Oraison (Alpes-de-Haute-Provence)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Oraison
Ville d'Oraison
Ville d'Oraison
Blason de Oraison
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Oraison
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Durance Luberon Verdon Agglomération
Maire
Mandat
Michel Vittenet
2014-2020
Code postal 04700
Code commune 04143
Démographie
Gentilé Oraisonnais
Population
municipale
5 792 hab. (2014)
Densité 151 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 05″ nord, 5° 55′ 09″ est
Altitude Min. 323 m – Max. 645 m
Superficie 38,42 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence

Voir sur la carte administrative des Alpes-de-Haute-Provence
City locator 14.svg
Oraison

Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence

Voir sur la carte topographique des Alpes-de-Haute-Provence
City locator 14.svg
Oraison

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Oraison

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Oraison
Liens
Site web Site officiel

Oraison (en provençal Aurasoun dans la norme mistralienne et Aurason dans la norme classique) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Oraisonnais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Oraison et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes d’Oraison sont Les Mées, Le Castellet, Valensole, Villeneuve et La Brillanne.

Oraison est située au confluent de la Durance et de l’Asse et se situe au pied de la colline du Tholonet. La commune a une superficie de 38,42 km² et culmine à 645 m

Transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Oraison est située sur l'ancienne RN 207a (actuelle RD 4b).

Oraison est à un kilomètre de la bretelle autoroutière de La Brillanne, sortie 19 de l’autoroute A51, qui assure une communication rapide vers le Sud en direction d'Aix-en-Provence et de Marseille et vers le Nord en direction de Gap et de Sisteron.

Services autocars[modifier | modifier le code]

Lignes régionales[modifier | modifier le code]

Oraison est desservie par 2 lignes express régionales LER Provence-Alpes-Côte d'Azur (bus)[2] qui sont les suivantes :

Ligne Tracé
22 AvignonForcalquier / Manosque ↔ Oraison ↔ Digne-les-Bains[3]
28 Marseille ↔ Oraison ↔ Digne-les-BainsBarcelonnette[4]
Lignes départementales[modifier | modifier le code]

La ville est aussi reliée par 1 ligne départementale:

Ligne Tracé
S1 Oraison ↔ Digne-les-Bains
Lignes intercommunales[modifier | modifier le code]

La ville est aussi reliée par 2 lignes intercommunales, réseau Transagglo[5] :

Ligne Tracé
122 La Brillanne ↔ Oraison ↔ Manosque
125 Brunet ↔ Oraison (Transport à la demande)
Lignes scolaires[modifier | modifier le code]

Des lignes de transports scolaires ont été mises en place pour rallier les 3 collèges de Manosque mais aussi les trois lycées de Manosque, le lycée Félix-Esclangon, le Lycée des Iscles et le lycée des Métiers-Louis-Martin-Bret. Ces lignes sont financées par la Communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon au travers du réseau Transagglo. En plus des lignes existantes du réseau, une autre a été rajoutée.

Ligne Tracé
166 S Entrevennes ↔ Oraison

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare SNCF la plus proche est celle de La Brillanne-Oraison, desservie par les TER de la ligne de Lyon à Marseille (via Grenoble)

La gare TGV la plus proche d'Oraison est celle d'Aix-en-Provence TGV.

Principaux hameaux[modifier | modifier le code]

  • la Grande Bastide
  • les Buisonnades
  • les Couès
  • la Tuilière
  • Saint-Pancrace

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Oraison est soumis à un climat méditerranéen d'intérieur, très semblable à celui que l'on trouve dans le reste de la Provence à basse altitude. Les hivers sont frais, avec des gelées fréquentes, tandis que les étés sont très chauds et secs, avec quelquefois des orages.

Les stations météos proches d’Oraison sont situées à Forcalquier (mais dans un contexte de collines différent de celui d’Oraison), Manosque et Valensole (dont les caractéristiques du climat sont à rapprocher de la partie de la commune située sur le plateau de Valensole)[6].

Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Températures maximales moyennes (°C) 8,4 10,4 13,5 16,8 20,9 24,9 29,0 28,4 24,6 19,2 12,8 9,1 18,2
Températures minimales moyennes (°C) -0,4 0,5 2,3 5,2 8,4 12,0 14,8 14,3 11,7 7,8 3,2 0,4 6,7
Températures moyennes (°C) 4,0 5,4 7,9 11,0 14,7 18,5 21,9 21,3 18,1 13,5 8,0 4,8 12,4
Ensoleillement (h) 155,8 155,9 209,9 225,2 256,7 291,8 343,0 312,8 250,5 205,5 161,3 154,4 2755,5
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 51,8 58,2 58,0 67,2 73,4 61,3 40,7 61,3 59,3 81,5 64,6 58,8 735,8
Source : [réf. obsolète]

La ville bénéficie d’un climat méditerranéen avec 2750 heures de soleil par an soit environ 300 jours.[réf. nécessaire]

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 853 ha de bois et forêts, soit 22 % de sa superficie[1].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton des Mées auquel appartient Oraison est en zone 2 (sismicité moyenne, soit le niveau le plus élevé de France métropolitaine) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[7], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[8]. La commune d’Oraison est également exposée à trois autres risques naturels[8] :

  • feu de forêt ;
  • inondation (dans la vallée de la Durance) ;
  • mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort[9].

La commune d’Oraison est de plus exposée à deux risques d’origine technologique[10] :

  • celui de transport de matières dangereuses par canalisations. Le gazoduc servant à alimenter Digne en gaz naturel traverse la commune et constitue donc un facteur de risque supplémentaire[11] ;
  • celui de rupture de barrage : en cas de rupture du barrage de Serre-Ponçon, toute la vallée de la Durance serait menacée par l’onde de submersion[12].

Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2000 pour les risques d’inondation et de mouvement de terrain[10] et le Dicrim existe depuis 2011[13].

La commune a été l’objet de deux arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue, en 1984 et 1987[8]. Bien qu’Oraison ressente régulièrement des tremblements de terre, aucun n’a encore dépassé une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets)[14].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée dans la ville avec l'inscription en français et en provençal.

Les Ligures qui vivaient dans la région sont apparemment à l'origine du mot "Oraison" : le spécialiste Charles Rostaing estime que le toponyme est probablement antérieur aux Gaulois[15] et sert à désigner une montagne[16].

Une étymologie populaire tire parti de la situation antérieure du village, bâti sur les hauteurs (colline du Tholonet au lieu-dit Villevieille) et exposé à tous les vents (auro en provençal). Cette situation lui valut le nom d’Auraisonum, contraction de "Auroe sonum", qui devint Oraison[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le village primitif était situé sur la colline du Tholonet (au lieu-dit Villevieille). Des traces de l'occupation romaine existent en de nombreux points de la commune : dans la plaine de la Durance dont les colmatages avaient été réalisés à l'époque romaine à des fins agricoles et artisanales (four de potier, villa, tuilerie).

Parmi les découvertes archéologiques, le site des Buissonnades (atelier de potier de fabrication d'amphores vinaires) permet d'établir que la zone d'Oraison était, grâce à la proximité de la voie domitienne, fortement intégrée à l'Empire romain et fortement pénétrée de ses modes de vie[18].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Il est possible, selon Jean-Pierre Poly, qu’Oraison soit signalée dès 739 dans les chartes, sous le nom de Cinicino[19], la mention suivante date du XIIe siècle[20]. Dès le Moyen Âge, la communauté relève de la baillie de Digne[19] alors que l’église et ses revenus reviennent au chapitre de Riez[19]. La maison d'Oraison est l'une des plus anciennes familles provençales. Hugues d'Oraison, seigneur d'Oraison et de Clumanc, est, d'après les recherches[Qui ?], le premier seigneur de ce village[réf. nécessaire]. Elzear d'Oraison, viguier de Marseille (1365-66), fut chevalier, seigneur d'Oraison et citoyen de Digne. Il fut actif dans la résistance aux troupes de l'Archiprêtre puisque, en 1358, il apparait comme commissaire aux fortifications de la ville de Riez [21]. Avant 1362, il acheta à la cour la mère empire sur Oraison pour 500 florins[22]. Le chevalier Jacques d'Oraison Orcono, viguier de Marseille (1299 ; 1366), servit dans l'armée du duc de Calabre en Campanie, en 1328[23].

