L'Hospitalet

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L'Hospitalet
Vue générale de l'Hospitalet
Vue générale de l'Hospitalet
Blason de L'Hospitalet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Reillanne
Intercommunalité Communauté de communes Haute-Provence Pays de Banon
Maire
Mandat
Marcel Istria
2014-2020
Code postal 04150
Code commune 04095
Démographie
Population
municipale
89 hab. (2014)
Densité 4,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 05′ 16″ nord, 5° 41′ 57″ est
Altitude Min. 779 m – Max. 1 632 m
Superficie 19,35 km2
Localisation

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L'Hospitalet

L'Hospitalet est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Hospitaliens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
L'Hospitalet et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes sont Châteauneuf-Miravail, Lardiers, Saumane et La Rochegiron.

Le village est situé à 880 m d’altitude[2]. Il est particulièrement exposé au mistral qui descend du plateau du Contrat[précision nécessaire][3].

Géologie[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

La commune se trouve au pied de la montagne de Sambuguet[4], qui fait partie de la montagne de Lure. Au nord de la commune, le col de Saint-Vincent est le passage de l'ancienne voie Forcalquier Saint-Vincent dans la vallée du Jabron (côté nord de la Montagne de Lure). Zone d'alpage, le plateau du Contrat, tranche avec les collines du sud couvertes de chênes et avec les dolines siliceuses de l'est et du sud-ouest colonisées par les châtaigniers[5].

  • Le Narreteau (1 486 m)
  • Col Saint-Vincent

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Hospitalet est traversé par le ravin de la Combe crue[6], cours d'eau de 14,1 km.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 980 ha de bois et forêts, soit la moitié de sa superficie[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Rue étroite protégeant contre le mistral

L'Hospitalet est située en haute Provence et bénéficie d'un climat méditerranéen d'intérieur aux étés chauds et secs, en revanche les hivers sont frais et marqués par des gelées fréquentes. Le mistral souffle parfois violemment bien que la commune soit abritée par la montagne de Lure. Elle peut être plus exposée au levant ou au sirocco, qui surviennent rarement.

Les stations météos proches de L’Hospitalet sont situées à Lardiers (station manuelle) et Forcalquier[7].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Banon auquel appartient L’Hospitalet est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[8], et en zone 3 (risque modéré) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[9]. La commune de L’Hospitalet est également exposée à trois autres risques naturels[9] :

  • feu de forêt ;
  • inondation ;
  • mouvement de terrain : quelques versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[10].

La commune de L’Hospitalet n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[11]. Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[11] et le Dicrim n’existe pas non plus[12].

La commune a été l’objet d’un arrêté de catastrophe naturelle, en 2003 pour des inondations et des coulées de boue[9]. Le faible risque sismique est confirmé par la liste des tremblements de terre ressentis dans la commune : aucun des nombreux séismes de la région n’y a été ressenti[13].

Transports[modifier | modifier le code]

L'accès à L'Hospitalet se fait par la RD12, depuis Saumane ou Lardiers.

Lavoir au Champ de l'Amant

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Trois hameaux sont présents sur la commune :

  • les Girons
  • Champ de l'Amant
  • les Anglars

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les textes vers 1200 (Espitalum). Le terme est un diminutif du provençal espital, l’hôpital, et signifie donc le petit hôpital[14] (dans son sens médiéval, lieu d’accueil), en référence à l’établissement des chevaliers de l’Hôpital[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le seul vestige d’époque gallo-romaine, retrouvé sur la commune, est une tête de mule en bronze[16]. Dans l’Antiquité, les Sogiontiques (Sogiontii) peuplent la montagne de Lure, en étant fédérés aux Voconces. Après la Conquête, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ce peuple est détaché des Voconces et forme une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[17].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Fenêtre surmontée d'un arc en plein-cintre médiéval[réf. nécessaire]

Le village existait avant le XIIe siècle, sous le nom de Girone, lorsqu’il fut donné aux Hospitaliers[18].

L’hospitalet qui donne son nom au village a été fondé par les hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem à partir de la fin du XIIe siècle[19],[20]. Deux dates ont été avancées, la première est celle de 1160[21], la seconde, celle de 1250[3]. Cependant, la possession du prieuré leur étant confirmé dès le début du XIIe siècle, on peut avancer la date de donation du village au Hospitaliers[18]. Et ce furent les Hospitaliers de Manosque qui sont à l’origine de la construction d’un castrum de Hospitalarii[4].

