Saint-Paul-sur-Ubaye

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Paul.

Saint-Paul-sur-Ubaye
Saint-Paul-sur-Ubaye
Le hameau de Grande Serenne
à Saint-Paul-sur-Ubaye.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Barcelonnette
Canton Barcelonnette
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Ubaye
Maire
Mandat
Michel Tiran
2008-2014
Code postal 04530
Code commune 04193
Démographie
Gentilé Saint-Paulois
Population
municipale
202 hab. (2014)
Densité 0,98 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 30′ 57″ nord, 6° 45′ 08″ est
Superficie 205,55 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Paul-sur-Ubaye

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Paul-sur-Ubaye

Saint-Paul-sur-Ubaye est une commune française, frontalière avec l'Italie, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Saint-Paulois[1] ou Saint-Paulains, en valéian : lous Sant Poulencs[2][réf. non conforme][3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-Paul-sur-Ubaye se situe à 1 470 mètres d’altitude[4], dans la haute vallée de l'Ubaye, sur la route de Vars. Installé au pied du massif de Chambeyron, il est le plus haut village des Alpes-de-Haute-Provence, et la seule commune de France à avoir plus de 30 sommets supérieurs à 3 000 mètres sur son territoire. Elle est la 7e plus vaste commune de France métropolitaine et la plus vaste si l'on tient compte de la surface réelle due au relief (les surfaces officielles sont calculées sur la base d'une surface plane).

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Le village compte plusieurs hameaux dépendants :

  • Fouillouse, à 1900 mètres, dans un petit vallon isolé à l'est au pied de l'aiguille de Chambeyron, cher à l’abbé Pierre. Il est accessible par le pont du Châtelet, surplombant l'Ubaye de plus de 100 mètres
  • Hameau de Maurin, au nord, près des sources de l'Ubaye, à presque 2 000 mètres d'altitude. Sur le territoire de Maurin se trouve une carrière de marbre blanc/vert, utilisée au XIXe siècle (une ophicalcite sous le nom : Vert Maurin). De cette carrière provient une partie du marbre utilisé pour faire le tombeau de Napoléon Ier, aux Invalides.
    Article détaillé : Marbre vert de Maurin.
  • Maljasset (près de Maurin).
  • Serenne (La Grande Serenne et la Petite Serenne) : entre Saint-Paul et Maljasset, les deux villages sont distants d'une centaines de mètres seulement et se situent tous deux à environ 1 500 m.
  • Les Gleizolles, en aval de Saint-Paul.
  • Tournoux, sur les hauteurs des Gleizolles.

Elle est traversée par les sentiers de grande randonnée GR 5 et GR 6.

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Paul-sur-Ubaye
Crévoux, Vars Vars, Ceillac Saint-Véran
Crévoux Saint-Paul-sur-Ubaye Acceglio & Bellino (Italie)
La Condamine-Châtelard La Condamine-Châtelard, Jausiers Meyronnes, Larche

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Comme l'indique le nom de la commune, Saint-Paul est traversée par l'Ubaye, qui y prend sa source.

Le village de Saint-Paul a également été une station de ski alpin grâce à un téléski implanté en face du village et donc de l'Ubaye, son accès se faisait par un pont qui fut emporté par l'Ubaye il y a peu. Le village est toujours fréquenté par des pistes de ski de fond.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 3 000 ha de bois et forêts, soit 16 % de sa superficie[1].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Barcelonnette auquel appartient Saint-Paul-sur-Ubaye est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[5], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[6]. La commune de Saint-Paul-sur-Ubaye est également exposée à quatre autres risques naturels[6] :

  • avalanche,
  • feu de forêt,
  • inondation,
  • mouvement de terrain.

La commune de Saint-Paul-sur-Ubaye n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[7] ; aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[7] et le Dicrim n’existe pas non plus[8].

La commune a été l’objet de deux arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue en 1989 et 2008[6] ; une autre coulée de boue, importante mais qui n’a pas provoqué de catastrophe, a eu lieu en août 2002[9]. En 1998, un important éboulement concerne les versants de la Reyssole[10]. En 2006 et 2008, plusieurs avalanches causent des coupures de la RD 902[11]. Dans la liste qui suit, figurent les tremblements de terre fortement ressentis dans la commune. Ils dépassent une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets). Les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre[12] :