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le seigneur d’Oraison, Elzéar d’Oraison, soutient le duc d’Anjou dès 1382, ce soutien étant conditionné à la participation du duc à l’expédition de secours à la reine[24].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

La baronnie est érigée en marquisat en 1588 en faveur de François de Laigue (de Aqua), baron d'Oraison[25].

Au cours du XVIIIe siècle, comme dans toute la France, les seigneurs tentent de réactiver d’anciens droits pour augmenter leurs revenus, ou de revenir sur les droits des paysans. C’est ainsi qu’en 1770, le marquis d’Oraison interdit le glanage. En réaction, la communauté d’Oraison décrète l’interdiction de moissonner les terres du seigneur, et punit d’amende les contrevenants, ce qui pousse le seigneur à négocier[26].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, une société patriotique est fondée assez précocement, à l’été 1792[27] et le château démoli[28]. En 1792-1793, la section est contrôlée par les fédéralistes. En relations avec la section de Marseille, elle diffuse les idées des Girondins, jusqu’à leur proscription le 31 mai 1793 et l’écrasement de l’insurrection fédéraliste en juillet. Le tribunal révolutionnaire prononce une condamnation à mort à Oraison[29].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Après la révolution de février 1848, la Deuxième République s’installe. Mais contrairement aux promesses démocratiques, c’est une république conservatrice qui s’installe et augmente les impôts des plus pauvres, comme l’impôt des 45 centimes. Cette augmentation provoque des émeutes à Oraison les 23-26 octobre 1848, réprimées par l’armée[30]. Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 42 habitants d’Oraison sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie[31].

Comme de nombreuses communes du département, Oraison se dote d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[32]. La même instruction est donnée aux filles : la loi Falloux (1851) impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[33]. Elle compte aussi une salle d’asile (école maternelle) depuis 1862, tenue par les sœurs de l’ordre de Saint-Joseph[34].

À l’été 1940, un centre de séjour surveillé est ouvert à Oraison pour y interner les Français communistes ou d'opinions politiques assimilées, dits « indésirables » selon la terminologie de la Troisième République. Les internés sont hébergés dans des bâtiments réquisitionnés, granges, cinéma, etc. Le centre est fermé en février 1941 et ses prisonniers transférés au camp des Pescayres de Saint-Sulpice-la-Pointe. Le maire, opposé à ce camp d'internement d'indésirables, s'oppose vigoureusement mais verbalement au commandant du camp, ce qui provoque sa révocation[35].

Le 19 juillet 1944, le comité départemental de libération se réunit, comme à son habitude, dans un bar d’Oraison. La Gestapo a tendu une embuscade, à laquelle participent des soldats de la division Brandenburg (dépendant de l’Abwehr) déguisés en maquisards. Dix-huit résistants sont arrêtés, dont la totalité des cadres dirigeants et deux jeunes filles agents de liaison. Onze sont fusillés le 21 juillet[36].

Article détaillé : Guet-apens d'Oraison.

La Libération d’Oraison est marquée par le passage d’une colonne de la 36e division d’infanterie (US), le 19 août 1944, venant de Riez et se dirigeant sur la vallée de la Durance[37].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Oraison

Blasonnement :
« d’or à une fasce d'azur, chargée de trois losanges d’argent et accompagnée de deux vaches passantes et contournées de gueules, l’une en chef, l’autre en pointe »[38]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Dans les années 2010, Oraison est une ville qui vote fortement pour le parti d'extrême-droite le Front national : environ un électeur sur quatre selon les élections, soit le plus fort taux du département[39].

