Montsalier

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Montsalier
Montsalier
Vue du village de Montsalier.
Blason de Montsalier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Reillanne
Intercommunalité Communauté de communes Haute-Provence Pays de Banon
Maire
Mandat
Serge Martin
2014-2020
Code postal 04150
Code commune 04132
Démographie
Population
municipale
136 hab. (2016 en augmentation de 21,43 % par rapport à 2011)
Densité 5,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 00′ 47″ nord, 5° 36′ 36″ est
Altitude Min. 570 m
Max. 963 m
Superficie 23,81 km2
Localisation

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Montsalier est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Salimontains[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Montsalier et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de Montsalier sont Revest-du-Bion, Redortiers, Banon et Simiane-la-Rotonde.

Géologie[modifier | modifier le code]

On trouve sur le territoire de la commune l'aven du Caladaïre.

Relief[modifier | modifier le code]

Vallée près de Montsalier.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Montsalier est traversée par la Riaille[2], rivière de 20,7 km, affluent du Calavon. Le Ravin du Brusquet[3] (rivière de 18,6 km) et le ravin de Terrassier[4] (rivière de 2,8 km) drainent également la commune.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 1 260 ha de bois et forêts, soit plus de la moitié de sa superficie[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Montsalier est située en Haute Provence et bénéficie d'un climat méditerranéen d'intérieur aux étés chauds et secs, en revanche les hivers sont frais et marqués par des gelées fréquentes. Le mistral souffle parfois bien que la commune soit abritée par la montagne de Lure. Elle peut être plus exposée au levant ou au sirocco, qui surviennent rarement.

Les stations météos proches de Montsalier sont situées à Saint-Christol (département de Vaucluse) et Forcalquier ; l’observatoire astronomique de Saint-Michel-l’Observatoire en possède également une[5].

Relevé météorologique de Forcalquier
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0,5 3 5,4 8,9 12,8 15,4 15,2 12 8,2 3,8 1,1 7,2
Température moyenne (°C) 4,3 6,2 8,2 11,1 15,1 19,3 22,4 22 18 13,4 8,2 5,2 12,8
Température maximale moyenne (°C) 8,6 10,9 15,4 16,9 21,4 25,8 29,3 28,9 24 18,5 12,7 9,3 18,5
Précipitations (mm) 27 25 24 44 40 28 21 33 46 54 53 31 426
Source : Source: Relevé météo de Forcalquier[6][réf. à confirmer]
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
8,6
0
27
 
 
 
10,9
0,5
25
 
 
 
15,4
3
24
 
 
 
16,9
5,4
44
 
 
 
21,4
8,9
40
 
 
 
25,8
12,8
28
 
 
 
29,3
15,4
21
 
 
 
28,9
15,2
33
 
 
 
24
12
46
 
 
 
18,5
8,2
54
 
 
 
12,7
3,8
53
 
 
 
9,3
1,1
31
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Transports[modifier | modifier le code]

La commune a conservé un panneau stop ancien modèle, antérieur à 1971.

L'accès à Montsalier se fait par la RD51, entre Banon à 4 km et Simiane, à 5 km. Les villes importantes les plus proches sont Manosque, à 43 km et Apt à 28 km.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Village abandonné du Haut Montsalier.

Il n'y a pas de hameau connu sur la commune, en dehors du village. Mais le village actuel n'est pas à son emplacement historique. Implanté initialement sur une crête, le village ancien a été abandonné pour la création d'une nouvelle zone d'habitation, dans la plaine, au XIXe siècle. Les ruines du Haut Montsalier sont toujours visibles.

Il existe, par contre, quelques lieux-dits, comportant une à plusieurs fermes ou maisons :

  • Saint-Pierre ;
  • l'Obœuf ;
  • la Lave ;
  • le Grand Débat (à cheval sur la commune de Simiane-la-Rotonde).

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Banon auquel appartient Montsalier est en zone 1a (sismicité très faible mais non négligeable) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[7], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[8]. La commune de Montsalier est également exposée à deux autres risques naturels[8] :

  • feu de forêt ;
  • mouvement de terrain : quelques zones restreintes de la commune sont concernées par un aléa moyen à fort[9].

La commune de Montsalier n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[10] et aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[10] ; le Dicrim n’existe pas[11].

La commune a été l’objet de deux arrêtés de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain dus à la sécheresse en 2005 et 2007[8].