  • le séisme du 23 février 1887, d’une intensité ressentie à Saint-Paul-sur-Ubaye de VI et dont l’épicentre était situé à Bussana Vecchia[13],
  • le séisme du 19 juillet 1938, avec une intensité ressentie de VI et demi et Guillestre pour épicentre[14],
  • le séisme du 17 février 1947, d’une intensité ressentie à Saint-Paul-sur-Ubaye de V et dont l’épicentre était situé en Italie[15],
  • le séisme du 4 mai 1958, d’une intensité ressentie à Saint-Paul-sur-Ubaye de V et dont l’épicentre était situé à Valdieri[16],
  • le séisme du 5 avril 1959, avec une intensité ressentie de VII et demi dont l’épicentre était dans la commune de Saint-Paul[17], suivi de fortes répliques dont une le 17 juillet 1959, avec une intensité ressentie de V et Guillestre pour épicentre[18]. Ces répliques se prolongent plus d’un an[12]. Ce séisme provoque d’importantes destructions dans la commune (voir sections suivantes) ;
  • le séisme du 6 juin 1971, d’une intensité ressentie à Saint-Paul-sur-Ubaye de V et dont l’épicentre était situé à Mont-Dauphin[19].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village apparaît pour la première fois vers 1200 (castrum Sancti Pauli), d’après le nom du saint fêté en juin (probablement l’apôtre Paul)[20].

La commune de Saint-Paul devient Saint-Paul-sur-Ubaye en 1998[21].

Sant Pol en valéian[2][réf. non conforme],[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

L’Âge du Fer est très bien représenté dans cette vaste vallée, notamment par de nombreuses sépultures[22].

L’époque gallo-romaine est également représentée (monnaies romaines)[23]. Des vestiges ont été mis au jour à Saint-Paul, Tournoux, Gleisolles. La via Lictia traversait le territoire de la commune[24].

Quelques auteurs situent aux Eychalps, près de Gleizolles (au confluent de l’Ubaye et de l’Ubayette), le lieu-dit antique Mustiæ Calmes. C’est à Mustiæ Calmes que le patrice Mummol a battu les Lombards en 571 ou 576. Une église paléo-chrétienne s’y trouvait[25],[26].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Jean Siméonis, baile-juge d'Apt (1351), président de la chambre des comptes (1355), avocat et procureur du roi (1364), viguier-juge de Forcalquier (1372-73), noble, originaire de Saint-Paul-sur-Ubaye. Ce juriste embrassa une carrière militaire. En effet, lors de l'invasion des troupes de l'Archiprêtre, il aurait pris la tête, avec Guillaume de Barras, d'une troupe de fantassins et de cavaliers. Ainsi, le 29 octobre 1357, il vint renforcer la garnison de Sisteron[27]. M.-Z. Isnard le signale, en 1358, comme seigneur de Maurin, de Saint-Paul-sur-Ubaye, de Tournoux et de Gleisoles[28].

La communauté médiévale de Tournoux, qui comptait 27 feux en 1316, est fortement dépeuplée par la crise du XIVe siècle (Peste noire et guerre de Cent Ans) et annexée par celle de Saint-Paul au XVe siècle[29].

Les seigneurs de Saint-Paul sont les Bérard au XIIe siècle, puis les comtes de Provence[29]. Ils prélevaient un péage sur la route qui remontait vers le col de Vars[30]. Saint-Paul se donna en 1383 au comte de Savoie, sans réactions de son suzerain. En 1388, le reste de la vallée suit Saint-Paul. De ce fait, l'Ubaye reste savoyarde jusqu'au traité d'Utrecht de 1713.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1531, une avalanche emporte l’église du hameau de Maurin[22]. En 1591 (guerres de religion), l’église Saint-Paul paroissiale est ravagée et doit être reconstruite en partie.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la société patriotique de la commune y est créée pendant l’été 1792[31]. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Monts[32].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 3 septembre 1939, lors du début de la Seconde Guerre mondiale, ordre est donné d’évacuer la population située entre les fortifications de la ligne Maginot et la frontière. Seuls les femmes et les enfants sont évacués, et reviennent peu après, l’Italie de Mussolini ne déclarant pas la guerre à la France[33]. L’entrée en guerre de l’Italie, et l’évacuation de tous les civils vers La Motte-du-Caire puis la Lozère, n’a lieu que le 10 juin. L’offensive des troupes fascistes se produit le 23 juin, mais elle est facilement stoppée à Saint-Paul-sur-Ubaye par les batteries d’altitude[34] : la ligne d’armistice du 24 juin passe à Maurin, hameau d’altitude[35].

Les 11 et 12 juin 1944, les FFI affrontent la Wehrmacht ; parmi les FFI, se trouvaient des réfugiés espagnols arrivés lors de la Retirada[36].

Administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Saint-Paul-sur-Ubaye et sa fontaine.

Municipalité[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
  mars 2001 Émile Signoret    
mars 2001 mars 2008 Marie-Danielle Allix    
mars 2008   Michel Tiran[37]    

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée d’une école primaire[38]. L'école porte le nom de feu Émile Signoret, ancien maire de la commune.