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Conseil municipal d'Oraison (mandature 2008-2014)[40]
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Oraison pour tous » DVD Michel Vittenet 22 Majorité
« Ensemble vers un nouvel horizon  » DVG Joëlle Joselet 5 Opposition
Conseil municipal d'Oraison (mandature 2014-2020)[41]
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Oraison pour tous » UDI Michel Vittenet 22 Majorité
« Oraison bleu marine  » FN Ghislaine Aubert 4 Opposition
« Oraison gagnant  » PS Paola Valenti 3 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires d'Oraison.
La mairie d'Oraison.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Oraison fait partie :

Budget municipal et fiscalité[modifier | modifier le code]

L'endettement de la commune au 31/12/07 s'élève à 4 079 000 [42]. En 2007, la taxe d'habitation s'élève à 7,87 % (en comparaison le taux départemental est de 5,53 %). On peut constater une baisse de ce taux par rapport à 2002 (24,46 %). Le taux de la taxe sur le foncier bâti est de 25,70 % (celui de la taxe sur le foncier non bâti de 57,36 %) et celui de la taxe professionnelle de 0 % (au niveau communal).

Environnement et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon.

La commune dispose d'une déchèterie.

Services publics[modifier | modifier le code]

Une brigade de gendarmerie de proximité est implantée à Oraison, elle dépend de celle des Mées[43].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[46],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 792 habitants, en augmentation de 9,28 % par rapport à 2009 (Alpes-de-Haute-Provence : 1,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1765 1787 1793 1806 1821 1831 1836 1841 1846
1 068 1 100 1 555 1 404 1 471 1 736 1 892 1 855 1 871
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
1 946 1 998 1 995 2 055 1 962 1 980 1 820 1 780 1 752
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
1 899 1 944 2 153 2 044 1 735 1 773 1 936 1 784 1 834
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
1 982 3 054 2 702 2 667 2 963 3 509 4 114 4 867 5 484
2014 - - - - - - - -
5 792 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[47] puis Insee à partir de 2006[48].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique avant 1765
1315
109 feux

Le déséquilibre entre les hommes et les femmes est plus marqué à Oraison que dans le reste de la France : 52,91 % de femmes à Oraison, contre 51,4 % en France. L’augmentation du nombre d’hommes est également plus faible, entre 1990 et 1999 : 14,58 % pour les hommes et de 15,26 % pour les femmes.

La tranche d’âge la plus importante est celle des 60-74ans (19,8 %), suivie par les 30-44 ans. On constate une population relativement vieille, même si elle se rajeunit entre 1990 et 1999 (les tranches 0-44 ans ont légèrement augmenté à l'inverse des tranches 45-95 et plus).

Pyramide des âges à Oraison en 1999[50] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
Avant 1904
0,7 
11,3 
1905-1924
16,7 
20,0 
1925–1939
19,6 
17,7 
1940-1954
17,6 
19,5 
1955-1969
18,8 
14,9 
1970-1984
12,4 
16,1 
1985-1999
14,2 

Logement[modifier | modifier le code]

Fontaine

En 1999 Oraison comptait 2 136 logements (augmentation de 13,6 % par rapport à 1990) dont 1 774 étaient des résidences principales (83 % du total). La même année 61,1 % des résidents étaient propriétaires contre 34,5 % de locataires[51]

Le parc immobilier est composé principalement de bâtiments construits entre 1975 et 1989 (35,9 %) et construits avant 1945 (26,6 %). Toujours en 1999 0,8 % des logements n'étaient équipés ni de douche, ni de baignoires.

Toujours à la même année 59 % des logements comportaient plus de 4 pièces, suivis par les logement de 3 pièces (28,6 %), enfin les studios représentent 3,8 % des logements. Depuis quelques années, de nombreuses zones jusqu'alors non habitées se sont construites (sud de la ville).

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune dépend principalement de l'agriculture et de l'industrie agro-alimentaire.

Vue générale[modifier | modifier le code]

Emploi et revenus
Revenus moyens par ménage 15 121 / an
Population active 1549 (pour 4122 hab)
Taux de chômage (2009) 11 %
Nb d'entreprises pour 1000 habitants 54,65

En 2009, la population active s’élevait à 2 215 personnes, dont 243 chômeurs[52] (244 fin 2011[53]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (85 %)[54] et travaillent majoritairement hors de la commune (59 %)[54].

