Saint-Paul-sur-Ubaye

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Saint-Paul-sur-Ubaye
Le hameau de Grande Serenneà Saint-Paul-sur-Ubaye.
Le hameau de Grande Serenne
à Saint-Paul-sur-Ubaye.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Barcelonnette
Canton Barcelonnette
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Ubaye Serre-Ponçon
Maire
Mandat
Jan Behets
2014-2020
Code postal 04530
Code commune 04193
Démographie
Gentilé Saint-Paulois
Population
municipale
202 hab. (2014)
Densité 0,98 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 30′ 57″ nord, 6° 45′ 08″ est
Altitude Min. 1 291 m – Max. 3 411 m
Superficie 205,55 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-saint-paul-ubaye.com

Saint-Paul-sur-Ubaye est une commune française, à la périphérie de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, frontalière bordant le Piémont Italien. Elle est sur la partie ouest de la barrière alpine, proche et intégrant les plus hauts sommets de celle-ci. Elle est une partie étroite et effilée du département des Alpes-de-Haute-Provence ; c'est son extrémité nord-est. La rivière Ubaye qui y prend sa source est éponyme de la vallée. Le nom de ses habitants est Saint-Paulois[1] ou Saint-Paulains, et lous Sant Poulencs en valéian[2][réf. incomplète],[3]. Jusqu'en 1820, aucune section de voie carrossable n'y existait[4]. Liaisons entre hameaux et nombreux cols tardivement enneigés étaient donc encore pour longtemps de périlleux chemins muletiers, « pourtant les trois vallées contiguës, affluents du Pô, nommaient le territoire « La Vallée » avec un grand « V » exprimant bien ainsi l'itinéraire majeur vers la Durance… » ; ainsi débute la publication « Les Barcelonnettes au Mexique »[5]. Le chef-Lieu, Saint-Paul est le principal nœud des itinéraires anciens de toute la vallée. Aujourd'hui, son côté sauvage est la principale attraction de la commune. Elle est limitrophe des trois dynamiques de préservation culturelles et biologiques (environ 75 % cumulé) : parc du Mercantour, réserve biosphère Mont-Viso Unesco, parc naturel régional du Queyras.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Saint-Paul-sur-Ubaye et les communes voisines (cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Saint-Paul-sur-Ubaye est la seule commune de France à avoir plus de trente sommets supérieurs à 3 000 mètres sur son territoire. Elle est aussi la 7e plus vaste commune de France métropolitaine. Elle est bordée par six communes françaises et par environ 30 km de frontière avec l’Italie. La distance à vol d'oiseau entre les hameaux les plus éloignés est de 15,7 km. La plus grande diagonale à vol d'oiseau est de 25,5 km. Il y a neuf hameaux importants sans compter les autres habitats dispersés. Des voies touristiques importantes la traversent :

  • mythique ruban routier : le col de Vars appartient à la Route des Grandes Alpes qui passe par le chef-lieu, ouvrant la palette des 7 cols de l'Ubaye ;
  • paradis de chemins (antiques autoroutes à caravanes muletières) : il y a de très importantes étapes de sentier de grande randonnée: GTA, GR 5, GR 6, la Via Alpina circuit rouge, comme aussi des réseaux d'autres sentiers locaux (CCVU et Pays-Sud), etc. Pour le GR6, le hameau de Fouillouse, presque 2 000 m d'altitude, au pied du Brec du Chambeyron, est son point de départ (900 km de cheminement pédestre vers l'ouest). La commune est traversée nord-sud par le sentier international rouge de la Via Alpina (Trieste-Monaco) (tronçons repérés 133 et 134)[6].

Historiquement, la situation stratégique dans le massif en fait un lieu d'étape important, mais cette hospitalité est une charge pour un domaine agricole très alpin. D'un point de vue macro-géographique, l'étape est pratique entre Durance, Embrun, Guillestre et le Piémont. L'enchainement le plus connu est celui des cols de Vars, Larche 2 108 m 1 991 m, en 1515 François Ier, le rend célèbre. Le simple chemin muletier est transformé en chemin carrossable. Ce cheminement carrossable antique principal ne passe pas directement par le chef-lieu, mais le longe pour rester au-dessus du « Pas de la Reyssole » rejoignant Tournoux. Il fut nommé successivement chemin Royal, puis Ducal.

Si ce territoire a refusé les précédentes propositions d'association aux aires périphériques de préservation, en 2006, sa moitié haute à partir du Chatelet a été classé dans l'inventaire Natura 2000 et dans l'Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) comme Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[7].

Communes et vallées voisines[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Paul-sur-Ubaye
Vars, Val d'Escreins Vars, Ceillac Queyras Saint-Véran, Val Varaita
Crévoux et sa vallée Saint-Paul-sur-Ubaye Acceglio & Bellino (Italie), Val Maira
La Condamine-Châtelard, Vallon du Parpaillon Jausiers Meyronnes, Larche, Vallée de L'Ubayette, Vallée de la Stura

Hydrographie et hydrologie[modifier | modifier le code]

Comme l'indique le nom de la commune, Saint-Paul-sur-Ubaye, le lit principal est l'Ubaye. Elle y prend d'ailleurs sa source. Son sous-bassin versant, étendu, comporte des très nombreux affluents. La régularité des débits a permis l'installation de centrales hydrauliques (La Barge, Blachière / Fouillouse-Serenne). D'autres installations seraient pertinentes, celles qui récupèrent les débits très réguliers des rares sous-bassins versants orientés N-Est : vallons de l'Infernet et de Crachet alimentant le Riou Mounal, soit environ 19 km2 de surface d'accumulation hivernale assez protégée des rayonnements. Ils font l'objet de mesures continues du débit depuis très longtemps et le conseil municipal de septembre 2013 en a évoqué l'exploitation. La municipalité a signé une convention d'exclusivité d'étude du site de trois ans fixant un loyer d'exploitation en cas réalisation (société Hydrowat). On trouve au cadastre napoléonien une quinzaine de moulins sur le territoire de la commune. L'hydronyme « Riou Mounal » veut d'ailleurs dire « Riou des moulins » (voir le chapitre moulins).

Géologie[modifier | modifier le code]

Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, les vallées de la commune sont envahies par le glacier de l’Ubaye et ses glaciers affluents, dont le glacier du Riou Mounal et celui du ravin de l’Infernet. Les sommets des crêtes n’ont jamais été recouverts[8].

La géologie complexe du territoire est d'un grand intérêt. Des informations sont aisément disponibles sur le site internet privé « geol-alp.uiad.fr » qui comporte plusieurs pages documentées de description scientifique du territoire communal. Cette complexité et particulièrement la rupture tectonique active sont visibles sur la carte suivante.

Reliefs et glaciers[modifier | modifier le code]

Orologie générale[modifier | modifier le code]

Le « Brec du Chambeyron » frontalier est le plus connu de nos sommets.

Le plus haut sommet des Alpes-de-Haute-Provence est situé entièrement sur la commune. Il s'agit de l'Aiguille de Chambeyron (3 412 m). Il appartient au massif de Chambeyron comportant, entre autres, l'aiguille et le Brec de Chambeyron (3 389 m) dont le sommet se situe sur la frontière franco-italienne. Saint-Paul est le plus haut village de ce département. Le chef-lieu se situe à 1 470 mètres d’altitude[9]. L'habitat est très dispersé, étagé entre les niveaux 1 310 m - 1 975 m d'altitude. Tout ce massif qui fut à toutes époques fréquenté représente, en dehors de l'enchainement le plus connu car routier des deux : col de Vars et col de Larche, approchant 2 000, une autre série de col muletiers fréquentés jusqu'à 2 600 m d'altitude qui furent des passages transfrontaliers secondaires intéressants, mais presque à la seule portée des courageux équipés car ils devaient passer des pierriers ou des névés même en été. Cette difficulté est d'ailleurs marquée dans l'oronymie locale du massif. Étymologiquement Chambeyron est un toponyme très ancien, issu du provençal Chambeire, nom donné aux guêtres et jambières; et du latin pour la terminaison prononcée anciennement "oun". Les anciens prononcent identiquement le toponyme et la jambe avec un T tonique initiale marquée devant le "ch" "tchamba"[10],[11],[12]. Chambeyrounar était le verbe pour "sillonner la montagne à pieds". La terminaison du toponyme "on" prononcée -OUN en est une affective. Elle vient du latin, le chiffre "un", utilisé pour l'unicité, l'affectif, le cœur. Pour exemple très connu c'est "Pitchoun", "Goustaroun", "Tchoucoun", et en toponymie locale "Sautron" (Tsoustroun), "Casson" (Cassoun), "Paneyron" (Paneyroun), Eysillon (Eysilloun),"Parpaillon" (Parpailloun), "Vallon" (très souvent prononcé valloun), "Adrechouns"... Voilà donc un toponyme lié à l'équipement de montagne qui est du même genre qu'« Enchastraye » (Ubac de Faucon) qu'on peut traduire par « mettre ses raquettes à neige ». « Chastre » = petite raquette à neige ronde[10]. Mettre la jambière, par exemple, pour rejoindre sa famille après la saison d'ouvrier piémontais (tailleur de pierres, d'ouvrier agricole, femme de chambre, cuisinière, Lavandière) fut affectivement un moment émouvant. On tardait à passer pour prouver sa fidélité au patron. Ils étaient retrouvés aux printemps piégés, figés dans un linceul glacé, stoppés et attrapés par la soudaine et dangereuse tourmente d'altitude[13]. Dès 1235 la vallée, ses communautés, avec sa charte consulaire, obtient bien plus qu'une autonomie à la manière de grandes cités commerciales, Gènes proche. Elles prospèrent bien différemment de leurs périphéries.

Glace et glaciers[modifier | modifier le code]

texte alternatif
Aiguille de Chambeyron, glacier et lac du Marinet.
Exemple de glaciers rocheux : vallon de la Route (Hautes-Alpes, France).

Ceux encore existant sur la commune :

Nom Hectares Longueur Largeur Altitude maximale
Loup 4,5 325 200 3 100
Marinet W 20 650 420 3 010
Marinet E 6,5 270 350 2 940
Fond de Chauvet 15 830 200 3 160
Pointe Chauvet 5 220 250 3 210
Brec Chambeyron 205 150 180 2 960
Sautron 4 225 200 2 970

Georges Imbert, éleveur de moutons depuis plus de 40 ans, raconte que le vallon de l'Infernet comporte un glacier rocheux (grande profondeur de glace et de roche). Cela alors ressemblerait au glacier rocheux du Parpaillon, redécouvert en été 2006 à la suite d'une très grande faille[14]. Cela est à étudier, mais tous les pierriers d'exposition nord-est sont soumis à des phénomènes qu'on ne nomme pas glacier rocheux car moins profond. Phénomènes de migration-accumulation des frigories, sous forme de glace dans les interstices profonds. Les fusions journalières estivales font migrer lentement en profondeur les frigories (chaleur-latente de fusion-glaciation) et emmagasinent ainsi des quantités très impressionnantes de réserve d'énergies frigorifiques. L'aspect extérieur des glaciers rocheux (glaces fossiles très anciennes enfouies en grande épaisseur) se remarque à la forme des pierriers avec des bourrelets et vagues en partie avale. Certaines zones conservent l'aspect ancien sans pour autant être actives. Un internaute, Jean Mezin, résume bien les périodes glaciaires en Ubaye.

Climat[modifier | modifier le code]

En 1936, Fernand Bérenger dans un article sur Saint-Paul dit : « avec le reste de l'Ubaye, le village partage le privilège d'avoir un climat sec ; l'atmosphère y est très pure et l'air limpide : c'est là, bien plus qu'entre Menton et Saint-Raphaël, que se situe le pays légendaire du ciel bleu[15] ».

Le vent dominant d'ouest s'additionne à la brise thermique de vallée diurne, aussi appelé par les spécialistes météo vent anabatique, transportant les calories de la Provence (celles du climat méditerranéen). Aux heures les plus chaudes de la fin de journée, le rayonnement solaire pénétrant dans les bas apporte lui aussi des calories, l’accumulation étant favorisée par l'orientation dominante est-nord-est/ouest-sud-ouest. L'écoulement des masses d'air assez axé à la vallée permet plus de laminaire, ce qui favorise la cohérence de la couche de sol et le rendement des échanges thermiques de convection à son contact. Ces phénomènes prolongent une douceur tardive crépusculaire et augmentent les assèchements de masses d'air. Le ciel y est souvent dégagé. Les précipitations sont remarquablement réduites. Comme dans le pays d'Embrun, le phénomène montagnard courant de couche d'inversion est quasi inobservable en Ubaye (mer de nuages) à cause d'un air très sec.

Par contre, les territoires contigus plus à l'Est ont un scénario très différent, plus humide et nuageux. En effet, le refroidissement soudain des masses d'air en descendant les pentes et vallées orientales, moins éclairées, offre souvent un royaume à la nebbia (brouillard dense collant aux pentes) ; conséquence la végétation du versant italien est différente. Illustration de ce contraste, trois toponymes au sud-est, localisés dans un triangle équilatérale de 2 000 m et un dicton sont liés à cette frontière climatique : « Colle-de-la-Nubiéra » qui se traduit « col de l'aire des nuages » (nom italien du Col-de-« Stroppia » 2 865 m = le passage des troupeaux); la « Tête-de-Cibiroles » (en valéian « Sibiéroulas » = tourmente sifflante en puissants tourbillons [16]) ; à côté du col Vallonnet (2 524 m) la « Tête de Plate-Lombarde (2 609 m) » vent froid E.N.E.; Dicton local : « Quand lou Tchambeyroun a lou capéou, pastré prenné toun mantéou » = « Chambeyron coiffé de nuages, berger prend ton manteau » [17].

Deux autres toponymes sont liés aux vents : "crête-de-Ventefol" (Nord du chef-lieu) et "Béal-des-Sibières" (900 m au nord-ouest de la limite communale, proche du col de Vars) (sens: petit ruisseau à écoulement intermittent de l'aire des tourmentes sifflantes). Pour ce dernier c'est le vent de Nord-N.-ouest (mêmes jours que le Mistral).

Le vent de la pluie abondante est nommé récemment le « Retour-d'Est » ; il est orienté en fait E.S.E., dit aussi vent de la dépression du Golfe de Gênes.

En août, c'était traditionnellement la période des cumulonimbus et orages de l'après-midi, mais depuis trois ans, c'est plutôt juillet qui est mouillé 2012-2014 (pas en 2015). Habituellement, juillet bien sec permettait une bonne fenaison et la pluie d'août le regain (la repousse).

Chaque hameau a bien-sûr son méso-climat ; certains plus favorables :

  • le vallon de Serenne est bien nommé car plutôt protégé des vents (l'hypothèse toponymique est non confirmée mais il est possible que le sens globale cumule aussi celui de "lieu protégé des désastreux passages de troupes par opposition à tous les hameaux avals et du Melezen"),
  • le plateau de Tournoux est orienté soleil levant et protégé du vent dominant,
  • le plateau des Prats reçoit beaucoup de soleil,
  • le hameau de Fouillouse.

Les lieux-dits et les hameaux[modifier | modifier le code]

Moutons en altitude
Moutons en altitude.

Le village compte de très nombreux hameaux. En exceptant les petits refuges de bergers, beaucoup de bâtisses sont disséminées dans les alpages comportant a minima deux niveaux : une bergerie et une grange. Elles étaient particulièrement vivantes de fin mai à octobre : les meyres. Presque une sur deux étaient de véritables maisons. Abandonnées en hiver, elles servaient surtout en milieu d'été jusqu’à tard dans l'automne. Chaque hameau avait ses propres quartiers d'été. Les anciennes cartes d'État-Major indiquaient à tort « métairies » alors qu'il s'agissait de maisons d'estive, en patois les « Meyres ». Certaines, remplies de fourrages, servaient aussi d'abris, en début ou en fin d'hiver, pour une partie du troupeau. Ces « meyres » étaient très pratiques car toutes les zones herbeuses d'altitude avaient une vocation agricole. Leur situation permettait un double bénéfice : évitant à la fois de descendre le fourrage à la maison dans la vallée, comme aussi de monter du fumier nécessaire à l’amendement. En effet, les terres étaient même cultivées au-delà de 2 300 m (fourrages divers, seigle, lentilles, blé, etc.).

Le chef-lieu[modifier | modifier le code]

Tête de Cassoun (2 565 m).

Il est situé à 1 470 m d'altitude. Il est en amont proche d'un imposant encaissement, verrou géologique, de l'Ubaye : la « Reyssole ». Si ce bourg n'est pas tellement plus gros que les Serennes réunis (plus haut). Historiquement, il fut une étape nécessaire sur une voie majeur de franchissement du massif. En effet il est idéalement placé pour remplir une mission d'hospitalité entre Guillestre (haute Durance) et l'accès au Piémont (plutôt par Larche). Ce hameau chef-lieu fut cœur administratif, commercial et culturel de la communauté. Il comportait des greffiers, des notaires, un archiprêtre, un juge, des lieux d'hospitalité nombreux, des commerces alimentaires, des artisans (cordonnier, forgeron, boulangers, boucherie-abattoirs). Pendant les deux mois de solstice d'hiver, le lieu est frais, sa position montagnarde encaissée l'expose peu au rayonnement solaire. La place principale, au solstice, y reçoit alors moins d'une heure et demie de rayonnement direct, d’ailleurs fractionnée d'une occultation : la « nuchette » (la crête concernée, au sud, est bien nommée : « Miéjour »). Ce bourg comporte plus de quatre grandes écuries par opposition aux autres hameaux qui n'ont que des étables agricoles. Il comportait un grand presbytère d'ailleurs un peu somptueux qui est devenu vers 1945 un hôtel touristique (actuellement hôtel du Chamois-bleu) avec un jardinet bien clos. La dévotion à saint Jacques marque l'attachement de la population de ce carrefour à sa mission hospitalière. La taille des maisons nécessitée par l'autarcie hivernale, laisse une impression très forte par la hauteur qui trahit aussi des compléments de vocation non agricole.

Anciennement, tous les plus beaux espaces périphériques étaient préservés pour les activités agricoles. Par exemple à cette fin, la première voie carrossable vers le col de Vars passait par la « Traverse » (chemin rive droite du Riou-Mounal) (il est de 1515, Bataille de Marignan) puis vers (1850), la nouvelle voie démarrait le long, rive gauche du Riou-Mounale, assez proche du lit dans les pentes abruptes et fraiches mal exposées. En remplacement, c'est seulement cent ans plus tard que le tracé actuel emprunta le tracé d'aujourd'hui, beaucoup mieux exposé.

Chalet d'alpages, les « Meyres »
Chalet d'alpages, les « Meyres ».

Les quartiers d'estives du village sont eux aussi froids car tous à l'ubac sauf un. Il y a peu de bâtisses d'estives (plus de simples abris) dans les quartiers d'été qui sont Miéjour, Pellat, Sagnes, Bouchier, Lauzon, Champs-des-Goytes. Un seul quartier est à l'Adroit, « Ventafol ». Les beaux quartiers agricoles appartenaient plus aux autres hameaux.

C'est en 1848 que le franchissement carrossable de la Reyssoles, en galerie à profil linéaire, est percé (sans passer par Tournoux). 1 200 mètres de cheminements complexes nouveaux furent réalisés, dans un passage encaissé, difficile, dangereux, dans des roches friables et des pentes fluentes, avec deux ponts (l'investissement et l'entretien futur furent longtemps très lourds). Le passage antérieur, lui, obligeait à monter 170 m plus haut. C'est peut-être la popularité de la route des Grandes Alpes qui est à l'origine de l'élargissement de la voie unique pour une voie de chaque sens. Auparavant, les flux commerciaux se faisaient plutôt dans la direction du Guillestrois par le col de Vars (exemple : les blocs de marbre de Maurin). Il fallut attendre vraiment très très longtemps pour que ce passage soit enfin bien sécurisé (vers 2000).

À partir de 1960, une politique d'habitat extensif (résidence secondaire et touristique) a multiplié l'emprise sur les surfaces agricoles. Cela a beaucoup modifié l'aspect paysager général du chef-lieu. Avec le hameau des Gleizolles, ce sont là presque les seuls espaces communaux soumis à cette politique urbanistique de « mitage de l'espace » (néologisme provenant des PLU).

Estrech et Bonis (proche amont du chef-lieu)[modifier | modifier le code]

Le colportage fut un art très ubayen.
Le colportage fut un art très ubayen.

Le quartier de « L'Estrech » est beaucoup plus connu que celui Des-Bonis et sa désignation exacte est "Pont de l'Estrech". C'est le hameau très visible de la voie principale, surplombante qui se dirige vers le font de la vallée. En hiver, comme en été, ce hameau est un point de départ, un passage fréquenté des randonneurs, circuits pédestres de « mises-en-jambes » par la poursuite vers l'amont: trajets de l'ubac, départ aussi vers Fouillouse, canal de Debalens, GR6, etc..

Le très petit quartier Des-Bonis est globalement lui au-dessus de la route, dans ce creux discret, autour du carrefour de descente vers l'Estrech. Cette descente à l'Estrech, aujourd'hui voie secondaire, était jusqu'au XIXe siècle la voie principale vers l'amont de la vallée.

Le hameau de l'Estrech, un lieu de passage qui fut animé[modifier | modifier le code]
  • Cheminement antique :
    • Vers 1870, la voie, au-dessus du hameau, en direction du fond de vallée, fut réalisée (500 m de traversée dans la « Rochaille »)[18]. Elle traverse cette "Rochaille", une arête schisto-rocailleuse gélive, torturée, peu hospitalière qui descend abrupte jusqu'à l'Ubaye, à partir des pâturages-prés de Ventefol situés 700 m plus haut. Pour obtenir cette déviation traversière, un net raccourci bien horizontal en ligne de pente, il fallut beaucoup de travail. C'était sur plus de 200 m et dans une pente à plus de 45 % : percements, pioches, pelles, contreforts maçonnés, petites combes franchies, petits ponts (pierres de taille). Cette voie resta inférieure à 2 m de largeur longtemps. Dynamite, mécanisation permirent lentement d'augmenter les « garages », puis de vrais zones de croisements (Garage: nom local de dégagements qui imposaient l'arrêt complet pour ces croisements).
    • Antérieurement, tout le monde descendait donc jusqu'au bord de l'Ubaye, traversait le hameau, longeait l'eau pendant 700 m et remontait ensuite en pente assez douce vers le pont de Riou-German de Petite-Serenne. Ce hameau était donc pittoresque ! On peut facilement imaginer là qu'il y ait eu une échoppe, un lieu de restauration, etc. Se trouvait là un des plus importants moulins de la commune (chapitre spécifique).
  • Toponymes « Pont de l'Estrech » et « Serennes » probablement liés :
    • Contrôles et surveillances des passages : L'Estrech était donc très aisé à surveiller et contrôler. L'origine toponymique des "Serennes" est probablement lié à cette zone amont préservée des mouvements incessant des troupes passant au chef-lieu. On peut l'illustrer aisément.
      • par l'évènement de l'année 1630. Cette barrière naturelle compléter d'un système de verrouillage a protégé « les Serennes » de l'épidémie de peste de 1630. Celle-ci avait très largement touchée la Provence, comme le nord de l'Italie. Les habitants émus d'être épargnés tinrent leur promesse. Ils érigèrent la chapelle, remerciements des prières exaucées, sous la double titulature de saint Sébastien et saint Roch à Petite-Serenne, le plus proche de « L'Estrech ». Elle fut mise en service vers 1650. C'était alors l'effervescence (très ubayenne) des « Confrérie de pénitents », stimulée par la Contre-Réforme. Trop petite, elle fut reconstruite à trois travées en 1719, et légèrement déplacée, comme le laisse supposer la « pierre de réemploi » et le panneau de commentaire récent apposé par le conservateur des monuments historiques sur le a façade ouest.
        Pont de Pont de l'Estrech sur un extrait de la carte nouvellement découverte, établie entre 1749 et 1755 sous la direction de Pierre Joseph de Bourcet, ingénieur militaire. Chef-d’œuvre aquarellés, dessinés au 1/14 400e.
      • par le toponyme des parcelles agricoles juste en amont qui vient confirmer cette hypothèse. En effet, le nom du groupe de parcelles au déboucher amont de l'Estrech s'appelle « Les Tours ». En étudiant les photos aériennes, on perçoit légèrement la place des fondations posées exactement à l'endroit central de la position défensive nécessaire. Cet emplacement a un talus dont le tracé est assez nettement artificiel. Malgré tout, la carte de Bourcet de 1754 n'en fait pas du tout mention.
      • par encore cette carte, très clairement qui mentionne un chemin connu des anciens, contournant la Rochailles par son sommet à 2 000 m, le plateau de Ventafol soit 600 m plus haut (un chemin récemment disparu car la famille Faure-Pellissier 1880-1955 (parents adoptifs de Catherine Gertosio-Guichard) et la famille Pascal y faisait lentilles, seigle et fenaison au début XXe. Ce chemin faisait donc la jonction entre « Bonis » et « Entre-Ruines » mais le chemin dans la gorge à une partie qui a glissé.
      • par le toponyme « Panestrel » : dernière observation sur cette carte de Bourcet, le toponyme Estrech n'y est pas porté, à la place se trouve « Panestrel », certains diraient une erreur de cartographe, mais peut-être pas si l'on considère que les toponymes souvent guident et incitent les personnes passant pour la première fois car ce toponyme signifie pas ou peu de chemin ; insistant peut-être au franchissement de l'Ubaye vers l'ubac pour rejoindre les chemins vers Saint-Ours (La-Mirette, Bouchiers, Mirandole) et ainsi dégager les risques d'avoir des intrus aux Serennes (panestrel a la même racine latine que "estrées » et la terminaison « el », « elle », « olle » sont des diminuatifs comme « ette » mais souvent attribué pour les cheminements et passages).
      • Conclusion partielle, la période d'activité de ce système défensif au débouché de l'Estrech semble correspondre aux deux cents ans 1515-1713 où l'Ubaye est disputée entre Savoie et royaume de France.
    • Vents : La deuxième hypothèse toponymique des « Serennes » est la protection naturelle des vents par un encadrement protecteur aval précité et un amont, le verrou géologique-gorge du Châtelet surplombant le village de plus de cent mètres.
    • Pont étroit : Pour interpréter le toponyme, les habitants disaient souvent que le pont muletier était fort étroit, ce qui est erroné. Comme expliqué au début aucun chemin traversier (adret comme ubac) ne permettait d'éviter le hameau pour aller vers l'amont de la vallée (tout au plus traversant l'Ubaye des chemins permettaient de rejoindre Saint-Ours par Mirandole). La morphologie géologique contraignait à un cheminement bas, sensible aux crues de l'Ubaye dans cette partie étroite. « Pont de l'Estrech » se traduit donc, « hameau du pont de l'étroiture ». Étymologiquement, « estrech » (catalan, occitan) est issu du latin « strictus », comme Lettret ; en effet, il y a 100 m entre les deux rives. Certains textes anciens désignent d'ailleurs le hameau de manière contractée « L'Estrech ». Les raisons d'un oubli, si rapide (un siècle), de la signification pourtant si simple, peut venir que des traversées ne paraissent pas impossibles de loin ; elles ne sont pourtant praticables que par des chasseurs enragés ou tout juste de petits « pastres » (berger) agiles et léger. Ils se faufilaient pour exploiter quelques « Cougnets » (coins) impossibles. Il est vrai aussi que dans toutes les directions, cette étroiture s'efface dans leurs arrière-plans hautiés majestueux du massif. En face, le toponyme désignant la pente est très évocateur de la situation : « Debalens », qui est au pluriel désignant des pentes où l'on ne peut pas tenir debout, que l'on utilisaient comme lançoire pour les troncs coupés au-dessus aux « Mastretas ». La surface est pour moitié boisée et certains plans de schistes lustrés reflètent les lueurs. Pourtant, la très ferme volonté des anciens a eu l'audace d'imaginer un canal d'irrigation le traversant. En effet, 400 m plus haut, ils ont exploité le seul passage envisageable pour inventer 1 500 m de canal gravitaire, non sans relever le défi des franchissements de combe par des gorges-canaux en bois, irriguant les prés en biais de la « Mirette » (toponyme qui souligne la qualité du point de vue), (le but fut de récupérer la bonne source du flanc Est de l'arête des Mastrets pour la ramener et hydrater les terres jusqu'à l'ouest plus aride.
    • Enfin, dans ce toponyme « Pont de L'Estrech » se pose aussi la question, du pont qui est concerné : celui traversant l'Ubaye ou celui, tout petit, qui était sur le Sarret. Ce dernier, tout le monde y passait et n'existe plus car il n'est plus nécessaire. Celui de l'Ubaye, est à vocation agricole, mais pas seulement ; comme les 3 autres ponts qui assuraient ce besoin de franchissement vers l'ubac ; ces ponts eurent aussi une utilité dans le franchissement du massif (vers Fouillouse et Mirandole). Les 4 ponts concernés sont donc : 1) Saint-Paul, 2) Estrech, 3) Petite-Serenne et 4) Grande-Serenne (celui du Châtelet existe depuis seulement 1888).
  • Crue-fontaine-source-eaux-arrosage :
    • Le hameau de l'Estrech était protégé des crues centenaires par un épais talus, sur-épaisseur sur le cône de déjection du lit du petit torrent très souvent sec descendant d'adret, le « Sarret ». Ce lit n'est pas en talweg creux, mais surhaussé, formant un épaulement contenant ce lit artificialisé, très anthropisé. Les rives sont de doubles murets encadrant deux talus (intrados et extrados muretés, parfois de plus de 1,5 m de haut). Cette « bonne tenue » préserve l'espace bâti et ses entourages (potagers, jardinets, contours et prés). Cette hydronyme « Sarret » souligne d'ailleurs cette surépaisseur du niveau général. Cette technique très intelligente est courante en montagne. Elle permet de conserver les matériaux charriés par le torrent pour réaliser l'endiguement pondéral et solide ; formant une puissante digue, peu destructible par les crues centenaires de l'Ubaye. Sans lui, jamais ce quartier n'aurait résisté au temps. Allongé jusqu’à la confluence, il avait donné des espaces de jardins, de prés protégés du vent et à l'exposition estivale favorable [19].
    • Malheureusement la crue de 1957 l'emporta, jusqu'au pied de la dernière maison, tout fut « mangé » ; en patois on dit chavé. C'est la moitié des prés bas du hameau qui ont disparu ! La rectitude approximative des flancs axés atténue la vision du virage du lit de l'Ubaye (plus de 45°), mais là, juste en amont, à cet endroit elle « tape » sur la berge. En 1957, ce fut donc très impressionnant ! En plus la fonte de la neige donnait un « fort bouillon » au « Sarret ». Les flots s'étant largement étalés et ralentis sur les prés, ils n'ont heureusement quasiment pas entamé le talus aval du lit du torrent des Bonis (identiquement aussi aménagé). En 1958, une digue bétonnée rive droite fut une évidente nécessité. Les dégâts étaient très importants et la peur de ce qui aurait pu arriver de plus aussi. Le virage amont, méandre de l'Ubaye, devait être renforcé. Réorienter le lit, comme avant, l'obligeant, le contraignant à une trajectoire « pied d'ubac », il le fallait. D'autres risques avals, en cascade, le justifiaient aussi.
    • Dans l'extrémité Est du hameau, le chemin précité montait donc sur ce talus du Sarret (riou souvent sec) et il y avait un très simple et sommaire pont pour passer ce petit creux, au lieu de descendre en radier pour remonter à nouveau. Il était inutile d'en espérer l'eau nécessaire aux jardins. La source potable de la fontaine était insuffisante, si bien qu'un ingénieux système avait été inventé, à l'intérieur de ce talus, à travers, profondément, perpendiculairement à son axe, un canal d'eau souterrain de section élevée d'environ 0,4 m² recevait l'eau canalisée ressortant du moulin en amont (disparu aussi en 1957). Ce canal permettait une hydratation gravitaire de tous les jardinets, jusqu'après le four à pain, puis les prés. Ce canal passait donc suffisamment profondément pour être sous le lit du Sarret.
      Les sources du plan de Phasy
      Les sources du plan de Phasy à Guillestre sont sur la même faille géologique.
  • Médecin : La tradition orale rapporte que désespérée, la cour royale (savoyarde), aurait entendu parler du médecin du hameau de l'Estrech. Elle lui aurait fait appel pour soigner la princesse au plus mal, à Turin, au XVIIe siècle. À l'automne, ce médecin, après la traversée du massif, arrivant fatigué fut de présentation peu soignée. Il aurait été mal accueilli par les gardes de la citadelle qui mettaient en doutes ses affirmations. Il demanda qu'on lui apporta un peu d'urine de la princesses pour l'étudier. Ils lui amenèrent de l'urine de porc. Bien vite, il dit : « donnez-lui des châtaignes et à la Noël, il y aura 2 bons centimètres de lard ! » Il fut alors introduit à la cour et la soigna immédiatement. Refusant tout honoraire, il demanda par contre la gratuité, aux très réputés thermes de Vinadio pour tous ses compatriotes Saint-Paulains. L'autorisation permanente très ancienne, signée par la Savoie, aurait pu être perdue avec le rattachement du versant alpin à la couronne de France au Traité d'Utrecht (1713). Elle eut pu générer la désuétude de cette tradition et la perte des conditions exactes de l'autorisation[20].
  • Conclusion : Pour terminer cette présentation du « verrou » de « l'Estrech », on peut dire qu'avant 1860, les deux communautés franchement séparées (Chef-lieu/Serennes) étaient assez distinctes.
Les Bonis (quartier des « bonus »)[modifier | modifier le code]