Démographie[modifier | modifier le code]

Modèle:Démographie2

Courbe d'évolution démographique de Saint-Paul-sur-Ubaye depuis 1765

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s'élevait à 82 personnes, dont 2 chômeurs[39]. Ces travailleurs sont majoritairement salariés (51 sur 80)[40] et travaillent majoritairement hors de la commune (45 travailleurs sur 80)[40]. L'essentiel des actifs de la commune sont employés dans l’agriculture (48 % en 2009)[41]. L'industrie et la construction emploient 23 % des actifs, et les services et l'administration, un peu moins de 30 %[41].

Les entreprises implantées dans la commune sont principalement des commerces et des services (14 des 25 établissements), et des entreprises du secteur de la construction (6 sur 25)[42].

Agriculture[modifier | modifier le code]

En 2009, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 29 établissements différents[43] dont 11 exploitations agricoles (et parmi elles, seulement trois professionnelles)[43]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile a fortement décru, passant de 1560 à 580 ha, dont seulement 24 hectares de céréales. En 2000 toujours, trois exploitations possédaient un cheptel bovin (total pour la commune : 103 têtes) et trois autres élevaient des volailles[44].

En 2010, le nombre d’exploitations n’avait que peu augmenté, passant de onze à douze, dont trois élevages bovins, et cinq élevages ovins[45]. Par contre, la surface agricole utilisée a doublé en dix ans pour repasser à un peu plus de 1100 ha, l’essentiel étant consacré à l’élevage (1067 ha)[45].

Les alpages accueillent environ 30 000 têtes de moutons, qui sont surveillés par huit bergers[46].

Industrie[modifier | modifier le code]

En 2009, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 14 établissements différents[43].

Activités de service[modifier | modifier le code]

En 2009, le secteur tertiaire (commerces, service) comptait 15 établissements (avec six emplois salariés), auxquels s'ajoutent les trois établissements administratifs (salariant huit personnes)[43].

D'après l'Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est très importante pour la commune, avec plus de 5 touristes accueillis pour un habitant[47], l'essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[48]. Plusieurs structures d'hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

  • au moins deux hôtels en 2007[49] (un non-classé[50] et un classé deux étoiles[51]). Seul l'auberge subsiste en 2012, avec cinq chambres[52] ;
  • un camping deux étoiles[53] avec 72 emplacements[52] ;
  • une chambre d'hôtes à Maljasset[46] ;
  • plusieurs meublés[54] ;
  • les hébergements collectifs étant essentiellement représentés par les refuges (quatre sur les cinq structures[55]).

Ce sont néanmoins les résidences secondaires qui pèsent le plus lourd dans la capacité d'accueil[56] (deux logements sur trois sont des résidences secondaires[41]).

Chaque année, la fête de la musique organisée à Saint-Paul draine une partie de la vallée de l'Ubaye[46].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Ouvrages militaires[modifier | modifier le code]

Redoute de Berwick.

Le site des forts de Tournoux se trouve au croisement de deux vallées et des routes permettant l'accès au col de Vars et au col de Larche.

Dès 1703, l'intérêt stratégique du site est signalé par le maréchal de Berwick et par Vauban. Cette vallée qui faisait partie du comté de Nice et dépendait des ducs de Savoie est devenu un territoire français par échange au traité d'Utrecht, en 1713. Des sept redoutes construites à partir de 1710, seule subsiste la redoute dite de Berwick. Elles avaient été abandonnées pendant deux siècles avant que le général Séré de Rivière décide en 1891 de sa restauration. Elle est alors reconstruite dans l'état où on peut la voir aujourd'hui. Un poste triangulaire permettait le logement d'une garnison d'une cinquantaine d'hommes. L'enceinte protégeait deux hangars et une poudrière.

L'amélioration des routes d'accès aux cols va entraîner la construction des forts de Tournoux à partir de 1840. Les forts sont construits pour pouvoir abriter 1 500 hommes en profitant d'une crête rocheuse face au confluent de l'Ubaye et de l'Ubayette. Du torrent de l'Ubaye, situé au niveau 1 297 m, à l'observatoire de Serre de l'Aut, au niveau 2 010 m, il y a plus de 700 m de dénivelé. Le fort de Tournoux comprend cinq sites fortifiés :

  • le fort Moyen,
  • le fort Supérieur. Le fort Supérieur est relié au fort Moyen par des rampes extérieures et des tours renfermant des escaliers,
  • la batterie du Clos des Caurres,
  • le fortin de Serre de l'Aut,
  • l'observatoire ou poste extérieur de Serre de l'Aut. L'observatoire était aussi prévu pour permettre des communications optiques entre Toulon et Briançon.
Les forts de Tournoux.