Agriculture[modifier | modifier le code]

D'un point de vue en hauteur, on voit la plaine découpée en champs carrés de différentes couleurs. Au fond, petites montagnes dans le lointain, et ciel bleu moucheté de nuages.
Plaine de la Durance, avec le long de la route les vestiges d’un système d’irrigation gravitaire.

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 50 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et huit emplois salariés[55].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 55 en 2010. Il était de 70 en 2000[56], de 83 en 1988[57]. Actuellement, ces exploitants sont, pour 25 d’entre eux, spécialisés dans l’arboriculture fruitière ou oléicole ; pour 19 d’entre eux, spécialisés dans les grandes cultures. Quelques exploitants pratiquent la polyculture, le maraîchage ou l’élevage ovin[56]. En sens inverse de la baisse du nombre d’exploitation, la surface agricole utile (SAU) a augmenté, de 1361 à 1 407 ha entre 1988 et 2000[57], puis de 1407 à 1 521 ha jusqu’en 2010[56].

La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à certains versants. Le terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres : à Oraison, il s’agit des hautes terrasses ensoleillées de la vallée de la Durance, et aussi des versants bien exposés des vallons entaillant le plateau de Valensole. L’oliveraie de Oraison était depuis longtemps très importante, et dépassait les cent hectares au début du XIXe siècle[58]. Actuellement, elle est la plus importante du département, avec 228 ha et 117 000 arbres (soit 40 % de l’oliveraie des Alpes-de-Haute-Provence)[59]. Les olives sont pressées à Oraison même, dans un des trois moulins privés du département[60]. L’huile d’olive de la commune peut bénéficier de l’appellation d'origine contrôlée (AOC) huile d'olive de Provence AOC[61].

La vigne, autre composante de la triade méditerranéenne, est aussi présente anciennement à Oraison. Au XIXe siècle, plusieurs dizaines d’hectare de vigne produisent un vin destiné à l’autoconsommation et à la vente sur les marchés locaux, une petite quantité étant commercialisée sur le marché régional. Actuellement, il ne reste que quelques hectares exploités[62].

Des plantations d'amandiers sont actuellement en cours, afin de reconstituer un verger capable d'alimenter la filière locale de transformation en confiseries. Huit hectares d'amandiers ont été plantés au Thor en 2012-2013, et commenceront à produire à partir de 2017[63].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 95 établissements, employant 324 salariés[55].

La commune compte une coopérative céréalière, plusieurs conserveries.

La centrale hydroélectrique utilise les eaux de la Durance et de la Bléone déviées au barrage de l'Escale et à Malijai et conduits par un canal d’amenée. Elle est installée sous une voûte creusée dans le poudingue du plateau de Valensole. Ses dimensions sont de 76 m de long sur 13 m et 21,5 m de haut[64]. Trois turbines Francis actionnent des alternateurs de 65 000 kVA[65]. L’essentiel des eaux qui meuvent ces turbines sont cependant lâchées du barrage d'Espinasses, dix heures avant leur utilisation[66].

François Doucet, confiseur, maison fondée en 1969, a reçu 15 rubans bleus lors du salon professionnel Intersuc[67]. Les installations couvrent 5 000 m2, et la production dépasse les 700 tonnes[67]. Soixante-huit personnes travaillent pour cette entreprise[68].

Perlamande fabrique des produits diététiques et énergétiques à base d’amandes et de fruits secs, et emploie 35 salariés. Elle obtient une victoire de l'entreprise, décernée en janvier 2014 par le conseil général[69],[70].

La société de BTP SETP emploie 23 salariés[71].

Activités de services[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait 264 établissements (avec 492 emplois salariés), auxquels s’ajoutent les 82 établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 402 personnes[55].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est secondaire importante pour la commune, avec moins d’un touriste accueilli par habitant[72], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[73]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

Les résidences secondaires apportent un petit complément à la capacité d’accueil[81] : au nombre de 150, elles représentent 5 % des logements. Parmi les résidences secondaires, 12 possèdent plus d’un logement, et 29 sont des maisons mobiles[78],[76].