Ce toponyme n'est pas au singulier, mais au pluriel ! La racine étymologique latine va dans le sens de « bon quartier », quartier à « bonus ». Attention aux habitudes grammaticales car en latin « bonus » est un singulier et son pluriel donne bonis. Les petits « plus » du quartier sont surtout liés aux paramètres mésoclimatiques, par comparaison à ceux du quartier de l'Estrech qui lui cumule des handicaps : risques d'inondation, expositions solaires entravées par la proximité du masque sud, froidures hydriques cumulées de l'Ubaye et de l'ubac, amplifiées du refroidissement éolien par l'accélération moyenne de l'air de l'effet Venturi de « l'Estrech=étroiture », alors que ce quartier des « Bonis » a comparativement des atouts ! Très antiquement, le riou de Ventafol a profondément « chavé » à l'Est le talus. Il l'a érodé. Ce plat agricole surplombant protecteur dégage un espace abrité. Côté ouest, le phénomène est un peu identique avec le « riou » des Bonis. Ce creux de confluence qui est en amont de la route est bien encadré, bien protégé des vents. Creux de convection thermique, la douceur préservée s'y maintient ; écarté et protégé de l'Ubaye (200 m horizontalement et 30 m verticalement), il bénéficie d'expositions solaires anticipées efficaces (plus du levant) (et marquant en hiver). L'efficacité est amplifiée par l'encadrement des arêtes latérales : à l'ouest, talus du Serre, à l'est prolongement vers le bas du « Bec de l'Aigle », comme plus à l'Est de la « Rochaille ». Un autre paramètre aussi, la facilité d'irrigation de parcelles attenantes comparativement à l'Estrech. Les parcelles agricoles ouest plus hautes par contre nécessitaient d'ingénieux entretiens, coopérations fraternelles avec « Les Prats ».

Par opposition, il y a deux menaces qui pèsent sur lui. Celle qui vers 1980 a failli conduire à son évacuation par affaissement de terrain en amont. La deuxième concerne les crues orageuses. Elles ont d'ailleurs conduit à un arrêté d'utilité publique en 2013 pour le curage du torrent.

En amont, disparu dans les 40 dernières années, envahi par les broussailles, un bon chemin muletier montant, rejoignait directement le plateau agricole « des Prats ». Sa pertinence permettait entre autres jusqu'en 1960 à la tournée à vélo du facteur de gagner à la descente plus de dix précieuses minutes [21]. Sur le cadastre du milieu Modèle:S-XIX, il y a deux parties à ce quartier (Bonis-haut et Bonis-bas), le bas comportait au moins deux maisons de plus que celle qui se trouve-être l'actuelle maison d'hôte « La Posada ».

Les hameaux des Serennes[modifier | modifier le code]

Les Serennes

Situés à 1 520 m, c'est une succession de proches groupes de maison, assez alignés à la route, principalement séparés de quelques combes. La principale combe, au plus gros débit, comporte le torrent du Riou-German drainant les principales pentes du versant (sous-bassin versant de 50 hectares), rassemblant surtout les eaux des deux vallons : Pierres-Rousses et La-Drêche (ravin des Mourrasses), surmontés en parties sommitales du Paneyron (2 785 m à l'ouest) et de 2 sommets supérieurs à 2 750 m. Plus à l'Est en remontant la route, le clocher anciennement paroissiale domine, les deux ravins Des-Combes qui y confluent (sous-bassin versant de 10 hectares), c'est là que se trouve cimetière et ancienne école. Ces hameaux avaient des quartiers d'été très importants et bien exposés, aux adrets : Bérarde (4bât.)[22], la Rua, Peymian (4bât.), Basse et Haute-Coulet (14bât.), les Roberts (4bât.) ; mais inconvénient, ils ne furent pas desservis de chemins agricoles charretiers[23]. En face, le côté ubac (rive gauche de l'Ubaye), se trouve un torrent à débit régulier celui du « Pinet ». La Grande-Serenne est à proximité de l'aire de la confluence de la « Baragne » (torrent coulant à l’ubac provenant de Fouillouse). Dans ses deux tiers hauts, la déclivité augmente encore et aussi avec une voie de circulation étriquée. Ce hameau souffre beaucoup de cette circulation automobile délicate. Avant la construction du pont du Chatelet, une bifurcation descendait raide vers l'Ubaye, la « Via-Nova » la traversant. Le pont d'importance rejoignait cette rive-gauche qui fut accès principale à Fouillouse (Valonnet, Saint-Ours, Val Maira, etc.). À cette confluence, il y eut un moulin remplacé maintenant d'une centrale hydroélectrique (depuis 1960 environ).

Le hameau de Fouillouse[modifier | modifier le code]

La description ci-dessous est volontairement réduite. Vous pouvez compléter par le chapitre fortifications ou par l'article : Fouillouse (hameau).

Historiquement isolé et peu peuplé, il est très intéressant de remarquer que le hameau est érigé en paroisse en 1534[24]. C'est peut-être la plus petite paroisse qui fût jamais créée.

Fouillouse est situé à 1 900 mètres, dans un petit vallon sud-est, drainé par la Baragne. Il fut très cher à l’abbé Pierre car ses ancêtres en sont originaires. Il y venait en vacances régulièrement. Le torrent de la Baragne vient du pied ouest du Brec du Chambeyron, alors que l'affluent plus dans l'axe du vallon s'appelle le riou du Vallonnet. Le vallon du Vallonet débouche vers les lacs de l'Oronaye, Roburent, Argentera en Italie. Le village est depuis 1900 un accès fréquenté pour profiter des randonnées d'altitudes autour du refuge du Chambeyron. Anciennement en période estivale, l'accès au Piémont, Stura, par Larche, se faisait aussi par le col de Mirandole et Saint-Ours ou Valonnet en passant par Fouillouse (Roca-Blanca pour rejoindre le « Val-Maira »). Le stationnement de troupes au cours des siècles, sur le vallon, est perceptible. Le vallon axé aux cheminements principaux de franchissement du massif, il était donc très important de le surveiller (aussi pour les douanes et les trafics).

L'accès au village, se fait depuis seulement 1883 par la route actuelle. En effet, c'est cette importance stratégique du vallon qui a rendu possible ce tracé très délicat et pittoresque actuel dont l'atout majeur est lié à l'exposition solaire de sa pente. Il y a deux ouvrages carrossables typiques impressionnants et renommés, à voie unique : le pont du Châtelet qui traverse une gorge très abrupte, surplombant l'Ubaye de plus de 100 mètres et il est suivi juste après d'un petit tunnel dans une roche très dure de 35 m, tout aussi étroit. Pour valider ce tracé, il fallut aussi imaginer deux lacets dans une pente à la déclivité marquée.

Il faut tenir compte que cette voie est très peu bordée de glissières de sécurité (10 % au plus), comme aussi des 4 épingles-à-cheveux. Il faut donc redoubler de prudence (et bien plus à la descente). Au cœur de l'hiver, les possibilités de croisement y sont remarquablement réduites. Depuis 2007, la circulation dans le hameau est interdite et un grand parking d'environ cent places est disponible 200 m avant.

Le hameau de Saint-Antoine[modifier | modifier le code]

Situé à 1 651 m, c'est un hameau 2 000 m après le verrou géologique du Châtelet. L'endroit est assez encaissé. C'était surtout un village d'estive. Depuis 1990, ce hameau s'est beaucoup embelli avec de vrais maisons plus confortables. Le maire du mandat 2008-2014, Michel Tiran, a inauguré un séjournement à l'année.

Hameau Saint-Antoine
Hameau Saint-Antoine.

Les hameaux du vallon de Maurin[modifier | modifier le code]

La description ci-dessous est réduite. Complétez par l'article: Vallon de Maurin.

Il est au nord-est allant jusqu'aux sources de l'Ubaye. C'est un chapelet de hameaux en fond d'une vallée assez étroite qui est à presque 2 000 mètres d'altitude. Il comporte quatre hameaux, distants de 2 800 m (à vol d'oiseau) pour seulement 90 m de dénivelé : La-Barge, Maljasset, Combremont, l’Isus (Saint Roch avant la révolution). La route d'accès à cette partie de la commune n'est déneigée en hiver que depuis 1972[25]. C'est donc au minimum 11 km à ski qui les séparaient de Serennes. Ce tronçon de vallée resserré était difficile à entretenir à cause des pentes avalancheuses. La-Barge son premier hameau initie un cheminement carrossable très étroit à travers les maisons à voie unique. Il empêche la progression plus haut des véhicules aux gabarits importants : les limites administratives imposées sont de 3,5 tonnes et en largeur à 1,6 m environ. Les murs des maisons et les avancées de toiture sont régulièrement endommagés.

Les habitants racontent qu'il y avait un dernier hameau à 1 000 m plus loin en montant, Saint-Bernard, qui aurait été détruit par un glissement de terrain (la carte de Cassini et celle de 1754 en porte mention).

Sur ce territoire se trouve une carrière de marbre blanc/vert, utilisée au XIXe siècle (une ophicalcite sous le nom de marbre vert de Maurin). De cette carrière provient une partie du marbre utilisé pour faire le tombeau de Napoléon Ier, aux Invalides. Depuis 2006, la circulation dans le hameau de Maljasset et au-dessus est interdite. Un grand parking d'environ cent places est disponible 300 m avant. Le hameau Maljasset, est un des principaux départs de ballade. Il comporte trois lieux d'hébergement et de restauration actifs, dont un du CAF[26].

Vers le col de Vars, les hameaux du Melezen[modifier | modifier le code]

Col de Vars
Col de Vars, limite départements longtemps frontière Dauphiné-Savoie.
Signalétique cyclotourisme sur la D 902
Signalétique cyclotourisme.
Melezen, généralités[modifier | modifier le code]

Influence organique, ce quartier est aligné au chemin. Chapelet de hameaux qui fut frontalier jusqu'en 1713 Dauphiné-Savoie. Cet axe est gratifié de rayonnements matinaux anticipés, même au solstice hivernal, en effet, la coïncidence à l'horizon (vallon de l'ubac de Saint-Paul, vallon de Bouchier), donne une très belle perspective dégagée sur le massif. Il permet cette pénétration matinale par la crête, « Tête-de-l'Homme », qui est a une distance de 5,5 km de l'église du Melezen (centre focale du hameau). Avec 700 m de dénivelé (soit 7° d'élévation), voilà donc un contraste très fort avec le chef-lieu qui voit 4,5 heures plus tard le soleil. Plus tard dans la saison, la dérivation progressive vers l'Est de ce levée du jour n'est pas altérée par une crête. Par-contre, aux couchers du soleil, la proximité des crêtes ouest anticipe l'occultation, contrastant beaucoup avec le hameau frère très proche, « Les-Prats », lui idéalement éclairé du matins aux soirs. Éparpillés, tous ces groupes de maisons sont assez ordonnés au long de l'antique chemin pentu, du col de Vars toujours en rive gauche du Riou-Mounal jusqu'en bas, ils s'égrènent, parallèles au vallon. Le chemin était dit : chemin « royal » (« Ducal » sur le cadastre de 1702). L'attribut « royal » pourrait provenir de 1515, car il fut là agrandi à 1,3 m (mini) environ. En effet, la troupe a été obligée d'élargir ce chemin qui était muletier pour le rendre carrossable pour le premier grand conflit d'artillerie. Son importance, à partir de cette année-là, le fit peut-être progressivement, prendre en charge par la maison de Savoie. En bas, le cheminement se poursuivait principalement vers les pentes boisées d'Ubac (basculement en rive droite), en direction du goulet d'étranglement de l'Ubaye. Un surplomb de passage nommé la Reysolle donnant la direction aval de l'Ubaye, vers Tournoux, c'est-à-dire sans aller vers le chef-lieu. Ce tronçon du chemin antique (carrossable dès le XVI) rive droite, est appelé « La Traverse ». À partir d'environ 1700, un effort important de fortification de ce cheminement militaire stratégique vers « Larche » se réalise. Le tracé pentu du chemin royale du Melezen fut l'unique voie carrossable vers Vars jusque environ 1848, où des améliorations furent entreprises, continument améliorées, pour suivre l'évolution du transport.

Dans cette zone habitée, « Le Melezen », se trouvent de très nombreuses confluences de ravins accidentées et des combes. Les tracés successifs de la voie carrossable en furent ainsi souvent modifiés. Certains tronçons anciens sont aujourd'hui devenus quasi invisibles et impraticables (absence d'entretien + pâturage + enfouissement de la fibre optique haut-débit transfrontalier 1999). Ancrés sur ses pentes sud-ouest assez ensoleillés, ces lits de rious, sont souvent secs. Par contre, les deux confluences principales qui alimentent le débit du Riou-Mounale sont rive droite. Ce sont celles des deux vallons parallèles d'en face, de l'ubac, elles viennent de l'ouest : « Crachet » et « Infernet » (très fréquenté pour le ski-alpinisme). Rive gauche, la partie la plus haute de cette zone habitée, débute juste en face de ces confluences. À partir de celles-ci, le torrent se nomme alors Le « Riou-Mounal ». Cet hydronyme, comme le toponyme « Les Molles » (du latin Molla = meule), vient des activités hydrauliques et meunières[27] (pour des précisions voir le chapitre moulins).

Le premier groupe de maisons en arrivant du col se nomme « L'intra ». Cette toponymie « Valéiane » signifie « l'entrée ». Enfin en lieu sûr, à l’abri du couloir à vent du col, pouvaient-ils, s'arrêter, se restaurer ? Ils arrivaient dans une nouvelle entité culturelle locale « Ubayenne » rattachée à la Savoie. Avant 1713, ce hameau était donc le premier en arrivant du Dauphiné. Une étude détaillée reste à entreprendre pour lister les très nombreuses composantes du système défensif local, lié à cette frontière (voir chapitre autorité seigneuriale).

Les hameaux du Melezen[modifier | modifier le code]
Melezen, extrait de la Carte de Bourcet (1754).
  • L'Intra-Haut : Le hameau est situé à 1 772 m d'altitude. Les maisons y sont très ordonnées alignées au chemin. Comme dit plus haut, ce hameau est le mieux exposé autour du solstice d'hiver. Il garde le soleil très tard par l'axe du vallon de l'Infernet (crête éloignée à 4 300 m qui donne un angle favorable d'élévation au coucher d'environ 14°). Malgré sa proximité, avec la crête de la Roche-Miéjour, elle occulte seulement quelques jours le soleil hivernal vespéral (20 jours de nuchettes avec plusieurs occultations). Il suit la longue crête séparant le vallon de l'Infernet de celui de Claous (Crête d'alt. 2 004 m d'altitude dans le 180° puis s'élève progressivement jusqu’à 2 945 m d'altitude, en s'éloignant vers le Sud-Ouest). En amont existaient deux très grandes maisons dont il ne reste que ruines.
  • L'Hôpital : Le hameau comportait seulement deux maisons qui sont encore utilisées. Il est juste en dessous du précédent hameau. Son toponyme n'est plus usité, il était visible sur la première carte d'état-major. Les anciens disent que le toponyme est lié à une propriété de « section de commune » dont les fruits de la location approvisionnaient la « caisse de secours ». Cette hypothèse est peu étayée. Le toponyme est peut-être lié à un ancien lieu d'hospitalité.
  • L’Intra-Bas, appelé aussi L'Alpe-Bleu : Le hameau est situé à 1 730 m d'altitude (50 jours de nuchette). Il était lui décalé du chemin royal antique. Il était en contrebas, en direction du Riou-Mounal. C'était le chemin d'accès principal au quartier utilitaire de l'« Ubac »: accès à deux moulins (écartés de seulement 150 m l'un de l'autre) [28], passage vers le versant opposé rive droite, versant agricole et forestier, accès aux « choulières ». C'est-à-dire les potagers non clos utilisant fraicheur et humidité du versant (la pression de la chasse sur la faune sauvage ne nécessitait pas alors de clore les jardins). Il comportait une très grande maison supplémentaire dont on peut voir les ruines à l'ouest.
  • Le Serre : Le hameau est situé 50 m plus haut que le chemin principal antique à 1 740 m d'altitude. Au XIXe siècle, il comportait deux fois plus de maisons qu'aujourd'hui[29]. Jean Olivéro, né là en 1950, cite en partie haute 4 maisons supplémentaires disparues et deux en aval plus proche du ravin de Pénier. Le hameau est aujourd'hui un peu difficile d'accès en voiture (anciennement trois chemins secondaires y parvenaient). Autour du solstice d'hiver, pendant 80 jours, il y a une occultation solaire vespérale anticipée liée à la proximité de la « Roche Miéjour ». Il est difficile d'imaginer un hameau sans fontaine, ni source, et pourtant cette réalité perdura jusqu'à l'arrivée d'une l'adduction communale en 1981, vrai bouleversement. En épaulement, jusque-là ce quartier était seulement parcouru par un canal partiellement artificiel, nommé le « Bialet », passant à l'Est dans la « Fonze » (creux des prés Est). Son entretien régulier important était contraignant (débit et curages). Il alimentait tous les usages d'eau (jardins, lavages, boissons, etc.). Un « Bachasse », bassin en bois, rempli par lui, permettait la lessive de tout le hameau. Afin d'être à débit permanent, le « Bialet » était alimenté par une dérivation d'eau du riou des « Abrets ». C'est 240 m plus haut que se faisait la prise, au-dessus du quartier de fauche de « Selce », à 1 970 m d'altitude. Il était parfois faible à l'étiage. Le canal irriguait un peu les prés, mais pour éviter les pollutions, sa déclivité restait forte pour que l'eau ne stagne pas. Jean Olivéro souligne d'énormes difficultés hivernales d'eau qui conduisaient souvent à des allers-retours pour chercher des bidons de la source de l'Intra. Au fortes pluies du vendredi 19 octobre 1961 ce canal avait aidé une poche d'eau dans la soirée à déclencher un glissement de terrain parti de 1 950 m d'altitude et descendu 50 m plus bas que le village en noyant de boue cailloux et branches la maison habitée la plus haute.
  • La Rua : Le hameau est autour de l'église ; il est désigné aussi les Molles-hautes. Les maisons étaient toutes ordonnées autour du chemin principal. La première carte d'état major nous dit qu'il y avait deux fois plus de maisons. C'était le plus important des hameaux avec un système défensif. Avec le hameau suivant, le soleil est très peu présent en hiver à partir de la mi-journée. En 1780, le quartier est érigé en paroisse (église, presbytère et cimetière sont construits). À la fin du XIXe siècle, comme la déclivité du chemin principal était très forte (à dessein), un accès automobile carrossable par le haut fut nécessaire. Il fallut enjamber les ravins successifs par des ponts. Ce nouveau cheminement avait beaucoup métamorphosé ce hameau. Vers 1950, le grand pont automobile enjambant le ravin de « Peinier » permit une traversée directe et sûre. Ce grand beau pont de pierres de taille avec une portée d'environ 35 m est accolé aux maisons. En effet, son tablier est au même niveau que la toiture de l'église. La confluence parallèle suivante qui est très proche (où passe la voie carrossable), est nommée ravin de Sagnes-Rondes. Sa dénomination est équivoque, tant et si bien que les habitants le surnomment aussi le ravin du « Maille ». Ce ravin là aurait dû aussi comporter un pont ; mais il a été uniquement commencé. Il n'a pas été fini pour cause de faillite de l'entreprise. Selon Mr Imbert des Prats (1929), le ravin de « Peinier » se prononce « Pinier ». L'interprétation relevée par F. Arnaud en 1920 [30] est : Pie-noir (L'hyper-lien précédent fait un lien avec cette race de vache, mais interprétation n'est validé par aucun locaux.). Jean Olivéro du village raconte que son père lui disait qu'un incendie très ancien aurait fait disparaitre une forêt de pin très ancienne. Il est vrai que quelques troncs secs trainent çà et là. Il raconte qu'en tous les cas avec ses parents, il allait à l'automne, à la recherche de cônes de cimbro pour en extraire les pignes qui sont non seulement comestibles mais aussi très goutteuses. Il dit aussi quelques-uns de ces pins se trouvent sur le flanc nord du col, mais le Cassenoix moucheté est un concurrent très vif pour cette récolte qui est toujours difficile.
  • Les Molles est situé à 1 600 m d'altitude. Si aujourd'hui, il ne reste qu'une très grande maison perpendiculaire au chemin antique, il y en avait environ 5 autres plus petites avant 1850 (C-ét.m.). Ce hameau était un carrefour. C'était jusqu'environ 1868, la bifurcation entre les deux chemins principaux : celui vers l'ouest carrossable (premiers carrossages en 1515), désigné « La Traverse », allant vers Tournoux et aussi Saint-Paul, l'autre qui restait rive gauche, jamais ne sera carrossable. Il permettait d'accéder au chef-lieu, mais sa géologie avale, de marnes calcaires, rend son terrain très peu stable. En patois, le lieu se prononce « Muretières » qui veut dire Marmottes. Dans cette dernière direction, il y a, à nouveau, plusieurs confluences qui ont créé des combes et des ravins (ravin des Muratières, combe des Espagnoles, etc.).
Cheminées de fées aux Murratières
Cheminées de fées aux Murratières.
  • Champ-Grandet : Le hameau à 1 650 m d'altitude, est plus haut que le chemin antique. Jusqu'au début du XXe siècle, ce hameau était même assez isolé. En 1960, il était encore très peuplé. Il comportait même une école qui rassemblait tous les enfants du nord du chef-lieu.
  • Pramotour (orthographié aussi -moutour ou -montour) : Ce hameau est celui situé à 1 550 m d'altitude, plus bas, juste après un dernier ravin, celui des « Villasses » et du « Bec de l'Aigle ». Ce hameau était lui directement sur ce chemin antique. Il comporte une seule grosse maison. C'est là, à partir de ce lieu, que le cheminement est enfin aisé, jusqu'au chef-lieu. François Arnaud (alpiniste), en 1906, nous dit dans son « Correctif de la carte d'ét.Major » que le toponyme « Pramotour » a le sens des « prés moutonneux », tout bosselés. En effet, la partie amont, avec quatre zones de confluence qui se rejoignent et encadrent très nettement ces terrains instables délimités par le ravin des « Muratières » et celui avant « Pramotour » est très bosselée. Très souvent, cette assertion toponymique occitane courante désignant des prés avec des affaissements furent francisés par exemple : Pra-Mouton, 05200, Saint-André-d'Embrun ; Pra-Mouton, 04170, Vergons ; Pramouton, 05200, Les Orres. Pour l'illustrer cela, parlons de la fibre optique transfrontalière : elle quitte pendant toute cette traversée, l'ancien chemin pour longer la route actuelle. He bien là alors qu'elle est sophistiqué, stabilisée par drainage, sous le « Champ-Grandet », une partie de cette route moderne reste toujours instable. Ce sont aussi ces terrains qui ont donné les cheminées de fées qu'on retrouve à deux endroits : au site très connu de la combe des « Murratières », mais aussi plus bas, dans une partie de la combe du « Riou-Mounal ».
Melezen, conclusions[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, il est difficile de l'imaginer, mais ce parcours jusqu'au chef-lieu était ardu et laborieux. C'est là que se trouve la raison surprenante de l'obtention en 1780 de l'érection du Melezen en paroisse. À vol d'oiseau, il y a seulement 2,5 km entre les deux clochers !... Entre 1850 et 1950, ce cheminement va être souvent amélioré.

Le hameau des Prats[modifier | modifier le code]

C'est un hameau au milieu d'un plateau agricole bien exposé. Il est situé à 1 675 m au Nord du chef-lieu. Il fut toujours à l'écart, protégé par de nombreux obstacles de franchissements. La cime du Bec de l'aigle domine et son arête inférieur comme la combe empêche complètement la progression vers l'est. La vue est particulièrement intéressante vers le massif du Chambeyron, comme vers le chef-lieu.