Les bâtiments étaient alimentés par un téléphérique à partir de La Condamine-Châtelard. Un vaste réseau de galeries souterraines et de salles souterraines a été creusé pour assurer la sécurité des soldats.

Quelques dates :

  • 1843 : début de la construction du fort Moyen,
  • 1860 : fin des travaux du fort Supérieur,
  • 1879-1883 : construction de la batterie du Clos des Caurres,
  • 1890-1893 : construction du fortin de Serre de l'Aut,
  • 1893-1895 : construction du poste extérieur du Serre de l'Aut.

La progression de la puissance de l'artillerie a nécessité de renforcer les protections des forts après 1930. Il a participé aux combats contre l'armée italienne, en 1940, puis a été occupé par l'armée allemande en 1943. Repris par l'armée française en 1945, il a été utilisé comme dépôt de munitions entre 1948 et 1987, date à laquelle il a été abandonné par l'armée.

  • la batterie et les ouvrages fortifiés de Vallon Claus, de la fin du XIXe siècle, conçus pour défendre le fort de Tournoux, rendu obsolète par les progrès de l’artillerie[58] ;
  • l’ouvrage d’infanterie de la Plate Lombarde (1932-1935), appartenant à la ligne Maginot des Alpes[59] ;
  • le blockhaus du Châtelet (1938-1939), construit sur un éperon déjà fortifié au XVIIIe siècle[60].

Les forts ont participé aux combats de la Seconde guerre mondiale. Ils sont aujourd'hui sans utilité militaire. Ils sont en cours d'aménagement pour permettre leur visite.

Ouvrages d'art[modifier | modifier le code]

Le pont du Châtelet dominant l'Ubaye et permettant d'aller à Fouillouse.
  • le pont de Châtelet, surplombant l'Ubaye de 108 mètres, et le plateau de Châtelet (sites inscrits)
Longueur : 27 m
Ouverture de l'arche : 18 m
Largeur du tablier : 3 m
Hauteur sous clé : 108 m

Avant la construction du pont, l'accès à Fouillouse se faisait par un chemin franchissant l'Ubaye à Grande Serenne (partie supérieure de Serennes).

Pour faciliter l'accès permanent au hameau, un projet de tracé d'une nouvelle route avec franchissement de l'Ubaye par un pont au verrou de Châtelet est proposé le 14 août 1875. Le conseil municipal approuve ce projet en 1878 mais en retenant une solution de pont en bois, moins onéreux. Finalement, après avoir étudié la solution d'un pont en bois, le conseil municipal prend la décision le 14 juillet 1879 de construire un pont en maçonnerie, plus durable.

Après avoir obtenu l'accord des autorités militaires pour cette voie stratégique, le préfet donne son accord au projet le 21 juillet 1879. Le pont est terminé en 1882. Deux ans plus tard, le percement d'un tunnel de 28 mètres de long est terminé, et la nouvelle liaison avec lui. La route donnant l'accès à Fouillouse n'est carrossable qu'en 1888. Le pont a été miné en 1944. Seule la chaussée a été détruite, l'arche ayant résisté. Le pont a été restauré en 1945.

On peut admirer le site à partir d'un point de vue sur la route allant de Serennes à Maurin.

Art religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.

L’église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, à Saint-Paul, construite à la fin du Moyen Âge, est démolie en 1591, à la fin des guerres de religion. Sa reconstruction se situe au XVIIe siècle, avec renouvellement de la charpente en 1762. Une partie du chœur d’origine subsiste (1452). Elle est fortifiée en 1696.

En 1959, une travée s’effondre, suite au tremblement de terre du 5 avril. Sa reconstruction est achevée en 1969. Elle était classée monument historique depuis 1921[61].

Dans son état actuel, l’église compte une nef de deux travées voûtées d’ogives. Le chœur est une simple travée supplémentaire, à chevet plat ; lui aussi est voûté sous croisée d’ogives. Au sud, une chapelle barlongue donne dans le chœur[62]. Les chapiteaux sont ornés de têtes d’hommes et d’animaux en relief, les clefs de voûte portent des agneaux ou des blasons[63]. Tout l’extérieur est parcouru d’arcatures aveugles, survivances de la bande lombarde. Les portails sud et occidental sont décorés, le second ouvre sous un linteau et date du début du XVIe siècle. La base du clocher est probablement la partie la plus ancienne de l’église (1390), mais l’essentiel de la tour, percée de fenêtres géminées, date du XVIe siècle ; le clocher a été réparé en 1829[62].

