Montjustin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Montjustin (homonymie).

Montjustin
Montjustin
Bâtiment de la mairie de Montjustin.
Blason de Montjustin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Reillanne
Intercommunalité Communauté de communes Haute-Provence Pays de Banon
Maire
Mandat
André Bouffier
2014-2020
Code postal 04110
Code commune 04129
Démographie
Gentilé Montjustiniens
Population
municipale
56 hab. (2015 en augmentation de 16,67 % par rapport à 2010)
Densité 5,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 51′ 00″ nord, 5° 38′ 08″ est
Altitude Min. 386 m
Max. 721 m
Superficie 10,15 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence

Voir sur la carte administrative des Alpes-de-Haute-Provence
City locator 14.svg
Montjustin

Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence

Voir sur la carte topographique des Alpes-de-Haute-Provence
City locator 14.svg
Montjustin

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Montjustin

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Montjustin

Montjustin est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Montjustiniens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est noté comme pittoresque par l’Atlas historique de la Provence (1969)[2]. Son emplacement laisse penser à une origine antique : il est situé sur la crête d'une colline, avec au nord une bonne visibilité sur la plaine, et au sud le Luberon, qui constitue une protection naturelle.[réf. nécessaire]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Montjustin et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Cette commune du sud-ouest du département des Alpes-de-Haute-Provence est accessible par la route départementale RD 214, qui s’embranche sur l’ancienne route nationale 100 (actuelle RD 4100), reliant Avignon au col de Larche à la frontière entre la France et l'Italie.

Communes limitrophes de Montjustin
Reillanne
Céreste Montjustin Villemus
Vitrolles-en-Luberon (Vaucluse) Montfuron

La commune fait partie intégrante du Parc naturel régional du Luberon[3].

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est inclus dans la Réserve naturelle géologique du Luberon[4]. Parmi les 28 sites du Cénozoïque (ère tertiaire) du parc[5], le site numéro 20, les Cayols, d'une superficie de 19,46 ha[6], se situe dans la partie sud du territoire communal.

Relief[modifier | modifier le code]

Au premier plan, le stade communal dans l’ombre ; puis les champs en contrebas ; puis des collines avec une agglomération (Reillanne) ; tout au fond, la masse sombre de la montagne de Lure.
La vallée vue de Montjustin, en direction du Nord (on aperçoit Reillanne et la montagne de Lure).

L'altitude varie de 386 mètres au nord à 721 mètres au sud. Le village se situe en limite sud du massif du Lubéron, sur un versant général orienté vers le nord, mais perché sur une crête (dont l'altitude varie de 677 à 573 mètres) entre deux ruisseaux[7], au sein de la vallée de Reillanne[8].

Le terroir de la commune est situé sur l’ubac du Lubéron.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 425 ha de bois et forêts, soit plus de 40 % de la superficie[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Montjustin est traversée par plusieurs cours d'eau :

  • l’Encrême, rivière de 10,5 km,
  • le ruisseau l’Aiguebelle, qui est en limite sud de la commune,
  • le ruisseau le Tréchiou, affluent de l’Encrême,
  • le ravin de l’Embuissonnade.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Les stations météos proches de Montjustin sont situées à Manosque, Dauphin, Céreste (station manuelle), et à l’observatoire astronomique de Saint-Michel-l’Observatoire[9].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la RN 100 entre Apt et Forcalquier, puis une petite route. L’ancien chemin de Manosque à Apt passe par Montjustin. Son tracé est suivi par le sentier de grande randonnée GR4.

La gare SNCF la plus proche est celle de Manosque, desservie par des TER.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Reillanne auquel appartient Montjustin est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[10], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[11]. La commune de Montjustin est également exposée à trois autres risques naturels[11] :

  • feu de forêt,
  • mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort[12].