C'est le seul de tous les hameaux de la commune qui ne fut jamais une étape de passage. Tout au plus un passage discret pendant les conflits armés. Le principal chemin antique fut celui descendant directement vers le chef-lieu. Trop abrupte, celui-ci resta toujours muletier. Le hameau, toujours resté assez habité, est maintenant accessible par 1 600 m d'une route goudronnée très sinueuse, étroite, datant d'environ 1860 qui démarre à partir de la route du col de Vars, sous le hameau de « Champ-Grandet ». Un autre chemin piéton d'importance rejoignait l'amont du chef-lieu, au hameau des Bonis[31].

Ce hameau dispose d'un pré-carré d'estive agricole « l'Alpe ». À partir du chef-lieu, l'antique carrefour, celui entre le chemin des Prats et celui rejoignant le Melezen s'appelait la Croisette (le pré contigu, rendu constructible en 1960, est cadastré au Chef-lieu 695). En regardant le cadastre amont des Prats, il est curieux de constater que les très nombreux chemins sont fort bien délimités.

Tournoux: un plateau historiquement convoité[modifier | modifier le code]

En 1316, la communauté médiévale autonome de Tournoux, (27 feux) est fortement dépeuplée par la Peste noire et la guerre de Cent Ans. Elle sera annexée par celle de Saint-Paul au XVe siècle[32]. Son territoire va être métamorphosé régulièrement par l'évolution des arts militaires, jusqu'à la dernière guerre mondiale : pour plus d'informations consultez l'article du Fort de Tournoux, Redoute de Berwick et l'hyperlien vers le chapitre "Fortifications", ainsi que la belle carte de 1754.

Le hameau est à 1 480 m, sur un plateau (150m au-dessus du niveau du lit de l'Ubaye, exposé sud-est et bien protégé des vents). La pénétration solaire de l'aube se fait facilement autour du solstice hivernale dans l'azimut 130° par le talweg de l'Ubayette. Elle permet une grande anticipation du levée du jour sur le hameau à cause de l'éloignement de l'horizon dans cet axe. L'exposition est favorable à l’agriculture. Un lac de 2,2 hectares (22 000 m2), fort agréable s'y trouvait jusqu’à environ 1730. Il fut asséché volontairement étendant la zone agricole de ce plateau qui devait nourrir des troupes nombreuses (traces toujours visibles sur le cadastre voire en ref sur le site Géoportail [33]). Ce hameau fut une halte essentielle du "chemin royal".

Un chemin qui fut muletier (mais très difficile) rejoignant le Parpaillon dans la barre rocheuse descendant très raide ce nomme « Le pas du roy ». Il est encore à peu près entretenu par la CCVU pour rejoindre les Pras de Condamine et aussi le Belvédère, la chapelle Saint-Anne, la station de ski de Ste Anne. C'était une voie vers Embrun.

La tradition orale de Tournoux, comme aussi l'érudit Ubayen François Arnaud (alpiniste) notaire, rapporte qu'il y eut une implantation templière au village (XIIe et XIIIe siècles)[34].

Son toponyme a plusieurs interprétations :

  • certains parlent d'un général romain Turnus,
  • d'autres toponymistes disent que c'est un oronyme pré-gaulois venant de « turno »[35],[36].
  • effectivement la récurence de ce toponyme sur le massif est significative: lieu-dit Tournoux: 05130 Fouillouse; 05290 Puy-Saint-Vincent, 05110 Curbans.

Les Gleizolles: l'aval de la commune[modifier | modifier le code]

Vue aval de Saint-Paul à la confluence de l'Ubaye et de l'Ubayette
Vue aval de Saint-Paul, confluence Ubayette, carrefour col de Larche ; terres Sud de Tournoux ; village de Condamine
L'Ubaye en aval de Saint-Paul
Partie aval de Saint-Paul, vue dans l'autre sens, à partir de Condamine.

Pour finir la description de tous les hameaux, voici celui le plus bas de la commune 1 310 m. Il est situé à la confluence de l'Ubayette, un accès routier au col de Larche (aussi appelé Magdalena) et à l'Italie. C'est donc un important carrefour routier. C'était un village assez important dont la moitié aurait disparu avec les crues. L’abbé ALBERT Antoine 1783 [37] en parlant de Meyronnes rapporte que le premier habitat se trouvait au hameau des Gleisolles, et que les habitants s’installèrent progressivement à "Meyrolles".

Michel Meyran, le menuisier actuel, bien connu, raconte que le site fut par le passé très soumis aux risques naturels multiples. Jusqu'en 1900, il n'y avait pas encore d'arbres protecteurs (juste de petits arbres jeunes) sur les pentes. Des plantations importantes avaient été faites par l'ONF (le toponyme récent « Bois de la Sylve » (Ubac) en est issu, culture conifère). La pression sur la forêt avait été, avant, majeur (construction des forts environnant). Les avalanches de pierres et de neiges menaçaient souvent jusqu'au cœur du village. Deuxième menace récurrente, pression lourde, l'ensevelissement des débordements charriés par l'Ubayette aux crues. Ils imposaient de reconstruire souvent les maisons. Sur ce point, il donne des explications très précises. Il dit que pour rentrer dans toutes les maisons, il faut descendre, même celles du XVIIIe siècle, de plus de 1 m. Il dit qu'en deux mille ans, il y aurait peut-être 10 m d'épaisseur de couches successives accumulées à cet endroit. Il dit que toujours les infiltrations d'eau de pluie du sol, comme aussi tous les creusements pour travaux, trahissent et révèlent des parties d'habitations anciennes.

Il y avait dans ce village une église qui fut paroisse. L'église fut ruinée en 1959, il ne reste que le cœur. Tout au cours des âges en remontant le temps, ce carrefour fut occupé par l'homme et nombre de textes le citent. La tradition orale rapporte une mauvaise interprétation de sa toponymie et nombre de fausses informations fantaisistes de personnes sans scrupules maintes fois repris ensuite. On a même été jusqu’à inventer de fausses preuves au XVIIe siècle. On peut résumer la situation en disant que l'importance de ce passage a nourris les imaginaires de fantasmes. C'est surtout le passage de François premier pour Marignan qui a marqué les esprits pour toutes les générations. Trois mille sapeurs y ouvrirent à la fin juillet 1515 un chemin carrossable, où, du 4 au 9 août 1515, en cinq jours, passèrent environ 30 000 fantassins, 9 000 cavaliers, 72 gros canons et 300 pièces de petits calibres (voilà ce que dit la page Wikipédia Col de Larche).

Trois hypothèses toponymiques ont été avancées :

  • Pour certains le hameau doit son nom à Glocula, la femme d'un Romain qui a donné son nom à Tournoux : Archives archéologiques Les Alpes-de-Haute-Provence Géraldine Bérard, Guy Barruol font le point page 439. Ils listent tous les ouvrages anciens qui relate cela. Une étude de 2006 envisage que l'origine de cette affirmation longtemps reprise soit une falsification [38].
  • Ce serait pour d'autre l'aspect géologique du terrain et le toponyme viendrait de glaise.
  • Dernière version peu écoutée, la tradition orale raconte insistante que le nom du lieu pourraît-être une déformation d'ecclesia (église). Cette hypothèse est soutenu par Michel Meyran, menuisier actuel. Il livre des informations qui n'ont pas été étudiées: une très grande église était sous les fondations de sa maison. Il dit que des restes des piliers de la nef ont été abattus en 1945. Cet édifice n'était pas du même côté du chemin principal que l'église du XVe siècle dont il reste le chœur. Dans leur "Patois du Queyras" MM. J.-A. Chabrand et A. de Rochas affirment ce lien toponymique du hameau avec un édifice religieux. Aussi cette affirmation avait été relayée dans une conférence de 1963 "Aperçu historico-militaire de la vallée" faite aux officiers du 11e bataillon de chasseurs alpins et disponible sur internet[39]. Un dicton local publié en 1920, nous donne la graphie locale du mot église, effectivement proche: Prôchi de la glèisa, luénc de Diéou; traduit: Près de l'église, loin de Dieu[40]. En 1884, M. Isnard dit que "Val·des·Mont" (appellation Renaissance des hautes-vallées de l'Ubaye) [41] selon le récit de la Passion de saint Dalmas, texte du VIe siècle, la vallée de l'Ubayette (ecclesie Moccensium ou Moccensis) et la haute vallée de la Stura (ecclesie Pedonensium rattachée à Pédona) constituaient des communautés religieuses unies: au XIIe siècle, le Val-des-Monts et la vallée de la Stura ne formaient qu'un seul bailliage, tant il est vrai que les hauts et surtout les cols unissent les populations de versants opposés (archevêché de Turin). Cette hypothèse est longuement argumenté et développé par Guy Barruol dans les années 1960 [42] (Conséquence: les Gleisolles pourrait-être alors le lieu de rencontres provinciales des communautés chrétiennes et de leurs structures avec l’archevêché d'Embrun: monacales (au départ bénédictine) et aussi séculières.

Illustrant bien les problématiques du lieu, il ne reste plus rien des nombreuses redoutes. Dans cette direction stratégique (vers Meyronnes), le passage dans la gorge de l'Ubayette contient 1 500 m très difficile qui furent militairement très fréquentés. Certains passages ne laissent que 20 m d'enchevêtrement de roches avec la rivière dans les jambes. Il était probablement peu praticable la moitié de l'année. Le cheminement alternatif par le chemin du bois d'Ubac (Silve) était lui aussi plein de glace souvent. Le cheminement, rive droite, dans la « Rochaille » qui a des pentes très forte, est très récent. Il y a là trop de glissements et d'éboulis (il était impossible de passer là avant environ 1850). Le temps passé autour de ce verrou, par les autorités militaires pour construire des ouvrages défensifs, a beaucoup fait réfléchir au sujet. Hyperlien vers le chapitre fortifications qui complète bien celui-ci.

Risques naturels[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Paul-sur-Ubaye n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[43] ; aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[43] et le Dicrim n’existe pas non plus[44].

Le risque de feux de forêt s'est assez rarement concrétisé.

Risque sismique[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Barcelonnette auquel appartient Saint-Paul-sur-Ubaye est en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[45] maintenant en vigueur. Plusieurs tremblements de terre ont été ressentis sur la commune, atteignant ou dépassant l'intensité V sur l’échelle EMS-98 (dormeurs réveillés, chutes d’objets). Les intensités indiquées ci-dessous sont celles correspondant à la commune (Échelle Medvedev-Sponheuer-Karnik jusqu'en 1971, Échelle macrosismique européenne ensuite) ; l’intensité est habituellement plus forte à l’épicentre lui-même :

  • séisme du 23 février 1887, d'intensité VI, avec un épicentre à Bussana Vecchia[46] ;
  • séisme du 19 juillet 1938, d'intensité VI-VII, avec un épicentre à Guillestre[47] ;
  • séisme du 17 février 1947, d’intensité V, avec un épicentre en Italie[48] ;
  • séisme du 4 mai 1958, d’intensité V, avec un épicentre à Valdieri[49] ;
  • séisme du 5 avril 1959, de magnitude 5,5 et d'intensité VII-VIII, avec un épicentre situé dans la commune même[50],[51]. Ce séisme a été suivi de fortes répliques (dont une le 17 juillet 1959, d'intensité V) qui se sont prolongées pendant plus d’un an[52] ; il a provoqué d’importantes destructions dans la commune (voir sections suivantes)[53] ;
  • séisme du 6 juin 1971, de magnitude 3,4 et d’intensité V, avec un épicentre à Mont-Dauphin[54] ;
  • séisme du 7 avril 2014, de magnitude 4,8 et d'intensité V-VI[55], avec un épicentre dans le massif du Parpaillon, à égale distance de La Condamine, Crévoux et Saint-Paul-sur-Ubaye[56],[57]. Un séisme de magnitude 4,3 s'était produit exactement au même endroit le 26 février 2012, mais il n'a été ressenti à Saint-Paul qu'avec l'intensité III[58].

Risques d’inondations, glissements et de mouvement de terrain[modifier | modifier le code]

Inondation[modifier | modifier le code]

L'étendue du bassin versant expose à des risques de crues; encore plus vif au printemps lors de la fonte des neiges d'altitude et les conjonctions liées aux vents chauds poussiéreux du sirocco (1957, 2008) (élévation brutale de température, augmentation des coefficients albédo, risques d'orages).

La commune a été l’objet de deux arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue en 1989 et 2008[45] ; une autre coulée de boue, importante mais qui n’a pas provoqué de catastrophe, a eu lieu en août 2002[59]. En 1998, un important éboulement concerne les versants de la Reyssole[60]. En 2006 et 2008, plusieurs avalanches causent des coupures de la RD 902[61].

Purge lac sub-glacier de Chauvet[modifier | modifier le code]

Inattendu en 1997, un phénomène qui n'avait jamais été observé avant ici, une poche d'eau sub-glaciaire (glacier Chauvet) s’est vidangée brutalement : celle-ci a relâché 75 000 m3 d’eau le 25 juillet, entraînant 40 000 m3 de terre, arbres et roches dans le vallon Chauvet, jusqu’à l’Ubaye, créant une embâcle partielle. En 2008, la vidange s’est effectuée en deux fois, les 17 et 21 juillet[62]. Ces poches d'eau profondes montent en pression lentement avec le dénivelé à cause du bouchon de glace se reformant en hiver. L'exemple de la catastrophe de Saint-Gervais du 12 juillet 1892 est un peu similaire (menace de la zone habitée en moins). Le phénomène est observé depuis 1970. Compte-rendu du nouveau centre Ubayen Séolane.

Risques d'avalanches neigeuses[modifier | modifier le code]

Risque avalanche

La dernière synthèse administrative officielle (janvier 2013) rapporte[63]: (Les remarques en petits caractères sont des commentaires rajoutés par des wikipédistes)

  1. La « cabane des ponts » a été souvent endommagée par l’avalanche (no 50). Il est d'ailleurs interdit de se garer et même tout simplement de s'arrêter pour cette raison à cet endroit (500 m réparti autour de l'épingle-à-cheveux). Bizarrerie, la Cabane des « Ponts-et-chaussées » est implantée à un endroit très risqué (placée assez haute sur la route du col de vars au départ du vallon fréquenté du Crachet: ski de randonnée particulièrement). Anciennement, elle était un lieu de repli nécessaire à la protection de l'employé, qui à pied assurait la permanence de ce point singulier. À cet endroit proche du col de Vars, la pente est très forte et le vent nord-ouest des jours de mistral forme beaucoup de congères. Il est très courant de voir des accumulations couper la circulation parfois plusieurs jours. Ce risque de coupure est redoublé au printemps par des coulées de fluage du manteau de neige lourde. Difficulté de cohérence un grand parking s'y trouve (fréquenté).
  2. Le souffle de l’avalanche du Mélézen (no 37) est remonté près des maisons en 1936. (deux coulées descendants de la « Roche-Miéjour » et remontant en face, en encadrant le hameau: celui comportant l'église).
  3. Celui de l’avalanche du Vallon Claous (no 34) est remonté à la route D902.
  4. L’avalanche de La Lauzière (no 29) a coupé la route D902, notamment en 2006. Pour supprimer ses risques, elle a fait l'objet l'année suivante d'un traitement par une longue digue parallèle dans la pente pour sa déviation vers le creux de La Fortune.
  5. La route a également déjà été coupée par l’avalanche du Pas de la Reyssole (no 15) et les avalanches (no 31 à 33).
  6. L’avalanche de Font Grande (no 25) est déjà arrivée dans les prés bordant la route D125.
  7. L’avalanche de Riou Sec (no 27) est déjà passée sous le pont de la route D902.
  8. L’avalanche du Champ des Goht (no 18) a plâtré les premières maisons de Tournoux en 1952. (très surprenant????)
  9. Les avalanches de la Pinée (no 23 et 24) ont quant à elles coupé la route D900.
  10. L’avalanche du Ravin de Bouchiers (no 3) qui descend face à Saint Paul a atteint l’Ubaye en 1952. Selon Roger Tormento (bar de l'entrée) tout l'été le restaurateur à fait des sorbets avec la fraicheur du névé.
  11. Le hameau de Fouillouse est concerné par les avalanches (no 77, 78, 80 et 86). En 1706, une avalanche aurait emporté des maisons et fait 18 morts.
  12. La route d’accès à Fouillouse a déjà été coupée par les avalanches (no 85 et 87).
  13. La route d’accès à Maljasset est concernée par de nombreuses avalanches d’ampleur. On retiendra principalement l’avalanche de Broussille (no 123) dont le souffle est déjà remonté à la D25.
  14. Le hameau de La-Barge est entouré par les avalanches (no 105 à 107) dont certaines ont déjà touché des maisons.
  15. Le hameau de Maljasset est entouré par les avalanches (no 115 à 118, 120 et 130). Les avalanches (no 115 et 116) ont touché des maisons. L’église de Maurin a été emportée par une avalanche le 14 janvier 1531. Cet été 2014 cette avalanche très puissante est passé au ras de l'église en aval. En 1920 la plate-forme pont roulant, installée derrière l'église de Maurin, qui permettait de soulever les blocs de marbre pour les poser sur les camions fut renversé et détruit par l'avalanche poudreuse au souffle puissant.
  16. L’avalanche des Ribes de Prafournier (no 122) est déjà passée entre les maisons de Combe Brémond.

Risques de glissement de terrain et chutes de pierres[modifier | modifier le code]

La commune est très exposée à ces risques. Les jours de pluie et d'orages, la circulation doit s'adapter aux risques particuliers de circulation automobile (longs cheminements sans issue ; éboulis réguliers ; coulées de boues). Quelques tronçons exposés ont fait l'objet de travaux importants d'aménagements techniques.

Tronçons singuliers :

  1. Rochailles de Serenne : pierres et roches.
  2. Hameaux Estrech-Bonis : une enquête publique est ouverte du lundi 21 mars 2016 au vendredi 22 avril. Auparavant des zones de glissement ont donnés des inquiétude dans les années 1990. La préfecture avait même un temps envisagé l'évacuation des hameaux. Régulièrement les orages entrainent des débordements boueux ou lave-torrentielle [64].
  3. Tronçon Châtelet—Saint-Antoine : pierres, roches, avalanches.
  4. Nombreux tronçons vers Maurin : très nombreux : pierres, roches, avalanches.
  5. La route de Fouillouse : 5 km de lacets étroits (voie unique) très peu bordés et en mauvais état.
  6. Pas de la Reysolle : En 1849, même sans la dynamite (Brevet 1867), la voie carrossable est ouverte dans la gorge (premier véhicule à moteur a pu passer vers 1895). Environ 100 m de dénivelé par ces gorges rocheuses, étroites et sinueuses furent gagnés. Auparavant le cheminement vers l'aval passait horizontalement plus haut par Tournoux[65]. Une galerie de 250 m a donc été creusée dans la paroi et deux ponts furent réalisés (abandonnés en 1957). Ce cheminement fut longtemps soumis à des risques nombreux différents. Pendant plus de cent ans, ces risques étaient la bête noire des autorités. L'encorbellement rocheux et friable était au début si impressionnant que certains habitants ont certainement refusé de passer par là. Le « pas de la Reysolles » qui fut de très nombreuses fois modifiés est l'endroit de la commune qui a coûté le plus cher. Beaucoup de voitures furent cabossées. Un cantonnier à pied, avec une pelle et une brouette, assurait des permanences journalières (jusqu'environ 1980). En 1998, un premier important éboulement a détruit un camping-car. Les passagers furent terrorisés par l'accident. Quelques semaines plus tard, un autre éboulement, sans tiers accidenté, eu pour conséquence une coupure du passage de plusieurs mois (déblaiement, évaluation, sécurisation)[66].
    1. Les inondations de 1957 ont emporté des tronçons amont et les ponts.
    2. Elles ont conduit à inventer un changement de rive pour éviter la zone amont très fluente et avalancheuse. Deux nouveaux ponts importants et un tunnel de 200 m en partie amont, ainsi qu'une digue en partie avale furent réalisés (en partie amont, pendant les cinq ans de travaux, la route passait en bas proche de l'Ubaye, pour remonter ensuite dans la galerie de roche).
    3. Ce tunnel fut pendant 40 ans très exposé au gel. Les résurgences d'eaux souterraines faisaient d'énormes stalactites et des monticules de glace. Dans la Revue de géographie alpine 1990[67], Michèle Evin, géologue, fait le point. Depuis, ce tunnel a bénéficié d'une très importante rénovation : un chemisage isolant et drainant.
    4. La galerie a été couverte à moitié dans les années 2000 et un emballage grillagé du reste des parois (anti-chutes de pierres) a aussi été réalisé.
    5. En aval, une zone avalancheuse, coupant régulièrement la circulation au printemps, a fait l'objet d'aménagement. Une digue spéciale avalanche a dévié son cours : « La Tourne » tourne d'avalanche de la Montagnette (2008).
    6. Les derniers travaux ont été le nouvel éclairage permanent du tunnel. tout ces travaux métamorphosent complètement cet accès au chef-lieu.
  7. Chamgrandet : Les problématiques sont déjà décrites au dernier item du chapitre ci-dessus "Melezen".
  8. Lauzière-Tourne de l'avalanche : Maintenant la déviation des avalanches neige-mêlées de pierres est efficace mais nécessite un curage annuel de la zone de collecte.
  9. Riou-Sec (aval Reysolles) : 20/7/15 vers 18:30
    côté gauche le pont cassé; au centre ancien pont qui a repris du service quelques jours
    Vidéo L'orage de grêle d'une puissance inouïe, avec de très forte rafales de vent, comme jamais, d'une soudaineté, avec une chaleur moite, a provoqué:
  • L'obturation sous le pont et la vague de lave et roches ont provoqué sa rupture. Il était déjà partiellement endommagé (garde-corps) et obturé samedi. Il avait été construit en 1963 en béton armé avec 15 m de portée, 7 m de large, des culées de 4,5 m de haut sans compter la hauteur de fondations. Samedi 25 juillet quotidien La Provence page 2: 20 000 m3 à évacuer, reconstruction du pont évalué à 1 million €.
  • De mémoire, jamais ce riou n'a été si fort. Des témoins disent que la descente des matériaux est partie de très haut. La piste de la traverse 300 m au-dessus du pont est totalement ravinée au passage du Riou-Sec.
  • Il a aussi débordé rive-droite dans le bois de pins, en amont du premier virage de la route de Tournoux.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 328, alors qu'il était de 318 en 1999[Insee 1].

Parmi ces logements, 31,2 % étaient des résidences principales, 65,7 % des résidences secondaires et 3,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 93,0 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 6,7 % des appartements[Insee 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 77,5 %, en augmentation par rapport à 1999 (70,1 %)[Insee 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Le nom du village apparaît pour la première fois vers 1200 (castrum Sancti Pauli), nom en lien avec le saint de consécration de l'église: Paul (apôtre).
  • En 1998, la commune de Saint-Paul devient Saint-Paul-sur-Ubaye [68].
  • Sant Pol en valéian[2][réf. incomplète],[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

L’Âge du Fer est très bien représenté dans cette vaste vallée, notamment par de nombreuses sépultures[69].

L’époque gallo-romaine est également représentée (monnaies romaines)[70]. Des vestiges ont été mis au jour à Saint-Paul, Tournoux, Gleisolles. La via Lictia traversait le territoire de la commune[71].

Dans l’Antiquité tardive, Saint-Paul fait partie de la vallis Moccensis[72], d’après le nom de la famille romaine des Moccii, qui devait posséder des domaines importants dans les vallées[73] : elle dépend, sur le plan religieux, de l’archevêché de Turin[74].

Quelques auteurs situent aux Eychalps, près de Gleizolles (au confluent de l’Ubaye et de l’Ubayette), le lieu-dit antique Mustiæ Calmes. C’est à Mustiæ Calmes que le patrice Mummole (petit-fils de Clovis) a battu les Lombards en 571. Une église paléochrétienne s’y trouvait[75],[76].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village a un rôle estival important dans le franchissement du massif entre Durance et Piémont (vers Gênes, Rome, etc.)

En 1287, la cour de justice comtale de Provence rend son verdict sur un incident qui a lieu à Saint-Paul par l'édition d'un parchemin de plusieurs mètres résumant l'affaire : un refus d'accueillir un troupeau ayant réglé le droit comtal. Après cinq ans d’enquêtes et de délibérations, l'affaire est tranchée en faveur des Saint-Paulains. Ce parchemin a été gardé par la communauté jusqu'après la Révolution. Il est conservé aux archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence à Digne-les-Bains.[réf. nécessaire]

Le nom du district dont font partie Saint-Paul et Tournoux évolue en vallis Muscio (XIIe siècle), vallium Mucii (XIIIe siècle), puis au XIVe siècle en Vallis Montii, c’est-à-dire le Val-des-Monts, district de la vallée de Barcelonnette qui a existé jusqu’au XVIIIe siècle[72].

En 1316, la communauté médiévale de Tournoux, qui était autonome et comptait 27 feux, est fortement dépeuplée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans) et annexée par celle de Saint-Paul au XVe siècle[32].

Les seigneurs de Saint-Paul sont les Bérard au XIIe siècle, puis les comtes de Provence[32]. Ils prélevaient un péage sur la route venant du col de Vars[77]. Le lieu de cet octroi est discuté. L'abbé Signoret, dans son article de 1950 sur l'exploitation du Marbre vert de Maurin, nous dit au chapitre no 3, sur les Chemins, qu'il situe le Péage au Fontanil (Sortie de Saint-Paul par l'ouest à 500 m de l'église après le pont du Riou-Mounale). C'est étonnant; il n'y a là aucune bâtisse, ni ruines. Par-contre sa remarque est très intéressante. En effet, si c'est surprenant, il nous apprend que le chemin de charroi principale pour rejoindre Vars à cette époque monte à la Reyssole pour rejoindre la "Traverse" (Chemin Ducale), rive droite du Riou-Mounal et change de rive aux Molles. Par contre la carte de Cassini nous indique que le transport à bât reste rive gauche et passait donc des terrains instables. Le péage au Molles est le plus probable. Le lieu s'y prête bien et des indices nous y amène. La dernière maison au bas du dernier hameau du Mélezen (maison actuellement dite "Théo Charles". Elle était une propriété de la famille "Devars" avec en intermédiaire une famille de notaires de Turin. 110 m de niveau plus haut, cet endroit était un carrefour: le principale chemin antique va rive droite (vers Tournoux et Saint-Paul), rive gauche c'est l'accès à Vars en montant et un chemin rejoint les trois hameaux surplombant St-Paul (voir chapitre lieux d'autorités d'ancien-régime).

En 1385, la communauté Saint-Paulaine (vraisemblablement la haute-Ubaye) prend l'initiative, avec trois ans d'avance sur le reste de l'Ubaye (Moyenne et basse, aval du pas Grégoire), de négocier unilatéralement son rattachement à la Savoie. La négociation est validée et les historiens parlent de la "Dédition". Très souvent traversée par des troupes, elle reste savoyarde jusqu'en 1713.

Jean Siméonis, noble, originaire de Saint-Paul-sur-Ubaye, est baillé-juge d'Apt (1351), président de la chambre des comptes (1355), avocat et procureur du roi (1364), viguier-juge de Forcalquier (1372-73), puis ce juriste embrassa une carrière militaire. Lors de l'invasion des troupes de brigands de Arnaud de Cervole dit l'Archiprêtre, il aurait pris la tête, avec Guillaume de Barras, d'une troupe de fantassins et de cavaliers (passage à contrôler). Ainsi, le 29 octobre 1357, il vint renforcer la garnison de Sisteron[78].[travail inédit ?] M.-Z. Isnard le signale, en 1358, comme seigneur de Maurin, de Saint-Paul-sur-Ubaye, de Tournoux et des Gleisoles[79].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le seigneur de Saint-Paul, Raimbaut Bérard, se rallie aux Angevins en 1385, après la mort de Louis Ier[80].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1515, les cols du Mont-Cenis et de Montgenèvres étant surveillés par les Suisses, François Ier décida de passer les Alpes par les col de Vars et col de Larche, avec 32 000 fantassins, 2 500 cavaliers et près de 400 pièces d'artilleries. Un immense travail fut nécessaire aux troupes du génie pour transformer le sentier commercial muletier en voie apte au charroie pour ce conflit majeur d'artillerie. Cet épisode donna une dimension stratégique toute nouvelle à la vallée de l'Ubaye[81]. Le 14 septembre 1515, c'est la victoire de Marignan. François Ier annexe le Milanais puis occupe la vallée de Barcelonnette pendant vingt ans. En réaction Charles Quint, son adversaire, tente de rentrer en France en 1536 par cette voie. François Ier charge le duc de Montmorency de pratiquer la terre brûlée en Ubaye. Sur le cheminement exacte empreinté les avis diverges:

  • Le Colonel Dessaux dans sa conférence faite aux officiers de la Vallée 1938, dit: L'histoire locale prétend que n'osant pas s'engager dans la Reyssole, il passe par le Col de Mirandol et le plateau de Mallemort.
  • Les habitants des Gleizolles et de Tournoux sont catégoriques et affirment qu'il est passé par la gorge de l'Ubayette.