Sur le tympan du portail occidental, se trouve une déposition de Croix qui était cachée sous un enduit[64]. D'autres fresques ont été découvertes dans les années 1960 dans le chœur, sous les boiseries. Elles ont été peintes au XVIe siècle par des peintres italiens et représentent Dieu le Père, des anges, la Vierge et la Vision de saint Paul[65]. Elle possède trois autels avec retables en bois, partiellement peints et partiellement laissés au naturel, ou dorés[66], classés[67] et un antependium très rare, en toile peinte, du XVIIe siècle[68], classé monument historique au titre objet[69].

Enfin, le monument aux morts, placé dans l’église, est un bronze de Landowski[70].

Autres églises et chapelles[modifier | modifier le code]

Au hameau de Tournoux, l’église paroissiale est placée sous la titulature de saint Thomas a été construite le long de l'ancienne route haute qui menait vers Saint-Paul et le col de Vars par Gleizolles. De style gothique, elle remonte au XIIIe siècle, bien que les voûtes soient plus récentes. Le chevet est couvert d'une croisée d'ogives reposant sur des culées correspond à un type classique dans la vallée de l'Ubaye. Des baies géminées ouvrent dans la tour du clocher[71], dont la base est romane mais les étages du XVIe ou du XVIIe siècles[72]. Un bas-côté étroit lui a ensuite été ajouté au nord, au XVIIIe ou XIXe siècle[73]. Le linteau du portail est supporté par deux corbeaux, reposant sur deux personnages sculptés (sculpture du XVe ou du XVIe siècle)[72].

Parmi les œuvres de l'église, se trouve une Vierge au Rosaire entourée de sainte Catherine de Sienne, de saint Dominique et de saint Thomas qui pourrait provenir de l'ancien couvent des Dominicains de Barcelonnette.

La chapelle de Gleizolles est sous la titulature de Saint-Jacques et Saint-Philippe et dépendait de la paroisse de Tournoux[22]. En ruines dans les années 1980, il n’en subsistait que le chœur, sous croisée d’ogives, daté du début du XVIe siècle[74]. Elle a été reconstruite par les habitants de Gleizolles en 1988 mais en la limitant à son ancien chevet.

La chapelle des pénitents, de grande taille, avec une nef à trois travées, avec des baies côtés nord et sud, date du XVIIIe siècle[75]. La chapelle avait été détruite en 1959 par un tremblement de terre.

Au hameau de Maurin, l’église Saint-Antoine-du-Désert (classée monument historique[76]), commune aux trois hameaux du vallon de Maurin, La Barge, Maljasset et Combe-Brémond. Les fondations sont du XIIe, elle est reconstruite après qu’une avalanche l’ait détruite en 1531 comme le rappelle l'inscription sur le tympan : 1531 lo 14 de febrier svalancha la gleiso (le 14 février 1531, l'église a été « avalanchée »). Les trois travées de la nef et le chœur sont romans, ainsi que les sculptures de marbre rose du portail : elles peuvent être d’origine ou bien de style archaïque du XVIe siècle[77]. L’ensemble du retable et de son tableau représentant la Vierge du Rosaire au pied de laquelle des saints intercèdent pour les âmes du purgatoire, datés de 1654, sont classés[78]. Un fragment de fresque sur le mur nord de la nef est le souvenir d'une Passion datant du Ve siècle. Sa croix de procession en étain repoussé et cuivre doré, du XVIIe siècle, est classée[79]. L'église est sous le vocable de saint Antoine mais la Vierge et un saint local Flamain, y sont également honorés. Une chapelle des pénitents jouxte, au nord, le cimetière.

Au hameau de Maljasset, se trouve la chapelle de Saint-Antoine, dépendant de la paroisse de Maurin[22]. Toujours dépendant de Maurin, la chapelle Notre-Dame-des-Neiges se trouve à la Barge et Saint-Roch à la Combe Brémond[22].

  • Hameau de Saint-Antoine : chapelle Saint-Antoine, chapelle de pèlerinage local placée sur le chemin reliant Saint-Paul-sur-Ubaye aux cols permettant d'aller en Piémont. Elle date de la fin du XVIIIe siècle et a été réalisée par les habitants du hameau. Le clocher-campanile a été construit en 1819. Sur le pignon de l'église un cultivateur de Serennes, Joseph-André Signoret (1772-1825), a reproduit une toile qui se trouvait à l'intérieur de la chapelle et représentant saint Antoine intercédant auprès de la Vierge pour les âmes du purgatoire. La fresque a été déposée et refaite en 1992 par Jean-François Gavoty.

