d'un établissement templier[15],[17] (se trouvant alors dans une maison de la Grand Rue, près de la fontaine et étant en vis-à-vis avec l'ancien bar Masse[réf. nécessaire]), d'autres classant cette affirmation au rang des nombreuses légendes entourant l'ordre de chevalerie[18]. Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne Ire, Guillaume Rostang, seigneur du Fugeret, soutient Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Ses biens sont alors confisqués. En 1386, les ralliements de plus en plus nombreux à la cause angevine entraînent son changement d’engagement, et il prête hommage au jeune duc d’Anjou, Louis II, en juillet 1386, contre la restitution de ses biens[19].

L'ancien cimetière (des vestiges de sarcophages de pierre ont été trouvés au cours de travaux de voirie) se trouvait à gauche de l'église, sous la rue montante et l'actuel terrain de pétanque.[réf. nécessaire][précision nécessaire]

La seigneurie du lieu appartenait aux Pontevès au XIVe siècle, puis aux Glandevès (XVe siècle)[10].

Le bois des forêts du Fugeret était coupé et acheminé par flottage sur le Var pour être utilisé dans la construction de navires à l’arsenal de Toulon, à partir de la seconde moitié du XVIIe siècle. Cette pratique a perduré jusqu’au début du XXe siècle et l’arrivée du chemin de fer, avec d’autres usages pour le bois, dont la construction du port de Nice à partir de 1749[20].

La société patriotique de la commune y est créée assez précocement, pendant l’été 1792[21].

La Révolution et l’Empire apportent nombre d’améliorations, dont une imposition foncière égale pour tous, et proportionnelle à la valeur des biens de chacun. Afin de la mettre en place sur des bases précises, la levée d’un cadastre est décidée. La loi de finances du 15 septembre 1807 précise ses modalités, mais sa réalisation est longue à mettre en œuvre, les fonctionnaires du cadastre traitant les communes par groupes géographiques successifs. Ce n’est qu’en 1830 que le cadastre dit napoléonien du Fugeret est achevé[22].

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression s’abat sur ceux qui se sont levés pour défendre la République, dont un habitant du Fugeret[23].

Comme de nombreuses communes du département, Le Fugeret se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle compte déjà deux écoles dispensant une instruction primaire aux garçons, au village chef-lieu et à Argenton[24]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants, ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent la commune[25],[26]. Ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles de la commune seront régulièrement scolarisées.

Après achèvement du tunnel de la Colle en 1903, la ligne de chemin de fer Nice à Digne est inaugurée du 5 au 7 août 1911 en présence de Victor Augagneur, ministre des Travaux Publics[27].

Durant la Seconde Guerre mondiale, Albert et Léa Béraud, et leur fille Georgette, sauvent des Juifs de la déportation, et ont été pour cette raison distingués comme Juste parmi les nations.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Le Fugeret.svg

Blasonnement :
D'azur, à un cerf d'or, courant sur une terrasse de sinople, et un chef de gueule chargé d'une fleur de lys d'or et de deux étoiles, du même.[28],[29]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1902 1902 J.-B. Pellegrin    
1902 1919 J.-E. Sauvan    
1919 1935 A. Reynaud    
1935 1945 M. Sauvan    
mai 1945 1947 Marie Blanc[30]    
1947 1950 E. Henry    
1950 1986 Joseph Reynaud RI  
1986 1989 E. Dozol    
1989 1995 P. Daumas    
  En cours
(au 21 octobre 2014)
André Pesce[31],[32],[33],[34] DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[35] :

  • total des produits de fonctionnement : 185 000 , soit 957  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 131 000 , soit 681  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 205 000 , soit 1 064  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 168 000 , soit 870  par habitant ;
  • endettement : 0 , soit 0  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 10,30 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 8,42 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 83,88 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 58,73 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 16,64 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014 : médiane en 2014 du revenu disponible, par unité de consommation : 17 603 [36].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le Fugeret fait partie :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La Communauté de communes Alpes Provence Verdon - Sources de Lumière, créée le avec effet le , regroupe désormais 41 communes. Cet Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) s'est engagé dans une démarche d’élaboration d’un Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi)[37].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2016 en diminution de 10,55 % par rapport à 2011, la commune du Fugeret comptait 195 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2008, 2013, 2018 pour Le Fugeret). Les autres chiffres sont des estimations.

Évolution de la population  [ modifier ]
1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
599645601532659619650610626
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
624600583584555558534517473
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
461450449719386356331272213
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
203166156174168163168212218
2008 2013 2016 - - - - - -
224192195------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)

En 1471, la communauté comptait 50 feux.

L’histoire démographique du Fugeret est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1811 à 1856. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. Dans les années 1930, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1821[40]. Dans le dernier tiers du XXe siècle, la population se stabilise entre 150 et 170 habitants, avant de repartir à la hausse depuis une dizaine d'années.