Flore et faune[modifier | modifier le code]

Flore[modifier | modifier le code]

Châtaignier

Sur le plateau d'Albion, et donc sur le territoire de la commune, la flore et les espèces arbustives sont de type montagnard ou supra-méditerranéen et oro-méditerranéen. La sylve est composée de chêne pubescent, chêne sessile, hêtre, tremble, bouleau, pin sylvestre, pin maritime, genêt à balais, bruyère callune et châtaignier[12].

On rencontre aussi sous forme de landes ou de garrigues la bugrane striée, le brome dressé, le thym, le genêt cendré et la lavande à feuilles étroites. Plus spécifiques des champs, des talus ou des dolines se multiplient la gagée des champs, l'ophioglosse des marais, la danthonie des Alpes, la Ventenatée douteuse et le ciste à feuilles de laurier[12].

Plus rares, mais spécifiques au plateau, on trouve l'adonis flamme, l'aspérule des champs, la Caméline à petits fruits, le gaillet à trois pointes, le Grand polycnémum, le buplèvre à feuilles rondes, la nielle des blés, l'androsace à grand calice et la vachère d'Espagne[12].

Champignons[modifier | modifier le code]

Liés à une ou quelques espèces d'arbre, les champignons abondent, en saison, sur le plateau. On y trouve, le lactaire délicieux, dit pinin, le lactaire sanguin (Lacterius sanguifluus), dit sanguin, les bolets dont le cèpe tête-de-nègre, les chanterelles dont la girolle (Cantharellus cibarius), sans oublier le pied-de-mouton (Hydnum repandum) et surtout le petit gris ou griset du Ventoux (Tricholoma myomyces)[13].

Faune[modifier | modifier le code]

Écaille chinée (Euplagia quadripunctaria)
Cerfs élaphes

Les insectes les plus caractéristiques de la commune sont le grand capricorne, le lucane cerf-volant et l'écaille chinée, des reptiles tels que la vipère aspic, venimeuse mais qui fuit au moindre bruit, et un batracien le pélodyte ponctué[14].

De nombreux oiseaux nichent sur plateau dont les pies grièches (pie-grièche à tête rousse, pie-grièche écorcheur, pie-grièche méridionale, pie-grièche à poitrine rose), les bruants (bruant fou, bruant ortolan, bruant proyer). S'y ajoutent des granivores (caille des blés, moineau soulcie), des insectivores (fauvette orphée, guêpier d'Europe, huppe fasciée, œdicnème criard, pic épeichette, râle des genêts, torcol fourmilier) et des espèces omnivores (cochevis huppé, bécasse des bois, outarde canepetière)[14].

En plus de ces espèces, on retrouve nombre de rapaces diurnes prédateur de la faune locale d'une part, tels que le circaète Jean-le-blanc, le busard cendré, l’aigle royal, l’aigle botté, l’autour des palombes, le faucon hobereau et la bondrée apivore, ou nocturnes d'autre part, comme le petit-duc scops, le grand-duc d'Europe, la chouette chevêche et la chouette de Tengmalm[14],

Se rencontrent aussi fréquemment des grands et petits mammifères tels que le cerf élaphe, le sanglier, le renard, le lièvre et le lapin. Il est à signaler la présence de chauve souris, espèce prédatrice et nocturne (grand rhinolophe, petit rhinolophe, noctule de Leisler)[14].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village, tel qu’il apparaît pour la première fois dans les textes (de Monte Celeg) vers 1050, est interprété de différentes manières :

  • soit comme une tautologie, formée de l’occitan monte et de Celeg, sur une racine oronymique (désignant une montagne) pré-indoeuropéenne[15]. Charles Rostaing estime que ce toponyme est donc probablement antérieur aux Gaulois[16]. C’est l’explication reprise par Claude Martel dans l’Encyclopédie de Lure[17] et le couple Fénié[18] ;
  • selon La Torre et Nègre, la forme ancienne à retenir pour comprendre le nom actuel serait montes coelicus, interprété comme mont élevé, proche du ciel, par le premier[19], et comme mont de Caelicus, un nom de personne romain, pour le second[20].

Dans tous les cas, le nom n’a rien à voir avec le sel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est fréquenté à l’âge du bronze, du matériel a été retrouvé dans une grotte.