L’église Saint-Jean-Baptiste est entre les hameaux de Fouillouse et des Serrets, très proches. Elle est reconstruite en 1549, avec une voûte en berceau brisé plus tardive[80],[81]. Le clocher-mur, à trois baies, est de belle taille[81]. Elle possède quelques statues, du Christ en poutre de gloire (classée[82]) et de saint Jean-Baptiste, du XVIIe siècle mais d’un style extrêmement fruste[83]. Les bustes reliquaires (dont un à saint Jacques) sont raides et archaïques, bien qu’eux aussi du XVIIe[84]. Elle possède un antependium très rare, en tapisserie du XVIIe ou du XVIIIe siècles[68], classé[85].

Au hameau de la Grande Serenne, l’église de la Transfiguration-de-Notre-Seigneur, est l’ancienne église paroissiale du hameau (érection en 1829, mais la construction est antérieure[22]). Son plan est en croix latine, avec une coupole et une nef d‘une travée[86]. Son ciboire en argent, du XVIIIe siècle, est classé[87]. Lors du séisme de 1959, l'extrême pointe de son clocher a subi un net cisaillement que l'on peut encore observer. Une chapelle Saint-Roch se trouve au hameau de la Petite Serenne[22].

L’autel de la chapelle du hameau de Prads, en bois taillé, du XVIIIe siècle, est classé au titre objet[88]. Au hameau de L’Estrech, près des Bonis, chapelle Notre-Dame ; ces deux chapelles dépendaient de la paroisse du chef-lieu[22].

Au hameau de Mélezen, dans le mobilier de l’église Saint-Sébastien (1785), figurent une croix de procession en métal argenté du XVIIe siècle, classée[89], et un ciboire d’argent du siècle suivant[90]. Avant l’érection de la paroisse et la construction de l’église, le hameau disposait d’une chapelle, réaménagée en presbytère[22].

Au col de Vars, la chapelle Sainte-Marie-Madeleine, construite au milieu du XIXe siècle, succède à un hospice destiné aux voyageurs[22]

Art funéraire[modifier | modifier le code]

Chapiteau de l'enclos du cimetière de l'église de Maurin.
Article détaillé : Cimetière de Maurin.

L’enclos, les chapiteaux et la porte du cimetière de Maurin sont classés monument historique[91].

Architecture utilitaire[modifier | modifier le code]

  • La fontaine de Saint-Paul est surmontée d'une colonne, et date de 1715[92]. Trois fontaines de la Grande Serenne sont datées, de 1846, 1893 et 1861[93].
  • La mairie porte encore sur son linteau la date de 1737, mais a subi de nombreuses modifications depuis[94].
  • Le four à pain de Gleizolles reconstruit en 1946 grâce aux dommages de guerre. Cette reconstruction a permis de le moderniser en prévoyant une voûte en briques réfractaires et une porte en fonte avec contrepoids. Il est situé en face de la chapelle.

Cadrans solaires[modifier | modifier le code]

Sur la maison Toniet, un cadran solaire porte la légende « Je suis pendu à la muraille pour enseigner l’heure qu’il est aux braves gens et à la canaille »[95],[96]. Sur l’église de Maurin reconstruite après l’avalanche de 1531, un cadran solaire date de 1837[95]. Un cadran de Zarbula, datant de 1860, restauré en 1990, et portant la légende « Vita fugit sicut umbra » (en latin : la vie passe comme l’ombre)[97].

À Fouillouse, se trouvent six cadrans anciens :

  • le plus ancien date de 1805 et porte une légende courante « Mortel sais-tu à quoi je sers ? À marquer les heures que tu perds », qui est une œuvre d’Armand Peloux ;
  • un autre, également d’Armand Peloux, date de 1808 avec la même devise ;
  • un autre datant de 1860, et un dernier de 1992[98].

À Serennes, se trouvent six cadrans anciens :

  • le plus ancien, construit en 1807 et en excellent état après sa restauration, d’Armand Peloux et avec la même devise que ceux de Fouillouse ;
  • un autre date de 1860, dessiné par Zarbula, a été restauré en 1986. En 1896, un coq a remplacé l’aigle impériale ;
  • le cadran de la maison Faure, la devise est « Aeterna ut ferrum est haec velut umbra fugit » (en latin : éternelle comme le fer, celle-ci fuit comme l’ombre)[99].

Par ailleurs, la plupart des maisons du hameau sont datées (entre 1850 et 1914)[100].

Au village de Saint-Paul, quelques cadrans sont remarquables :

  • le cadran de la maison Signoret, avec la légende « lo vado e vengho ogni giorno. Tu vederai e non retournerai » (en italien : Je vais et je reviens chaque jour. Tu vas et ne reviens pas) ;
  • d’autres devises sont originales : « Fulgetur justi sicut sol in regno patris eorum » (en latin : Les justes étincellent comme le soleil au royaume du Père), ou « La dounou bouona, la dounou maria », (en occitan : Je la donne bonne, je la donne mauvaise)[101].