La commune de Montjustin est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[13]. La départementale RD900 (ancienne route nationale 100) qui passe en bordure de la commune, et en surplomb, peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[14].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[13] et le Dicrim n’existe pas[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village tel qu’il apparaît pour la première fois dans les textes en 1022 (in territorio montis justini), est formé de l’occitan mont et d’un nom de personne[16].

La colline Saint-Laurent, immédiatement à l'ouest du village, tire son nom d'une chapelle des Xe et XIIe siècles disparue, dont les fouilles ont retrouvé le mur nord[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La crête de Montjustin était occupée par un oppidum à l’époque de l’indépendance gauloise. Le site du village est occupé sous l’Empire romain, à partir du IIIe siècle[18].

Alors que le sud-est de la Gaule était une terre burgonde, le roi des Ostrogoths Théodoric le Grand fait la conquête de la région entre la Durance, le Rhône et l’Isère en 510. La commune dépend donc brièvement à nouveau de l’Italie, jusqu’en 526. En effet, pour se réconcilier avec le roi burgonde Gondemar III, la régente ostrogothe Amalasonthe lui rend ce territoire[19].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village est une ancienne place forte qui apparaît pour la première fois dans les chartes en 1022[18], et dont le château subsiste. La communauté relevait de la viguerie de Forcalquier[18]. Le prieuré Saint-Maurin (à l’origine, Saint-Maurice), fondé par Boniface de Reillanne au début du XIe siècle[20] appartenait à l’archevêque d'Arles, qui le donne en 1030 à l’abbaye Saint-Victor de Marseille[18].

Le 29 juin 1220, les accords de Meyrargues sont signés entre Guillaume de Sabran et Raymond Bérenger IV de Provence, au sujet du comté de Forcalquier qu'ils se disputaient. Le sud du comté de Forcalquier est attribué à Guillaume de Sabran, de la Durance à Forcalquier non-incluse ; le nord jusqu'au Buëch allant à Raimond Bérenger. Mais le castrum de Montjustin constitua une enclave attribuée à Raymond Bérenger[21].

L’orientation en ubac du terroir exploité par la communauté n’est pas des plus favorables, pour l’agriculture comme pour l’élevage. Au XIVe siècle, la communauté de Montjustin signe un contrat de dépaissance réciproque, permettant aux habitants de Montjustin de mener leurs troupeaux sur certains pâturages de Reillanne, orientés à l’adret, aux périodes où les prés de Montjustin n’étaient pas suffisamment herbus pour nourrir les moutons, avec réciprocité[22].

Vers 1357-1358, Montjustin fut une possession d’Arnaud de Cervole, dit l’Archiprêtre, célèbre chef de mercenaires du début de la guerre de Cent Ans[23].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1589, le duc de La Valette, à qui les habitants avaient refusé une halte (ou le passage) dans la cité, enlève la place après trois assauts ; la population est alors massacrée ou pendue et le village rasé[24],[25].

Cet épisode est à l'origine d'un proverbe : « Si fau rendre Montjustin, si rendet ». Cet appel s'adressait à toute la Provence « Provence, tu peux te rendre, Montjustin s’est rendu », signifiant qu'à l'impossible nul n'est tenu[26].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Comme de nombreuses communes du département, Montjustin se dote d’une école bien avant les lois Ferry : en 1863, elle en possède déjà une qui dispense une instruction primaire aux garçons, au chef-lieu[27]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[28], ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent Montjustin[29], et ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles de la commune sont régulièrement scolarisées.

Se dépeuplant progressivement après la Seconde Guerre mondiale, le village est découvert par Lucien Jacques, poète, qui passa par ce village où vivait le berger Justin Nègre qu'il avait connu lors des Rencontres du Contadour. L'installation de Lucien Jacques fut suivie de celle des cousins de Giono, les Fiorio[30], qui furent à l'origine de la renaissance agricole du village (lire la biographie de Serge Fiorio Pour saluer Fiorio, La Carde éditeur, 2011). Les amis de Giono, de Lucien Jacques et de Serge Fiorio qui s'installèrent à Montjustin dans les années 1950 ont fait de ce petit village perdu dans le Luberon un lieu exceptionnellement riche en intellectuels et en artistes : voir, plus bas, la liste des personnalités liées à la commune.