Parmi les entreprises de service connues d'Oraison, on compte Albhades Provence, qui compte 35 salariés, laboratoire d’analyses chimiques et microbiologisques[82],[83] et Boyer formation, entreprise de formation professionnelle[84].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le kiosque.

Autres monuments, les ruines de Villevieille, le pont aux 7 arches, le pont roman, les fontaines du village, kiosque à musique...

Château[modifier | modifier le code]

Le château

Le château[85] situé en plein centre ville fut construit à la fin du Moyen Âge ou pendant la Renaissance par la famille d'Oraison. Il fut profondément remanié par la famille de Fulque, originaire de Valensole, qui fit l'acquisition du marquisat d'Oraison en 1720. Ce château, conservé par cette même famille de Fulque jusqu'à la Révolution de 1789 et après, fut vendu en 1806 à trois particuliers du lieu. On le suréleva par la suite d'un étage pour y loger une magnanerie (Laugier). Louis Pasteur vint y étudier en 1868 les maladies du magnan (nom du ver à soie en sériciculture). Dans les années 1950, cette magnanerie alors désaffectée, abrita un temps l’atelier de production des cartes postales d'Oraison, déplacé par la suite à l'emplacement de l'actuelle gendarmerie.

Architecture utilitaire[modifier | modifier le code]

Pont roman.

Le petit pont de pierre[86] en dos-d’âne dit "roman" (car il est construit selon les techniques médiévales) sur le Rancure date de 1697[87] et fait 35 m de long, avec une arche de 25 m. Il a été construit pour conduire les eaux de la source de la Boucharde jusqu'aux fontaines du village.

Le pont sur la Durance[88] à 7 arches entre La Brillanne et Oraison, long de 285 mètres, est inauguré le 2 avril 1888.

L’hippodrome, le 1er hippodrome des Basses-Alpes date du 25 novembre 1900[réf. souhaitée]. Quelques courses hippiques y ont lieu chaque année[39].

En 1950 la municipalité de Marcel Sauvecane achète les jardins qui se trouvaient devant le château pour en faire un terrain de foot et un jardin public (transformé en parking public en 2007).

Oraison a un plan d'eau, le plan d'eau "les Buissonnades".

Églises, chapelles et oratoires[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-du-Thor
Clocher de la chapelle du cimetière

L'église Notre-Dame-du-Thor, dont le patron est saint Pancrace[19], fut construite au XVIe siècle puis agrandie au XVIIe siècle[85] : elle est d'architecture gothique (croisée d'ogive, arcs brisés, tiercerons…) sur la partie est (chœur) et romane (arcs plein cintre) sur la partie ouest. Son clocher qualifié de "point noir" de la commune au milieu du XIXe siècle fut détruit puis reconstruit en 1862 grâce au curé Richaud qui finança l'essentiel du projet. La commune se chargea de faire réaliser la flèche en pierre de Mane. La cloche du XVIIe siècle provient du village d'Ubaye englouti sous les eaux en 1958, elle a été installée en 1962.

La chapelle Saint-Pancrace date du XIIe siècle.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Fêtes et animations[modifier | modifier le code]

Ex-votos à la chapelle Saint-Pancrace

Le marché a lieu tous les mardis.

La fête votive est le 1er week-end de mai et la fête de Saint Pancrace le 2e dimanche de mai.

La tradition de déposer des ex-voto portant le nom de l’être aimé est toujours vivace à la chapelle Saint-Pancrace.

Sports[modifier | modifier le code]

Oraison possède deux stades, le stade Sauvecanne et le stade Giai-Minet, celui-ci comportant un dojo et un gymnase.

Oraison a aussi une piscine, un terrain de boules et un skate park.

Les clubs sportifs sont ceux de football, ping-pong, tennis, judo, boules, hockey sur roller…

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Randonnées pédestres
  • Il existe deux sentiers botaniques sur la commune :
    • sentier botanique du lac des Buissonnades,
    • et le sentier du pont roman.

