Fontienne

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Fontienne
Vue générale du village de Fontienne, avec en arrière-plan la montagne de Lure.
Vue générale du village de Fontienne, avec en arrière-plan la montagne de Lure.
Blason de Fontienne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Saint-Étienne-les-Orgues
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure

Pays de Haute-Provence

Maire
Mandat
Guy Jauffred
2014-2020
Code postal 04230
Code commune 04087
Démographie
Population
municipale
132 hab. (2012)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 00′ 34″ N 5° 47′ 38″ E / 44.0094444444, 5.7938888888944° 00′ 34″ Nord 5° 47′ 38″ Est / 44.0094444444, 5.79388888889  
Altitude Min. 513 m – Max. 894 m
Superficie 8,18 km2
Localisation

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Fontienne est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Fontienne et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

La commune est localisée en Haute-Provence, à environ 5 km au sud de Saint-Étienne-les-Orgues, le chef-lieu de canton, et environ 7 km au nord de Forcalquier, la sous-préfecture. Elle est limitrophe avec le Parc naturel régional du Luberon, au sud.

Les communes limitrophes de Fontienne sont Saint-Étienne-les-Orgues, Revest-Saint-Martin, Sigonce, Forcalquier et Ongles[1].

Le centre du village est situé à 720 m d’altitude[2].

La commune est traversée de sud-ouest en nord-est par le sentier de grande randonnée GR 6.

Rose des vents Saint-Étienne-les-Orgues Saint-Étienne-les-Orgues Revest-Saint-Martin Rose des vents
Ongles N Sigonce
O    Fontienne    E
S
Forcalquier Forcalquier Forcalquier

Géologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Alpes.
Massif des Alpes et localisation des Préalpes de Digne.

Le territoire se situe sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), à proximité de trois formations géologiques majeures des Alpes[3] :

  • la nappe de Digne à l'est[4], au niveau du lobe de Valavoire[5] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écailles) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe ;
  • la faille de la Durance au sud-est, dans la vallée ;
  • le plateau de Valensole au sud-est : bassin molassique du Miocène et du Pliocène composé de roches sédimentaires détritiques (dépôts liés à l'érosion des montagnes apparues à l'Oligocène).

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Fontienne est située en Haute-Provence et bénéficie d'un climat méditerranéen d'intérieur aux étés chauds et secs, en revanche les hivers sont frais et marqués par des gelées fréquentes. Le mistral souffle parfois bien que la commune soit abritée par la montagne de Lure. Elle peut être plus exposée au levant ou au sirocco, qui surviennent rarement. En moyenne annuelle, la température s'établit à 12,8 °C avec une moyenne maximale de 22,4 °C et une minimale de 0,0 °C. Les températures nominales maximales et minimales relevées sont de 30 °C en juillet et 0 °C en décembre et janvier. L'ensoleillement moyen est de 2 755 heures par an avec une pointe à 343 heures en juillet. Autre valeur importante, caractéristique du climat méditerranéen, les précipitations totalisent 426 millimètres sur l'année, inéquitablement réparties avec un peu plus de vingt et un millimètres en juillet et plus de cinquante quatre millimètres en octobre.

Fontienne n'ayant pas de station météo, la plus proche est celle de Forcalquier[6][réf. à confirmer]. Les situations des deux bourgs diffèrent : Fontienne est située sur un col alors que la vieille ville Forcalquier est sur un versant exposé au Nord, et Fontienne est 200 m plus en altitude.

Relevé météorologique de Forcalquier
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0,5 3 5,4 8,9 12,8 15,4 15,2 12 8,2 3,8 1,1 7,2
Température moyenne (°C) 4,3 6,2 8,2 11,1 15,1 19,3 22,4 22 18 13,4 8,2 5,2 12,8
Température maximale moyenne (°C) 8,6 10,9 15,4 16,9 21,4 25,8 29,3 28,9 24 18,5 12,7 9,3 18,5
Précipitations (mm) 27 25 24 44 40 28 21 33 46 54 53 31 426
Source : Relevé météo de Forcalquier[7][réf. à confirmer]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
8,6
0
27
 
 
 
10,9
0,5
25
 
 
 
15,4
3
24
 
 
 
16,9
5,4
44
 
 
 
21,4
8,9
40
 
 
 
25,8
12,8
28
 
 
 
29,3
15,4
21
 
 
 
28,9
15,2
33
 
 
 
24
12
46
 
 
 
18,5
8,2
54
 
 
 
12,7
3,8
53
 
 
 
9,3
1,1
31
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 438 ha de bois et forêts, soit 53 % de sa superficie[2].