En 1531, une avalanche emporte l’église du hameau de Maurin[69]. En 1538, l'UBAYE revient à la France après un accord avec la Savoie appelée la « Trêve » ou paix de Nice qui met fin à la huitième guerre d'Italie. En 1559, elle est restituée au Piémont.

Entre 1588 et 1601, les troupes protestantes présentes en Ubaye, sous la direction de Lesdiguières essaient de s'imposer pour protéger la vie de leur coreligionnaires ubayens. Sur tout le massif des conflits réguliers avec les autorités savoyardes créent des tensions. Événement très marquant pour la commune, l’église paroissiale de Saint-Paul, habitants enfermés dedans, comme les remparts sont détruits en 1589, au canon et par le feu [82]. La restauration de l'église s'étalera sur 70 ans.

En 1713 au traité d'Utrech qui clos la guerre de succession d'Espagne le royaume de France négocie la récupération de l'Ubaye, considérée très stratégique. En plus de changer d'autorité, la commune voit la frontière passer de son côté nord-ouest à son côté sud-est.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la société patriotique de la commune est créée pendant l’été 1792[83]. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes aux noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune devient Monts[84]. La fleur de lys sculptée au sommet du tableau de porte d'entrée de l'église du Melezen est partiellement cassée (chemin d'accès principal Vars-Saint-Paul)[réf. nécessaire].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Monument de la rénovation de la route du col de Vars.JPG

La route du col de Vars est tardivement grandement améliorée par les militaires entre 1891 et 1893; troupes du Général Baron Henri Berge; rendu vraiment carrossable en 1898. Au paravant, il a tout de même servit a l'exportation des blocs de marbres vert du vallon de Maurin. La stèle du sommet du Col porte les inscriptions suivantes : "Pro Patria 1891 Le Général Baron Berge Général de Lyon - Le 5ieme Groupe Alpin Compagnie de Nadaillac restaure la route du Col - 30ième Bataillon de Chasseurs / 17ième Bataillon Alpin /Division du 4ieme Génie".

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Paul est durement touchée par la Première Guerre mondiale (36 noms gravés sur le monument entre le début et la fin de la guerre). Une souscription publique est lancée afin de financer la construction du monument aux morts. Une autre souscription, de fin 1919 à 1921, a lieu dans toute la vallée de l'Ubaye et permet de financer un monument aux 509 morts de la vallée, érigé à Barcelonnette par Paul Landowski[85].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

1944 Fanion du 1er GTM

Un document remarquablement illustré, accessible sur internet a été publié par les archives départementales en 2010 et retrace la période initiale jusqu'à 1940 en Ubaye.

  • 1939: le 11e bataillon de chasseurs alpins fut mis en garnison dans la vallée et ces efforts ne furent pas inutile. Le 3 septembre 1939, lors du début de la Seconde Guerre mondiale, ordre est donné d’évacuer la population située entre les fortifications de la ligne Maginot et la frontière. Seuls les femmes et les enfants sont évacués, et reviennent peu après, l’Italie de Mussolini ne déclarant pas la guerre à la France[86].
  • 1940: 10 juin, entrée en guerre de l’Italie, et évacuation des civils vers La Motte-du-Caire puis la Lozère.
    • 23 juin, offensive des troupes fascistes, facilement stoppée à Saint-Paul-sur-Ubaye par les batteries d’altitude[87] :
    • 24 juin, la ligne d’armistice passe à Maurin, hameau d’altitude[88]. La commune perd 8 300 hectares et 22 habitants. L'armée italienne est bloquée et l'Ubaye reste française.
    • Vers le 2 août la population est autorisée à revenir chez elle. Les maisons ont été pillées.
  • 1942: Cependant, la trahison vichyste fit que l'Ubaye, comme le reste des Alpes, fut occupée par l'armée italienne. Elle passe entièrement sous occupation italienne en décembre 1942[89]
  • 1943: Lors de la capitulation italienne, ce fut l'armée allemande qui prit possession de la vallée de l'Ubaye et de ses forts.
  • 1944: (6 juin débarquement de Normandie) Les 11 et 12 juin 1944, les FFI affrontent la Wehrmacht qui arrive par le col de Vars avec des automitrailleuses. Parmi les FFI, se trouvaient quelques réfugiés espagnols arrivés lors de la Retirada[90]. Une plaque commémore, au « Pas de la Reyssoles », les sept qui y ont laissé leur vie: Alfred Audiffred, Jacques Degeovanni, Paul Garcin, André Imbert, Emile Lagier, Secondo Lando, Edouard Tiran. Alfred Audiffred lui est arrêté à Tournoux et immédiatement fusillé.
    • Vers le 14 juin, 4 douaniers sont fusillés dont Emile Arnaud de Serennes.
    • Le maire, P. Faure, demande à la population du chef-lieu d'évacuer. La population se disperse, mais une bonne partie est rattrapée et enfermée, hommes et femmes séparément (église et presbytère). Cherchant la maison des ancêtres de Paul Reynaud, ils brûlent deux maisons au milieu du village. Heureusement leur rage ne les mène pas plus loin, ils décampent sans massacre, le lendemain.
    • (15 aout débarquement de Provence) Alors que les Américains progressent très vite par la vallée du Rhône (Grenoble est libéré le 22 aout), les vallées périphériques sont délaissées. Des unités allemandes venues d'Italie et celles chassées de Provence occupent les différents ouvrages Maginot et les FFI sont chargés de faire pression.
    • Début septembre, après s'être très brillamment comporté lors des opérations de libération de Marseille, une journée de repos, le 1er GTM (Groupement de tabors marocains, l'équivalent d'un régiment, composé de trois tabors) du colonel Georges Leblanc, a pour mission de tenir la frontière de l'Ubaye au Briançonnais. Le colonel a été mis à l'honneur pour toute sa carrière[91]. Prioritaire, Briançon et Mont-Genèvre commence à être libéré à partir du 6 (avec l'aide du 4e RTM). Ce même jours, la rive droite de l'Ubaye est occupé à St Paul. Une opération est préparée pour prendre la crête stratégique au sud de la Tête-de-l'Homme.
    • Ces Goumiers lance l'offensive, très valeureux et courageux, mais sous-équipés, entre le 8 à 4 heures et le 16; ils reculeront. Le corps du lieutenant de la première ligne, malgré de nombreuses recherches ne sera pas retrouvé comme trois hommes. Il y eut plus de trente blessés. Le compte-rendu détaillé se trouve dans « 39-45 Histoires vécues en Ubaye »[92]. (Auparavant ce Goum avait participé à la campagne d'Italie, débarqué à Saint-Tropez le 19 août 1944, après il poursuit difficilement dans la vallée du Guil puis ira jusqu'à Stuttgart).
    • Ce même jours la population du chef-lieu a eu si peur qu'elle évacue elle aussi vers Vars, où elle restera un mois[93].
    • Vers le 15 octobre tous les hameaux sont évacués à 70 km, vers le pays de Seyne-les-Alpes et La Bréole.
  • 1945: Au printemps tout le monde est autorisé à retourné chez soi, mais les maisons ont été à nouveau pillées.
    • Les Allemands sont retranchés et tiennent la forteresse stratégique de Roche-la-Croix. Ils sont anéanties, mais détruisent beaucoup l'Ubayette. Les opérations éclaires de reconquête concernent surtout cette Ubayette entre le 20 et 23 avril 1945. Un compte-rendu rédigé par le général Doyen, publié par la Sabença, est disponible gratuitement sur le site de la médiathèque "Colporteur en Ubaye".

Politique et administrations[modifier | modifier le code]

Mairie de Saint-Paul-sur-Ubaye et fontaine
Mairie de Saint-Paul-sur-Ubaye et fontaine.

Nouveaux moyens de communication oblige, la municipalité a mis en ligne un site internet avec aussi un blog interactif (10 juin 2014) : mairie-saint-paul-ubaye.com.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  mars 2001 Émile Signoret    
mars 2001 mars 2008 Marie-Danielle Allix    
mars 2008 avril 2014 Michel Tiran[94]    
avril 2014 en cours
(au 21 octobre 2014)
Jan Behets[95] DVD Artisan

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Paul-sur-Ubaye fait partie:

Sécurité & contrôle[modifier | modifier le code]

Douane[modifier | modifier le code]

Les services des douanes jusqu'à l'ouverture des frontières européennes furent très présents. En 1970, la mairie aidée d'autres financement à construit un immeuble sur la route du col de Vars près du chef-lieu regroupant Douane (5 appartement et un bureau) et Gendarmerie (idem 5 appartement et un bureau). Les douaniers armaient 3 postes de surveillances permanents (en plus des équipes à pieds de surveillances): une en amont de la Reysolles, une dans le virage du Chatelet, une autre en amont de Fouillouse à seulement 1000m de l'église.

Gendarmerie[modifier | modifier le code]

La gendarmerie à tenue une équipe à Saint Paul jusqu'en 2010. Avant l'installation route du col de Vars, elle se trouvait à l'entrée du village dans la maison cadastrée 124 qui est devenu le bars.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Qualité et contrôle des eaux[modifier | modifier le code]

Les eaux de consommation[modifier | modifier le code]

Les eaux de consommation sont un sempiternel sujet avec le nombre de sources d'approvisionnement pour une population si disséminée et des niveaux hydrostatiques de distribution si variés. Les analyses permettent d'alerter et protéger les populations de trop fortes variations de qualité.

Si un travail énorme reste à faire, les efforts des années 2009 à 2014 ont été cités en exemple par l'administration, ARS : les deux bassins approvisionnés par des captages problématiques ont reçu un dispositif de traitement UV (chef-lieu et Melezen haut ; en 2015, Fouillouse) et beaucoup d'autres travaux ont été entrepris (bassins et adductions de liaison entre hameaux)[96].

Assainissements[modifier | modifier le code]

Les moyens mis en œuvre sont sous le contrôle de la communauté de commune (délégation de compétence). La CCVU est donc prestataire d'assainissements et les administrés comme les communes sont leurs clients. Bien peu d'installations de traitement sont pertinentes. Deux cas méritent d'être soulignés :

  • la nouvelle installation de La-Barge : une association privée d'habitants a été soutenue. L’administration compétente l'agence de l'eau et ses délégataires les SPANC (bureau à la CCVU), avec la réduction des budgets disponibles, ont souhaité déverrouiller des initiatives associatives pour les petits groupes de maisons. La réalisation sera opérationnelle en 2015 car la finition est retardée par les enfouissements de réseaux secs.
  • Le seul traitement communal, au bas du chef-lieu, est un simple bassin de décantation ! Il limite partiellement les pollutions, mais l'installation est vieillissante, peu efficace et défaillante.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, Saint-Paul-sur-Ubaye comptait 202 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2008, 2013, 2018, etc. pour Saint-Paul-sur-Ubaye). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1316 1702 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
1 201 1 446 1 736 1 396 1 850 1 872 1 793 1 802 1 650 1 714
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
1 612 1 594 1 520 1 512 1 482 1 538 1 259 1 238 1 341 1 064
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 060 987 984 945 764 652 597 560 474 324
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2014 - -
238 232 221 208 198 190 228 202 - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[32], EHESS[97], Insee à partir de 1968[98],[99],[100][101])
  • avant 1840: période d’« étale », niveau très élevé sur plusieurs centaines d'années qui fait même dire du chef-lieu de Saint-Paul "la ville".
    • Émigration hivernale significatives (instituteurs, colporteurs) vers les plaines.
  • après 1840: exode rural et première guerre mondiale provoquent un recul démographique presque explosif:
    • Forme principale de cet exode, une projection au nouveau monde, principalement Mexique.
    • Dans cette période, c'est bien plus du tiers de la classe d'âge garçons qui émigre sur le canton [102]. Le déséquilibre homme/femme est tellement net qu'il a des conséquences (Pèlerinage, mariages arrangés, alliances consanguines, immigration à partir des vallées occitanes: voir chapitre hameau de St Ours).
  • avant 1921: 80 ans de baisse ont fait disparaître plus de la moitié de la population [103].
  • années 1990: stabilisation au environ de 200.
    • maintien lié à des apports de population non active, retraités choisissant l'exode des zones citadines.
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Par le passé Saint-Paul-sur-Ubaye s’est très tôt doté de plusieurs écoles, permettant d’instruire tous les enfants, même ceux des hameaux les plus éloignés.
  • En 1861, La commune comptait également une école de filles, bien qu’elle n’y soit pas obligée, cas assez courant dans le département[104].
  • En 1863, la commune comptait sept écoles, au chef-lieu, aux Gleyzolles, à Tournoux, aux hameaux du Melezen, à Serenne, à Fouillouse, et en bout de vallée, à Maurin, à plus de 1 900 m d’altitude[105].
  • Après 1883, lois Ferry, l’école du chef-lieu est reconstruite, et les écoles de Maurin et Fouillouse (pas encore desservie par le pont du Châtelet) subissent d’importants travaux d’amélioration[106].
  • En 1900, il y avait neuf écoles en activité[107].
  • En 1966, seules trois écoles accueillaient encore des enfants : quatre à Serenne (elle ferme en 1969) ; trois à La-Barge (elle ferme en 1972), et vingt-et-un au chef-lieu[107].
  • Aujourd'hui : en 2007, la commune s'est dotée d’une école primaire plus moderne, dans des locaux moins exiguës[108]. L'école porte le nom de feu Émile Signoret, ancien maire de la commune. Elle comporte une classe maternelle et une classe primaire. Depuis cette époque une collecte par navette des enfants des communes de Larche et de La Condamine, dont les écoles ont fermé, est organisée. Une autre navette fait 12 km pour collecter les enfants du haut de la commune.

Associations[modifier | modifier le code]

Une douzaine d'associations actives:

  • MOT'ART: Exposition au chef-lieu; 40 motos, modèles anciens, visites tous les jours de Juin à fin octobre de 9:30 à 12:00 et 13:30 à 19:00. But de l'asso: Aider à la promotion et au développement d'expositions temporaires ou pérennes de motos anciennes dans la vallée de l'Ubaye[109],[110].
  • L'Essaim-Paulain : Association des parents d'élèves de l'école. Elle se démène pour l'organisation de la fête de la musique et permettre l'aide aux financements des projets de l'école.
  • Solidaritade : Mobilisation autour de l'aide aux malheureux propulsés sur les routes par les guerres (crise migratoire).
  • Église de Fouillouse : Soutenue par la fondation du patrimoine, l'association se concentre sur sa préservation, restauration et l'été son ouverture-visite. Après la phase de sauvetage d'urgence, la phase de classement au patrimoine instruite est presque aboutie à l'unanimité de la commission. Il y'a un site internet (amis-fouillouse.com) et sa présidente est Martine Combe-Groues.
  • Patrimoine : Prolongement de l'association du musée elle est présidée par Alain Signoret.
  • Maya l'Ubaye : Promotion de l'apiculture familiale ; développement de l’apiculture familiale et de loisir ; sauvegarde de l’abeille noire, mutualisation des connaissances et des équipements nécessaires afin que cette activité soit à la portée de tous ; transmission des connaissances acquises à l’aide de ruchers d’apprentissage pour les adhérents ; entraide entre apiculteurs. Créée 1 juin 2013.
  • ACHVU : Organisation d'activités culturelles et publication du livre en 2013 "Il était une fois St paul". Créé en août 2007.
  • Temps-Partagés : (site temps-partages.org) Présidente Françoise Arnaud: restauration de cadrans solaires, temps musicaux, exposition, etc.
  • Grain de mil : Équiper et améliorer le fonctionnement d'une structure hospitalière située dans le pays dogon au Mali. Informations 0492843690. Créé en 1995.
  • SPMS : Les 4 lettres désignent ST PAUL MONTAGNE SERVICE ,domiciliation: Mairie, Tél : 04 92 84 33 31, président François SARAZIN
    • 1 - Les « Cabanes-Ouvertes » et accueillantes. Plus de la moitié des cabanes restaient ouvertes tout le temps permettant d'y faire une halte, en lieu sûr, en cas d'urgence et d'y stationner pour une nuit. L'association surveille, entretient et améliore ces cabanes en partenariat avec leurs propriétaires.
    • 2 - L'organisation de « Randonnées-Pleine-Lune » : Principalement hivernale en raquette et ski de fond, cette activité prisée crée une effervescence de relations amicales et de rencontres. Dans l'hiver 2016 l'association va fêter la 200ème randonnée nocturne.
    • 3 - La réalisation de passerelles et leur entretien : Voilà encore la perpétuation de traditions anciennes qui réunissaient les familles autour de la corvée. En effet ces passerelles piétonnes étaient toujours très nombreuses, mais souvent emportées par les flots. L'association souvent en crée spécialement en début d’enneigement dans le but de permettre des boucles-circuits de randonnées à fond de vallée pour le ski de randonnée nordique ou la raquette.
    • 4 - Traçages hivernaux dans la neige fraîche des circuits précités, mais aussi pour les autres saisons l'aménagement, l'entretien ou l'amélioration de sentiers.
    • 5 - Jeunesse, encadrement d'activités : Canoé, tennis, soutien à l'école pour l'initiation au ski de fond.
    • 6 - Tous les ans l'association élit des personnalités qui ont marqué l'année dans le domaine de la randonnée et de l'aménagement paysager sur la commune, leur offrant un prix.
  • Les Claps de l'Ubaye : Promouvoir la culture sous toutes ses formes en organisant des expositions et des manifestations diverses en tous lieux susceptibles de les accueillir. Créé en 2009. Numéro de RNA: W041000077.
  • Valorisation de l'environnement du hameau de St-Antoine : œuvrer à la préservation et à la mise en valeur des sites du hameau en étroite relation avec les organismes publics comme privés, susceptibles de contribuer à ces objets.
  • Association des résidents de Tournoux : Festivités et embellissement du hameau: restauration terrain de boules, fête du quinze aout, etc.
  • ASL La Barge : Réalisation et gestion d'un assainissement associatif pour les adhérents (tous les propriétaires). Amélioration collective du hameau. Président HERVY Elie. L'installation d'assainissement est en service depuis 2016. Asso créée en 2007.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Des animations se répètent tous les ans :

  • Musée vivant : Après trois ans de coupure, il reprend du service avec des partenariats nombreux et importants (CCVU, communes de haute-Ubaye, Association "Mentendren" (Stands culinaires, musiques et danses). Ce rendez-vous annuel est au 3e dimanche d'août [111].
  • Fête de la musique : Chaque année co-organisée à Saint-Paul avec l'école. Elle draine une partie importante de la vallée de l'Ubaye[112].
  • Ubaye Snow Trail Salomon: Une course à pied d'endurance sur neige a lieu tous les ans au printemps, elle est maintenant de renommée internationale[113]. Cette association organise aussi une course d'été sur la vallée.
  • Fêtes ski de fond nocturnes : Deux fêtes ski de fond jalonnent les vacances hivernales.
  • Festival du Paysage : La communauté de communes, avec le pays Embrunais-Ubaye-Savinois, organise à Saint-Paul comme dans tout ce pays une animation par an, en juin, pour faire apprécier sous de nouveaux angles les patrimoines culturels aux populations[114].
  • Brocantes : Depuis quelques années deux brocantes estivales sont organisées, l'une à l'école et l'autre Aux Gleizolles.
  • Fêtes patronales : Avant, chaque hameau avait sa propre fête patronale qui était l'occasion d'un concours de boules, concours de tir sur cible, jeux pour enfants, bal, etc. :
  1. Le hameau du Pont-de-l'Estrech au 15 août se distingue un peu, car il a presque gardé la régularité annuelle encore aujourd'hui.
  2. Le chef-lieu était le 29 juin ou la semaine suivante.
  3. Serenne le 6 aout.
  4. Tournoux le 3 juillet.
  5. Saint-Antoine le 13 juin.

Certaines animations importantes ont maintenant disparu :

Quasi toutes les maisons anciennes avaient un meuble surmonté d'un « moulin-à-sel » avec deux meules monolytiques.
Quasi toutes les maisons anciennes avaient un meuble surmonté d'un « moulin-à-sel » avec deux meules monolithiques.
  • Le comité communal des fêtes a disparu (environ 2012).
  • Depuis 2008, le préfet interdit le feu d'artifice qui était tiré du pont du Châtelet, au quinze août ou pour la fête du musée.
  • Par le passé, jusqu'à environ 1960, la foire aux bestiaux de l'automne était le deuxième lundi d'octobre, aujourd'hui disparue (c'était la toute première fête de l'année, en importance). C'était avant tout une foire au petit bétail (moutons et chèvres) et un peu moins bovine. Cette foire avait lieu après celle de Barcelonnette (Saint-Michel autour du dernier lundi de septembre), et avant celle de Guillestre (Saint-Luc, 3e lundi d'octobre). Il y avait là de nombreux acheteurs de Barcelonnette, mais aussi beaucoup de Crévouxins qui en repartant passaient la nuit au Serre-du-Melezen. Toutes les familles paysannes avaient en moyenne une à deux vaches (lait et fromage d'usages très locaux quasi autarciques). Quelques génisses étaient gardées une année et quelques cochons pour l'engraissement. Les équidés et la basse-cour étaient peu représentés à cette foire (pour ces choix les Saintpaulains se rendaient dans les autres foires). Beaucoup de Sainpaulains se rendaient à la Saint-Luc à Guillestre. À Saint-Paul, le 4e lundi d'octobre, il y avait une seconde foire moins importante dite le « retour de foire » (avec la connaissance des cours de la quinzaine, elle permettait une deuxième chance d'écouler des bêtes avant l'hiver).
  • On peut imaginer qu'avec 4 paroisses dans un cercle de 4 km de rayon, les fêtes religieuses avaient leurs particularités, par exemple les Jours des Rogations (bénédictions des troupeaux et terres agricoles), etc.

Sports[modifier | modifier le code]

Toute l'année, les samedi et mercredi, deux aller-retour de navettes gratuites permettent des déplacements avec l'Ubayette (Larche) et Jausiers Barcelonnette. Pendant les vacances d'hiver, il y a maintenant des navettes gratuites nombreuses entre le col de Larche et le col de Vars en passant par le chef-lieu.

Activités hivernales[modifier | modifier le code]

Avant le réconfort, l'effort
Escalade glace

La commune de Saint-Paul a des pentes très propices aux activités hivernales : ski de randonnée[115], cascade de glace[116], raquettes, course à pied sur neige[117], marche sur piste[118], chien de traineau[119], parapente à effet de sol[120].

Pour les activités nordiques aménagées deux très bons sites, très bien entretenus, s'y trouvent : un au chef-lieu et l'autre au vallon de Maurin[121].

Pour le ski de piste, depuis l'ouverture vers 1960, la station de Saint-Anne La Condamine est la plus proche[122].

Le col de Vars était auparavant quasi fermé en hiver. Depuis 1985, avec la baisse des quantités de neige, l'habitude a été facilement prise de le garder ouvert. Aujourd'hui, la durée moyenne cumulée annuelle de coupure du col est inférieure à 4 jours. L'accès la station de Vars devient de plus en plus pratiqué[123]. Cette station est reliée à Risoul ce qui a beaucoup étendu sont domaine skiable (liaison Crévoux en projet). Le flux des Italiens traversant la commune pour rejoindre cette station augmente régulièrement. En effet, ceux-ci venant par le col de Larche mettent environ 1 h 50 pour venir de Coni. Il y a une politique commerciale forte pour les attirer.

Il y eut une petite station de ski alpin équipée d’un téléski, implantée en face du chef-lieu. Son accès se faisait par un pont qui fut emporté par l'Ubaye. Depuis la disparition de la colonie, elle reste inactive.

Il y eut en 2010 un projet d'extension de la station de Vars vers le sud, Saint-Paul, vallon du Crachet. Il fut rejeté[124].

Activités estivales[modifier | modifier le code]

La randonnée de haute et de moyenne montagne est le sport qui domine l’été.

Camping[modifier | modifier le code]

Le camping municipal, « Le Bel-Iscle », au chef-lieu à plus de 70 places. Il est ouvert de juin à fin septembre (très pratique, accès Wi-Fi gratuit).

Randonnée haute montagne[modifier | modifier le code]
  • Départ de Maurin:
  • Départ de Fouillouse:
Randonnée moyenne montagne[modifier | modifier le code]
  • Pistes forestières de Tournoux, celle y rejoignant le chef-lieu, pouvant être prolongée vers Vars et pouvant faire une boucle par la route stratégique.
  • Canal de Déballens en face de l'Estrech faisant une boucle en redescendant en face du chef-lieu.
  • Ancien chemin du Chef-lieu à Serenne, pouvant faire une boucle de retour par la rive gauche.
  • Ancien accès à Fouillouse en face de « Grande Serenne », pouvant faire une boucle de retour par « Les Vistes ».
  • à Maurin tour de l'ancien lac de Parroir.
Randonnées avec âne[modifier | modifier le code]

Au hameau de Fouillouse le gîte « Les Granges » démarre cette activité pour la première année (juin 2015).

Kayak, raft, et autres activités d'eau[modifier | modifier le code]

À partir de l'aval de « La-Reysolle » (passage étroit aval du chef-lieu), la commune est très fréquentée par des clubs, des individuels, des groupes à partir de la fin avril. Bien aménagée, l'aire « d'eaux-vive de la Lauzière » s'y trouve. Elle permet d'accéder au bord de l'eau par un endroit calme, boisée et aménagé ayant aussi des places pour de parking. Juste en passant le tunnel amont se trouve le chef-lieu.

Escalade[modifier | modifier le code]

Le site-école, dit le « Pont-Vouté », est assez fréquenté (après Saint-Antoine).

VTT[modifier | modifier le code]

Les pistes les plus fréquentés sont: celles de Tournoux, comme sa liaison avec Vars.

Cyclotourisme[modifier | modifier le code]

Toute notre commune est très apprécié. De très jolies nouveaux rubans goudronnés neufs jalonnes la commune dan des cadres et points-de-vue sauvages: - mythique col de Vars, - notre fond de vallée vers le vallon de Maurin. - depuis juin 2015 l'accès à Fouillouse (hameau).

Motos grand-tourisme[modifier | modifier le code]

col de Vars

Autos grand-tourisme[modifier | modifier le code]

col de Vars

4x4 hors voies principales[modifier | modifier le code]

Peu accepté et prévu.

Pêche[modifier | modifier le code]

L'activité comporte deux volets avec celles des nombreux lacs d'altitude, mais aussi les ruisseaux et l'Ubaye

Chasse[modifier | modifier le code]

La réglementation stricte depuis environ 25 ans a globalement augmenté nettement le cheptel de la faune sauvage, sauf dans un domaine les gallinacés. Il est a noté qu'en même temps se déroule un phénomène marquant: beaucoup de grandes espèces sauvages étaient quasi inconnues et sont maintenant bien installées: Sanglier, Cerf, Chevreuil, bouquetin, mouflon. Pour illustrer l'évolution ont peu dire que cinquante ans auparavant, la pression sur la faune sauvage était telle que les potagers n'étaient même pas clos [125].

Tennis[modifier | modifier le code]

Il y a un tennis gratuit au camping. Il est en mauvais état (devrait-être refait) [126].

activités aériennes[modifier | modifier le code]

Santé et services d'urgence[modifier | modifier le code]

La prévention doit être ici une priorité. En effet, les services d'urgence sont éloignés. Les pompiers sont à plus de 25 kilomètres de voies sinueuses depuis la disparition en 2008 du groupe d'intervention décentralisé Saint-Paul-Condamine-Jausiers.

Les urgences médicales sont problématiques, l’hôpital ne fait que la gérontologie primaire et des permanences mensuelles de spécialistes. Les deux médecins généralistes les plus proches sont à Jausiers (de temps en temps un autre aussi à Vars) (dentistes à Barcelonnette). La seule installation radiologique est dans un cabinet privé avec un seul médecin. Aucun spécialiste ne se trouve proche (Gap, Embrun, Briançon).

L'hélicoptère est donc une composante déterminante dans les secours.

La commune était jusqu’à maintenant pourvoyeuse de très nombreux volontaires-pompiers extrêmement entrainés et dynamiques. Cette source de vocation se tarit avec l'éloignement du casernement, les temps de formation et la technicisation du travail.