Plusieurs équipements de loisirs sont disponibles sur la commune : piscine ouverte l'été, itinéraires VTT, lac de pêche (aux Buisonnades) et les rivières sont classées 1re et 2e catégorie ainsi qu'un site de vol libre de parapente (Relais).

Il y a aussi un poney-club.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est dotée de quatre établissements d’enseignement, qui relèvent de l’académie Aix-Marseille :

  • trois écoles, une primaire, une annexe de l'école primaire et une maternelle[89] ;
  • le collège Dr J.M.G Itard[90].
Oraison 3.JPG

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p.
  • Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017)
  • Christian Blanc, Le pays d'Oraison, Alpes de Lumière, mai 1985
  • Christian Blanc, Yannick et Claude Sauve, Le Petit Pont de Pierre et ses fontaines, éditions Rancure, août 1998
  • Christian Blanc, Rancure, Christian Blanc, Éditions Rancure, mai 1996
  • Claude Sauve, Histoire d'une gare, Éditions Rancure, mai 1999
  • Joseph Monard, Les Dynasties seigneuriales oraisonnaises, Éditions Rancure, 2002
  • Claude Sauve, Le Temps retrouvé, Éditions Equinoxe 1996
  • Claude Sauve, Mémoire en Images, Éditions Alan Sutton 2003
  • Claude Sauve, Regards croisés, Éditions Alan Sutton 2009
  • Claude Sauve, Origine Historique des Rues d'Oraison 2006
  • Alain Agnel-Giacomoni, Histoire et Généalogie de la maison d'Oraison, La Brillanne, imp. de Haute-Provence, 2015, 128 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton des Mées », Le Trésor des régions, consultée le 10 juin 2013.
  2. Info LER PACA
  3. Horaires et tarifs LER Ligne 22
  4. Horaires et tarifs LER Ligne 28
  5. DLVA Transports intercommunaux
  6. Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013
  7. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  8. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 7 août 2012.
  9. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37.
  10. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97.
  11. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 81.
  12. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 88
  13. Document, base Dicrim, consultée le 7 août 2011.
  14. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Oraison », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 7 août 2012.
  15. Charles Rostaing, « Toponymie d’origine pré-gauloise » in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit., carte 11 et commentaire
  16. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 31.
  17. Office de tourisme d'Oraison
  18. Philippe Leveau, « L'habitat rural dans la Provence Antique : villa, vicus et mansio. Études de cas », Revue archéologique de Narbonnaise, Tome 35, 2002, p. 60.
  19. a, b, c et d Daniel Thiery, « Oraison », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 23 décembre 2011, consulté le 7 août 2012.
  20. Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7).
  21. Féraud, Riez, p. 110
  22. AD du 13, série B1139f39v.
  23. Papon, Histoire, vol.III, p. 53
  24. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 409 et 410 (note 41).
  25. a et b Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 188
  26. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008. Collection Folio, (ISBN 978-2-07-035971-4), p. 251
  27. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, pp. 296-297
  28. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 243
  29. Michel Vovelle, « Diffusion et répression du mouvement fédéraliste en 1793 », carte 157 et commentaire, in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  30. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 120.
  31. Joannet, Pinatel, « Arrestations-condamnations », op. cit., p. 69.
  32. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  33. Labadie, op. cit., p. 16.
  34. Labadie, op. cit., p. 28.
  35. Association Basses-Alpes 39-45, « Les débuts de la Résistance », consulté le 16 août 2012.
  36. Jean Garcin, « La résistance armée », Basses-Alpes 39-45, no 7, juillet 2004, p. 4.
  37. Henri Julien (directeur de publication), Guide du débarquement de Provence, 15 août 1944, Digne-les-Bains, Éditions de Haute-Provence, 1994, (ISBN 2-909800-68-7), p. 126.
  38. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994
  39. a et b Béatrice Bantman, « Oraison, à l'ombre du FN : "Bientôt les élections. On verra ce qu'on verra », Rue89, 8 janvier 2014, consulté le 8 janvier 2014.
