Verdaches

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Verdaches
Entrée du village de Verdaches.
Entrée du village de Verdaches.
Blason de Verdaches
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Seyne
Intercommunalité Provence-Alpes Agglomération
Maire
Mandat
Guy Auzet
2014-2020
Code postal 04140
Code commune 04235
Démographie
Gentilé Verdachois
Population
municipale
62 hab. (2014 en augmentation de 5,08 % par rapport à 2009)
Densité 2,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 15′ 51″ nord, 6° 20′ 35″ est
Altitude Min. 1 078 m
Max. 2 186 m
Superficie 22,92 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.verdaches.com/

Verdaches est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Verdachois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Verdaches et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Le village est situé sur le Bès, à 1 127 m d’altitude[2].

Points remarquables :

  • la clue de Verdaches, située à l'aval du village, mais hors de la commune ;
  • le sommet du Blayeul (2 202 m) ou Quatre Termes : les limites de quatre communes s’y rejoignent, sans constituer un quadripoint.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Seyne auquel appartient Verdaches est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[3], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[4]. La commune de Verdaches est également exposée à quatre autres risques naturels[4] :

  • avalanche (danger non recensé par le dossier des risques majeurs[5]) ;
  • feu de forêt ;
  • inondation ;
  • mouvement de terrain.

La commune de Verdaches est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[5]. La départementale RD 900a (ancienne route nationale 100a) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[6].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[5] et le Dicrim n’existe pas non plus[7].

Géologie[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Chute du Bès à Verdaches

La commune est traversée par le Bès[8].

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 1 399 ha de bois et forêts, soit plus de la moitié de sa superficie[1].

Transports[modifier | modifier le code]

Le village est desservi par la départementale RD 900A, ancienne route nationale 100A qui rejoint la RD 900 (ancienne route nationale 100) à l’écart du village. La RD 507 part du village et dessert le vallon du Mardaric et le hameau de la Route[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1055 (de Verdachis), est le pluriel de l’occitan bardesco, ou verdesco, désignant une forteresse en bois, qui a donné en nord-occitan verdescho[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Son territoire est fréquenté à la protohistoire[2]. Dans l’Antiquité, les Bodiontiques (Bodiontici) peuplaient la vallée de la Bléone, et étaient donc le peuple gaulois qui vivait dans l’actuelle commune de Verdaches. Les Bodiontiques, qui sont vaincus par Auguste en même temps que les autres peuples présents sur le Trophée des Alpes (avant 14 av. J.-C.), sont rattachés à la province des Alpes-Maritimes lors de sa création[10].

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1055[11]. Elle est dotée d’un consulat en 1237[11]. La communauté relevait de la baillie de Seyne et le comte de Provence Raymond Bérenger IV lui accorde de se gouverner elle-même par consulat en 1237[12].

Les fouilles du cimetière de l’église Saint-Domnin, utilisé aux XIIe-XIIIe siècles, a montré que les tombes étaient à l’époque orientées indifféremment Nord-Sud (avec la tête au Nord ou au Sud) ou Est-Ouest (avec la tête à l’ouest). Les squelettes témoignent des pathologies fréquentes à cette époque : arthroses, fractures, carences alimentaires[13]. Quelques pégaus intacts y ont été retrouvés[12]. L’altitude rendait la vie difficile : le terroir servait surtout à faire paître des troupeaux, les habitants étant nombreux à travailler en Basse-Provence l’hiver[12].

Avec la fin des guerres de religion, les activités productives reprennent : on essaie en 1602 d’exploiter un gisement de plomb à Verdaches, sans que la rentabilité soit au rendez-vous ; dès 1604, une deuxième tentative a lieu, sans plus de succès[14].

Au XVIIe siècle, le village, jusque là installé sur la colline Saint-Domnin, descend dans le vallon, 70 m plus bas, au hameau des Jauberts. Ce hameau a depuis pris le nom du village[12].

Comme de nombreuses communes du département, Verdaches se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[15]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[16], ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent Verdaches[17]. La commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve[18], mais ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles de Verdaches sont régulièrement scolarisées.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Verdaches

Blasonnement :
« D'argent à trois arbres de sinople, rangés en fasce sur une terrasse du même »[19].

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Léopold Meillan[20]    
         
mars 2001[21] en cours
(au 21 octobre 2014)
Guy Auzet[22],[21],[23] DVG Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Verdaches fait partie :

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[25].