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Montjustin. Le vin produit, de qualité médiocre, était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[31].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal à la suite de son élection au suffrage universel.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945   Auguste Bouffier[32]    
         
1983 (?)   Serge Fiorio[33]    
mars 2001 en cours
(au 21 octobre 2014)
André Bouffier[34],[35] PRG[36] Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Montjustin fait partie :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2015 en augmentation de 16,67 % par rapport à 2010, Montjustin comptait 56 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2008, 2013, 2018, etc. pour Montjustin). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

En 2008, Montjustin occupait le 35 812e rang au niveau national, alors qu'elle était au 35 027e en 1999, et le 191e au niveau départemental sur 200 communes.

1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
96 feux17 feux216233183180210217229241
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
246245250210192178189184159145
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1441371361191048671684568
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 - - -
51464547546050---
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[2], EHESS jusqu'en 1962[37], Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[38],[39],[40])

L’histoire démographique de Montjustin, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1821 à 1856. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1911, la commune enregistre la perte de la moitié de sa population du maximum historique de 1856[41]. Le mouvement de recul se poursuit jusqu’aux années 1960. Depuis, la population est stabilisée entre 40 et 60 habitants.

Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (34 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (28,1 %).

Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (56 % contre 48,7 % au niveau national et 49,1 % au niveau départemental). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 56 % d’hommes (0 à 14 ans = 10,7 %, 15 à 29 ans = 7,1 %, 30 à 44 ans = 14,3 %, 45 à 59 ans = 28,6 %, plus de 60 ans = 39,4 %) ;
  • 44 % de femmes (0 à 14 ans = 9,1 %, 15 à 29 ans = 4,5 %, 30 à 44 ans = 13,6 %, 45 à 59 ans = 45,5 %, plus de 60 ans = 27,2 %).
Pyramide des âges à Montjustin en 2008 en pourcentage[42]
HommesClasse d’âgeFemmes
3,6 
90  ans ou +
0,0 
17,9 
75 à 89 ans
4,5 
17,9 
60 à 74 ans
22,7 
28,6 
45 à 59 ans
45,5 
14,3 
30 à 44 ans
13,6 
7,1 
15 à 29 ans
4,5 
10,7 
0 à 14 ans
9,1 
Pyramide des âges du département des Alpes-de-Haute-provence en 2008 en pourcentage[43].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,4 
8,1 
75 à 89 ans
11,2 
16,9 
60 à 74 ans
17,4 
21,9 
45 à 59 ans
21,1 
19,0 
30 à 44 ans
18,9 
15,6 
15 à 29 ans
14,0 
18,1 
0 à 14 ans
16,1 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Montjustin dépend de l'académie d'Aix-Marseille.

Les élèves de Montjustin sont scolarisés à Reillanne (circonscription académique de Manosque)[44]. Un service de car scolaire est mis en place par le département[45].

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a ni médecin ni infirmier à Montjustin. Les plus rapprochés sont localisés dans les communes de Céreste et de Reillanne à environ 3,5 km[46]. Le centre hospitalier le plus rapproché est localisé à Manosque.

Sports[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La fête communale a lieu vers le 10 août et la fête patronale vers le 10 avril[réf. souhaitée].

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse est rattachée à un groupe inter-paroissial qui comprend Aubenas-les-Alpes, Céreste, Dauphin, Lincel, Mane, Montfuron, Montjustin, Oppedette, Reillanne, Sainte-Croix-à-Lauze, Saint-Maime, Saint-Martin-les-Eaux, Saint-Michel-l'Observatoire, Vachères et Villemus. Le culte est célébré alternativement dans les églises de ces quinze communes[47].

Économie[modifier | modifier le code]

Troupeau de vaches près de Montjustin.