Transports[modifier | modifier le code]

Pont de la RD 12 sur le ravin à sec des Aravanches (1869).

La commune de Fontienne est située sur un col. Elle est desservie par la route départementale RD 12, qui relie Forcalquier à Saint-Étienne-les-Orgues, et par la RD 116, qui la relie à la RD 16 (entre Forcalquier et Sigonce).

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Saint-Étienne-les-Orgues auquel appartient Fontienne est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[8], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[9]. La commune de Fontienne est également exposée à trois autres risques naturels[9] :

  • feu de forêt,
  • inondation,
  • mouvement de terrain : plusieurs versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[10].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[11] et le Dicrim existe depuis 2010[12]. La commune n’est exposée à aucun des risques technologiques recensés par la préfecture[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Fontienne vient de Fonte Jana (avant 970) puis Fonteiana (1055). Ce nom est parfois interprété comme faisant référence à sa source importante et à la déesse romaine Diane (fons Dianae)[13], mais plus souvent comme dérivé d’un nom propre romain (Fonteianus)[14],[15], ou variation de Fonteciana du nom d'un homme latin Fonteius plus le suffixe -ane[16],[17] signifiant "le domaine de Fonteius", l’appelation villa pour la communauté se conservant jusqu’au XIe siècle[18].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans l’Antiquité, le territoire de Fontienne fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la conquête romaine, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[19].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[20].

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes avant 970 (Fonte Jana)[15]. Au IXe siècle, le polyptyque de Wadalde mentionne deux colonicae appartenant à la cathédrale Sainte-Marie de Marseille. Ces deux colonges, appelées Fontelaigas et Fonteleigas, dont une abandonnée, étaient toutes deux situées à Fontienne[21].

Le monument est un simple obélisque, entouré d'une petite grille. Il est situé sur une pelouse devant l'église.
Monument aux morts de la Première Guerre mondiale.

Au milieu du Moyen Âge, le site actuel est occupé par une petite agglomération, comme l’attestent les sarcophages retrouvés autour de l’église[18]. Au XIe siècle, la collectivité devait être administrée par un groupe d'alleutiers, donc de paysans libres ne relevant d'aucun seigneur[22], ce qui n'empêchait pas la présence d'une église dépendant de l’abbaye de Cruis, qui percevait les revenus attachés à cette église[23], et d'un seigneur arrière-vassal de Saint-Étienne, absorbé par la vicomté de Reillanne en 1379[24]. Enfin, sous l’Ancien Régime, la communauté relevait de la viguerie de Forcalquier[18].

Révolution française[modifier | modifier le code]

La société patriotique de la commune y est créée assez précocement, pendant l’été 1792[25].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Plusieurs concessions minières sont adjugées au milieu du XIXe siècle pour l’extraction de lignite[26] :

  • une dite de Fontienne, concède l’exploitation de 130 ha à Paul Boursier en 1844. La concession est renouvelée en 1900 et 1907 ;
  • l’autre à Bois-le-Roi, sur une superficie plus restreinte de 37 ha, à la Veuve François, en 1845 ;
  • une dernière, dite de La Baume, est adjugée en 1845[27].

La première concession, à l’Est du village, exploitait une veine de très faible puissance (10 à 20 cm)[27].

La seconde, à l’ouest, dans le ravin des Avaranches, a été exploitée plus d’un siècle, pour ne fermer qu’en 1948. La couche de lignite était un peu plus épaisse : 20 à 30 cm, dépilée dans une zone de 250 m sur 300 m. L’exploitation, effectuée par des paysans-mineurs et qui n’a jamais été mécanisée, n’a extrait au total que 1 000 à 1 500 t en un siècle. La mine trouvait un débouché local, les particuliers utilisant le lignite pour se chauffer[27].

Enfin, la concession de La Baume s’étendait à cheval sur la commune de Fontienne et sur celle de Forcalquier. Elle n’a pas été exploitée[28].

Comme de nombreuses communes du département, Fontienne se dote d’écoles bien avant les lois Ferry : en 1863, elle en possède deux, installées au chef-lieu et au hameau de, qui dispensent une instruction primaire aux garçons[29]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[30], ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent Fontienne[31]. Ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles d’Allons sont régulièrement scolarisées.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Luftwaffe profite du site de col de Fontienne pour y installer un poste de guet aérien, présent de mai à la mi-juin 1944. La Résistance a projeté de l’attaquer en juin, puis abandonné. Deux des soldats du poste sont tués en voiture à l’entrée du village par des maquisards, le 8 juin[32].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Fontienne. Le vin produit, de qualité médiocre, était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[33].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Fontienne est située dans le canton de Saint-Étienne-les-Orgues, arrondissement de Forcalquier, dans le département des Alpes-de-Haute-Provence. De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de onze membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[34]). Lors du scrutin de 2008, il n’y eut qu’un seul tour et Guy Jauffred a été réélu conseiller municipal avec le meilleur total de 100 voix, soit 95,24 % des suffrages exprimés. La participation a été de 84,68 %. Il a ensuite été nommé maire par le conseil municipal[35].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des maires de France.