En 2014, la commune comptait 62 habitants[Note 1], en augmentation de 5,08 % par rapport à 2009 (Alpes-de-Haute-Provence : +1,34 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
263 272 163 264 214 261 281 274 290
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
270 264 256 245 219 200 218 241 209
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
213 188 176 182 154 143 113 113 101
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010
108 90 95 72 72 61 48 60 57
2014 - - - - - - - -
62 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique avant 1765
1315 1471
70 feux 15 feux

L’histoire démographique de Verdaches, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période est longue à Verdaches, et dure de la fin du XVIIIe siècle aux années 1860. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. Le recul démographique franchit un seuil dramatique en 1926 : à cette date, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1846[28]. Le mouvement de baisse se prolonge jusqu’aux années 1990. Depuis une dizaine d'années, une petite progression a remplacé la baisse.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste au centre du village
Chapelle Saint-Domnin

L’église paroissiale Saint-Jean-Baptiste date de la fin du XVIIIe siècle[2], époque où elle est construite pour éviter aux habitants installés dans la vallée de remonter au vieux village[12]. Elle possède un ciboire, classé monument historique au titre objet[29].

La chapelle Saint-Domnin, ancienne église paroissiale, a pour titulaire Notre-Dame de la Fraisse, saint Domnin de Digne étant patron. Autrefois orientée au sud-ouest, la restauration du XIXe siècle la reconstruit selon un axe nord-sud[12]. Entourée du cimetière, elle possède trois têtes de loup, sculptées dans la façade occidentale, et symbolisant les trois péchés mortels. La voûte est une fausse voûte en plâtre[30]. Le portail en plein cintre est l’ancienne porte sud de l’église d’avant la restauration[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Fontaine-lavoir
Cascade du Saut de la Pie avec, au premier plan, sur une pierre, 0m oeuvre de Paul-Armand Gette

En 2012, Paul-Armand Gette, a réalisé dans les Alpes-de-Haute-Provence, une œuvre intitulée Des cheveux de Vénus aux splendeurs de la nuit qui s'inscrit dans le cadre du VIAPAC, où se mêlent poétique, botanique, géologie et mythologie. L’artiste a placé neufs repères 0m.[31], au moyen de plaques émaillées ou de verre gravé, le long de la D900. Ils forment une ligne appelée « transect »[32] entre Digne-les-Bains et Auzet.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Seyne », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
  2. a, b et c Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  3. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  4. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 5 septembre 2012
  5. a, b et c Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 98
  6. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  7. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 5 septembre 2012
  8. a et b IGN, Carte topographique de Verdaches sur Géoportail (consulté le 11 janvier 2014)..
  9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne)., § 26 499, p. 1455
  10. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22
  11. a et b Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 206
  12. a, b, c, d, e, f et g Daniel Thiery, « Venterol », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 23 décembre 2011, mis à jour le 29 janvier 2012, consulté le 5 septembre 2012
  13. Vanina Susini, Daphné Deverly, « Verdaches », Archéologie médiévale, Éditions du CNRS, no 37, 2007, p. 290-291.
  14. Joseph Billioud, « Les mines de plomb des Basses-Alpes du XVIe au XIXe siècle », Provence historique, tome 8, no 31, 1958, p. 44-45.
  15. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  16. Labadie, op. cit., p. 16.
  17. Labadie, op. cit., p. 18.
  18. Labadie, op. cit., p. 11.
  19. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, 1866. Réédition : Marcel Petit CPM, Raphèle-lès-Arles, 1994
  20. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 2 avril 2014.
  21. a et b G. M., « Un troisième mandat de maire pour Guy Auzet », La Provence, 12 avril 2014, p. 10.
  22. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Sourribes à Volx (liste 8), consulté le 10 mars 2013
  23. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Liste des maires », 2014, consultée le 20 octobre 2014.
  24. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  28. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 288.
  29. Arrêté du 30 janvier 1995, « ciboire », notice no PM04000757, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 24 novembre 2010
  30. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 233
  31. En phytosociologie, le « 0m. » est utilisé pour marquer le point de départ de « quelque chose », indiquer un changement.
  32. Le transect est une ligne que l’on trace virtuellement ou physiquement pour étudier un phénomène et en compter les occurrences.