Dans ce contexte, les infirmières sont un relais nécessaire de confiance bien écoutées. Elles jouent un rôle de poste avancé plus qu'ailleurs.

Cultes[modifier | modifier le code]

Les paroissiens catholiques sont encore assez nombreux pour qu'il y ait des offices. Même si un seul curé est affecté pour toute la vallée, on peut affirmer qu'elle est privilégiée ; en effet, il y a un séminariste, deux diacres, de nombreux prêtres de passage prenant des vacances le secondent, deux communautés ouvertes de sœurs (Divine providence et Trinitaires), le couvent de Faucon (pays de naissance de Saint Jean de Matha) ne refusent jamais de le remplacer en se déplaçant sur les églises décentrées, des Jésuites participent aussi pendant les vacances. En été, il est courant qu'il y ait des offices tous les dimanches (parfois même en semaine avec des prêtres de passage ) et même le dimanche soir à Maurin vers 17 h 30. Le reste de l’année, l’office est célébré les deuxièmes et quatrièmes dimanches du mois à 9 h, au chef-lieu ou parfois à Serenne. Au chef-lieu, l'église principale sert en saison chaude et la chapelle en hiver[127].

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s'élevait à 82 personnes, dont deux chômeurs[128]. Ces travailleurs sont majoritairement salariés (51 sur 80)[129] et travaillent majoritairement hors de la commune (45 travailleurs sur 80)[129]. L'essentiel des actifs de la commune est employé dans l’agriculture (48 % en 2009)[130]. L'industrie et la construction emploient 23 % des actifs, et les services et l'administration, un peu moins de 30 %[130].

Les entreprises implantées dans la commune sont principalement des commerces et des services (14 des 25 établissements), et des entreprises du secteur de la construction (6 sur 25)[131].

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 2009, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 29 établissements différents[132] dont 11 exploitations agricoles (et parmi elles, seulement trois professionnelles)[132]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile a fortement décru, passant de 1560 à 580 ha, dont seulement 24 hectares de céréales. En 2000 toujours, trois exploitations possédaient un cheptel bovin (total pour la commune : 103 têtes) et trois autres élevaient des volailles[133].

En 2010, le nombre d’exploitations n’avait que peu augmenté, passant de onze à douze, dont trois élevages bovins, et cinq élevages ovins[134]. Par contre, la surface agricole utilisée a doublé en dix ans pour repasser à un peu plus de 1100 ha, l’essentiel étant consacré à l’élevage (1067 ha)[134].

Les alpages accueillent environ 30 000 têtes de moutons, qui sont surveillés par huit bergers[112].

Commerce[modifier | modifier le code]

Au chef-lieu, il y eut jusqu’à trois épiceries, deux hôtels-restaurants, deux bars. Depuis 1976 avec la fin de la très petite épicerie privé (Jean et Liliane Rossi), la commune a investi dans un bâtiment géographiquement mieux situé qui regroupe en son sein deux activités gite-épicerie qu'elle met en gérance-location[réf. nécessaire].

Industrie[modifier | modifier le code]

En 2009, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 14 établissements différents[132].

Activités de service[modifier | modifier le code]

En 2009, le secteur tertiaire (commerces, service) comptait quinze établissements (avec six emplois salariés), auxquels s'ajoutent les trois établissements administratifs (salariant huit personnes)[132].

D'après l'Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est très importante pour la commune, avec plus de 5 touristes accueillis pour un habitant[135], l'essentiel de la capacité d'hébergement étant non marchande[136]. Plusieurs structures d'hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

  • au moins deux hôtels en 2007[137] (un non classé[138] et un classé deux étoiles[139]). Seul l'auberge subsiste en 2012, avec cinq chambres[140] ;
  • un camping deux étoiles[141] avec 72 emplacements[140] ;
  • une chambre d'hôtes à Maljasset[112] ;
  • plusieurs meublés[142] ;
  • les hébergements collectifs étant essentiellement représentés par les refuges (quatre sur les cinq structures[143]).

Ce sont néanmoins les résidences secondaires qui pèsent le plus lourd dans la capacité d'accueil[144] (deux logements sur trois sont des résidences secondaires[130]).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Tissage et travail des fibres
Au musée, le tissage et le travail des fibres est bien représenté.

Le musée au chef-lieu[modifier | modifier le code]

Peigne à démêler le chanvre
Peigne à démêler le chanvre.

Il traite principalement des arts et traditions populaires. Il a été créé en 1988 par quelques Ubayens[145]. Le local accueillant sa collection et ses expositions sont localisées dans la très grande grange de la bâtisse au-dessus du gite-épicerie communale, au centre du village (entrée fléchée, accès par le champ derrière). Vers 1990 et pendant vingt ans, il s'animait soudain, le troisième dimanche d'août, pour la journée du « musée-vivant ». Ce qui fit le succès de cette animation fut l'engagement des bénévoles dans une démarche audacieuse originale, gourmande en animateurs: mettre dans les mains du public (avec vigilance et surveillance active) les outils d’antan (agriculture, menuiserie, cuisine, filage, corderie, pressage de l'extrait de genièvre, cuisson du pain au bois, forge, câble à foin, etc.). L'aspect dynamique de cette journée motivait toutes les générations. L'engagement vif d'autres associations et de bénévoles catalysait l'énergie (Chant traditionnels Valéian, Associations culturelle de la Sabença, instituteur du groupe traditions-locales et leurs élèves, artisans de la vallée, maison du bois de Méolans-Revel, et des commerçants d'artisanat).

Exemple emblématique de thème développé par l'association: Extrait d'un document PDF privé donne quelques photos des ateliers du musée[146]:

  • Le peignage : La filasse, séparée de la chènevotte après le teillage, est passée sur un peigne. Le peigne, (ou « las brustias »), est une simple planche de bois épaisse munie de plusieurs rangées de dents en fer. Le peigne est laissé posé sur une surface, l’opération consiste alors à fouetter les dents avec des poignées de filasse tenues à la main (et non l’inverse : on ne passe pas le peigne sur la filasse). À l’issue, la filasse est affinée, alignée et débarrassée des derniers résidus de chènevotte. Après le peignage, les poignées de filasse sont tordues ensemble pour former des tresses prêtes à être filées.
  • Le tissage :
  • Les pratiques agricoles :
  • etc.

Sites naturels[modifier | modifier le code]

On peut citer :

  • les différents sommets et lacs du massif de Chambeyron et les massifs marquant la limite avec le Queyras ;
  • la haute vallée de l'Ubaye, qui se confond avec le territoire de la commune. C'est l'une des plus sauvages et mieux préservées de France. La plupart des sommets dépassent 3 000 m, ce qui en fait une zone de haute montagne. La vallée se termine par le col du Longet, accessible uniquement par un sentier qui communique avec l'Italie.

Le territoire de la commune présente plusieurs particularités géologiques :

Ouvrages militaires[modifier | modifier le code]

Les ouvrages récents post-révolution[modifier | modifier le code]

Redoute de Berwick
Redoute de Berwick.

Des sites très emblématiques de la ligne Maginot, dont certains ont participé aux combats de la Seconde Guerre mondiale :

Fortifications du XIX, un nombre important ont disparu:

  • La Redoute de Berwick est un monument historique inscrit[151]. Son emplacement et ses abords sont un site classé depuis 1940[152]
  • Tout au long du cheminement Vars Larche, il y avait de très nombreuses vigies et redoutes. Seule l'une la plus basse précité est encore sur pied, les autres sont ruinées, ou disparues: du côté Tournoux, au-dessus et à l'ouest du pas de la Reyssole, embouchure de l'Ubayette, etc. Deux redoutes ont encore des ruines importantes qui permettent de percevoir leur importance: entre Reysolles et Tournoux à même hauteur, et distantes de seulement trois cents mètres (Pas du Faour et Portiolette).

Les fortifications d'ancien régime[modifier | modifier le code]

Remarque importante: cette zone, comme toute la vallée est sous le régime contractuel du Consulat: territoires autonomes, assez identiques aux Escartons dauphinois.

Première zone au Melezen[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, c'est le tout premier lieu dans l'ordre d'importance stratégique des passages. Pour toute l'Ubaye, c'est aussi l'un des plus importants. Le lieu de défense comportait plusieurs éléments le long du chemin royal.

  • L'Intra comporte juste un pigeonnier qui n'avait certainement pas de vocation factice "d'indice nobiliaire ou seigneurial" usurpé ostentatoire du lieu, mais une véritable fonction défensive.
  • Observez précisément la déclivité de ce chemin royal et vous constatez qu'elle passe brutalement d'environ 17 % à 24 %. Dans la Rua (aval de l'église), juste à cet endroit le piège se refermait!... Les bâtisses environnantes sont sur la roche, donc la pente a été vraiment calculée avant leur construction. C'est aussi là que quelques chicanes du chemin et décalages, empêchent la perception de l’enchaînement. Un témoignage ancien de l'abbé Signoret, dernier curée du Melezen, souligne cette soudaine déclivité [153]. Il dit que le Marbre vert de Maurin, dans la première phase d'exploitation, était exporté par le col de Vars. Les blocs passaient proche, sauf qu'a cet endroit, les habitants autorisaient un contournement par les prés, revenant sur le chemin au niveau de l'entrée de l'église par le cimetière. Si vous comparez maintenant, il faut se souvenir qu'a cette époque la route actuelle n'existait pas, donc le chemin était moins pentue en amont de l'église (pas comme aujourd'hui).
  • Le premier élément du système défensif en contrebas de l'ancien presbytère, (devenu maison privée qui était chapelle au Moyen Âge), une maison-forte, rehaussée, défensive, sur un éperon rocheux. Elle fait au sol 18/10 m ext. Visible jusqu'en 1950, il y avait une tourette d'environ 4,5 m de diamètre extérieur et 4 m de haut accolée à la bâtisse. Elle veillait, tournée vers le chemin. Actuellement, très dommage personne n'en retrouve de photo. Cette tourette munie de meurtrières verrouillait le passage. Le flanc Est de la maison forte surplombant le ravin de Peynier contraignait tout ennemi à ce passage resserré, exposé et gardé. Ce ravin contraignant est invisible de toute la descente par le chemin royal et même du Serre. Toutes les troupes, ou groupes, engagés sur ce chemin accueillant (après les trois premiers groupes de maison (les Intra et Serre) étaient donc piégées sans possibilités de recul.
  • La maison en dessous prolonge (avant 1880 environ) avec les bâtisses alignées plus de 40 m de bordage-haut (trois mètres de haut) infranchissable qui formaient avec le ravin un espace clos protégeant une cour inaccessible avec une autre très grande maison, un four à pain séparé. Le bordage haut est constitué du mur Est de la grande maison, du four à pain de plus de 2,5 m de circonférence, de 18 m de mur (avec une grande et solide porte) probablement surplombée par un court chemin de ronde rehaussé disparue vers 1880 (une toiture d'abri à charrette aujourd'hui disparue l'avait remplacé) et d'appentis. Ce clos-fortifié fut toujours relié par un pont privatif à l'autre rive, mais l'accès au flanc Est de cette zone n'est accessible à ceux qui descendent le chemin qu'en passant bien plus bas sur le pont suivant du chemin public. Cette rive gauche comportait deux bâtisses. L'une avait une vocation strictement agricole. Encore debout, elle a été transformée en habitation, Gite, très récemment (2007).
  • La dernière maison en descendant du Melezen, lieu-dit "Les Molles" comporte sur son cadran solaire des armoiries seigneuriales. L'écurie y est surdimensionnée en hauteur comme en largeur (Plus de 18 m de long et 3,5 m de haut) (voir chapitre cadran solaire).
Deuxième zone, Châtelet (après Grande-Serenne)[modifier | modifier le code]

Au sommet de l'éperon rocheux les bases d'une bâtisse dont il ne reste que peu de chose est encore visible. Un projet de fortification Vauban avait été tracé en 1707. Le site pourrait avoir été occupé au Moyen Âge et même avant. On en sait plus sur la situation locale pendant la guerre de la ligue d'Augsbourg. En septembre 1693, un an à peine après la mémorable offensive de coalisés de Victor Amédée II de Savoie sur Gap et Embrun, l'ingénieur Richerand, en poste à Grenoble travaille à organiser Tournoux, où est basée une partie des forces du Maréchal Nicolas de Catinat et les postes défensifs qui en assurent la couverture (travaux sont en cours depuis mai-juin). Il adresse au ministre Michel Le Peletier de Souzy une demande de fonds (voir à ce sujet, au Service historique de l'armée de terre, à Vincennes [154] dans laquelle figure, au "Castelet", une caserne pour 100 hommes qu'il convient de doter d'une citerne et d'une boulangerie ce pour 14.100 livres, précisant ensuite qu'on ne peut rogner trop sur ces fonds, étant donné que les travaux sont en cours – sous entendu, avec la participation d'entreprises civiles. Datée du 21.12.1694, la pièce 7 (plan du fort projeté au Castelet) prouve que la "caserne" (à deux travées à la Vauban) a bien existé, avec une enceinte de fortification passagère couronnant le rebord du plateau. En 1697, nos troupes évacuent l'Ubaye rendue à Victor-Amédée après le traité de Ryswick et abandonnent les organisations pour revenir plus tard, à partir de 1704, lors de la guerre de succession d'Espagne, et surtout en 1707, lorsque l'échec du siège de Turin, puis la tentative des coalisés sur Toulon et la Provence, contraignirent Villard puis (1709) Berwick à la défensive avec des effectifs réduits. Les autorités du patrimoine indiquent que ce fut ruinés soit volontairement après 1698, soit simplement par l'action combinée des intempéries et des récupérations des habitants.

  • Certains disent qu'il y aurait eu un octroi en contrebas et cela parait très plausible car le site s'y prête remarquablement bien. Certains disent une étape de la route du sel ! Certains pensent que l'octroi était à Saint-Antoine.
Troisième zone: Autour du verrou de la Reysolles[modifier | modifier le code]
Atour du verrou de la Reyssoles, d'autre fortifications recouvrirons plus tard cette importante partie du XVIII

Jusqu'en 1845, tous ceux qui se rendaient à Tournoux passaient au même endroit dangereux qui franchit horizontalement l'arête rocheuse verticale continue descendant du sommet jusqu'à l'Ubaye près de la Reyssole. Le lieu de passage délicat a toujours nécessité des aménagements techniques d'entretien difficile (galerie creusée dans ces schistes un peu durs + renfort de bois + mur de soutènement). Ils furent de tout temps nécessaires au chemin antique pour passer vers Tournoux au-dessus de la Reyssoles. Cette zone fut toujours verrouillable sans aucune difficulté. Elle a donc accueilli vers 1700 deux fortins qui sont ruinés maintenant. Ces deux fortins ruinés ont pu remplacer des petits édifices médiévaux plus anciens. Depuis la dernière guerre, la route stratégique supérieure, comme le passage courant actuel plus bas, ouvert en 1845, ont déverrouillé grandement le franchissement, amplifiant les possibilités de passage vers l'ouest. Malheureusement, ces deux chemins-hauts manquent d'entretien alors qu'on y passait encore facilement il y a peu.

Quatrième zone Les Gleizolles[modifier | modifier le code]
La base de la Gorges de l'Ubayette était très fortifiée

Sur cette carte de 1754, on peut voir :

  • Une double palissade (non maçonnée) vraisemblablement de bois entourait tout le village. La première à environ 4m des maisons et la deuxième à 20m.
  • Une tour fortifiée dite « redoute de Gleizole », maçonnée carrée, entourée d'une palissade, était au déboucher de l'Ubayette. Sa position existe sur le cadastre encore aujourd'hui, elle porte le numéro 309. On connait donc sa dimension précise qui est de 10m extérieur par côté et la palissade de 18m ("douves" environ 4m).
  • L'arrivée au hameau par l'Ubayette qui est rive droite, se faisait par un pont qui se trouvait au sommet du cône d'étalement (100m en amont de la redoute). Il s'appelait "Pont-des-Archers". En son amont le cheminement dans la gorge se faisait rive gauche sur 1000m à vol d'oiseau (jusqu'à l'actuel gué amont) ; là se trouvait un pont nommé "Pont de combe de Meyronnes). Placé au sommet de se cône, ce pont était mieux protégé des laves-torrentielles volumineuses, chargées et violentes de l'Ubayette.
  • En aval, un autre franchissement de l'Ubayette se faisait à gué (car il n'y a pas de nom de pont sur la carte difficile à interpréter sur cet endroit).
  • En vis-à-vis de cette tour, sur l'autre rive (rive gauche), une autre tour carrée de 10m est postérieur à 1754. Elle apparait au cadastre au n° 59.
  • Sur le cône d'étalement, l'Ubayette est endiguée sur sa rive droite. Elle est ainsi plus maintenue proche de l'Ubac gardant des champs plus ensoleillés (trait noir fort).
  • La rive droite de l'Ubaye comporte un pont en amont du village, dit "Pont de Gleizole". Il dessert non pas le cheminement amont vers Saint-Paul, mais l'accès à la partie aval de la très très longue palissade du retranchement de Tournoux.
  • Ce précédent pont à son arrivée rive droite une tour carrée équivalente aux autres dite "redoute du pont".
  • Rive droite deux autres ouvrages en aval sont portés sur la carte. Ils sont de forme un peu différente, mais de taille similaire aux autre tours (absence de palissades).
  • Un chemin secondaire emblématique depuis disparu, très raide, dite "Draye des arnaules" (pas de majuscule sur le A) rejoignait le petit col qui est quasiment au sommet de la "Tête de l'Homme", col de la Montagnette 2480m faisant donc plus de 1000m de dénivelé. Il comportait peu de possibilité de dévier vu la configuration délicate, sauf au sommet à 2400m, vers l'ouest, rejoignant le versant nord. La direction principale du petit col est Meyronnes et Saint-Ours, passant par les "Gascons" 1820m (trois maisons à cette époque et une clôture palissée) et passant aussi une cabane de Clotas : désignation d'un grand clou à 2000m (il semble qu'elle comporte une enceinte partielle maçonnée).
Cinquième zone Estrech-Petite Serenne[modifier | modifier le code]

Système défensif (tours et palissades) existait en amont de l'Estrech jusqu'en 1713 verrouillant l'accès à Serennes (Voire chapitre hameau).

La dernière zone, Fouillouse[modifier | modifier le code]

Elle était beaucoup moins stratégique. Elle était partiellement verrouillée par l'accès de Mirandole surveillé par les habitants de Saint-Ours-Meyronnes vassaux des sieurs Bérard. La première maison de Fouillouse surplombant le chemin principale (en arrivant par le haut) cadastré 479 a quelques caractéristiques défensives. À Pontay (confluence de la Barragne et au-dessus), l'aspect artificiel de la butte qui portait les dernières maisons du hameau disparues (entre 1780 et 1820) fait penser à l'emplacement d'une maison-forte.

Autres zones[modifier | modifier le code]
  • Col de Vars : existait une tour dont la base est visible.
  • Avant le XVIIIe, une tour de vigie existait en surplomb de la Reysolle. Elle verrouillait la montée du lieu-dit "La Fortune", en effet le prolongement aval horizontal vers Tournoux n'existait pas encore. Le tracé du chemin disparu existe encore dans le cadastre.
  • Au lieu-dit Chandellette, 200m aval de La-Barge, un hameau totalement disparu verrouillait le passage, très efficacement. Il est tombé en désuétude probablement au cours du XVIIe. Le lieu-dit aval "Les Grabelles" est un avant-poste redoutablement pertinent pour distinguer la traversée du passage à découvert en bas comportant l'unique chemin d'accès vers l'amont du vallon. Ce toponyme semble à associer à la notion de criblage (distinction du "bon-grain" du mauvais). La colombophilie militaire existait depuis bien longtemps et pouvait apporter l'information nécessaire.

Édifices et arts religieux[modifier | modifier le code]

Domination du style Roman Lombard sur la commune
Domination du style Roman Lombard.
Variations décors coquille St Jacques

Avec six paroisses, la commune représente 31 % de toutes celles de l'Ubaye (19 en 1900). Cas unique pour une commune rurale, il y avait quatre confréries pénitentes réparties sur son territoire au XIXe siècle et quatre chapelles légèrement séparées des édifices séculiers principaux.

La quantité et la qualité de tous les édifices religieux à la charge de la commune sont un énorme soucis pour les finances. Les autorités du patrimoine, après avoir continuellement œuvré, ont les yeux maintenant braqués sur la modeste et excentrée église de Fouillouse où la dernière découverte révèle qu'absolument toutes les surface murales et voûtes étaient recouvertes de fresques qui pourrait-être du XVIe siècle, un dossier de classement est en cours de rédaction [155],[156],[157]. Dans un cercle de 3 km (à vol d'oiseau) autour de cette grande et majestueuse église du chef-lieu, se trouvent trois églises loin d'être petites, elles aussi paroisses. Il y eut jusqu'à quatre curés au XIXe siècle dans ce cercle restreint. Cette densité est peut-être unique (Ces clochers: Melezen, Tournoux, Serenne, chef-lieu). Maintenant le clocher suivant, est aussi très proche; 4,4 km, c'est Fouillouse paroisse lui aussi. Dans ce petit cercle, on compte 4 chapelles importantes. Bien sûr, on peut affirmer une piété locale importante, mais avant tout, voilà le signe de l'importance de ce carrefour. Les récurrences de références à saint Jacques-Le-Majeur (Compostelle) et à Saint Roch (saint patron des pèlerins) sont nombreuses (chef-lieu, Gleizolles, Fouillouse, Combe-Brémond, et petite Serenne, mais aussi alentour) ; quelques exemples : reliques à Fouillouse, le grand œil-de-bœuf en forme de coquille Saint-Jacques du fronton de la chapelle des pénitents du chef-lieu, le nombre et la dimension des chapelles de pénitents (Chef-lieu, Maurin, Fouillouse, Grd Serenne). Les vocations religieuses sont remarquables ; on peut citer en premier un évêque d'Embrun honoré par une stèle et une statue dans l'église de Serenne. On peut citer aussi l'abbé Pierre 1912-2007. Avant 1713, la densité de population de la Haute-Ubaye est plus importante que tout le reste de l'Ubaye[158] pourtant plus de quatre fois plus grande et morphologiquement-géographiquement plus hospitalière. Dès le XIIIe siècle, il y avait vraisemblablement déjà 5 églises sur la commune, si l'on compte qu'il y en eu une aux Gleizolles, carrefour important.

Pour ancrer la communauté dans cette mission essentielle d'hospitalité aux pèlerins, les dotations sont particulières (tableaux, objets sacerdotaux, églises, chapelles, cloches). La formation chrétienne de la population est assez poussée et la rend capable, plus qu'ailleurs, de lire le latin. De tout cela découle un légalisme romain marqué. À la Réforme, les idées protestantes imprègnent la population, mais celle-ci reste d'une romanité assez constante. En 1591, l'église du chef-lieu est détruite au canon et par le feu par l'armée protestante dauphinoise conduite par Lesdiguières, comme quelques années plus tard les remparts de Barcelonnette. C'est la raison de la forte mobilisation locale en Confrérie de pénitents, mouvement de la contre-réforme.

Deux sites internet sont consacrés à ses édifices :

  • celui du diocèse catholique chapitre sur le patrimoine religieux de la commune.
  • Un autre aussi émanation du diocèse « dignois.fr ». Il y consacre un important chapitre avec photos.

Ceux du chef-lieu[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

L’église paroisse Saint-Pierre-et-Saint-Paul aurait des bases de la fin du Moyen Âge. Une partie du chœur d’origine subsiste (1452/1472). Elle est démolie en 1591, à la fin des guerres de religion par les troupes de Lesdiguières alors que les habitants s'y sont retranchés[159]. La reconstruction des voûtes a lieu seulement 100 ans plus tard en 1690. Elle est fortifiée en 1696. La charpente et la couverture sont renouvelés en 1762.

Elle est aujourd'hui en très bonne état et merveilleusement restaurée. D'énormes travaux ont été nécessaire à la suite d'un important tremblement de terre le dimanche 5 avril 1959 où entre autres une travée s’effondre. Pendant sept ans (1963-1970) une équipe de cinq ouvriers venant du Gard, accompagnés de leur famille, s'installaient de mai à novembre. Etant classé monument historique (1921[160]) deux tiers des travaux sont pris en charge par l'état et le tiers restant normalement à la charge de la commune est pris en charge par Mr Hippolyte Signoret revenu fortuné du Mexique.

Dans son état actuel, l’église compte une nef de deux travées sur voûte d’ogives. Le chœur est une simple travée supplémentaire, à chevet plat ; lui aussi sous croisée d’ogives. Au sud, une chapelle barlongue donne dans le chœur[161]. Les chapiteaux sont ornés de têtes d’hommes et d’animaux en relief, les clefs de voûte d'agneaux ou de blasons[162]. Tout l’extérieur est parcouru d’arcatures aveugles, survivances de la bande lombarde. Les portails sud et occidental sont décorés, le second ouvre sous un linteau et date du début du XVIe siècle. La base du clocher est probablement la partie la plus ancienne de l’église (1390), mais l’essentiel de la tour, percée de fenêtres géminées, date du XVIe siècle ; le clocher a été réparé en 1829[161].

Sur le tympan du portail occidental, se trouve une "déposition de Croix" qui était cachée sous un enduit[163]. D’autres fresques ont été découvertes dans les années 1960 dans le chœur, sous les boiseries. Elles ont été peintes au XVIe siècle par des peintres italiens et représentent Dieu le Père, des anges, la Vierge et la Vision de saint Paul[164]. L'église possède trois autels avec retables en bois, partiellement peints ou laissés au naturel, ou dorés[165], classés[166] et un antependium très rare, en toile peinte, du XVIIe siècle[167], classé monument historique au titre objet[168].

La chapelle des Pénitents[modifier | modifier le code]

C'est la première à être construite et la plus grande des dix chapelles pénitentes de la vallée. Elle a été construite en 1620 dans un contexte très particulier pour le chef-lieu. Les blessures de la communauté étaient encore très vives : l'église était encore très endommagée (destruction importante par Lesdiguières en 1591). Cela explique qu'elle soit de si grande taille (15/8 m intérieur) pour une si petite communauté. La nef a trois travées, des baies côtés nord (obturées depuis) et sud, datées du XVIIIe siècle[169].

Le contexte était alors à la redynamisation catholique qu'on nomme maintenant « la Contre-réforme ». Elle prenait en Ubaye un caractère particulier avec de très vivent tensions. Sous l'impulsion du pouvoir savoyard, refusant très souvent d'abjurer, les protestants furent quasiment chassés par les pressions en 1634, anticipant ainsi les départs massifs en Dauphiné et en France à la suite de la révocation de l'édit de Nantes de 1685 et origine de la Guerre de la Ligue d'Augsbourg de 1688 à 1697 catalysant un sentiment européen anti-français.

Ce mouvement de confrérie de charité de pénitents vient remplacer à Saint-Paul un mouvement plus ancien de 200 ans (voir chapitre suivant) : les confréries du Saint-Esprit [170]. Ces confréries furent très dynamiques dans toute la région, mais beaucoup plus qu'ailleurs sur la commune (Maurin, Fouillouse, Chef-lieu, Serennes). Descriptions :

  • À la manière des stèles, fauteuils réservés aux chanoines, les mêmes rehaussées de deux marches adosées de boiseries, habillages muraux sophistiqués d'environ deux mètres de haut qui couvraient tout le tour de la nef affectés visiblement aux titulaires pénitents. Chaque siège étant privatif [171]. Ces stèles avaient été démontés en 1929 par le père de l'ancien maire Chaffred Goirand menuisier pour une réfection complète du plancher. Ces travaux étaient financés comme la série complète de bancs par un don de Mr Hipolythe Signoret. Ces stèles ont été replacées vers 1930 pour disparaitre définitivement vers 1950.
  • La chapelle, elle aussi a été très endommagée au tremblement de terre de 1959 (légère fissure tremblement en 2008).
  • Sur le mur pignon comportant la porte d'accès se trouvent :
  • Elle a subi un incendie heureusement vite maîtrisé en 2008 alors qu'elle servait encore aux offices en hiver.
  • En 2013, un nouveau système de chauffage a été installé en remplacement du très rustique mythique regretté grand poêle à bois haut de fonte qui datait d'environ 1940. L'investissement d'un plancher chauffant rayonnant basse température en sur-épaisseur est très moderne.
  • À l'origine, le grand poêle à bois était dans la version qui comportait une turbine électrique de convection forcée, mais qui fut trop bruyante pour être gardée.
Maison d'une confrérie du Saint-Esprit[modifier | modifier le code]

Une très belle pierre de taille sculptée (50/80 cm), datée de 1483 en chiffres romains, est située sur la façade d'une petite maison fermière dans le village (à droite du gîte épicerie),(voir photo dans le groupement ci-dessus). Elle permet de penser qu'une petite communauté de confrérie du Saint-Esprit habitait là. Ces confréries sont d'inspiration souvent un peu gallicane, zélées, tournées vers le service à l'Eucharistie, la pauvreté, la prière et la charité. Dans les grandes villes les confréries sont principalement liées aux divers professions. Des pierres taillées sur l'église sembles avoir été réalisées à cette époque par ce même tailleur, de facture semblable: le tour du tabernacle de l'église, l'indication de la rénovation à l'extérieur du clocher, un portique qui permettait une entrée particulière pour les pénitents dans l'église paroissiale par la chapelle latérale nord disparue aujourd'hui.