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 21 personnes, dont 2 chômeurs[48]. Ces travailleurs sont une petite majorité à être salariés (onze contre neuf indépendants)[49] et travaillent majoritairement hors de la commune (douze contre huit)[49].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait sept établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et aucun emploi salarié[50]. Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est très faible et couvert par le secret statistique en 2010. Il était de six en 2000[51], de huit en 1988[52]. Actuellement, ces exploitants sont essentiellement des élevages ovins, les arboriculteurs ayant disparu[51]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) avait augmenté, de 276 à 313 ha[52].

La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à des surfaces restreintes. La terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres[53]. De la même façon, l’autre culture symbolique des régions méditerranéennes, la vigne n’est plus cultivée pour une production commerciale dans la commune[31].

Une fromagerie, spécialisée dans le fromage de brebis, est installée à Montjustin[54].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait trois établissements, n’employant aucun salarié[50].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait trois établissements, auxquels s’ajoutent l’unique établissement du secteur administratif, qui emploie l’unique salarié travaillant dans la commune[50].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est d’une importance limitée pour la commune, avec entre un et cinq touristes accueillis par habitant[55]. Les capacités d'hébergement étant très faibles[56] et consistent en quelques meublés labellisés[57] et d’autres non-labellisés[58]. Les résidences secondaires apportent un petit complément à la capacité d’accueil[59] : au nombre de 16, elles représentent 36 % des logements[60],[61].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Ancienne église paroissiale
Remparts à Montjustin

Les remparts d'origine romane, restaurés en 1995, sont renforcés de quelques tours rondes[62].

Le château de Luzerne est en ruines[63].

L’ancienne église Notre-Dame-des-Neiges, paroissiale, reconstruite entre 1596 et 1606 (ou 1618 selon Raymond Collier), s’est effondrée dans les années 1930[24] et reste en ruines[18].

L’ancienne chapelle Saint-Maurice est reconvertie en bergerie, à Saint-Maurin[18].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les milieux naturels occupent 67 % des sols du territoire communal soit 690,79 ha. La zone de nature et de silence couvre une superficie de 515 ha[6]. Les collines de Montjustin sont incluses dans la ZNIEFF intercommunale 930012367 - « Versant nord-est du massif du Luberon - forêts domaniales de Pélissier et de Montfuron - collines de Montjustin », qui s'étend sur 11 communes[64]. Les habitats de cette zone sont des forêts de Chêne verts et des falaises calcaires.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Blason de Jean d'Ailhaud

Héraldique[modifier | modifier le code]