Espitaletum était donc le siège d'un prieuré des chevaliers de Saint-Jean qui ouvrirent une ladrerie (léproserie) à Lardiers[3]. Les Simiane en furent les seigneurs à partir du XIIIe siècle avaient rattaché ce fief à Saumane[2]. La communauté relevait de la viguerie de Forcalquier[18]. À la fin du XVe siècle, il ne restait plus que 2 feux, soit peut-être 9 habitants dans le village[20].

Période moderne[modifier | modifier le code]

Les habitants achetèrent leur autonomie[2]. Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[22].

Dès la moitié du XIXe siècle, la commune, qui compte encore 225 habitants, commence petit à petit à se dépeupler[3].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Monument aux morts.

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 3 habitants de L’Hospitalet sont traduits devant la commission mixte[23].

Comme de nombreuses communes du département, L’Hospitalet se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[24]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[25], ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent L’Hospitalet[26]. Si la commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour rénover son école[27], ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles de L’Hospitalet sont régulièrement scolarisées.

Huit habitants de L’Hospitalet meurent dans les combats de la Première Guerre mondiale. Ce qui va précipiter l'exode rural[3].

Durant la Seconde Guerre mondiale, René Char, dit capitaine Alexandre, commande la section atterrissage parachutage de la zone Durance. Certains parachutages étaient à haut risque comme celui qui eut lieu dans la nuit de 27 au . La dispersion des quatorze parachutes entre Banon et l'Hospitalet n'était pas prévue et parue suspecte. Un seul container put être récupéré par un maquisard de l'Hospitalet. Il contenait 71 mitraillettes Stern, 9 000 cartouches, 231 grenades et 200 kilos d'explosifs. Le SAP ne tarda pas à être informé que ce sabotage était à mettre au compte des gendarmes locaux qui avaient déplacé les repères de largage après les révélations faites par un réfugié lorrain de soixante-quatre ans. Sur ordre de René Char, le délateur fut fusillé trois semaines plus tard devant l'église Saint-Jean-Baptiste de l'Hospitalet [28].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à L’Hospitalet. Le vin produit, de qualité médiocre, était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[29]. De la même façon, l’olivier, cultivé sur de petites surfaces au XIXe siècle, en limite altitudinale, a aujourd’hui disparu[30].

Pour parfaire les installations militaires du plateau d'Albion, le haut-commandement de la force stratégique de frappe avait décidé, au cours des années 1960, d'installer un de ses postes de commandement des tirs dans la montagne. Les restrictions budgétaires empêchèrent cette réalisation. Il ne reste actuellement qu'un trou béant avec une piste sur le versant ouest de la Gardette[5].

L'Hospitalet est particulièrement apprécié des gens venus de l'Europe du Nord, Patrick Ollivier Elliott le décrit comme un village petit mais coquet : « Voyez ses plaques émaillées comme à Paris : rue de l'Église, place des Écoliers, rue du Nène, rue du Doua, ses maisons montées selon le même appareillage que les bergeries de la montagne, son église et, à côté, la tour ronde qui fut un moulin. »[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de L'Hospitalet

Blasonnement :
« De sinople à un pal d’or, coupé d’or à une givre de sinople. »[31]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de L'Hospitalet.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Henri Vidal[32]    
    André Fleutot    
    Jean-Pierre Calcia    
  2014 Yves Lovera[33]    
avril 2014 en cours
(au 21 octobre 2014)
Marcel Istria[34] DVG Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

L'Hospitalet fait partie :

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à L'Hospitalet en 2009[35]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation 5,34 % 0,55 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties 10,60 % 1,32 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties 56,43 % 4,18 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle 13,48 % 0,94 % 10,80 % 3,84 %

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (les deux formant la contribution économique territoriale qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[36]).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, L’Hospitalet comptait 89 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012, 2017, etc. pour L’Hospitalet). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
2 feux 181 227 230 337 261 269 238 262 231
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
223 195 196 180 147 144 161 163 154 149
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
132 134 126 117 107 86 74 66 57 32
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2014 - - -
49 33 52 58 78 88 89 - - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[20], EHESS[37], base Insee à partir de 1968[38],[39],[40])

L’histoire démographique de L’Hospitalet, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1806 à 1846. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique rapide et de longue durée. En 1901, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1831 (1806 est écarté)[41]. Le mouvement de baisse ne s'interrompt définitivement que dans les années 1970. Depuis, la population a repris sa croissance.

Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 40 personnes, dont 8 chômeurs[42]. Ces travailleurs sont majoritairement salariés (22 sur 33)[43] et travaillent majoritairement hors de la commune (18 actifs sur 33)[43].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Vestiges moulin à céréales sur l'aire à battre

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait trois établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et aucun emploi salarié[44].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, était trop faible et couvert par le secret statistique. Il était de quatre en 2000[45], de trois en 1988[46]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement baissé, de 220 ha à 43 ha[46].

Les agriculteurs de la commune de L’Hospitalet ont droit à quatre labels appellation d'origine contrôlée (AOC) (huile essentielle de lavande de Haute-Provence, banon, huile d'olive de Provence et huile d'olive de Haute-Provence) et à vingt labels indication géographique protégée (IGP) dont le petit épeautre et sa farine, le miel de Provence, l’agneau de Sisteron, et les volailles de la Drôme[47].

Parmi les IGP, quinze concernent les vins alpes-de-haute-provence (IGP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée mousseux ou primeur blanc, rouge et rosé, qui ne sont pas utilisées, la vigne n’étant pas cultivée pour une production commerciale dans la commune[29]. De la même façon, on ne produit pas d’huile d’olive à L’Hospitalet[30].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait deux établissements, n’employant aucun salarié[44].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait sept établissements, auxquels s’ajoutent les deux établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant les deux salariés de la commune[44].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est moyenne pour la commune, avec plus entre un et cinq touristes accueillis par habitant[48]. Les capacités d’hébergement de L’Hospitalet sont essentiellement représentées par des meublés labellisés[49], des gîtes et des chambres d'hôtes, soit dans le village[50], soit plus à l'écart dans l'ancien hameau du Champ de l'Amant[51].

Les résidences secondaires apportent un petit complément à la capacité d’accueil[52] : au nombre de 31, elles représentent près de 40 % des logements[53],[54].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le hameau de Girons, encore peuplé au milieu du XIXe siècle[4], était en ruines[2], mais a été reconstruit. Il était doté d’une chapelle Saint-Michel, ancienne église paroissiale jusqu’au XIIIe siècle[18], et de trois fontaines (aujourd'hui disparues). L'ancien hameau du Champ de l'Amant, aujourd'hui devenu un lieu-dit, a conservé son lavoir toujours alimenté en eau[21].

L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, est essentiellement du XIIIe siècle, avec des restaurations en 1865[20],[18]. Elle possède quelques parties qui ont pu être datées du XIIe siècle et qui sont les seuls vestiges du premier prieuré construit par les Hospitaliers[3]. L'abside, en cul-de-four est éclairée par de petites baies. Le chevet est plat et la nef, percée d'archères, ne compte qu'une travée[21]. Le chœur est accosté, au nord, d’une chapelle. Le clocher-tour date du XVIIe siècle selon Raymond Collier[55], de 1865 selon Daniel Thiery[18].

Ancien lavoir

Dans le village, deux logis du XVIIIe siècle se situent dans la rue du Nène, avec passage couvert sur rue et porte datée de 1629[21]. À côté de la mairie, se trouve une maison ancienne, non datée par Raymond Collier[56]. Une remise en forme d'absidiole est accolée à l'arrière d'une habitation et sa couverture est faite en lauzes. Au bas du village, existe toujours le lavoir. Sa construction date du XIXe siècle mais son alimentation en eau est tarie[21].

Restanques et alpages recolonisés par la forêt

Habitat traditionnel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Habitat traditionnel provençal.

Les différentes formes d’habitat traditionnel provençal sont représentées dans la commune : maisons en hauteur au village, où hommes et bêtes vivaient sous le même toit, mais aussi des maisons isolées dans les collines. Au XIXe siècle se sont ajoutées hors du village des maisons à terre. Toutes ces constructions sont pensées pour les besoins agricoles : terrasse pour sécher les fruits, grenier pour serrer le foin et le grain.