Sur la pierre dans le village on peut voir :

  • deux calices symétriques latéraux reliés par un lierre grimpant, une colombe, la croix avec enluminé l'inscription IHS. Ces symboles latéraux indiquent la fidélité au service eucharistique. Le lierre est le symbole de la fidélité.
  • les lettres correspondent à la période de la naissance d'une dévotion au nom de Jésus (en grec Ιησους) résumé par les trois lettres IHS, très popularisée par les Jésuites.

Édifices et arts religieux au hameau de Tournoux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Thomas du hameau de Tournoux
Église Saint-Thomas du hameau de Tournoux.

L’église paroissiale est placée sous la titulature de saint Thomas. Son clocher, remonte vraisemblablement pour sa partie basse ancienne au XIIIe siècle. Il était à l'origine détaché de l'édifice: campanile (une fenêtre masquée en témoigne). Il a été agrandi de 3 m vers le XVe siècle vraisemblablement en même temps que la métamorphose de la nef et du chœur. Le porche d'entrée est un réemploi de l'édifice d'origine. Tout l'ensemble est construit sur un rehaussement artificiel de plus d'un mètre de haut.

Ce clocher a certainement servi pour le guet car il est fort bien placé pour observer le chemin ancien venant de Saint-Paul. En l'observant on remarque des trous d'insertion qui semble avoir tenu un guet périphérique hourdi de bois. Il a une vue directe sur les aménagements techniques du verrou situé à 1 400 m au NE (deux fortins du XVIIe siècle complétaient le dispositif). Les signaux sonores de la cloche permettaient d'avertir les habitants de ce lieu de passage stratégique sur un plateau convoité. Les vitraux ouest avaient été détruits pendant les dernières guerres.

Le chevet, couvert d'une croisée d'ogives reposant sur des culées, correspond à un type classique dans la vallée de l'Ubaye. Des baies géminées ouvrent dans la tour du clocher[172], dont la base est romane mais les étages du XVIe ou du XVIIe siècle[173]. Un bas-côté étroit lui a ensuite été ajouté au nord, au XVIIIe ou au XIXe siècle[174]. Le linteau du portail est supporté par deux corbeaux, reposant sur deux personnages sculptés (sculpture du XVe ou du XVIe siècle)[173]. Parmi le mobilier de l'église, se trouve une Vierge au Rosaire entourée de sainte Catherine de Sienne, de saint Dominique et de saint Thomas qui pourrait provenir de l'ancien couvent des Dominicains de Barcelonnette.[réf. souhaitée] L'horloge et le carillon du clocher ont été remis en route par la mairie en 2014.

Autres constructions:

  • Une petite chapelle Saint-Jean se trouve sur la crête occupée par les fortifications. Elle n'a plus de toiture. À cet endroit passe un chemin dit chemin du roy qui permettait de descendre vers le vallon de Parpaillon. Un projet de rénovation est en cours.
  • Sur le cadastre napoléonien de 1841 référence feuille J4 (105 Fi 193 / 049 aux archives départementales) une bâtisse référence 799 (accolée à la 800 qui borde l'ouest de la place principale et comporte une immense écurie très haute) est colorée en bleu ce qui suppose une affectation religieuse. Madame Imbert, ancienne présidente du musée, dit un prieuré. Quel ordre religieux il est étonnant qu'on est pas plus d'information.
  • Presque en face, la maison 842 (sur ce même cadastre) plus à l'ouest, les propriétaires actuels ayant acheté leur maison vers 1970, disent qu'elle a une structure complexe qui fait penser un peu à une chapelle.
  • Au cours de la fin du XIXs le cimtière à l'origine autour de l'église a été transféré en bordure du village au bord de la route parcelle 574 du cadastre actuel.

Édifices et arts religieux au hameau « Les Gleizolles »[modifier | modifier le code]

  1. La chapelle visible n'est que le reste de l'ancienne église, dont la nef, trop endommagée depuis tremblement de terre de 1959, n'a pu être conservée. Cette chapelle qui n'est donc que le chœur ancien, est sous croisée d’ogives. Elle est daté du début du XVIe siècle[175]. Elle est sous la titulature de Saint-Jacques et Saint-Philippe et dépendait de la paroisse de Tournoux[69]. Cette partie restante a été restaurée et re-couverte par les habitants de Gleizolles en 1988.
  2. Une autre église paléochrétienne disparue, était très importante. Elle se trouvait très proche (40 m)[75],[76]. Cette église accrédite un peu la thèse selon laquelle la transcription du toponyme a été peu fidèle au sens originel. Cette hypothèse est celle de la métamorphose du toponyme « Les Gleizolles » à partir de « L'Ecclésia » qui indiquerai une présence importante pour l'église (édifice religieux antique, ou aussi une communauté religieuse). Ce lien semble pertinent quand ont le rapproche du mot église en espagnole Iglesias car ce sont les catalans qui ont diffusé au XIIIe siècle et même avant ce toponyme. Par exemple en Sardaigne et ce serait compatible avec la Provence, l'Ubaye Catalane: Iglesias (Italie) prise de la Sardaigne par les Catalans cent ans à partir de 1323 / Ville d'Iglesias, commune d'Espagne dans la province de Burgos, communauté autonome de Castille-et-León). D'autre part, lorsque Béranger IV le Catalan arrive en Ubaye, elle est très culturellement dominé par une dynamique monastique bénédictine depuis plus de quatre siècles (Borgo san Dalmazzo, Novlaise, leurs prieurés et abbayes dépendantes : Faucon, Saint Pons, etc.). Cette géographie bénédictine avait un point idéale de rencontre « les Gleizolles » pour ces deux abbaye-mères !... Petite église ce dit en occitan gleisola qui se retrouve dans Lagleygeolle (Corrèze), Laguiole (Aveyron), Grézolles (Loire)[176] et à seulement 66km Le Glaizil dans les Hautes-Alpes.

Édifices et arts religieux aux hameaux du vallon de Maurin[modifier | modifier le code]

Chapelle des Pénitents à côté de l'église de Maurin
Chapelle des Pénitents à côté de l'église de Maurin.
Chapelle Notre-Dame-des-Neiges au hameau de La-Barge
Chapelle Notre-Dame-des-Neiges au hameau de La-Barge.

Les hameaux du vallon ont été érigés en paroisse en 1431[177].

  1. L'Église (classée monument historique[178]), est l'église paroissiale des hameaux du vallon de Maurin. Intérieurement comme extérieurement elle est d'une harmonie incroyable. Les fondations sont du XIIe. Elle aurait été reconstruite après qu’une avalanche l’ait détruite en 1531 comme le rappelle l'inscription sur le tympan : 1531 lo 14 de febrier svalancha la gleiso (le 14 février 1531, l'église a été « avalanchée »), mais la pierre et l'inscription semblent de facture récente, de la rénovation de 1906. Le texte est surprenant à cet endroit même et peu canonique. Les trois travées de la nef et le chœur sont romans, ainsi que les sculptures de marbre rose du portail : elles peuvent être d’origine ou bien de style archaïque du XVIe siècle[179]. Le retable et son tableau représentant la Vierge du Rosaire au pied de laquelle des saints intercèdent pour les âmes du purgatoire, datés de 1654, sont classés[180]. Un fragment de fresque sur le mur nord de la nef est le reste d'une Passion datant du Ve siècle. La croix de procession en étain repoussé et cuivre doré, du XVIIe siècle, est classée[181]. L'église est sous le vocable de saint Antoine mais la Vierge et un saint local, Flamain, y sont également honorés. En 1945, un chapiteau des environs de 1500 est découvert, dont les sculptures représentent des anges[182].
  2. Une chapelle des pénitents jouxte, au nord, le cimetière.
  3. La chapelle Notre-Dame-des-Neiges se trouve à La-Barge[69].
  4. Une chapelle Saint-Roch se trouve à Combe-Brémond.
  5. Au hameau de Maljasset, se trouve aussi un nouvel édifice dédié à saint Antoine, c'est la petite chapelle[69] et c'est très surprenant, car avec le hameau de Saint-Antoine, voilà donc trois édifices sous la même titulature en moins de dix kilomètres (les risques de confusion sont donc très grands).
  6. Dans la mémoire collective, il aurait existé un hameau plus haut dénommé Saint-Bernard, détruit par un éboulement rocheux. La carte Cassini de 1780 indique des maisons vers le plan de Parouart, un lac y est mentionné.
  7. La communauté locale avait de très nombreux échanges avec Ceillac par le col de Giradin et faisait un pèlerinage le 26 juillet au lac Saint-Anne, à la chapelle du XVIIe reconstruite plusieurs fois.
  8. Le sanctuaire de la source « sainte » de la « Font Sancte », éponyme du pic du même nom, de tradition très ancienne, n'est qu'a 4,3 km à vol d'oiseau, mais versant nord, dans le vallon d'Escrein. Il y eut peut-être des liens humains autour de ce sanctuaire, entre ses deux versants, mais ce vallon s'étant complètement dépeuplé au début du XXe siècle, il n'en a pas été gardé la mémoire. Ce qui est certain, c'est que l'accès nécessite à partir de l'Ubaye, plus de mille mètres de dénivelé en suivant plus tôt le vallon des Houerts et après le col beaucoup de pierriers.

Édifices et arts religieux au hameau de Saint-Antoine[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Antoine au lieu-dit Saint-Antoine
Chapelle Saint-Antoine au lieu-dit Saint-Antoine.

La chapelle Saint-Antoine, chapelle de pèlerinage local, date de la fin du XVIIIe siècle et a été réalisée par les habitants du hameau. Le clocher-campanile date de 1819. Sur le pignon de l'église un cultivateur de Serennes, Joseph-André Signoret (1772-1825), a reproduit une toile qui se trouvait à l'intérieur de la chapelle, représentant saint Antoine intercédant auprès de la Vierge pour les âmes du Purgatoire. La fresque a été déposée et refaite en 1992 par Jean-François Gavoty.

Art religieux aux hameaux de Fouillouse[modifier | modifier le code]

voir article Fouillouse (hameau)

Édifices et arts religieux aux hameaux « des Serennes »[modifier | modifier le code]

Grande Serenne

  • Au hameau de la Grande-Serenne, l’église de la Transfiguration-de-Notre-Seigneur, est l’ancienne église paroissiale du hameau. Le hameau de Serenne (Comme Le Melezen) a obtenu tardivement de l’évêque d’Embrun la reconnaissance d’église succursale de Saint-Paul (curé desservant en propre) en 1829 selon l'asso « archeo-provence »[183], en 1779 selon Marieus Allix[184]. Son plan est en croix latine, avec une coupole et une nef d‘une travée[185]. Son ciboire en argent, du XVIIIe siècle, est classé[186]. Lors du séisme de 1959, l'extrême pointe de son clocher a subi un net cisaillement que l'on peut encore observer. L'église est bien antérieure à son érection en paroisse.
  • Dans le compte-rendu détaillé du séisme de 1959, le rapport indique : Une chapelle a été fortement endommagée et a dû être définitivement démolie. Cette chapelle semble une chapelle de pénitents [187]. Séparée, à côté de l’église, l'ancien cadastre la signale d'une croix coloriée en bleu, parcelle 792. Cette chapelle ruinée eut été dédiée à saint Michel selon quelques sources. Cela porterait donc ainsi à quatre les associations de pénitents de la commune ce qui pourrait, rapporté au nombre d'habitants, être un fait très remarquable.
  • Un buste sur une stèle est à l'effigie d'un archevêque d'Embrun indique qu'il fut natif du village. Il s'agit de Jacques II Sérène (ou Jacobus) nommé en archevêque en 1275-† 1286. Celui-ci aida le pape Grégoire X à la fin de son pontificat délicat et important.
  • L'ancien presbytère aurait été la maison modeste en haut et à droite de la « rue des ananases » (cadastrée 987).
Église de la Transfiguration-de-Notre-Seigneur de Serennes
Église de la Transfiguration-de-Notre-Seigneur de Serennes.

Petite Serenne

  • Une chapelle Saint-Roch se trouve au hameau de la Petite-Serenne[69]. Elle a été aussi dédicacée à saint Sébastien (celle du Melezen aussi). Elle a été érigée en 1630 et déplacée en 1719. L'intérieur ressemble par sa sobriété à la chapelle des pénitents du chef-lieu. C'est à la suite d'une épidémie de peste à laquelle tous les habitants ont échappé qu'elle fut érigée en remerciement[188]. Notons une inscription intéressante encastrée dans le contrefort gauche de la façade ouest : « 1650-1719-S… RSS ». Cela semble situer la chapelle dans le temps : destruction, reconstruction.
  • Sur le cadastre napoléonien, une chapelle au hameau des Hugues section L 4, parcelle 856[69].
  • Quant au cimetière, il est encore à la même place signalée par le cadastre, entre les deux hameaux de la Grande et de la petite Serenne[69].

Art religieux au hameau des Prads[modifier | modifier le code]

L’autel de la chapelle du hameau de Prads, en bois taillé, du XVIIIe siècle, est classé au titre objet[189](dépendaient de la paroisse du chef-lieu[69]).

Art religieux aux hameaux du Pont de l'Estrech[modifier | modifier le code]

Au hameau de L’Estrech, près des Bonis, chapelle Notre-Dame ; (dépendait de la paroisse du chef-lieu[69]).

Édifices et arts religieux aux hameaux du Melezen[modifier | modifier le code]

Avant l’érection en paroisse du hameau et la construction de l’église Saint-Sébastien (1785), il y avait une chapelle, réaménagée en presbytère[69]. Le clocher campanile s'appuie sur cet ancien presbytère.

Dans le mobilier de l’église figurent une croix de procession en métal argenté du XVIIe siècle, classée[190] et un ciboire d’argent du siècle suivant[191]. L'emplacement du clocher dans cette pente abrupte avait été choisi pour créer un alignement parfait entre quatre points pour les franchisseurs du col par le chemin royal (du virage apparaît soudain le territoire étendu Melezen - Saint-Paul - Les Prads ; les deux clochers s'alignent ainsi que les chutes d'horizon des crêtes basses. Cette volonté de donner des repères au marcheur se trouve aussi dans la toponymie du lieu « l'Intra ». Tout au long de ce chemin royal environ 6 grandes croix sobres de bois agrémentaient les carrefours (Il n'en reste plus que deux à ce jour). [réf. nécessaire]

C'est une des seules 6 églises de Saint-Paul qui n'a pas eu d'adjonction d'une chapelle de pénitents (en excluant Tournoux) (car elle a été érigée bien après la Contre-Réforme).

Édifices et arts religieux au col de Vars[modifier | modifier le code]

La chapelle Sainte-Marie-Madeleine (sainte patronne de la Provence), est récente. Elle fut construite au milieu du XIXe siècle avec des subsides revenant du Mexique, et des dons privés d'habitants du hameau des Prats. Un historique de cette chapelle est donné par le site Internet du Diocèse de Digne. Elle succéda à un hospice de voyageurs et pèlerins. Cet hospice avait été construit et géré par les Frères de la Madeleine, ordre fondé au XIIe siècle pour jalonner les voies de pèlerinage de relais hospitaliers (manque de référence). Enfouie dans la neige une bonne partie de l’année, elle fait l’objet d’un pèlerinage annuel, le 23 juillet, jour de la fête de la sainte.

Croix remarquables dans le paysage[modifier | modifier le code]

Croix de carrefours Comme sur tout le massif les carrefours des étaient dotés de grandes croix, mais ici plus sobres (environ 5/2,5 m) alors que juste là, celles de Vars et du Queyras sont très décorées. Parmi celles-ci, trois comportaient un décor exotique (un coq : Tournoux, Melezen, Estrech) :

  • cinq au chef-lieu : là où est actuellement la salle de rencontre, à l'entrée ouest (route départementale) du village, au-dessus de la route avant d'arriver au Bonis, sur le chemin des Prats au rocher pointu.
  • quatre à Tournoux : arrivée par la traverse (par le chef-lieu) ; ancien chemin vers le Fort de Tournoux ; épingle à cheveux ; au sud de l'église : c'est là qu'est le point de départ du chemin antique vers Larche.
  • quatre aux Melezens : sous le Serre ; au-dessus de la Rua ; entre la Rua et les Molles ; à Champ-Grandet.
  • deux au Pont-de-l'Estrech : vers le torrent est, et vers le pont.
  • trois aux Serennes :
  • aux Gleizolles :
  • à Fouillouse : il n'en reste que deux :
  • Saint-Antoine: il n'en reste qu'une assez récente de 1983, en fer forgé, faite par un habitant Marius Allix.
  • quatre au Vallon de Maurin: 300 m après Combrémont ; au carrefour Ixus/Maljasset/Tronchet ; entre l'église et Maljasset ; 200 m avant Maljasset.

Croix sommitales plus récentes De très nombreuses croix sont apparues sur les sommets et ont aussi agrémenté les chemins de randonnées. Elles ont souvent été encrées pour être des repères géodésiques pratiques lors des conflits armés des siècles récents et pour les triangulations dans l'établissement des cartes d'État-Major. La dernière la plus remarquable a été placé en 2006 sur l'Aiguille du Chambeyron par les derniers Chasseurs Alpins.

Souvenir des disparus[modifier | modifier le code]

contre le mur nord de l'église et donnant sur le terrain de boules (anciennement partie du cimetière)
Portail principal de l'église coté ouest

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts, placé contre l’église, est une sculpture de Paul Landowski[192] (sculpteur officiel de la Troisième République). Ce sculpteur très prolifique est représenté en France et à l'étranger ; il a notamment travaillé pour le Christ de Rio de Janeiro (1923-31). Il était ami personnel de Paul Reynaud, homme politique dont la famille est originaire du village. Il a réalisé aussi à Barcelonnette deux œuvres importantes : la statue de Jacques 1er Fitz-James duc de Berwick (1924) et aussi les statues du monument aux morts (1923: classées monument historique, 2009). L'artiste s'est là complètement inspiré de la fresque du tympan du portail de l’église exprimant l'affliction, la compassion de la mère penchée sur la dépouille de l’enfant mort, veillé. Le monument aux morts fait très rarement un lien avec la paroisse et la foi. Habituellement, il exalte la victoire, la virilité, les héros. Là, inhabituel, il exprime la compassion de la nation (figure féminine centrale) et des habitants pour ses enfants mort aux combats. Autre discordance, le monument est très rarement à l'intérieur du cimetière ou accolé à l'église pour ne pas affliger la République par des bondieuseries. Là encore une fois, il faut rappeler la configuration antérieure au tremblement de terre de 1959. La chapelle latérale, trop endommagée, fut supprimée. L'étendue du cimetière côté nord a été réduit ; beaucoup plus grand, il entourait d'une enceinte église et chapelle de pénitents. Sont porche principale d'enclos a d'ailleurs été transféré entre les deux édifices. Ce monument aux morts a été translaté de seulement 4 mètres vers le sud après l'élimination de la chapelle latérale. Il était donc, à la fois dans le cimetière et contre l'église principale (il était accolé au chevet plat disparu). Cette oeuvre modeste inhabituelle, figuration de la souffrance, peut-être un peu comparée à celle de Käthe Kollwitz dans le cimetière militaire allemand de Vladslo.

Art funéraire[modifier | modifier le code]

  • A Tournoux, au Chef-lieu, aux Serennes, comme dans toute l'Ubaye, certaines tombes du début XXe siècle sont monumentales, surchargées évoquant la réussite de ceux partis au Nouveau Monde (Mexique). Elles ont aussi servit de "publicité", signe magistrale et pompeux aux jeunes locaux; courageuse main-d'oeuvre incomparable, docile, indispensable aux affaires gloutonne en Ubayens.
  • L’enclos, les chapiteaux et la porte du cimetière de Maurin sont classés Monuments historiques[193].

Biens et systèmes gérés en commun[modifier | modifier le code]

Les corvées et tâches réalisées communautairement étaient, avant la Première Guerre mondiale, encore très nombreuses. Beaucoup de biens ont fait l'objet de gestion communautaire : canaux de captage, d'irrigation, sources, fontaines, bassins, lavoirs, moulins, fours à pain et à chaux, câbles d'exploitation forestière et câbles à fourrage, adduction d'eau basse pression pour la pile, l'électricité... Souvent, des règlements syndicaux afférents étaient très précisément rédigés et les comptes établis. À la Révolution, les hameaux ont tous imposé la reconnaissance de propriétés communautaires qui furent législativement appelés sections de communes). Le fonctionnement communautaire de niveau supérieur des Escartons se rapprochait vraisemblablement de celui d'ici. Ces sections ont lentement disparues et leur biens furent absorbés dans la commune. Tous les hameaux avaient ce genre de biens et de syndicats.

Sources, captages, canaux d'irrigations, lavoirs, bassins, abreuvoirs et fontaines[modifier | modifier le code]

  • Il semble qu'il y ai une diminution sensible des quantités d'eaux souterraines résurgentes pas complètement imputables aux seuls manques d'entretien des prises et captages.
  • Bassins et lavoirs monolithiques : Leur nombre est remarquable. Le plus beau qui fait 4 m de long, se trouve à Serenne. Il est en marbre de ce vallon et a été taillé d'un seul bloc. D'autres sont à voir à Fouillouse et au chef-lieu. Les bassin en bois parviennent à durer bien quarante ans et sont dénommés bachasse (Tournoux).
  • Canaux d'irrigation par gravité : Ils étaient très nombreux. Il est remarquable d'en trouver encore à plus de 2 300 m d'altitude (Fouillouse). Certains étaient très longs. Nombreux étaient ceux qui avaient nécessité des aménagements techniques, aqueducs aériens (deux au Melezen) et même souterrains (deux au pont de l'Estrech) pour le franchissement des combes, des gorges, des passages de barres rocheuses, des ruisseaux, des arêtes (Serre-du-Melezen). Une étude sérieuse de recensement des ouvrages est à entreprendre. Citons très brièvement quelques-uns :
    • le plus haut démarrait au-dessus du lac premier près du refuge du Brec du Chambeyron, à 2 748 m d'altitude[194].
    • L'un venait du Valonnet, plus haut que Fouillouse, irriguant jusqu'à l'ubac de Serenne, plus 3 000 m de long.
    • Le canal de Debalens au-dessus de pont de L'estrech démarrant entre Pinet et Mastrets, passant Debalens vers le plateau de Bouchiers et irrigant ensuite la Mirette jusqu'à l'Ubac de Pont de l'Estrech.
    • Celui des Prats, assez récent car complexe, était très long (environ 6 km mesuré sur la carte 25/1000). Il a fonctionné jusqu'en 1944 [195].
    • ceux du Mélezen jusqu'au Pramoutour et ceux du vallon de Crachet, etc.

Les divers fours[modifier | modifier le code]

Les fours collectifs « banaux » (pain)[modifier | modifier le code]
Un four à pain
Fournée.

Les fours anciens de plus de deux mètres de diamètre sont extrêmement nombreux. Ils sont souvent constitués uniquement de pierres maçonnées et peu de briques réfractaires. Quelques-uns ont été modernisés ou refaits aux XIXe et XXe siècles par l'ajout de porte de bonne qualité et l'amélioration de la bâtisse. D'autres ont été récemment restaurés.

Les plus connus sont désignés dans le langage courant, comme des fours banaux. Ils sont accolés aux groupes de bâtisses, sans être à l'intérieur de l'une d'elles. Ils sont improprement désignés : four banaux. En fait, ces vallées alpines bénéficiaient de très nombreuses exemptions de droits et impôts négociées. Ils ne payaient pas pour l'usage des fours et des moulins alors qu'en Provence et en Piémont ces installations soumettaient les habitants à un impôt. C'étaient donc tous des fours communautaires. Certains ont été détruits au XXe siècle:

  • Prats,
  • Champ-Grandet: cette bâtisse se trouvait en lieu et place du parking en face de la maison la plus basse (bases de murs arasés et mur comblés). L'absence de numéro cadastral laisse penser qu'il faisait partie de la grande maison haute.
  • Petite-Serenne: à partir de la fontaine, côté Est de la chapelle, une draille de 100m remonte vers le groupe de maison amont. Au milieu de cette draille, à gauche en remontant, la parcelle de ce four (cadastre N° 734) le four banal n'est plus qu'un tas de pierres[196].
  • Grande-Serenne, centralisé, côté aval de la route, l'actuel tout petit parking, référence cadastrale 419 le four était là.
  • Fouillouse: Il était sur la partie avalancheuse en aval de l'église, c'était sur la parcelle cadastrée 582 et c'était un très grand four communautaire. Il couvrait toute la surface 9 m/6 m de la parcelle. Il aurait été détruit vers 1980. On peut le voir sur une photo d'environ 1900 qui est reproduite dans le fascicule édité par l'association de restauration de l'église à la page 13 (un seul pan de toiture), mais aussi sur une carte postale ancienne.
  • Malajasset...

Quelques-uns ont été rénovés profondément :

  • La-Barge: toiture rénové en 2005, il fonctionne très bien.
  • Tournoux: Il fonctionne bien et a eu des soins réguliers.
  • Les Gleizolles: reconstruit en 1946 grâce aux dommages de guerre par un arrangement entre les habitants. Cette reconstruction a permis de le moderniser en prévoyant une voûte en briques réfractaires, une porte en fonte avec contrepoids à coulisse verticale, d'un fenêtron de surveillance de la cuisson et une très bonne salle bien aménagée. Il est situé en face de la chapelle. C'est le four le meilleur de la commune [197],
  • chef-lieu: La couverture qui était peu étanche a été refaite en bardeau par l'association du musée en 2013. Il fonctionne et dispose d'éclairage et de courant 220 V(clé à la mairie).
  • Intra-haut: Il est petit mais fonctionne. Il n'a pas de fournil attenant (désagréable s'il pleut).Il est bien délimité sur le cadastre mais ne porte pas de référence (il est bien central, situé entre les maisons N°473 et 584) .
  • Le Serre: Il est bien grand et fonctionne, référence cadastrale N° 405.
  • Pont de L'Estrech: il a eu des soins réguliers et fonctionne très bien.

Il en reste quelques-uns à améliorer : Le-Serre-du-Melezen, La-rua du Melezen (privé mais s'effondre)…

Les fours anciens privatifs (pain)[modifier | modifier le code]

Finalement moins connus, car à l'intérieur des maisons, ils sont assez nombreux. Il est intéressant de remarquer que ceux-ci sont principalement sur l'axe de cheminement Vars/Larche (Durance/Piémont). Il est aussi intéressant de distinguer ceux à but commerciaux, des autres. Cette distinction peut-être faussée par sa non-permanence.