L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour 2 ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.

En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du 5 avril 1884 l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Achille Francou[36]    
         
1971 1977 Ismaël Francou    
1977 (?)   André Charbonnier[37]    
    Testanière    
    Jean-Louis Brémond    
avant 2005 en cours
(au 21 octobre 2014)
Guy Jauffred[38],[39],[40]    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fontienne fait partie de la Communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure.

Services[modifier | modifier le code]

Hormis les services administratifs assurés par la mairie, la commune n'a aucun service public sur son territoire. L'ensemble des services publics sont disponibles dans les communes les plus proches. La commune dépend du Centre de secours et de la brigade de gendarmerie de Saint-Étienne-les-Orgues.

Environnement[modifier | modifier le code]

Les habitants de Fontienne disposent des deux déchèterie de la communauté de communes du pays de Forcalquier et montagne de Lure situées l'une à Pierrerue et l'autre à Saint-Étienne-les-Orgues[41]. Le tri sélectif par apport volontaire dans des containers sélectifs a été mis en place; en effet chaque habitants du département produit annuellement 400 kg de déchets ménagers dont plus de 70 % sont recyclables ou valorisables[42].

Des déchets radioactifs en provenance de la société Isotopchim de Ganagobie ont été déversés dans l’ancienne décharge de Fontienne (voir l’article sur cette commune pour plus de détails)[43].

Fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Fontienne en 2009[44]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 5,00 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 14,50 % 0,00 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 55,00 % 0,00 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 0,00 % 15,89 % 10,80 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[45]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, Fontienne comptait 132 habitants, chiffre stable depuis 2005. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2005, 2010, 2015, etc. pour Fontienne). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
5 feux 136 151 184 183 152 206 200 201 199
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
186 165 164 175 153 164 136 151 133 129
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
124 121 110 88 82 78 61 55 41 38
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2012 - -
25 24 52 73 116 132 132 132 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[24], EHESS[46], Insee à partir de 1968[47],[48],[49],[50])


L’histoire démographique de Fontienne, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure longtemps, du début du XIXe siècle à 1866. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1921, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1841[51]. Le mouvement de baisse se poursuit jusqu’aux années 1970. Depuis, la croissance de la population a repris : multipliée par cinq en trente ans, elle a dépassé ce seuil de 50 % de la population de 1841.

Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune ne dispose pas d'école primaire publique[52]. Au niveau secondaire, les élèves sont affectés au collège Henri-Laugier à Forcalquier[53]. Puis les élèves sont dirigés vers les lycées de Manosque[54], soit le lycée polyvalent Les Iscles[55], soit le lycée Félix-Esclangon[56].

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du secteur paroissial Montagne de Lure[57].

Économie[modifier | modifier le code]

La pierre calcaire est exploitée au sein d'une carrière.[réf. nécessaire]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 63 personnes, dont sept chômeurs[58] (cinq fin 2011[59]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (46 sur 57)[60] et travaillent majoritairement hors de la commune (46 actifs sur 57)[60].

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) était totalement absent de la commune[61].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait trois établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et aucun emploi salarié[61].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, était très faible en 2010 et couvert par le secret statistique, ainsi que la surface agricole utile (SAU). Il y avait 10 exploitations en 2000[62], sept en 1988[63]. De 1988 à 2000, la SAU a fortement augmenté, de 68 ha à 222 ha[63].

Les agriculteurs de la commune de Fontienne ont droit à trois labels appellation d'origine contrôlée (AOC) (dont le banon) et à neuf labels indication géographique protégée (IGP) (dont miel de Provence, agneau de Sisteron[64]).

La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à des surfaces restreintes. Le terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres. L’olivier était exploitée sur plus de dix hectares, et fournissait le marché de la ville voisine, Forcalquier. Actuellement, l’oliveraie communale compte moins de 1000 pieds[65]. L’huile produite à partir des olives récoltées dans la commune bénéficie des AOC huile d’olive de Provence et huile d’olive de Haute-Provence[64].