Au Mélézen, on peut remarquer :

  • un cadran de 1801 (maison Charles), avec la devise « His utere unam time », (en latin : profite de l’heure présente, mais crains-en une) ;
  • deux autres cadrans, créés sur le même modèle, datent de 1872 et 1875 ;
  • le cadran de 1809, placé sur le presbytère, est semblable à celui de 1807 de Serennes[102].

À Tournoux,

  • sur l'ancien presbytère, un cadran solaire datant de 1801, avec pour inscription : « sur un char élevé et couvert de lumière, je viens régler tes pas et finir ta carrière ».

Divers[modifier | modifier le code]

  • pierre frontière avec le Piémont au col de l’Autaret (1824)

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Culte[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le patronyme « Grouès », est un patronyme du département : on le trouve aussi à Maurin, Larche, Fouillouse, et Barcelonnette. Antoine Grouès est le fils de Joseph Grouès, berger de Fouillouse et fut le père de Henry Grouès dit l'abbé Pierre : Joseph Grouès venant vendre la laine de son troupeau à Lyon devient drapier et vendeur de tissus et s'y installe définitivement[103].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La commune est un des six sujets du livre publié par le collectif Argos : Collectif Argos, Gérard Mordillat (préface), Gueule d'Hexagone, Paris, Intervalles, 2012, (ISBN 978-2-916355-80-1)