Les pigeonniers de particuliers sont souvent construits au XIXe siècle, et se signalent par des plaques vernissées en façade, protégeant les oiseaux des rongeurs. L'approvisionnement en eau des différentes constructions était très souvent complété par une citerne qui recueillait les eaux de pluie de la toiture.

Les cabanons fournissent un habitat aménagé près de champs ou de vignes éloignées.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La scolarisation se fait dans les écoles primaires et le collège de Banon[57].

Sports[modifier | modifier le code]

Site de vol libre au Sambuquet (Saim Buguet) avec deltaplane et parapente[58].

Santé[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Spectacles[modifier | modifier le code]

Tous les étés, une soirée de concert lyrique se déroule dans la nef de l'église Saint-Jean. Et « tard cette nuit-là, un buffet réunit artistes et public, tandis que par la porte ouverte sur la nuit pénètre le parfum bleu des lavandes »[5].

Le village possède un écomusée consacré aux plantes, fossiles, outils anciens et produits de la Montagne de Lure[5].

Cultes[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jean-Baptiste.

La commune fait partie du secteur paroissial Montagne de Lure. Le culte est célébré alternativement dans chacune des églises du secteur[59].

Environnement[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Banon », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
  2. a, b, c et d Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  3. a, b, c, d, e, f et g Patrick Ollivier Elliott, op. cit., p. 155.
  4. a, b et c Jean-Joseph-Maxime Féraud, op. cit., p. 614.
  5. a, b, c et d Patrick Ollivier Elliott, op. cit., p. 156.
  6. Ravin de la Combe crue sur le site du SANDRE
  7. Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  9. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 25 juillet 2012
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  11. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 96
  12. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 24 juillet 2011
  13. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à L’Hospitalet », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 25 juillet 2012
  14. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne). § 27379, p. 1514.
  15. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 59
  16. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 455.
  17. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 18-19
  18. a, b, c, d, e et f Daniel Thiery, « L’Hospitalet », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2010, mis à jour le 7 décembre 2011, consulté le 25 juillet 2012
  19. Raymond Collier, op. cit., p. 93.
  20. a, b, c et d Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 178.
  21. a, b, c, d et e Carnets du Patrimoine, op. cit., p. 302.
  22. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p. 296-298.
  23. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 72.
  24. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  25. Labadie, op. cit., p. 16.
  26. Labadie, op. cit., p. 18.
  27. Labadie, op. cit., p. 11.
  28. Guy Barruol, André de Réparaz, Jean-Yves Royer, op. cit., p. 205.
  29. a et b André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59
  30. a et b Réparaz, op. cit., p. 58
  31. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, 1866. Réédition : Marcel Petit CPM, Raphèle-lès-Arles, 1994.
  32. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 3 avril 2014.
  33. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Cruis à Hospitalet(L’) (liste 3), consulté le 8 mars 2013
  34. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Liste des maires », 2014, consultée le 20 octobre 2014.
  35. « Impôts locaux à L'Hospitalet », taxes.com
  36. Loi no 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  37. EHESS, notice communale de L’Hospitalet sur la base de données Cassini, consultée le 25 juillet 2009
  38. « Résultats du recensement de la population - L'Hospitalet », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  39. « Recensement de la population au 1er janvier 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2012)
  40. « Populations légales 2010 en vigueur le 1er janvier 2013 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2013)
  41. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 288.
  42. Insee, Dossier local - Commune : L’Hospitalet, p. 5 (mis à jour le 28 juin 2012)
  43. a et b Insee, Dossier local, p. 7
  44. a, b et c Insee, Dossier local, p. 16
  45. Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio)
  46. a et b Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio)
  47. « Liste des produits par commune : L’Hospitalet », sur INAO
  48. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6
  49. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 32
  50. Help Vacances Évasion équestre
  51. L'Ourdissoire au Champ de l'Amant
  52. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44
  53. Insee, Dossier local, op. cit., p. 16
  54. Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio)
  55. Raymond Collier, op. cit., p. 141.
  56. Raymond Collier, op. cit., p. 363.
  57. Organisation du transport scolaire par le Conseil Général
  58. Site de vol libre au Saim Buguet
  59. Secteur Montagne de Lure
  • Guy Barruol, Nerte Dautier, Bernard Mondon (coord.), Le mont Ventoux. Encyclopédie d'une montagne provençale