Parmi les neufs labels IGP couvrant la commune, ceux concernant le vin (alpes-de-haute-provence (IGP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé) ne sont pas utilisées, la vigne n’étant pas cultivée pour une production commerciale dans la commune[33].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait huit établissements (avec trois emplois salariés), auxquels s’ajoutent un établissement du secteur administratif, salariant deux personnes[61].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est moyennement importante pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant[66]. Les seules structures d’hébergement à finalité touristique existant à Fontienne sont des meublés labellisés[67]. Les résidences secondaires apportent un complément appréciable à la capacité d’accueil[68] : au nombre de 33, elles représentent un tiers des logements[69],[70].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cabanon Sube.

L’église paroissiale Saint-Pierre, possède une nef à deux travées en berceau brisé ; deux larges chapelles latérales sont voûtées en plein cintre. Le portail est voûté de claveaux. Le clocher-mur, au-dessus de la façade occidentale, est surmonté d’un fronton triangulaire. Quelques éléments romans sont du XIIIe siècle, mais l’église a été reconstruite en 1611[71]. Le tableau représentant saint Pierre, du XVIIe siècle, est classé monument historique au titre objet[72].

Le château, situé dans le village, est construit sur un premier étage de salles voûtées en plein cintre (XIIIe siècle au plus tôt). Les deux bâtiments construits au-dessus, dont l’un en L et ayant conservé une tour à mâchicoulis, datent du XVIIIe siècle ou du début du XIXe[73].

En face du château se trouve un ancien prieuré, avec une belle porte ancienne et un cadran solaire qui proclame "Horas numero nisi serenas" (Je ne compte que les heures ensoleillées)... mais le latin du prieur devait laisser à désirer, car la citation correcte est "Horas non numero nisi serenas").

La chapelle Sainte-Anne, à l’est du village, est signalée par Daniel Thiery[18].

  • Fontaine de Diane, avec voûte gallo-romaine
  • ravin des Aravanches

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Fontienne

Blasonnement :
« d’azur à une fontaine d’or jaillissante de deux jets d’argent, et surmontée de la lettre F capitale, aussi d’argent »[74]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Précédé par
Forcalquier
Sentier de grande randonnée GR6
BalisageGR.png
Suivi par
Revest-Saint-Martin

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Carte de la communauté de communes sur le site du pays de Forcalquier-Montagne de Lure, consultée le 22 octobre 2008
  2. a et b Roger Brunet, « Canton de Saint-Étienne-les-Orgues », Le Trésor des régions, consultée le 12 juin 2013
  3. Maurice Gidon, Les chaînons de Digne, Carte montrant les rapports entre les chaînons des Baronnies orientales (moitié nord) et ceux de Digne (moitié sud), avec l'avant-pays de la nappe de Digne (partie occidentale).
  4. Carte géologique de la France au 1:1 000 000
  5. Maurice Gidon, La Nappe de Digne et les structures connexes.
  6. « Station météo la plus proche : Forcalquier », MSN Météo
  7. « Relevé météo de Forcalquier », MSN Météo
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  9. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 23 juillet 2012
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  11. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 96
  12. Document, base Dicrim, consultée le 23 juillet 2011
  13. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  14. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares), Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 402-403
  15. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193),‎ 1990, 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne) § 10268, p 624
  16. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1788.
  17. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 51
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  19. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 18-19
  20. Audrey Becker-Piriou, « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano- barbare en Occident ? », Revue historique, 2008/3, n° 647, p. 531.
  21. Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 111.
  22. Varano, op. cit., p. 378. Voir aussi Jean-Pierre Poly, La Provence et la société féodale, 879-1166, Bordas, Paris, 1976 - (ISBN 2-04-007740-5). p. 88.
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  24. a et b Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 175
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  26. Pierre Bonnet, Bois-d’Asson : Mémoires d’une mine en Haute-Provence, Dauphin, L’Œuvre au noir, 1986, carte hors-texte
  27. a, b et c J. Felenc, Y. Itard (collaborateur), Mines de lignite des concessions de Sigonce, Gaillardons, Bois-du-Roi, Fontienne et La Baume (04). Phase informative en vue de l’élaboration d’un PPRM, Annexe A. Rapport BRGM/RP-54186-FR, 74 p., p. 52.
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  31. Labadie, op. cit., p. 18.
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  38. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Cruis à Hospitalet(L’) (liste 3), consulté le 8 mars 2013
  39. Guy Jauffred est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Daniel Gluckstein à l’élection présidentielle de 2002, d’après la liste des parrainages à l’élection présidentielle 2002, consultée le 28 juillet 2010
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  73. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p., p. 249
  74. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994