Le bond dans la population au recensement de 1911 est contemporain de la phase finale de la construction de la ligne de chemin de fer de Nice à Digne.

Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (24,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (28,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52,2 % contre 48,7 % au niveau national et 49,1 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 52,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,5 %, 15 à 29 ans = 12 %, 30 à 44 ans = 24,8 %, 45 à 59 ans = 22,2 %, plus de 60 ans = 20,5 %) ;
  • 47,8 % de femmes (0 à 14 ans = 15 %, 15 à 29 ans = 15 %, 30 à 44 ans = 19,6 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 29 %).
Pyramide des âges à Le Fugeret en 2008 en pourcentage[41]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,9 
5,1 
75 à 89 ans
13,1 
15,4 
60 à 74 ans
15,0 
22,2 
45 à 59 ans
21,5 
24,8 
30 à 44 ans
19,6 
12,0 
15 à 29 ans
15,0 
20,5 
0 à 14 ans
15,0 
Pyramide des âges du département des Alpes-de-Haute-provence en 2008 en pourcentage[42].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,4 
8,1 
75 à 89 ans
11,2 
16,9 
60 à 74 ans
17,4 
21,9 
45 à 59 ans
21,1 
19,0 
30 à 44 ans
18,9 
15,6 
15 à 29 ans
14,0 
18,1 
0 à 14 ans
16,1 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas d'école primaire au Fugeret. La plus proche se trouve à Annot, ainsi que le collège[43].

Santé[modifier | modifier le code]

Aucun médecin ni dentiste n'est présent sur la commune. Les plus proches se trouvent à Annot, de même que la pharmacie la plus proche[44]. Le centre hospitalier le plus proche se situe à Digne-les-Bains[45], de même que la maternité[46].

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 101 personnes, dont trois chômeurs[47]. Ces travailleurs sont majoritairement salariés (71 %)[48] et travaillent majoritairement hors de la commune (62 %)[48].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 11 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et aucun emploi salarié[49].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de six en 2010. Il était de cinq en 2000[50], de onze en 1988[51]. Actuellement, ces exploitants sont des éleveurs ovins et des fermes pratiquant une forme de polyculture[50]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a presque doublé, de 249 ha à 436 ha[51]. La SAU a continué sa progression, à 530 ha[50].

On cultive encore des céréales, des graminées, des arbres fruitiers ainsi que la pomme de terre et la betterave fourragère pour le bétail. À titre anecdotique, une sélection de cépages permet d'obtenir du vin qui titre entre 10° et 11° pour la consommation personnelle[52],[53].

Les cultures qui restent rentables sont les châtaigniers, l'une des ressources importantes de la commune, l'élevage (ovins, bovins, porcins), l'exploitation forestière[52].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 11 établissements, n’employant aucun salarié[49].

Une petite centrale hydroélectrique est implantée sur la Vaïre, avec une puissance installée de 30 kWh[54].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Pont et lavoir
Hôtel-restaurant

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 14 établissements (avec 11 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les deux établissements du secteur administratif[49].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est moyenne pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant[55], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[56]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

  • plusieurs meublés, labellisés[57] et non-labellisés[58] ;
  • des hébergements collectifs dont un gîte d’étape[59].

Les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil[60] : au nombre de 123, elles représentent la moitié des logements[61],[62].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le lavoir et le pont sur la Vaïre

Un sentier empierré monte de Braux vers le monument le plus connu du Fugeret : c’est un ensemble gallo-romain, situé au quartier du Villard, à proximité du hameau d’Argenton, à 1300 m d’altitude. Quelques éléments d’architecture sont épars sur le sol, deux têtes de statue ont disparu. Sont conservés, notamment :

  • une statue de 75 cm de haut, décapitée, statue funéraire ou statue d’une divinité assise et vêtue de voiles, découverte à proximité de la source la Font du Caire, en 1910. Elle est classée[63] ;
  • une vaste pierre circulaire (diamètre d'1,5 m), qui peut être une table d’offrandes (cf. une découverte similaire à Lauris) ou le support des trois statues.

Les autres pierres taillées évoquent une construction soignée. L’ensemble peut être soit un mausolée, construit ou non à proximité d’une villa, soit un fanum (notamment à cause de la proximité de la source), la statue étant celle d'une déesse mère[64].

Au village, le pont en dos-d’âne sur la Vaïre était emprunté par la route de Colmars à Entrevaux. Long de 20 m, large de 2,5 m, il est supporté par une arche en anse de panier de 14 m de portée et de 10 m de hauteur sous clef. Il est construit en 1758-1759[65], et inscrit aux monuments historiques[66]. Au milieu du pont, se trouve l’oratoire Saint-Joseph, daté de 1720 par la DRAC, en pierre ornées de feuillages sculptés et surmonté d’une croix ; lui aussi est inscrit[67].