CoA fr Montjustin.svg

Blasonnement :
coupé : au premier d'argent à la bande de sinople, au second de sinople à un éléphant d'or[65].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Lombard, Habemus Fiorio !, La Carde éditeur, 84750 Viens, 2015, 270 p.
  • André Lombard, Pour saluer Fiorio précédé de Rêver avec Serge Fiorio par Claude-Henri Rocquet, La Carde éditeur, 84750 Viens, 2011, 300 p. (ISBN 978-2-7466-3268-4)
  • Pierre Citron, Renaissance du village de Montjustin : de 1945 à la fin des années soixante, Paris, Petite Capitale
  • Le livret Trois de Montjustin[réf. nécessaire]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Reillanne », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013.
  2. a et b Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 186.
  3. territoire du PNR du Luberon sur le site de l’Insee
  4. « Cartographie de la réserve naturelle régional du Luberon », sur PNR PACA, 2003 - 2012 (consulté le 3 juin 2012).
  5. « La réserve naturelle géologique, un espace protégé », sur réserve naturelle régional du Luberon (consulté le 3 juin 2012).
  6. a et b « Montjustin », sur L'Atlas du Parc naturel régional du Luberon (consulté le 3 juin 2012).
  7. IGN, carte topographique pour Montjustin. sur Géoportail (consulté le 3 juin 2011)..
  8. Conseil Général des Alpes de Haute-Provence, Étienne Ballan, Atelier Azimuts, « Atlas des paysages des Alpes-de-Hautes-Provence - vallée de Reillanne », sur DREAL PACA, (consulté le 3 juin 2012), p. 155 - 157.
  9. Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013.
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39.
  11. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 4 août 2012.
  12. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37.
  13. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 97.
  14. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80.
  15. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 4 août 2011.
  16. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne). § 29432, p. 1679.
  17. Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 365-366.
  18. a, b, c, d, e et f Daniel Thiery, « Montjustin », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2010, mis à jour le 5 décembre 2011, consulté le 4 août 2012.
  19. Audrey Becker-Piriou, « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano- barbare en Occident ? », Revue historique, 2008/3, n° 647, p. 531.
  20. Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 137.
  21. Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 486.
  22. Pierre Coste, Noël Coulet, « Que sait-on des origines de la transhumance en Provence ? », in Jean-Claude Duclos, André Pitte (directeurs de publication), L'homme et le mouton dans l'espace de la transhumance , Grenoble, Glénat, 1994. (ISBN 2-7234-1746-8), p. 66.
  23. Noël Coulet, « La désolation des églises de Provence », Provence historique, volume 23, no 23, 1956, p. 45.
  24. a et b Josette Chambonnet, « Journée archéologique 2000 », in Chroniques de Haute-Provence, no 341-342, 2000, p. 154.
  25. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 188.
  26. Montjustin sur le site france-pittoresque.com
  27. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  28. Labadie, op. cit., p. 16.
  29. Labadie, op. cit., p. 18.
  30. Les amis de Lucien Jacques.
  31. a et b André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe-XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59.
  32. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 3 avril 2014.
  33. Serge Fiorio est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature d’Arlette Laguiller (LO) à l’élection présidentielle de 1988, cf Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1988, page 4801, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010.
  34. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Montfuron à Puimichel (liste 5), consulté le 8 mars 2013.
  35. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Liste des maires », 2014, consultée le 20 octobre 2014.
  36. Notice d’André Bouffier sur le site du PRG
  37. EHESS, « Notice communale », sur Cassini (consulté le 3 juin 2012)
  38. « Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) », sur le site de l'Insee (consulté le 3 juin 2012)
  39. « Recensement de la population au 1er janvier 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 8 mars 2013)
  40. « Recensement de la population au 1er janvier 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er janvier 2014)
  41. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 289.
  42. « Évolution et structure de la population à Montjustin en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 juin 2012)
  43. « Résultats du recensement de la population des Alpes-de-Haute-provence en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 juin 2012)
  44. écoliers de Montjustin, sur le site de l'académie d'Aix-Marseille.
  45. Guide des transports scolaires [PDF], sur le site du conseil général des Alpes-de-Haute-Provence.
  46. Annuaire Pages jaunes [lire en ligne]
  47. Groupe Avance au Largue.
  48. Insee, Dossier local - Commune : Montjustin, p. 5 (mis à jour le 28 juin 2012).
  49. a et b Insee, Dossier local, p. 7.
  50. a, b et c Insee, Dossier local, p. 15.
  51. a et b Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio).
  52. a et b Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio).
  53. Réparaz, op. cit., p. 58.
  54. Fromagerie de Montjustin
  55. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6.
  56. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 7.
  57. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 32.
  58. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 36.
  59. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44.
  60. Insee, Dossier local, op. cit., p. 16.
  61. Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio).
  62. Raymond Collier, op. cit., p. 314.
  63. Raymond Collier, op. cit., p. 273.
  64. « ZNIEFF 930012367 - « Versant nord-est du massif du Luberon - forêts domaniales de Pélissier et de Montfuron - collines de Montjustin » », sur Inventaire nationale du patrimoine naturel, (consulté le 3 juin 2012).
  65. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994

Erreur de référence : La balise <ref> nommée « labadie11 » définie dans <references> n’est pas utilisée dans le texte précédent.
Erreur de référence : La balise <ref> nommée « fcass » définie dans <references> n’est pas utilisée dans le texte précédent.