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Barcelonnette », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
  2. a et b François Arnaud, Gabriel Maurin, Le Langage de la vallée de Barcelonnette, Paris : Champion, 1920 - Réédité en 1973, Marseille : Laffitte Reprints
  3. a et b Jean-Rémy Fortoul, Ubaye, la mémoire de mon pays : les gens, les bêtes, les choses, le temps, Barcelonnette : Sabença de la Valeia (ISBN 2-908103-17-6), Mane : Alpes de Lumière (ISBN 2-906162-28-0), 1995. 247 p.
  4. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  5. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  6. a b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 16 août 2012
  7. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 98
  8. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 16 août 2012
  9. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 33
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 32
  11. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 45
  12. a et b BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Saint-Paul-sur-Ubaye », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 16 août 2012
  13. BRGM, « fiche 1130045 », Sisfrance, consultée le 16 août 2012
  14. BRGM, « fiche 50057 », Sisfrance, consultée le 16 août 2012
  15. BRGM, « fiche 1130122 », Sisfrance, consultée le 16 août 2012
  16. BRGM, « fiche 1130082 », Sisfrance, consultée le 16 août 2012
  17. BRGM, « fiche 40107 », Sisfrance, consultée le 16 août 2012
  18. BRGM, « fiche 40120 », Sisfrance, consultée le 16 août 2012
  19. BRGM, « fiche 50079 », Sisfrance, consultée le 16 août 2012
  20. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne)., § 28512, p 1632
  21. Insee, Fiche de la commune de Saint-Paul-sur-Ubaye, consultée le 5 octobre 2012
  22. a b c d e f g h i et j Daniel Thiery, « Saint-Paul-sur-Ubaye », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 16 août 2012
  23. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p 10 et 37-38
  24. Géraldine Bérard, Carte archéologique de la Gaule, Paris : Académie des inscriptions et belles-lettres, 1997. (ISBN 2-87754-054-5), p 434
  25. Géraldine Bérard, op. cit., p. 439-440
  26. Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, (notice BnF no FRBNF35450017), carte 40
  27. AD du 13, série B4f91
  28. Isnard, État documentaire, p. 185 à 223
  29. a et b Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., p. 197
  30. Lucien Stouff, « Ports, routes et foires du XIIIe au XVe siècle », carte 12 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  31. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-297
  32. Jean-Bernard Lacroix, « Naissance du département », in La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 113
  33. Pierre Martin-Charpenel, « Lutte contre l’invasion italienne », Mémorial de la Résistance et des combats de la Seconde Guerre mondiale dans les Basses-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), Commission départementale de l’information historique pour la paix des Alpes-de-Haute-Provence, 1992, p. 36
  34. Martin-Charpenel, Lutte contre..., op. cit., p. 37
  35. Martin-Charpenel, Lutte contre..., op. cit., p. 38
  36. Josette Lesueur, Gérard Lesueur, Les travailleurs espagnols en Ubaye, 1939-1940, Barcelonnette, Sabença de la Valeia, 2010, collection « Cahiers de la Vallée », (ISBN 2-908103-54-0), p. 20
  37. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Saint-Jurs à Soleihas (sic) (liste 7), consulté le 10 mars 2013
  38. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Sisteron, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010
  39. Insee, Dossier local - Commune : Saint-Paul-sur-Ubaye, p. 5
  40. a et b Insee, Dossier local, p. 7
  41. a b et c Insee, « Chiffres-clés : commune de Saint-Paul-sur-Ubaye (04193 », consulté le 5 octobre 2012
  42. Insee, Dossier local, p. 14
  43. a b c et d Insee, Dossier local, p. 16
  44. Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio)
  45. a et b Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio)
  46. a b et c Collectif Argos, « Saint-Paul-sur-Ubaye », Gueules d'hexagone, 2012, consulté le 4 octobre 2012
  47. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 7
  48. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 8
  49. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 11
  50. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 13
  51. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 16
  52. a et b Insee, Dossier local, p. 17
  53. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 21, 23 et 25
  54. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 32
  55. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 30
  56. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44
  57. Arrêté du 29 janvier 1940, « Redoute de Berwick », notice no PA00080477, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 9 février 2009
  58. Notice no IA04000030, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 9 février 2009
  59. Notice no IA04000029, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 9 février 2009
  60. Notice no IA04000028, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 9 février 2009
  61. Arrêté du 11 janvier 1921, « Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul », notice no PA00080475, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 9 février 2009
  62. a et b Raymond Collier, op. cit., p 195-196
  63. Raymond Collier, op. cit., p 464
  64. Raymond Collier, op. cit., p 483
  65. Raymond Collier, op. cit., p 484
  66. Raymond Collier, op. cit., p 472
  67. liste sur la Base Palissy, consultée le 9 février 2009
  68. a et b Raymond Collier, op. cit., p 478
  69. Arrêté du 8 septembre 1969, Notice no PM04000797, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 9 février 2009
  70. Raymond Collier, op. cit., p 533
  71. Raymond Collier, op. cit., p 145
  72. a et b Raymond Collier, op. cit., p 197
  73. Raymond Collier, op. cit., p 191
  74. Raymond Collier, op. cit., p 177
  75. Raymond Collier, op. cit., p 227
  76. Arrêté du 20 décembre 1920, « Église de Maurin », notice no PA00080476, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 9 février 2009
  77. Raymond Collier, op. cit., p 146
  78. Arrêté du 30 janvier 1995, Notice no PM04000740, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 9 février 2009
  79. Arrêté du 15 juin 1944, Notice no PM04000377, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 9 février 2009
  80. Raymond Collier, op. cit., p 151
  81. a et b Raymond Collier, op. cit., p 196
  82. Arrêté du 5 février 1970, Notice no PM04000375, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 9 février 2009
  83. Raymond Collier, op. cit., p 468
  84. Raymond Collier, op. cit., p 470
  85. Arrêté du 11 janvier 1977, Notice no PM04000379, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 9 février 2009
  86. Raymond Collier, op. cit., p 380
  87. Arrêté du 14 novembre 1991, Notice no PM04000613, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 9 février 2009
  88. Arrêté du 21 avril 1975, Notice no PM04000378, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 9 février 2009
  89. Notice no PM04000555, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 9 février 2009
  90. Arrêté du 8 juin 2000, Notice no PM04000839, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 9 février 2009
  91. Arrêté du 15 décembre 1941, « Cimetière de Maurin », notice no PA00080474, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 9 février 2009
  92. Raymond Collier, op. cit., p 427
  93. Raymond Collier, op. cit., p 429
  94. Raymond Collier, op. cit., p 437
  95. a et b Jean-Marie Homet et Franck Rozet, Cadrans solaires des Alpes-de-Haute-Provence, Aix-en-Provence, Édisud, (ISBN 2-7449-0309-4), p 31 Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « cadrans31 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  96. également cité par Raymond Collier, p 448
  97. Homet et Rozet, Cadrans solaires..., p 32-33
  98. Homet et Rozet, Cadrans solaires..., p 35-37
  99. Homet et Rozet, Cadrans solaires..., p 39-40
  100. Raymond Collier, op. cit., p 371
  101. Homet et Rozet, Cadrans solaires..., p 41-42
  102. Homet et Rozet, Cadrans solaires..., p 45-46
  103. Pierre Lunel, L'abbé Pierre; l'insurgé de Dieu, chapitre I

Erreur de référence : La balise <ref> nommée « Cassini » définie dans <references> n’est pas utilisée dans le texte précédent.
Erreur de référence : La balise <ref> nommée « insee » définie dans <references> n’est pas utilisée dans le texte précédent.
Erreur de référence : La balise <ref> nommée « insee09 » définie dans <references> n’est pas utilisée dans le texte précédent.
Erreur de référence : La balise <ref> nommée « insee10 » définie dans <references> n’est pas utilisée dans le texte précédent.

Modèle:Palette Vallée de l'Ubaye