Sur une maison des Bontès, un très beau cadran solaire date de 1808. Son décor est composé d’une cloche enfermant les traits horaires, et ornée de fleurs de lys. D’autres éléments complètent l’ornementation : rose des vents, aigle impériale, fleurs. Il porte la légende « Vivendo me memento mori » (en latin : En me regardant, souviens-toi que tu dois mourir)[68]. Dans la Grand rue, se trouve une maison dont le linteau est orné de deux accolades entrecroisées, qui dénotent le XVe siècle ; dans les ruelles, trois maisons ont des ouvertures ornées d’accolades, une possède une fenêtre à meneau, deux autres des fenêtres médiévales : au total, le village compte sept maisons en partie au moins de la fin du Moyen Âge[69].

Au-dessus du village et dominant la vallée de la Vaïre, se trouve une ancienne tour de guet, dite le Sémaphore, datant du Moyen Âge : elle permet de surveiller jusqu’à Méailles en amont et la vallée en aval[70].

Patrimoine rural[modifier | modifier le code]

Fours à pain, Fontaines-lavoirs, Colombier, Réservoirs,...[71].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Églises et chapelles[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Pons.

L’église paroissiale est placée sous le vocable de Saint-Pons, et son patron est saint Pierre[15]. Sa construction est composite : la nef à trois travées a été construite en 1808 : voûtée d’arêtes, elle vient buter « de manière maladroite » contre l’arc triomphal, qui sépare la nef du chœur. Le chœur, très étroit, et l’abside en cul-de-four remontent clairement à un premier état, qui comportait peut-être des absidioles latérales, et qui daterait de la fin du XIe siècle ou du début du XIIe. Le portail est ouvert par une arcade en plein cintre de claveaux[72]. La tradition attribue la construction de l’église aux Templiers. S'il est vrai que les Templiers ont eu des droits et des terres au Fugeret, ils n’y ont jamais rien construit. Cette « maison » templière fait partie des fausses maisons recensées par Joseph-Antoine Durbec[18]. Daniel Thiery accepte l’idée d’une maison de faible importance[15].

L’église paroissiale d’Argenton est placée sous le vocable de Notre-Dame-de-l’Assomption à Argenton (XVIIe siècle)[10],[15]. Sa construction actuelle date du XVIIe siècle[15].

  • chemin de croix du Chastel en ruines, incomplet, passages dangereux
  • Tour du Murat, dite « des Templiers » (appellation abusive, voire le paragraphe de l'église Saint-Pons)

De nombreuses chapelles subsistent sur la commune :

Chapelle à façade ouverte : Saint-Joseph au hameau de Bontès.
  • Notre-Dame-de-la-Salette au-dessus du Fugeret, construite en 1873-1874[15] ;
  • Notre-Dame au village[15] ;
  • Saint-Gervais à Argenton, avec une statue des saints Gervais et Protais du XVIIe ou du XVIIIe siècle[73] ;
  • chapelle de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours à la Béouge, construite à la fin du XIXe siècle[15] ;
  • chapelle Saint-Jean-Baptiste à Chabrières[15] ;
  • à Béraud[15] ;
  • Saint-Pierre (en ruines, 1 284 m, XIe siècle[74]) et bassin (sarcophage ?) creusé dans le rocher, devant la chapelle Saint-Pierre[75].
  • Monument aux morts[76].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Luòcs, basa de donadas de toponimia occitana Comission Toponimica Occitana de l'Institut d'Estudis Occitans,IEO.
  2. https://www.departement06.fr/documents/Import/decouvrir-les-am/recherchesregionales166.pdf
  3. a et b Roger Brunet, « Canton d’Annot », Le Trésor des régions, consultée le 8 juin 2013.
  4. L'eau dans la commune
  5. a et b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7).
  6. Chemins de fer de Provence, Horaires Nice – Annot – Digne-les-Bains, consulté le 22 juin 2012.
  7. Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, consultée le 28 mai 2012
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence, 2008, p. 96
  9. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence, op. cit., p. 22 et 96
  10. a b et c Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, (notice BnF no FRBNF35450017), p. 176.
  11. Ernest Nègre, Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194), , 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne)., Notice 23172, p. 1243.
  12. Raymond Boyer et Guy Barruol « Peuples et habitats de l’époque pré-romaine », carte 12 et commentaire, in Baratier, Duby & Hildesheimer, Atlas historique de la Provence.
  13. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22.
  14. Philippe Jansen, « Les droits comtaux dans les vigueries de Provence orientale d’après l’enquête de 1333 », Rives méditerranéennes, 37 | 2010, mis en ligne le 15 octobre 2011, p. 3-4.
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  68. Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Aix-en-Provence, Édisud, (ISBN 2-7449-0309-4), p. 97.
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  71. Patrimoine rural, base Mérimée
  72. Raymond Collier, op. cit., p. 139.
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  74. Raymond Collier, op. cit., p. 58.
  75. Bassin (sarcophage ?)
  76. « monument aux morts de la guerre de 1914-1918 », notice no IA04002281, base Mérimée, ministère français de la Culture