Dans l’Antiquité, le territoire de Montsalier fait partie de celui des Sogiontiques (Sogiontii), dont le territoire s’étend du sud des Baronnies à la Durance. Les Sogiontiques sont fédérés aux Voconces, et après la Conquête, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ils sont détachés des Voconces et forment une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[21]. De l’époque gallo-romaine, est parvenu un cippe inscrit, mis au jour au lieu-dit Notre-Dame, où se trouvait un établissement gallo-romain[22]. On a aussi retrouvé une petite ferme d'époque romaine au Plan de Montsalier[23].

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[24].

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1050, sous la forme de Monte Celeg[22].

Le premier Montsalier, communément dénommé « le Vieux Montsalier »[réf. souhaitée] (le Haut Montsalier sur les cartes IGN), est aujourd’hui en ruines. Il est bâti sur un piton rocheux pour assurer plus aisément sa défense. Au Moyen Âge, l’église dépendait de l’abbaye de Cruis, qui percevait les revenus attachés à cette église[25] alors que les dîmes étaient partagées entre l’évêque d’Apt et ses chanoines[22]. La communauté relevait de la viguerie de Forcalquier[22].

Le village a été déserté de ses habitants à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle. Sa population s’est progressivement transférée dans la plaine, en un lieu dénommé « Le Plan » qui aujourd’hui a pris le nom de l’ancienne agglomération.

Ferme des Aupillières, où des maquisards sont arrêtés en décembre 1943.

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 11 habitants de Montsalier sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie[26].

Comme de nombreuses communes du département, Montsalier se dote d’écoles bien avant les lois Ferry : en 1863, elle en possède deux, installées au Haut-Montsalier (ancien chef-lieu) et au village du Plan, qui devient à ce moment le nouveau Montsalier. Ces écoles dispensent une instruction primaire aux garçons[27]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[28], ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent Montsalier[29]. Ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles de Montsalier sont régulièrement scolarisées.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Montsalier.svg

Blasonnement :
D'or à un pairle de sable, coupé d'azur à une guivre d'or[30].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le 6 décembre 2013, la mairie de Montsalier portait le deuil de Nelson Mandela.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1945   Paul Brémond[31]    
         
1983[32] En cours
(au 21 octobre 2014)
Serge Martin[33],[34]   Agriculteur

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Montsalier a fait partie, de 2002 à 2016, de la communauté de communes du Pays de Banon. Depuis le , elle est membre de la communauté de communes Haute-Provence Pays de Banon.

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Montsalier en 2009[35]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation 3,96 % 0,55 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties 8,33 % 1,32 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties 22,15 % 4,18 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle 9,61 % 0,94 % 10,80 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[36]).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2016, Montsalier comptait 136 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2006, 2011, 2016, etc. pour Montsalier). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
10 feux284334342349403441412421371
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
379366363322313311304274273234
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
233220197144131120115906561
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 - -
6554667492107112136--
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[37], EHESS[38], Insee à partir de 1968[39],[40])

L’histoire démographique de Montsalier est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1831 à 1861. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique rapide et de longue durée. En 1906, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1831[41]. Le mouvement de baisse ne s'interrompt définitivement que dans les années 1970. Depuis, la population de Montsalier est en croissance régulière (doublement depuis quarante ans).

Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 41 personnes, dont 3 chômeurs[42]. Ces travailleurs sont majoritairement salariés (26 sur 38)[43] et travaillent majoritairement hors de la commune (30 actifs sur 38)[43].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 11 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et aucun emploi salarié[44].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de sept en 2010. Il était de neuf en 2000[45], de onze en 1988[46]. Actuellement, ces exploitants sont essentiellement tournés vers les grandes cultures[45]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) avait légèrement diminué, de 370 à 334 ha[46]. La SAU a connu un mouvement inverse et d’importantes surfaces ont été remises en exploitation lors des années 2000, pour arriver à une SAU de 503 ha, soit un quasi-doublement de la surface moyenne par exploitation[45].

La vigne, qui était cultivée pour l’autoconsommation jusqu’au milieu du XXe siècle, n’est plus présente qu’à titre anecdotique dans la commune[47]. L’autre plante symbolique des régions méditerranéennes, l’olivier, était lui aussi cultivé sur de petites surfaces au XIXe siècle. Il était en limite altitudinale (il pousse jusqu’à 600 mètres, exceptionnellement jusqu’à 700 mètres), et a aujourd’hui disparu[48].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait trois établissements, n’employant aucun salarié[44].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait quatre établissements (avec deux emplois salariés), auxquels s’ajoute l’unique établissement du secteur administratif, salariant une personne[44].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est d’une importance moyenne pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant[49], la capacité d'hébergement étant limitée[50]. Elle se résume à quelques meublés labellisés[51] et plusieurs chambres d’hôtes[52]. Les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil[53] : au nombre de 44, elles représentent 38 % des logements[54],[55].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de Montsalier.