  40. Liste des élus au conseil municipal en 2008 sur le site linternaute.com Consulté le 08/04/2010.
  41. Liste des élus au conseil municipal en 2014 sur le site linternaute.com Consulté le 25/09/2014.
  42. http://alize2.finances.gouv.fr/communes/eneuro/detail.php?icom=143&dep=004&type=BPS&param=0&exercice=2007 Comptes sur le Minefi
  43. Groupement de gendarmerie départementale des Alpes-de-Haute-Provence, « Carte des Brigades de Gendarmerie », Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, consulté le 15 novembre 2014.
  44. Annuaire des communes jumelées
  45. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  46. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  47. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  48. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  49. Blanc-Vivoli, Les Insurgés..., p. 16.
  50. Pyramide des âges, Recensement 1999 sur le site de l'INSEE
  51. http://www.recensement.insee.fr/RP99/rp99/c_affiche.affiche?nivgeo=C&codgeo=04143&produit=P_LOGA&theme=ALL&typeprod=ALL&lang=FR -logement à oraison -Les occupants
  52. Insee, Dossier local - Commune : , p. 5 (mis à jour le 28 juin 2012).
  53. Insee, Dossier local, p. 8.
  54. a et b Insee, Dossier local, p. 7.
  55. a, b et c Insee, Dossier local, p. 17.
  56. a, b et c Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio).
  57. a et b Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio).
  58. André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 58.
  59. Réparaz, op. cit., p. 60.
  60. Réparaz, op. cit., p. 61.
  61. « Liste des appellations AOC et IGP à Aubignosc », sur INAO
  62. Réparaz, op. cit., p. 56 et 59.
  63. Roberto Figaroli, « Quand les amandiers refleuriront », La Provence, 24 avril 2013, p. 3
  64. Jean Nicod, « La poursuite de l'aménagement de la Durance : la chute d'Oraison », Méditerranée, 1re année, no 4, 1960. p. 84.
  65. Nicod, op. cit., p. 85.
  66. Nicod, op. cit., p. 86.
  67. a et b Un peu d’histoire, Site officiel de la confiserie François Doucet, consulté le 21 septembre 2012.
  68. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, François Doucet confiseur, consultée le 20 septembre 2012.
  69. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Perlamande Sofalip, consultée le 20 septembre 2012.
  70. « À la pointe des entreprises », Conseil général Alpes-de-Haute-Provence, no 120, janvier 2014, p. 9.
  71. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, S.E.T.P., consultée le 20 septembre 2012.
  72. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6.
  73. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 7.
  74. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 11.
  75. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 17.
  76. a et b Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio).
  77. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 21, 23 et 26.
  78. a et b Insee, Dossier local, op. cit., p. 18.
  79. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 32.
  80. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 36.
  81. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44.
  82. Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence, Albhadès, consultée le 20 septembre 2012.
  83. Site officiel du laboratoire Albhades, consulté le 20 septembre 2012.
  84. M.-G. T., « Boyer formation a fêté ses 30 années d'expérience », La Provence, 21 octobre 2012, p. 8
  85. a et b Collectif, Oraison, Patrimoine et Histoire, Ed Rancure, à paraître.
  86. Christian Blanc, Rancure, Histoire d'un torrent de Haute-Provence, Éditions Rancure, mai 1996 ; p. 16 et suivantes..
  87. Philippe Autran, in Autran, Guy Barruol et Jacqueline Ursch, D’une rive à l’autre : les ponts de Haute-Provence de l’Antiquité à nos jours, Les Alpes de lumière (no)153, Forcalquier, 2006. (ISBN 2-906162-81-7), p. 104.
  88. Christian Blanc, Histoires d'un pont, 1888-1988, 1988, pages 11 et suivantes.
  89. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des écoles de la circonscription de Sisteron-Sud, publiée le 27 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010.
  90. Inspection académique des Alpes-de-Haute-Provence, Liste des collèges publics, publiée le 6 avril 2010, consultée le 31 octobre 2010.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]