  • Dans une grande maison privative (qui pouvait-être antérieurement, parfois commercial) : Il y en a aux différents hameaux du Melezen (à l'exception des hameaux hauts, les'"Intra"): un à La Rua (Cadast 426), un à Pramotour (686), un à Champ-Grandet (1081), un au Serre qui avait été comblé-muré (400), un aux Prats (352), un au Gleizolles (407), un au Bonis ((180) près du chef-lieu), un à Fouillouse (Cadastré 496) et deux à Combe-Brémont (164 et 150).
  • Dans une maison-fournil commerciale :
    • C'est très étonnant, mais il y en a trois au chef-lieu : dans l'ancienne très petite à côté du lavoir (19), l'ancienne grande maison Arnaud au centre du village (105), L'ancienne petite maison (97) à côté du presbytère qui fut l'épicerie Cocordan puis Rossi (le four a été détruit en 1960).
    • À grande Serenne, la dernière maison à gauche en montant (457).
    • À Maljasset la dernière en bas à droite (cadastrée 297).
    • À Fouillouse 2 maison-fournil (transformées en résidence secondaire) (sans compter le four banal) (527) (543),
Autres fours: chaux, métaux, plâtre[modifier | modifier le code]
  • Four à chaux:
    • Verrou géologique du Châtelet: en montant après à 150 m à gauche, en limites des parcelles 249-251 et la route. Restauré en 2002, le panneau communal apposé dessus indique qu'il est de 1912. Il est de taille moyenne, son diamètre est d'environ 3,5 m avec 4 m de haut. Il manque de place pour le travail et n'est pas tellement proche de la ressource en bois.
    • Hameau de Champ-Grandet: contrebas, un disparu entièrement se trouvait en au bord du canal d'eau en contre-bas de la route à l'extrémité Est de la parcelle 146[198].
    • Rua du Melezen: (En bas), le long du canal d'arrosage, vers le bas de la parcelle cadastrale 437[199].
    • Le Melezen piste forestière: avant le premier gué de la piste forestière traversant le riou Mounal vers la parcelle 1063 [199].
    • Le plus grand: Il donnait une réelle production commerciale avec environ 5 tonnes de chaux vive par fournée (4 m de diamètre, avec 4 m de haut). Il est peu connue, mais il est encore à moitié debout au nord de la parcelle 425, proche du croisement de la route de Tournoux [200]. Il est semi-enterré. Deux murs radiaux à 90° confortent les talus supérieurs permettant des accès aux deux niveaux, bas et haut avec un charreton: déchargement de chaux vive par le bas, chargement des pierres calcaires avant cuisson par le haut (la bouche ou gueule). Le bois est chargé autant d'abord par en bas, puis par en haut mélangé aux pierres. Les manipulations de charges étaient limités par les accès de niveau. Très souvent un canal d'eau passant très près permettait d'installer une cuve d'extinction de chaux-vive. Surtout en montagne la production était vendue sous les deux formes: l'une vive, dangereuse mais légère, l'autre hydratée (éteinte), moins dangereuse mais lourde.
    • Redoute de Berwick: à l'Est de la parcelle 829 [200].
    • Route du Fort bas de Tournoux: partant du lac vers la parcelle 1173.
    • La-Barge: en aval du hameau, avant le Bial-gros, au-dessus de la route actuelle dans les prés.
    • Les Prats: le cadastre de 1702 un four est cité, mais difficile à localiser (les cadastres descriptifs de 1702 citent d'ailleurs tous des fours dans chaque hameaux.
    • Fouillouse: (amont du village), visible sur la photo aérienne géoportail entre les parcelle 201/202. Il fait trois mètres de diamètre (au bord du torrent de la Barragne; à 150 en amont de la cabane des douaniers (après bifurcation vers refuge) (rive-Droite, cours permanent)) [201]
  • Plâtre: l'important usage du plâtre, même à l'extérieur, sur les façades, pour les angles extérieurs et aussi les surépaisseurs de tableaux de fenêtres, sur toute la commune, devrait nous conduire à trouver quelques lieux de petites extractions de gypse, comme autant quelques fours, mais ces fours à plâtre étaient beaucoup plus simples et sommaires. Ils peuvent avoir complètement disparu aisément.
  • Métaux:
    • Cloche principale de l'église: au chef-lieu, elle a été fondue sur place vers 1800. Elle a été coulé en contre-bas du cimetière.
    • À Maurin: (Combrémont et Vallon de Mary) de grandes quantités de scories de fusion de minerai sont au sol.
    • Combremont: un des champs au-dessus s'appelle Prafournier.

Moulins et activités récupérant l'énergie hydraulique[modifier | modifier le code]

Meules d'un moulin de Jausiers
Monsieur Robert Martin a acquis une partie du moulin des Gleizolles après 1957, voir Jausiers.
  • Sur l'Ubaye les deux cartes plus anciennes 1754 et 1780 n'ont que très rarement mentionné les moulins pourtant existant. La carte de Cassini accessible sur internet a une résolution qui rend parfois difficilement visible les symboles de moulin.
  • Vingt-trois lieux différents, recensés ci-dessous, eurent au moins une activité récupérant l'énergie hydraulique (vallon de Maurin inclus).
  • On peut faire la même remarque que pour les fours, ce sont des moulins artisanaux souvent sommaires, communautaires et non banaux. Il est très impressionnant de voir les très nombreux moulins recensés au premier cadastre (Napoléon). L'endroit emblématique de ce phénomène est Fouillouse où trois moulins étaient séparés de seulement 110 m.
  • Le nombre de meules en pierre trouvées sur la commune est impressionnant. Les lits de ruisseau et torrents sont assez imprévisibles et il ne reste plus un seul de ses moulins en état de marche. Toutes leurs traces sont quasi disparues et invisibles. Un bassin de rétention au Gleizolles et les murs du moulin de Maljasset sont encore visibles.
  • L'hydronyme « Riou Mounal » avait une étymologie sujette à interrogation car François Arnaud[202] « sommité » de la vallée, avait proposé « Riou du Singe » [203]. Maintenant, il semble plus probable que la transcription est à rapprocher des toponymes plus courant de « Monal » ou « Moline » qui sont associés aux moulins. D'ailleurs en Valian le « o » ce prononce très souvent « ou ». C'est d'ailleurs ce que porte la carte de Cassini de 1705. En 1990, Mme Renault, qui a travaillé sur la généalogie des familles sur place, l'avait déjà affirmé.
  • Au Melezen, le bassin versant est d'orientation très propice à la régularité du débit. Il est alimenté par le « Crachet » (toponymie qui indique un vallon plein de sources permanentes), comme aussi la « Barre de la Pisse » (hydronyme courant des cascades). Le débit du vallon de l'« Infernet » est tout aussi favorable. Georges Imbert, berger là pendant plus de trente ans, dit qu'il y a là un glacier rocheux très propice à la régularité de l'alimentation du riou avec un étiage très limité. Les orages peuvent y déclencher des flots tempétueux. Son orientation en font d'ailleurs un lieu très recherché pour le ski de randonnée.
  • Toutes les meules sont de type monolithique non cerclées.
  • Ces populations se sont spécialisées, un temps (XVIIIe et XIVe siècle), dans les tissages manuels (soie, coton, laine, chanvre et lin). Ils tannaient les peaux, maîtrisaient la compétence du foulage par moulin hydraulique à foulon que ce soit pour le lavage, la préparation des fibres (broyages et feutrage). Ces opérations utilisaient systématiquement des argiles dégraissantes. Dans le domaine du lavage, il était employé aussi pour la préparation des laines avant leur filage, dans une opération les débarrassant de leur suint.
  • Nombreux toponymes et hydronymes de la commune sont liés à ces activités hydrauliques « (1 Mounal, 1 Molles, 1 Martinet, 3 Paroir (ou Parror), etc.) ». Trois des toponymes se retrouvent au Melezen, Nord du chef-lieu, vers Vars.
  • Le toponyme « Paroir » qui est peu connu est associé aux lieux ayant comporté un moulin spécialisé, soit dans le traitement des peaux, soit des tissus, avec un moulin à foulon. Les roues à augets-remplis utilisées dans ce domaine sont faites pour tourner lentement. Elles ont pour but de donner une énergie mécanique de rotation lente à fort couple (proportionnel au diamètre, à la contenance des augets, au débit tant que l'eau ne déborde pas des augets).
  • Le toponyme « Molles » est à associer à fr.wiktionary.org/wiki/meule. Sur la carte de Cassini, ce lieu semble porter le toponyme « Mola » qui en latin peut vouloir dire « les meules ».
  • Albert Manuel (voir doc.) nous dit que les hautes vallées travaillaient beaucoup plus de seigle que de blé qui ne mûrissait pas bien.
Moulins du chef-lieu[modifier | modifier le code]
Mécanismes et techniques meunières
Mécanismes et techniques meunières.
  • Le principal moulin, lieu-dit « Martinet », sous le village, aurait disparu début XXe siècle, mais était visible sur les plus anciennes photos. Albert Manuel nous dit que le dernier propriétaire était Alexandre Faure 1872-1945, Juge de paix marqué sur sa tombe, marié à Marie, née Roux 1875-1934 parents de Germaine Faure 1908-1992, secrétaire de la mairie, de Paul 1914-1958, greffier et apiculteur...).
    • Deux meules de meunerie ont été retrouvées. Il était là où se trouve le bassin de traitement des eaux usées[204]. La prise d'eau se trouvait exactement où est celle du petit lac du camping « Le Bel-Iscle » (municipale) aujourd'hui.
    • Le grand canal de 700 m avait un dénivelé total (sortie moulin) de 8 m (environ 2 m de chute dans le moulin). Il était parfois assez large et profond de presque un mètre et trois de large [205]. Il scindait franchement deux parties d'un plan d'environ deux hectares de très beaux jardins très bien hydratés par des canaux rayonnants. Le toponyme ancien du lieu « Bel-Iscle » est donc fort à propos. Il traduit bien l'ambiance de l'espace. En plus une pièce d'eau douce de plus de 100 m2, très poissonneuse était alimenté par la source très bonne et puissante de la « Fonze » (relié au canal du moulin). On peut facilement imaginer un riche biotope, ce que confirment les témoignages. En aval et autour du moulin, 11 parcelles sont nommées « l'Auch », qui se traduit en occitan l'oie[206].
    • La grande partie du canal, très exposée aux flots des crues centenaires, a été emportée en 1957. En effet un virage du lit principal de l'Ubaye (supérieur à 60°), 100 m amont de la culée du pont-du-Martinet lui aussi disparu en 1957 et aussi les 40 m en aval. Il reste quelques morceaux de ce canal en amont 80 m et aussi 40 m en aval, qui comporte encore la structure des deux martelières de réglage des débits (directe et bypass avec début de ce canal secondaire) ce qui permet de connaitre avec certitude le niveau a ce point. On voit bien encore le plan artificiel, talus de décalage de niveau (entrée et sortie d'eau du moulin). Ces martelières pourraient bien dater de la transformation de l'usage du canal pour la turbine décrite ci-dessous. Paul Faure a entretenu un beau jardin potager à l'endroit du moulin jusqu'en 1958 [207].
    • Le toponymie du lieu « Martinet » indique clairement l'implantation plus ancienne d'une installation hydraulique différente de celle de la meunerie ou conjuguée (moulin à foulons ou forge)(il y en eut un aussi 3 km en amont au Pont-de-l'Estrech).
  • En prolongeant le canal ci-dessus, une turbine hydroélectrique en 110 V fut installée vers 1900 à l'Auch, sous Sainte-Anne (170 m en aval du moulin), (voir chapitre électricité), avec un financement d'habitants expatriés au Mexique, dit aussi « les Américains ». Albert Manuel dit que la première de la vallée [208] fut installée en 1897. Celui chargé de sa mise en œuvre était le forgeron Gaston Pons.
  • Au Riou-Mounale, rive Gauche, avant d'arriver au pont routier actuel (qui n'existait pas alors) un moulin spécialisé dans les activités de traitements de tissus (lavage ou feutrage) a existé (Il est très visible sur le cadastre de 1841, feuille 3M, à sa place on peut estimé correspondre la parcelle actuelle n°542 ). Henri Guichard nomme ce lieu « le Paroir » et dit que le talus artificiel sur lequel repose la route après le pont à recouvert cet espace.
Moulins de Pont-de-l'Estrech[modifier | modifier le code]

Groupés, ces deux dispositifs hydrauliques furent peut-être la plus grosse installation de la commune de ce type. Il n'en reste quasiment plus rien, sauf deux meules qui ont été vendues par les habitants vers 1950 à une riche famille de retour du Mexique. Cette installation avait un seul canal qui faisait tourner deux moulins côte à côte (turbines à augets = axe verticaux) (l'un à meules grossières pour les moutures non tamisées de farine de bétail, et l'autre avec meules précises et tamisage) (blé et seigle). Ce canal entrainait aussi séparément une roue à aubes (axe horizontal). L'implantation se trouvait en amont, entre les confluences des torrents du Sarret et des Cougnettes. Ils ont fonctionné de manière continue jusque 1920 exploités par les frères Risoul et Alexandre Ferre [209]. Pendant la dernière guerre, l'un a été remis en service de manière discrète, non déclarée (préfecture) ; mais sans le blutage qui était endommagé. Il fut endommagé à l'inondation du 13 juin 1954 et emporté complètement en 1957 (alors que toute l'infrastructure était alors encore très bien conservée).

La roue à auget a pu servir pour un moulin à foulon. Cette hypothèse est confortée par la présence là d'une argile particulière, "le safre". Argile très fine utilisée en maçonnerie, comme en étanchéité (cuvelage des fondations) qui semble aussi adaptée pour les opérations de foulage. Il est surprenant que aucune archive n'en comporte de photos.

L'aqueduc ouvert démarrait environ 500 m plus haut. La chute finale était d'environ 4 m. L'aqueduc comportait sur la fin du parcours (rive droite) plusieurs ouvrages remarquables : une partie souterraine d'environ 35 m sous le lit du torrent des Cougnettes (sec normalement, mais furieux aux orages) + un talutage muretté à mesure de l'augmentation de la hauteur permettant d'atteindre le niveau pour, à sa fin, obtenir une section (100 cm largeur / 50 cm de profondeur) avec quatre dérivations de seuil réglables (trois pour les roues et une pour le canal d'irrigation-dérivation). Trois gorges en bois à environ 45 ° dirigeaient les flux (tronçons de planches assemblées et troncs percés). Ils canalisaient, dirigeaient et accéléraient les flux vers les roues. Un canal by-pass et des martelières. Le canal d'évacuation rejoignait très directement l'Ubaye et le canal d'irrigation était suffisamment haut pour arroser tous les jardinets et champs du sud du hameau (une petite dérivation passait même sous la voie d'accès aux Bérardins = est du hameau) en passant au ras du « Cabanon » et du four à pain pour rejoindre bien loin les parcelles le long de l'Ubaye. Ce canal d’irrigation, à son début (juste après les moulins), passait lui aussi par une partie souterraine d'environ 40 m (sous le lit du torrent du Sarret) [210].

Moulins du Melezen[modifier | modifier le code]

Il est très probable que Riou-Mounal vienne de l'activité de meunerie : Mounal, Monal= Riou de la meunerie, bien que François Arnaud avait proposé « Riou du singe » : « mouine ». Il y en eut cinq. Trois sont portés sur la carte de Cassini, trois sur la carte d'État-Major de 1856. Albert Manuel, dans son recueil [211], nous dit qu'il y en eu deux sous « Champ-Grandes » encore visibles en 1924. Si l'endroit est encaissé et difficile d'accès, la déclivité du lit est forte de 9 %, stabilisé par des grès ronds érodés très gros, cette configuration permettait en quelques mètres de lit d'obtenir les deux mètres de chute habituels. Liste ordonné en remontant:

  • L'un est dans la confluence de la combe des « Espagnoles » (combe de jonction « des Villasses » et « Bec de l'aigle »), rive droite. Si on distingue encore en ce moment l'endiguement du canal de la partie amont et le plan supportant le moulin, il n'est déjà plus visible sur la veille carte d'état-major feuille 3J de 1841. Existe sur toutes les anciennes cartes et sur la dernière une passerelle qui n'existe plus, dessinée légèrement en amont. Elle était nommé pont des Prads. À cet endroit à l'ubac l'ancien chemin est encore bon; il a été rénové pour l'exploitation forestière et rejoint celui bien connu de « La traverse ».
  • L'autre à la confluence des « Murratières », mais il ne reste pas d'indice visible.
  • Le lieu-dit « Les Molles » est lié à la meunerie, en effet, ce mot en latin veut dire « les meules », alors qu'en langue locale, il veut dire pierres qui s'éboulent et roulent. Il est vraisemblable qu'il faille retenir la première acception, celle latine.
  • Le médian aurait été vers le pied du hameau « La-Rua » (église).
  • Les 2 plus en amont auraient été:
    • l'un en contrebas de « l'Intra-bas » (vers la piste forestière actuelle). Un pré s'appelle d'ailleurs : « Pré du Moulin ».
    • l'autre était en amont de la confluence avec le « Crachet », 100 m au-dessus[212].
Moulins de Serenne[modifier | modifier le code]
Meunier
Il y eut donc beaucoup de meuniers à Saint-Paul.
  • Deux moulins sont portés sur la carte de Cassini sur le lit de « La Baragne ». Il semblerait qu'il n'en reste rien. « Albert Manuel » dit que le dernier meunier a été « Isidor Imbert ».
  • Depuis l'année 1980, une société a créé une centrale hydroélectrique qui récupère de l'eau à 1 850 m sous Fouillouse et turbine à 1 500 m soit 350 m de dénivelé (environ 2 MW installé).
  • Albert Manuel dit qu'en aval de la chapelle Saint-Roch de « Petite-Serenne », il y a un lieu-dit « Le-Moulin ».
Moulins de Fouillouse[modifier | modifier le code]

(Parcourez l'hyper-lien du titre ci-dessus).

Moulin de Tournoux[modifier | modifier le code]

Sur la carte d'état-major de 1841 feuille J1, un chemin ancien passant environ à Maison-Blanche (parcelle actuelle 433) est noté chemin des Moulinas au pluriel (noté sur la parcelle 676). On peut traduire se toponyme par grand-moulin (-as est une terminaison augmentative et non péjorative comme en français). Il y a en effet très visible encore sur place, une très belle prise d'eau et un long canal qui débouche vers la grande redoute; mais le dénivellé parait un peu faible et aucune autre indications n'existe sur ce grand moulin.

Moulins des Gleizolles[modifier | modifier le code]

La prise d'eau se trouve très en amont du hameau sur l'Ubayette (environ 700 m). Elle est formée d'un canal d'irrigation peu profond. Ce canal était sur sa fin taluté sur environ 100 m et non maçonné. La carte d'état major 1856 indique le canal. Le débit modéré capté avait conduit à réaliser un réservoir intermédiaire d'environ 100v m3. Il permettait une accumulation et un réglage de puissance sur les turbines. Il permettait de « lâcher = envoyer la gomme » comme autant d'arrêter sans perdre trop d'énergie. Ces droits d'eau étaient propriété de la famille Arnaud, mais ils étaient distribués et répartis entre les propriétaires qui le demandaient, qui s'engageaient en contrepartie à des travaux d'entretien et autres. Les deux moulins, celui de la menuiserie et celui hydroélectrique, étaient Garcin-Meyran. Le moulin de meunerie était plus ancien (l'ensemble mécanique a été vendu au meunier Martin de Jausiers). Le diamètre d'entrée pour la meunerie était de 45 cm et la hauteur de chute de 2 m.

Moulins du vallon de Maurin[modifier | modifier le code]

(Parcourez l'hyper-lien du titre ci-dessus; chapitre : "Monuments").

Forêts et Pâturages[modifier | modifier le code]

Les habitants de Tournoux possédaient communautairement de très nombreuses parcelles dont certaines étaient hors de la commune (Vars).

Temps modernes de biens gérés en commun[modifier | modifier le code]

Câbles d'exploitation forestier et câbles à fourrage[modifier | modifier le code]
Câble à trousses et bois
Câble à trousses et bois.

Les câbles à foin et d'exploitation forestière sont apparus début XXe siècle et se sont très vite multipliés. Rien qu'au chef-lieu, il y en avait déjà 4. La préfecture s'appuyant sur la réglementation aérienne a imposé leur démantèlement dès qu'ils étaient inutilisés.

Fée électricité[modifier | modifier le code]
  • Au chef-lieu : Une turbine hydroélectrique fut installé vers 1910 à l'Auch, sous Sainte-Anne, mais n'alimentait que les riches « Mexicains ». Elle fut grandement modernisée vers 1930 pour permettre de raccorder chaque maison du chef-lieu mais modestement avec d'un 110 V +/-50V assez aléatoire. Avec l'arrivée de l'électrification de la vallée qui avait commencé juste avant la dernière guerre et s'est poursuivie jusqu'en 1942. Cette génératrice et sa turbine furent alors cédées à M. Martin, meunier à Jausiers.
  • Aux Gleizolles: Une turbine a fonctionné avant 1940 à côté des deux moulins (farine et menuiserie).
Eau courante à la maison[modifier | modifier le code]

Dans un premier temps, début XXe siècle des adductions privées l'ont distribué vers les maisons les plus bourgeoises. C'est par l’impulsion des subsides de retour du Mexique qu'a démarré le phénomène.

Téléphone fixe-mobile-internet-télévision-radio[modifier | modifier le code]
  • Par le passé:
    • En plus de quelques commerces, par exemple : hôtel Chambeyron de Tormento au chef-lieu, restaurant Signoret à Serenne,
    • Certains habitants faisaient chez eux cabine-téléphonique-publique. En 1980, il en restait encore deux : La-Barge, Irène et Ernest Arnaud et Les Prats, Joseph Signoret.
  • Aujourd'hui:
    • Le Téléphone portable:
      • Avec les vacances de Noel 2016 le relais passe à la 3G. Après quinze jours complet de panne du réseau (fin novembre au début décembre) les essais sont en cours. La mise en service complète ne serait tarder.
      • L'opérateur free-mobile n'a pas d'accord d'usage du relais principal (les communications sont possibles à toutes les périphéries et partielle en aval, Tournoux-Gleizolles).
      • Pour la randonnée presque aucune couverture n'existe en amont de Saint-Antoine et de l'entrée de Fouillouse (sauf aux cols italiens et certains du Queyras).
      • (Il y a un relais à Tournoux. Ces références n'ont pas été trouvées.
      • Le relais du chef-lieu est le N°: 399784, support : 826245, 33 mètres, Tdf, Pylône autostable; Système : 3G, Lieu-dit : ST-PIERRE DE L'ESPERAYE, RD902 ENTRE LES ROUINES ET CLOUASTRE; Directif, 18,00 mètres du sol; Longitude : 6.7486100; Latitude : 44.5144400 [213]. Modification d'antenne en date : 2016-08-19 prévision de la 3G ; UMTS 1900.1 à 1905.1 MHz, UMTS 1935.3 à 1950.1 MHz; UMTS 2125.3 à 2140.1 MHz; GSM 880.1 à 889.9 MHz; GSM 925.1 à 934.9 MHz [214]
    • Le Téléphone fixe: (A vérifier une partie des communications passeraient par la fibre par liaison entre le chef-lieu et le reste de la vallée).
    • L'Internet: en amont de Serennes a un manque de débit qui rend pertinent l'accès par le satellite (a savoir que dans ce cas le débit montant reste porté par le téléphone fixe).
    • La Radio: Il n'y a pas de réception FM. Les réceptions par satellite ou celles par l'internet sont seules pertinentes.
    • La Télévision: uniquement par satellite.
Assainissements et déchets[modifier | modifier le code]

Tous les hameaux avaient leur propre décharge. Entre 1960 et 1980 des assainissements collectifs par de grands puisards ont été réalisés. Certains sont toujours en service. Les réglementations ont normalisé et communautarisé ses domaines de compétences qui sont maintenant (depuis environ 2005) sous la surveillance et la responsabilité de la communauté de commune CCVU. Avec la baisse des ressources des pouvoirs publics de très nombreux assainissements restent pour l'instant hors des bornes réglementaires.

Arts privés[modifier | modifier le code]

Arts privés d'embellissements intérieurs[modifier | modifier le code]

Toutes ces maisons de familles autarciques possèdent un moulin à sel. La meule tournante et la meule dormante font 30 cm de diamètre, taillées dans une pierre calcaire blanche très soigneusement travaillée. Le meuble en mélèze comporte un tiroir recevant la mouture de sel. Si la pierre est magnifique, par contre le meuble est souvent peu élaboré (sans sculpture ni marqueterie). Les modèles les plus anciens comportent une serrure.

Certaines étables assez rustiques ont parfois des dimensions surprenantes avec deux travées avec croisée de voûte. Quelques-unes (chef-lieu, Tournoux, le Mélezen et les Prats) sont compatibles avec des chevaux de monte, alors que la grande majorité sont pour des bêtes de bât. Lorsqu'un pilier central est nécessaire, il arrive une fois sur deux qu'il ne soit pas maçonné, mais constitué d'un pilier de marbre de section carrée parfois avec chapiteau.

Grands artisans du bois, ces Ubayens habiles dotent parfois leur maison d'un mobilier très original, décoré de graphismes symboliques[215].

Arts privés d'embellissements extérieurs[modifier | modifier le code]

Les investissements pour l'embellissement privé se répartissent en deux périodes qui se chevauchent pour moitié. La première se concentre sur environ cent ans à partir de 1805 ; la seconde suit l'arrivée de bénéfices du Mexique.

  1. Cette période première est celle des pierres taillées-sculptées (tableaux de fenêtres et de portes, toiture, et enduits et badigeons de façades privées). C'est aussi la période de la généralisation très éphémère des toitures d'ardoises.
  2. La seconde phase plutôt architecturale et aussi d'art funéraire.
  3. Les cadrans solaires font un peu exception en couvrant ces deux périodes.

La première période, post-révolutionnaire, correspond à une population heurtée par le centralisme politique. L'organisation communautaire autour de la commune ne correspond plus aux traditions locales. Les participations sonnantes et trébuchantes (impôts) sont multipliées par environ six, alors que la participation en nature aux travaux collectifs qu'ils s'imposaient par eux-mêmes était déjà lourde. La population prend un peu ses distances avec la forme d'organisation communautaire nouvelle proposée.

Tableaux de portes en pierres de taille[modifier | modifier le code]

Ceux-ci sont très nombreux (environ le quart des maisons). Ils comportent systématiquement la date (entre 1810 et 1910) et les initiales des propriétaires. Ces pierres de marbre taillées ont été rajoutées aux bâtisses à posteriori sur des maisons originellement construites entre le XIIIe et le XVIIIe siècle. Elles sont réalisées par des tailleurs de pierres lombards et piémontais, embauchés à la saison. Ces ouvrages d'art rajoutés aux maisons privées ont représenté des dépenses somptuaires, presque démesurées pour les budgets familiaux. Le plus beau de ces tableaux se trouve à Grande-Serenne.

Toitures[modifier | modifier le code]
  • Les couvertures antérieures étaient très variées. Elles étaient de quatre types principaux: en premier le bardeau de mélèze, en second l'ardoise, en troisième la lauze, enfin le chaume. Une ancienne photo illustre cette grande diversité d'un pan de toit à l'autre, même d'un morceau à l'autre, les quatre sortes sont clairement présentes sur le même toit : La chapelle Saint-Antoine sur la route de Maurin, du photographe Saint-Marcel Eysseric (1831-1915).
  • à partir de 1820, la toiture d'ardoise grise taillée calibrée devient courante. Il n'en reste presque plus rien. Saint-Paul est la seule carrière d’extraction d’ardoise des Alpes du Sud au début du XXe siècle, mais l’ardoise extraite est de mauvaise qualité, blanchissante, gélive ; elle se vend assez peu cher[216]. Si ces toitures ont été une très grosse dépense, elles n'ont pas duré car inadaptées à la zone géographique. Elles sont très gélives et aussi très sensibles à l'oxydation.
  • à la période mexicaine, il y eut quelques ardoises noires de grande qualité.
  • Toutes ces couvertures anciennes nécessitaient la gestion des « gouttières » : assertion ancienne désignant les entrées d'eau dues au manque d'étanchéité. Dans les combles, les bassines étaient nombreuses. Les travaux de reprise d'étanchéité de couverture étaient très réguliers. Le gel entrainait des réfections annuelles obligatoires. Tous les combles étaient d'ailleurs très ventilés. Chaque pignon comportait des œil-de-bœuf ou des cloisons ajourées de planches pour le séchage rapide des combles.
  • Après la guerre de 1945, ces toitures sont majoritairement remplacées par de la tôle ondulée galvanisée.
Améliorations architecturales de retours du Mexique[modifier | modifier le code]

Celles-ci se concentrent géographiquement sur la partie basse de la commune (Serenne, chef-lieu, Tournoux). Il est rare d'y trouver des constructions complètes mais plutôt des améliorations grandioses de l'existant. Les toitures en ardoise fine ont alors remplacé les bardeaux d'origine, mais ont été à leur tour rapidement abandonnées pour de la tôle.

Arts funéraires, tombeaux et tombes[modifier | modifier le code]

Beaucoup de sépultures « mexicaines » sont démesurées. Leur fonction était de :

  • célébrer la mémoire du défunt,
  • célébrer ses ancêtres ainsi que le terreau de sa filiation constitutif de sa culture,
  • célébrer une réussite personnelle, individuelle qui doit étayer cette tradition ancestrale de celui qui part sans rien et revient avec la réussite, moyen d'entretenir le nécessaire recrutement pour le départ.
Cadrans solaires[modifier | modifier le code]
Cadran rénové à Tournoux
Cadran rénové à Tournoux.

Ils sont très nombreux. Beaucoup ont été restaurés, ou en cours de restauration[Quand ?], principalement avec le dynamisme de l'association « Temps partagé » et du fresquiste J.-F. Gavoty. Un site internet privé spécialisé sur les cadrans solaires les recense tous de manière exhaustive avec des photos nombreuses et des détails (page1 , page2).