Une authentique bastide, la bastide du Baou, encadrée de deux tours rondes converties en pigeonniers, se trouve à Montsalier[56]. Elle est construite à l’emplacement d’un établissement gallo-romain auquel a succédé l’église Notre-Dame de la Ferronnade, tous deux disparus[22].

À l’ancien village, installé sur un site à éperon barré, se trouvent d’anciens moulins[57].

L’église Saint-Pierre-aux-Liens ou Saint-Sauveur au Haut-Montsalier, est de différentes époques. La façade occidentale, le mur nord, l’abside, en appareil petit et grossier, sont les plus anciens (XIe ou début XIIe siècle). Le mur sud est en moellons (reconstruction mal datée par l’abbé Féraud, entre 1564 et 1704). Elle est très obscure, éclairée par une meurtrière percée dans l’abside[58].

L’église Notre-Dame au Plan, actuelle église paroissiale, est construite en 1856-1857. Elle remplace une chapelle plus ancienne. Elle suit sur un plan fréquent à l’époque : une première travée, assez courte, voûtée d’arêtes, puis une travée centrale sous coupole, puis une troisième travée formant chœur, voûtée d’arêtes. Le clocher est une tour construite au-dessus du chœur[59].

La mairie est installée dans l’ancien presbytère. Un coussinet sculpté, encastré dans la façade, orné d’aigles, de lions, de rinceaux et palmettes, date du XIIe siècle, peut-être du siècle précédent[60]. Il est classé monument historique au titre objet[61], avec une colonnette monolithe, découverte dans le jardin du presbytère (même époque)[62] et une pierre sculptée en cippe, de 50 cm de haut[63].

L’ancien prieuré Saint-Pierre a été converti en ferme puis en habitation. Il possédait son propre cimetière[22].

Le monument aux morts a été choisi pour illustrer une page d’un livre d’histoire de la classe de 1re des années 2000[64].

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Montsalier dans la culture[modifier | modifier le code]

Le tournage du film Le Don fait à Cachaïre a été fait à Montsalier[32].

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du secteur paroissial Montagne de Lure. Le culte est célébré alternativement dans chacune des églises du secteur[65].

Environnement[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Banon », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013.
  2. Fiche de la Riaille sur le site du SANDRE
  3. Fiche du Ravin du Brusquet sur le site du SANDRE
  4. Fiche du Ravin de Terrassier sur le site du SANDRE
  5. Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013
  6. « Relevé météo de Forcalquier », MSN Météo
  7. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  8. a b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 5 août 2012.
  9. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37.
  10. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97.
  11. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 5 août 2011.
  12. a b et c Inventaire du patrimoine naturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur : Flore du plateau d'Albion
  13. Les champignons en Vaucluse
  14. a b c et d Inventaire du patrimoine naturel de Provence-Alpes-Côte d'Azur : Faune du plateau d'Albion
  15. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares, Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p. 120-121.
  16. Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire.
  17. Claude Martel, « L’oronymie d’une montagne provençale » in Guy Barruol, André de Réparaz et Jean-Yves Royer (directeurs de la publication), La montagne de Lure, encyclopédie d’une montagne en Haute-Provence, Forcalquier, Alpes de Lumière, coll. « Les Alpes de Lumière », , 320 p. (ISBN 2-906162-70-1), no 145-146 p. 222
  18. Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, coll. « Sud Ouest Université », , 128 p. (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 80.
  19. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7).
  20. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne). § 11605, p. 688.
  21. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 18-19.
  22. a b c d e et f Daniel Thiery, « Montsalier », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2010, mis à jour le 11 décembre 2011, consulté le 5 août 2012.
  23. Guy Barruol, « Le Pays de Forcalquier à l'époque romaine », in Alpes de lumière, Musée de Salagon, Archéologie au pays de Forcalquier : radioscopie d'un terroir rural, Mane (Salagon, 04300) : les Alpes de lumière, 1990, catalogue d'exposition, Mane, été 1990 ; collection « Les Alpes de lumière » (ISSN 0182-4643) no 103, (ISBN 2-906162-159), p. 41.
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