À Maurin :

  • sur la maison Toniet, un cadran solaire porte la légende « Je suis pendu à la muraille pour enseigner l’heure qu’il est aux braves gens et à la canaille »[217],[218] ;
  • sur l’église de Maurin reconstruite après l’avalanche de 1531, un cadran solaire date de 1837[217] ;
  • un cadran de Zarbula, datant de 1860, restauré en 1990, et portant la légende « Vita fugit sicut umbra » (en latin : la vie passe comme l’ombre)[219].

À Fouillouse:

  • le plus ancien date de 1805 et porte une légende courante « Mortel sais-tu à quoi je sers ? À marquer les heures que tu perds », œuvre d’Armand Peloux ;
  • également d’Armand Peloux, de 1808 avec la même devise ;
  • un autre datant de 1860, et un dernier de 1992[220].

À Serennes :

  • le plus ancien, construit en 1807 et en excellent état après sa restauration, d’Armand Peloux (même devise que ceux de Fouillouse) ;
  • de 1860, dessiné par Zarbula, a été restauré en 1986. En 1896, un coq a remplacé l’aigle impériale ;
  • sur la maison Faure, la devise est « Aeterna ut ferrum est haec velut umbra fugit » (en latin : éternelle comme le fer, celle-ci fuit comme l’ombre)[221]. Par ailleurs, la plupart des maisons du hameau sont datées (entre 1850 et 1914)[222].

Au village de Saint-Paul :

  • le cadran de la maison Signoret, avec la légende « lo vado e vengho ogni giorno. Tu vederai e non retournerai » (en italien : Je vais et je reviens chaque jour. Tu vas et ne reviens pas) ;
  • d’autres devises sont originales : « Fulgetur justi sicut sol in regno patris eorum » (en latin : Les justes étincellent comme le soleil au royaume du Père), ou « La dounou bouona, la dounou maria », (en occitan : Je la donne bonne, je la donne mauvaise)[223].

Au Mélézen :

  • un cadran très ancien de 1801 (maison Charles), avec la maxime « His utere unam time », (en latin : profite de l’heure présente, mais crains-en une)
  • deux autres cadrans, créés sur le même modèle, datent de 1872 et 1875 ;
  • le cadran de 1809, placé sur le presbytère, est semblable à celui de 1807 de Serennes[224].

Le cadran solaire de la maison Charles est surmonté d'armoiries qui indiquent une mission confiée par un seigneur ou une activité autorisée de la famille Devars, des initiales du maître d'ouvrage JD (Jules Devars) et de la devise « Aperta Porta » (porte ouverte).

Le village de Tournoux a six cadrans, dont :

  • celui du presbytère date de 1801, et a été peint par le curé, avec pour inscription : « sur un char élevé et couvert de lumière, je viens régler tes pas et finir ta carrière » ; celui de la cure date de 1817, avec pour légende « Mortel je règle ta carrière, cette heure peut être ta dernière »[225] ;
  • un autre cadran très riche, sur la maison du garde-champêtre, date de 1993 et porte la légende « Honni soit qui mal y pense »[226].

Bornes frontières[modifier | modifier le code]

Ancienne borne frontière
Ancienne borne frontière no 31 qui est plus sud.

Le territoire de la commune comporte de très belles bornes frontière. C'est 47 ans après le traité d'Utrech de 1713 qui ramène l'Ubaye à la France que les souverains des deux bords décident communément de réaliser un bornage commun portant les symboles des deux territoires en prolongeant les anciens bornages. Nous avons chez nous les bornes numérotés du no 51 au Longet au no 59 au col de Stroppia. (Dans notre département ces bornes vont au no 77 au sud de Barcelonnette).

Ouvrages d'art carrossables[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pont du Châtelet.
Le pont du Châtelet dominant l'Ubaye et permettant d'aller à Fouillouse
Le pont du Châtelet dominant l'Ubaye et permettant d'aller à Fouillouse.
  • Le pont du Châtelet, surplombant l'Ubaye de 108 mètres, et le plateau de Châtelet (sites inscrits depuis 1938, avec le plateau environnant[227]), construit en 1880;

Route du col de Vras:

  • Le pont de Peinier: Il a été construit par l'entreprise Pascale de Guillestre vers 1930;
  • Le pont du riou du Maille: Il a été commencé (Bases de deux piliers) mais jamais terminé à cause de la faillite de l'entreprise. Finalement le passage par le fond de la gorge n'a pas été remplacé;
  • Le pont des Muratières: Il a été construit par l'entreprise Pascale de Guillestre vers 1930;
  • La route des Parts;

Route aval du chef-lieu:

  • Le tunnel de la Reysolles: il a été percé à la dynamite par une entreprise de Guillestre vers 1960;
  • Le pont amont de la Reysolles: Construit vers 1960;
  • Le pont central de la Reysolles: Construit vers 1960;
  • Le pont aval de la Reysolles (devenu inutile sauf pour le passage à l'Ubac);
  • Le pont de la Fortune (emporté en 1957 et non reconstruit);
  • Le Pont du riou-sec: Il est emporté après deux coulées successives de laves-torrentielles les 18 et 20 juillet 2015. Il sera reconstruit au printemps 2017;
  • Le pont aval du fort de Berwick (date d'environ 1960; anciennement il était en pierre et légèrement plus en aval);
  • La route de Tournoux: Son tracé actuel est assez récent (vers 1960) car l'embranchement était avant au fort de Berwick;

Route suivant la vallée, amont du chef-lieu:

  • Le pont de la cabane de Chauvet;
  • Le pont du Riou aval de Chauvet;
  • Le pont du quartier "Pont-de-l'estrech";
  • Le pont de l'Ubac du chef-lieu: Il a été emporté en 2008 par la crue. Les gabions n'étaient pas ancrés mais reposaient sur des alluvions schisteuses très fines. Il n'a pas été encore reconstruit alors que le financement par l'État de catastrophe naturelle a été prononcé;
  • Le pont de l'Ubac de petite Serenne: il a été reconstruit en 2010 après les inondations de 2008;
  • Le tunnel de Fouillouse: Il a été percé à la dynamite vers 1890;
  • Le Tunnel de Chauvet (15 m): il menaçait de céder et il a été dynamité et remplacé par un passage à l'Ubac avec Deux ponts;
  • La route Saint-Paul jusqu'au carrefour du Châtelet: Elle a été classée départementale en 1969 et goudronnée l'année suivante;
  • La route du Châtelet jusqu'à La-Barge: Elle a été goudronnée en 1969;
  • La route de La-Barge jusqu'à l'église de Maurin: Elle a été goudronnée à partir de 2001;
  • La route de Fouillouse: Elle a été goudronnée pour la première fois vers 1995. Tout l'enrobé a été refait en 2015;

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Une marmotte
Marmotte.

Faune[modifier | modifier le code]

Jeune bouquetin sur un rocher
Jeune bouquetin sur un rocher.

De nouvelles espèces s'installent naturellement, chevreuils, cerfs, sangliers et, version officielle contestée, le loup.

  • Chamois :...
  • Cerf : il a pris possession de secteurs calmes surtout Tournoux et Les-Gleizolles, tous les habitants permanents les rencontrent.
  • Mouflon : l'implantation a plus de cinquante ans à partir de bêtes de Corse.
  • Bouquetin : il a été réintroduit en 1995 à partir des territoires périphériques (Vanoise et Mercantour)[228]. Quatre-vingt mâles regroupés étaient dans le vallon de Maurin au rut d'automne 2014.
  • Marmotte : peu comestibles, elles étaient pourtant très chassées (pour leur graisse, comme animal de foire, et surtout pour éviter les trous dans les prés sacrés). La population augmente, mais les hivers récents sans neige leur sont plus mortels car le froid pénètre dans le sol plus facilement.
  • Lynx boréal selon l'association Ferus le dernier lynx est tué dans le Queyras (en continuité avec la partie haute de la commune) en 1928. Les réintroductions françaises et suisses à partir de 1970 plus au nord ont conduit à des rencontres récentes jusqu'en Haute-Provence.

Loup : Ses rencontres fortuites sont devenus courantes (les témoins oculaires sont environ le cinquième de la population permanente). En 2010 les éleveurs tiraient tous la sonnette d'alarme [229]. Le nombre de témoignages enfle. La peur grandit parmi les randonneurs. Malheureusement elle semble nettement correspondre avec l'enhardissement par des "effets de meute", de horde (le sentiment d'être chez soi a changé de camp: "nous serions de plus en plus chez les loups"). Des randonneurs en bivouac racontent, dérangés par des grognements, ne plus avoir dormi n'étant plus quittés des yeux par eux toute la nuit. Des randonneurs envisagent de s'équiper de moyens d'effarouchement (les chiens de garde semblent aussi maintenant avoir peur). L'état a mis en place un bulletin d'information régulier (environ 5 parutions par an) Lettre d’information InfoLoup. Un problème collatéral prégnant est lié au danger que représente la multiplication des chiens de protection de troupeaux. La troisième semaine de juillet 2015, après 4 plaintes de randonneurs agressés par un même chien de troupeau en gendarmerie en 4 jours au même endroit (le berger déclare 4 brebis tuées par attaques de loup), un journaliste du Dauphiné a mené son enquête [230]. Ce berger mis en cause regrette avoir été averti plus de cinq jours après la première plainte. Celui-ci déclare qu'un éthologue comportementaliste dépêché sur place par la chambre d'agriculture n'a pas conclu à une dangerosité spéciale des chiens mis en cause. Le 2 août au vallon de Maurin, une réunion de dialogue non officiellement préparée a été réunie par le maire qui envisageait la prise d'un arrêté d'interdiction du patou (2 élus qui habitent sur place, un responsable d'hébergement, un résident vacancier, un des bergers dont la famille est présente depuis plus de 3 générations (Il a perdu heureusement seulement 2 brebis dans l'été 2015, mais l'une à 200 m du village) ) ont pu entendre qu'un tournant semble nécessaire. Un gros travail national devra aboutir à des chiens anti-loup qui ne soit plus simplement des sauvageons uniquement "élevés comme des moutons", mais le prolongement du berger comme peuvent l'être les chiens de travail. Une moitié des patous sont confiés au berger juste pour l'estive. Le travail du berger à beaucoup changé, il ne quitte quasi plus le troupeau, de nuit il les parque et dort à côté, mais certains jours (parfois consécutifs) les nuits sont très agitées par la pression permanente du loup. Une association ubayenne créée en 2013 tente de trouver des solutions en recueillant le maximum de témoignages pour limiter les pressions du loup (Indignés de l'Ubaye)[231]. Consignes randonneurs: Ces chiens sont là pour défendre et sont éduqués pour cela. Le passage sur les propriétés d'altitude n'est pas un droit, mais une tolérance. Il faut tenir les chiens en laisse. Il faut éviter les troupeaux et ne pas vouloir à tout prix passer. Une brochure très détaillée, avec les conditions secteur par secteur, est éditée tous les ans A la rencontre des troupeaux en Ubaye (mairies et points info), Estivalp et Cerpam.

Insectes[modifier | modifier le code]

Une association locale a vu le jour en 2007 qui avait deux volets d'actions distincts sur ce thème.

  • Restaurer la tradition très forte de l'apiculture familiale.
  • Créer un pôle touristique et pédagogique pour des groupes et des individuels de passage autour de l'apiculture et des insectes.

Cette association c'est scindée en deux en 2012 pour séparer ses projets. Malgré une phase d'étude très documentée et une zone d’intérêt biologique avérée par des rapports de recherches, la crise financière a mis à mal le montage financier du projet qui est arrêté.

Apiculture: L'association ayant pris le volet "apiculture familiale" est bien vivante avec une vingtaine de familles adhérentes: "Maya l'Ubaye"[232].

Oiseaux[modifier | modifier le code]

Les oiseaux sont nombreux et certains très remarquables [233]:

Flore et baies sauvages[modifier | modifier le code]

La commune compte 3 000 ha de bois et forêts, soit 16 % de sa superficie[1].

Lys Martagon
Lys Martagon.

Écosystème immergé[modifier | modifier le code]

Tous les cours d'eau et lacs sont très propices à la pêche, les ressources halieutiques sont importantes[précision nécessaire].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Abbé Pierre : Henry Grouès, né en 1912 à Lyon, est le fondateur des Compagnons d'Emmaus. Il est le neveu de Louise citée ci-dessous. Il était très attaché à Fouillouse, terre de son grand-père.
  • Paul Reynaud : homme politique très important. Il a ses ascendants qui étaient originaires de Saint-Paul. Le 13 juin 1944, les Allemands pensent brûler sa maison de famille au centre du village. Ils s’aperçoivent trop tard de leur erreur. Puis ils en brûlent une seconde, bien d'un Raynaud (hôtel des Mélèzes), mais qui n'a pas de lien avec le ministre.
  • Paul Landowski, ami de Paul Reynaud, est un sculpteur de niveau internationale. Il réalise le monument aux morts du village. Dans les canons de ce genre, il est plutôt rare de figurer clairement un soldat mort; on représente souvent la virilité et le combat.
  • Hippolyte Signoret : Il a fait fortune au Mexique (Palais de fer, Mexico). Il lègue une importante partie de sa fortune pour la restauration de l'église du chef-lieu (1960, dix ans de travaux des monuments historiques).
  • Gilbert Signoret (1951-2000) : né au Mexique, il s'installe au pays de ces ancêtres à Saint-Paul vers 1980 et crée l'hôtel-restaurant « La-Posada » aux Bonis de Pont-de-l'Estrech ; ses talents de conteurs, de compositeur, de chanteur, de guitariste, de cuisinier et d'accueil avait fait de « son affaire » une étape si renommée qu'on y venait de très loin. Ces deux chansons les plus connues sont : Ubaye (coule coule Ubaye…), J'ai le cœur qui se serre (Papa, quand je pense à toi, qui est parti, étant presque un enfant de ton pays…).
  • Louise Groues-Jacques (1868-1931) : écrivaine, intellectuelle, journaliste, romancière, éditrice ayant défendu l'évolution du code napoléonien de la famille, vers une égalité des droits hommes-femmes. Elle publie sous le nom d'auteur de Héra Mirtel. Jusqu'à 26 ans son enfance à Lyon est marquée par les affaires commerciales textiles désastreuses de son papa qui a fui Fouillouse au décès de sa très jeune première épouse. Son frère, le père de l'abbé Pierre, qui reprend pied financièrement auprès des cousins du Mexique, finance le voyage de sa fratrie vers cette périphérie exotique loin de la honte. Elle épouse le richissime Paul Jacques, ainé de famille, fils d'un compatriote ubayen de son père qui est originaire de Champ-Grandet au Melezen (dix ans au Mexique). Aux troubles socio-politiques et économiques de 1900, son mari l'installe avec leurs deux filles à Paris où elle épanouit sa vitalité littéraire et intellectuelle. Au suicide de son époux, elle tombe sous la coupe d'un beau-parleur utilisant un faut nom, Bessarabo; profiteur ayant des affaires véreuses au Mexique. Elle l'épouse avant de s'en rendre compte alors qu'elle règle sa succession au Mexique. Quelques années après, elle est jugée coupable de son meurtre. La presse s'empare, fait ses choux gras de ce sordide épisode, faisant planer le doute sur le suicide de son premier époux. Elle est condamnée à 16 ans de prison à l'isolement en quartier de sécurité à Rennes sans rien : ni livres, ni crayons ...[236].
  • Gaston Pons forgeron maréchal-ferrant, au chef-lieu, a laissé des souvenirs prégnants. Sa forge se trouvait à l'extrémité Est de l'une des plus belles et grandes maisons du village cadastrée AB64 (atelier loué à la famille d'un des deux docteurs Devars). Le soufflet de forge est grand : il fait 1 m de large (il est resté dans la maison). Il avait de multiples talents, dont celui de domestiquer des animaux sauvages ; ils le suivaient sans difficulté : renard, marmotte, pigeon, écureuil. Dans son énergie débordante en hiver, il ne laissait pas l'infatigable docteur Pierre Groues (1909-1966) partir seul à ski [237]. C'est son père qui créa l'activité là. Né à La-Maure Uvernet, commençant sa vie professionnelle comme cavalier à l'hippodrome de Marseille avant de devenir maréchal-ferrant et charron à Saint-Paul, réalisant les essieux et recerclages de roues de charrette[238]. Madame Dorine Olivéro du Serre disait qu'on lui confiait bien sûr les aciérages agricoles : le rechargement et la rallonge des outils d'usure : socs, charrues, pics, fourches, pioches et surtout le réputé « bêchas-ubayen »[239].
  • Michel Anasse né en 1935 à Paris d'un typographe. Il devient jeune un sculpteur, dessinateur, peintre et calligraphe (son épouse Nicole 1937 céramiste) très remarqués, éclectiques et productifs, ils sont soutenus par de grands artistes comme Picasso. Installés à Vallauris puis à la Frache (Jausiers), puis à Saint-Paul pendant plus de dix ans, enfin il est maintenant dans les anciennes écuries du fort de Tournoux. La commune possède une sculpture monumentale sur la place de l'église qui représente de manière figurative un tête de bélier prolongée par un corps donnant l'idée d'un bélier, la machine de guerre du Moyen Âge[240].
  • Didier Rossi, né en 1957, il est un sportif confirmé dont les parents tenaient la seule épicerie du village entre 1956 et 1986. Après une jeunesse dans le cyclisme quasi professionnel, en 1984, il est obligé de se consacrer à sa remise en forme après une très grave chute. Professionnellement, il est maintenant gérant créateur d'une salle de musculation à Barcelonnette, depuis l'année 1999 afin de répondre aux demandes de remise en forme. Il a été Mister Univers, vice-champion du monde de culturisme, vice-champion d'Europe et champion de France. Malgré son âge de bientôt 60 ans, il continu à participer aux grand concours mondiaux. Très régulièrement, il fait l'objet des pages régionales dans les quotidiens et dans les journaux spécialisés.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Documentaire "Vie locale": «Ubaye, vallée fermée»; 18 nov. 1973; 48min; Réalisateur: Antoine Léonard; Producteur: Pascale Breugnot; Directeur de la photo: René Versini: Ce reportage se concentre sur les habitants les plus reculés, un gros tiers du reportage est tourné là. Son visionnage est directement accessible sur le site internet de L'INA.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Utilisée dans l’article[modifier | modifier le code]

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017)
  • « L'occupation humaine de la vallée de l'Ubaye et les modalités du peuplement de la zone intra-alpine ». (Muller André, Jorda Maurice, Gassend Jean-Marie.) In: Méditerranée, Tome 102, 1-2-2004. Geosystèmes montagnards et méditerranéens. Un mélange offert à Maurice Jorda. p. 95-108. doi : 10.3406/medit.2004.3344.
  • Albert Manuel et Jean-Rémy Fortoul « Moulins et Force des Torrents en Ubaye », Sabença de la Valeia 1989, Polycopié 21x29,7 cm, 30 p. 1989.

Autres[modifier | modifier le code]

  • 2012, La commune est un des six sujets du livre, Gueule d'Hexagone[241].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Barcelonnette », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013.
  2. a et b François Arnaud, Gabriel Maurin, Le Langage de la vallée de Barcelonnette, Paris : Champion, 1920 - Réédité en 1973, Marseille : Laffitte Reprints.
  3. a et b Jean-Rémy Fortoul, Ubaye, la mémoire de mon pays : les gens, les bêtes, les choses, le temps, Barcelonnette : Sabença de la Valeia (ISBN 2-908103-17-6), Mane : Alpes de Lumière (ISBN 2-906162-28-0), 1995. 247 p..
  4. article « Carrières de Maurin » 1950, Abbé Signoret, dans La voix de Provence, Chapitre 2
  5. "Sabença" 1994
  6. (R133: De Ceillac à Maljasset. R134: De Maljasset à Chiappera)
  7. référence FR9301524 - HAUTE UBAYE - MASSIF DU CHAMBEYRON
  8. Maurice Jorda, Cécile Miramont, « Les Hautes Terres : une lecture géomorphologique du paysage et de ses évolutions », in Nicole Michel d’Annoville, Marc de Leeuw (directeurs) (photogr. Gérald Lucas, dessin. Michel Crespin), Les Hautes Terres de Provence : itinérances médiévales, Le Caire : Association Les hautes terres de Provence ; Saint-Michel-l'Observatoire : C'est-à-dire, 2008, 223 p. (ISBN 978-2-952756-43-3). p. 33.
  9. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non paginé) (ISBN 2-7399-5004-7).
  10. a et b François Arnaud et Gabriel Morin, Le langage de la vallée de Barcelonnette, Paris, Champion, 1920
  11. Claude-François Achard, Dictionnaire de la Provence et du Comté Venaissin, 1785
  12. Étienne (ou Estève) Garcin, Nouveau dictionnaire provençal-français, volume 1, Draguignan, Fabre, 1841
  13. Remy Fortoul "Ubaye mémoire de mon Pays"
  14. Rapport RTM Barcelonnette Michel Peyron
  15. Fernand Bérenger, « Un village alpin, Saint-Paul-sur-Ubaye », L'information géographique, vol. 1, no 5,‎ , p. 228-230 (lire en ligne).
  16. page 172, chapitre finale, « Notes supplémentaires », François Arnaud, 1906, rectif. de la carte d'ét. Major
  17. témoignage orale Dorine Olivéro de 1932
  18. Ascension du Grand Rubren, François Arnaud, 1875 (il cite au début du livre la belle route neuve).
  19. Jean Tricart, « La crue de la mi-juin 1957 sur le Guil, l'Ubaye et la Cerveyrette », Revue de géographie alpine, t. 46, no 4,‎ , p. 565-627.
  20. Cette tradition orale fut étudiée et des détails très importants découverts par madame Anne-Marie Jannin épouse du sous-préfet vers 1980. Nous trouverons très rapidement cette étude.
  21. Jean Bourillon, des Bonis, était le dernier facteur à vélo, il redescendait par ce chemin. Il cumulait cette activité avec son lourd travail agricole.
  22. carte d'état major 1858 Gap partie SE
  23. témoin oral Hubert Risoul
  24. Carrier et Fabrice Mouthon, Paysans des Alpes : Les communautés montagnardes au Moyen Âge, Rennes, Presses universitaires de Rennes, (ISBN 978-2-75351091-3).
  25. Il était une fois… Saint-Paul sur Ubaye, éd. ACHVU, 2013, p. 127
  26. CAF.
  27. Audrey Hemery-Barral (texte) et Sergio Palumbo (mise en ligne), « La toponymie : Ou les noms de lieux », sur 123savoie.com, (consulté le 19 août 2015).
  28. Carte d'État-Major de 1856 (celui amont moins visible est au-dessus de la confluence, placé sur le riou de Crachet)
  29. Carte d'E-M 1856
  30. Langage de la Vallée page 107
  31. Georges Imbert de 1930 dit que le facteur Jean Bourillon descendait encore par là jusqu'en 1975 pour poursuivre sa tournée. Ce chemin est encore bien visible sur le cadastre.
  32. a, b, c et d Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 197.
  33. https://www.geoportail.gouv.fr/carte?c=6.742912530899048,44.48422128418474&z=18&l0=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN-EXPRESS.STANDARD::GEOPORTAIL:OGC:WMTS(1)&l1=ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS::GEOPORTAIL:OGC:WMTS(1)&l2=CADASTRALPARCELS.PARCELS::GEOPORTAIL:OGC:WMTS(1)&permalink=yes
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  64. panneau municipale et CM 23/3
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  110. article du quotidien "La-Provence" du samedi 3 juin 2017, écrit par Françoise A.
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  115. CAFUbaye.
  116. cascade de glace à la Reyssole.
  117. Le site.
  118. nordic-walking.
  119. Chien de traineau.
  120. Speed-riding hiver.
  121. site internet.
  122. station de Saint-Anne.
  123. Vars.
  124. pentes sud vers St-Paul.
  125. Jean Olivéro né en 1952
  126. association SPMS
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  154. les archives du Génie. Tournoux. Art. 8. Son 1, carton 1
  155. présidente de l'association "Les Amis de Fouillouse", AG du samedi 5 décembre 2015 œuvrant depuis 6 ans pour la préservation de l'église qui était menacée
  156. https://www.fondation-patrimoine.org/fr/provence-alpes-cote-d-azur-21/tous-les-projets-980/detail-eglise-de-fouillouse-a-st-paul-sur-ubaye-1458
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  180. Arrêté du 30 janvier 1995, Notice no PM04000740, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 9 février 2009.
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  182. Jean-Christophe Labadie, Des Anges, Musée départemental d’art religieux, catalogue de l’exposition à la cathédrale Saint-Jérôme (5 juillet-30 septembre 2013), 2013, (ISBN 978-2-86004014-3), p. 26.
  183. R. Collier cite l’abbé Féraud
  184. Cf. la vie d’autrefois, tapuscrit, s.d., et Archives départementales des Hautes-Alpes, Série G, clergé séculier
  185. Raymond Collier, op. cit., p. 380.
  186. Arrêté du 14 novembre 1991, Notice no PM04000613, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 9 février 2009.
  187. http://www.azurseisme.com/Seismes-de-l-Ubaye-A-H-P.html
  188. Panneau affiché sur l'édifice, réalisé par le conservateur du patrimoine.
  189. Arrêté du 21 avril 1975, Notice no PM04000378, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 9 février 2009.
  190. Notice no PM04000555, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 9 février 2009.
  191. Arrêté du 8 juin 2000, Notice no PM04000839, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 9 février 2009.
  192. Raymond Collier, op. cit., p. 533.
  193. Arrêté du 15 décembre 1941, « Cimetière de Maurin », notice no PA00080474, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 9 février 2009.
  194. François Arnaud Notaire 1906 Toponyme Ubaye, page 56
  195. Les habitants de l'Ubaye, Jean Maurel, "Alpes de Lumière", 1986, page 30
  196. témoignage orale Michèle Arnaud
  197. panonceau apposé réalisé par le conservateur de Barcelonnette
  198. témoignage Georges Imbert les prats
  199. a et b Georges Imbert les Prats
  200. a et b témoignage, ancien maire Chaffred Goiran
  201. Témoignages oraux: André Cocordan, né 1921 et Hubert Risoul Pont-de-l'Estrech, né 1950
  202. Notaire « Essai géo. Ubaye » 1906, chapitre XXV, page 39/222
  203. p. 37 correctif carte Et. Major
  204. Carte d'État-Major de 1856, il est placé rive droite à 140 m en aval de la confluence de Bouchier
  205. le reste existant du canal en témoigne et dires de Rovéro
  206. parcelles cadastrales de 501 à 509 et 708 à 709
  207. (Henri Guichard)
  208. page 8
  209. Albert manuel
  210. témoignage Hubert Risoul
  211. ref biblio
  212. Carte d'État-Major de 1856 (moins visible, il est au-dessus de la confluence, placé sur le riou de Crachet)
  213. http://www.mobile-users.net/
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  216. name="musset">René Musset, « Production, industrie, commerce de l'ardoise en France », Annales de Géographie, 1937, tome 46, no 260
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  222. Raymond Collier, op. cit., p. 371.
  223. Homet et Rozet, Cadrans solaires..., p. 41-42.
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  225. Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Aix-en-Provence, Édisud, (ISBN 2-7449-0309-4), p. 49.
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  236. Biographie Louise Grouès: Tout le ciel bleu – Tout le ciel noir, Luce van Torre, auteure et éditrice, Les Autanes, 2014
  237. témoignage oraux de Michèle 1937-2016 fille du docteur et Denise la fille du forgeron
  238. témoignage orale Jules Chatagner menuisier-éleveur 1931-, Les-Prads
  239. même mouvement que pioches et houes, orientation des manches et fers identiques, deux solides lourdes et longues dents cambrées écartées de 12 cm. L'inertie importante comme la pioche permet par sa vitesse l'enfoncement aisé dans la terre. Comme pour le piochage, à contrario des mouvements de bêchage où le tronc s'abaisse, ici la colonne vertébrale ne ploie pas: les bras relève le manche, le fer fractionne alors les mottes. Cet outil sert autant aux bêchages de labour qu'en fin de saison pour sortir les légumes-racines. Origine du mot: le radical de "bêchas" est simple, mais la terminaison locale Valéiane "-as" est un augmentatif; exemple "champas: un grand champ et pas un mauvais champ)
  240. Un des six livres de photos des œuvres : Collection Fabrice Ausset; Elle décoration N° 223 Décembre 2013. Collection de l’architecte Fabrice Ausset à Paris. © Elle décoration
  241. Collectif Argos, Gérard Mordillat (préface), Paris, Intervalles, 2012, (ISBN 978-2-916355-80-1)

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