Draix

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Draix
Draix
Draix
Blason de Draix
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Digne-les-Bains
Canton Seyne
Intercommunalité Communauté d'agglomération Provence-Alpes-Agglomération
Maire
Mandat
Victor Serra
?-2020
Code postal 04420
Code commune 04072
Démographie
Population
municipale
118 hab. (2016 en augmentation de 53,25 % par rapport à 2011)
Densité 5,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 08′ 07″ nord, 6° 20′ 37″ est
Altitude Min. 760 m
Max. 2 280 m
Superficie 23,04 km2
Localisation

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Draix est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Draix et les communes voisines (cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de Draix sont La Javie, Prads-Haute-Bléone, Thorame-Basse, Tartonne, Archail, Marcoux et Le Brusquet.

Situé dans le département des Alpes de Haute-Provence, le village de Draix se rattache à l’arrondissement de Digne-les-Bains.

Transports[modifier | modifier le code]

La route qui y mène (route départementale 22) serpente dans la vallée du Bouinenc sur plusieurs kilomètres. Le village est situé à 900 m d’altitude[1].

Relief[modifier | modifier le code]

La montagne du Cheval Blanc domine la commune. Principal col : col de la Cine.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de La Javie auquel appartient Draix est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[2], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[3]. La commune de Draix est également exposée à deux autres risques naturels[3] :

  • feu de forêt ;
  • mouvement de terrain.

La commune de Draix n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[4].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[4] et le Dicrim n’existe pas non plus[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les textes vers 1200 (castri de Drais). Ernest Nègre ne se prononce pas sur l’origine et le sens du nom, qu’il relie au préceltique *Drassi. Pour Charles Rostaing et les Fénié, le nom est formé sur la racine oronymique (désignant une montagne)*TR- + -ag-[6],[7],[8].

Le nom du sommet du Cucuyon (1886 m), est formé sur la racine préceltique *Kug-, un oronyme (toponyme de montagne), avec redoublement et ajout d’un suffixe diminutif[9].

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 43 personnes, dont cinq chômeurs[10] (cinq fin 2011[11]). Ces travailleurs sont majoritairement salariés (29 sur 38)[12] et travaillent majoritairement hors de la commune (33 actifs sur 38)[12].

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) ne comptait aucun établissement[13].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait quatre établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et deux emplois salariés[13].

Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est trop faible et couvert par le secret statistique[14]. Il était de trois en 1988, avec une surface agricole utile (SAU) de 283 ha[15].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait deux établissements (sans aucun emploi salarié), auxquels s’ajoute un établissement du secteur administratif, salariant deux personnes[13].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est faible pour la commune, avec moins d’un touriste accueilli par habitant[16], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[17]. Elle se compose de meublés[18], et de quelques résidences secondaires : au nombre de 11 (dont trois avec plus d’un logement), elles représentent un logement sur cinq[19],[20],[21].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans l’Antiquité, les Bodiontiques (Bodiontici) peuplaient la vallée de la Bléone, et étaient donc le peuple gaulois qui vivait dans l’actuelle commune de Draix. Les Bodiontiques, qui sont vaincus par Auguste en même temps que les autres peuples présents sur le Trophée des Alpes (avant 14 av. J.-C.), sont rattachés à la province des Alpes-Maritimes lors de sa création[22].

Environ un siècle après que l’organisation administrative de l’Empire romain disparaisse complètement, le polyptyque de Wadalde cite en 814 un Travigio et un Sinido qui appartenaient à l’abbaye Saint-Victor de Marseille et sont identifiés avec Draix[23].

Une motte castrale est élevée au XIe siècle au lieu-dit la Tour[24]. La localité appartenait au chapitre de Digne depuis le XIVe siècle. Le village de la Roche-de-Draix lui est rattaché au XVe siècle[25] et les deux fiefs existants sont eux aussi fondus en un seul[23]. Les deux communautés relevaient de la viguerie de Digne[23].

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[26].

Comme de nombreuses communes du département, Draix se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle en possède deux, installées au chef-lieu et au hameau de la Rouine, qui dispensent une instruction primaire aux garçons[27]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : ni la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles aux communes de plus de 800 habitants[28], ni la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne concernent Draix[29]. Si la commune profite des subventions de la deuxième loi Duruy (1877) pour construire une école neuve au chef-lieu[30], ce n’est qu’avec les lois Ferry que les filles de Draix sont régulièrement scolarisées.

La commune fusionne avec celle d’Archail (Archail-Draix) du au [31].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Draix

Blasonnement :
« D’azur à un crible d’or »[32],[33].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1945   Émile Barlatier[34]    
         
1983 (?)   Rosin Lyons[35]    
avant 2005 ? Jean-Marie Beltrando[36],[37] DVG Employé
? En cours Victor Serra[réf. nécessaire]    

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Draix a fait partie, de 2003 à 2016, de la communauté de communes de Haute Bléone. Depuis le , elle est membre de la communauté d'agglomération Provence-Alpes Agglomération.

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[39].

En 2016, la commune comptait 118 habitants[Note 1], en augmentation de 53,25 % par rapport à 2011 (Alpes-de-Haute-Provence : +1,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
144163152143150176145150150
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
157146150153137121122118109
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
939297925361423537
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009
364150928083867878
2014 2016 - - - - - - -
108118-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique avant 1765
1315 1471
15 feux7 feux

L’histoire démographique de Draix est marquée par la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle. Ensuite, de la fin du XVIIIe siècle à 1872, elle est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé jusqu'en 1866. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de baisse de la population de longue durée. En 1921, la commune enregistre la perte de plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1831[41]. Le mouvement de dépopulation ne va pas au-delà années 1930 : une « étale plancher » est atteinte, un peu au-dessus de trente habitants, avant une nouvelle période de croissance allant des années 1960 à nos jours.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

À proximité du hameau de la Rouine, au lieu-dit la Roche, se trouvent les ruines d’une tour médiévale[42]. La chapelle de la Rouine a été restaurée[1]. Elle contient une statue de la Vierge à l’Enfant, et date du milieu du XVIIe siècle[23].

Le village est surplombé par une petite église romane Saint-Pons[43],[23] (datée de 1854[43]), sur la place centrale, avec saint Antoine comme patron[23]. Église paroissiale, elle possède une distribution des espaces intérieurs originale : une coupole surbaissée, au centre de l’édifice, est précédée et suivie de deux travées étroites. L’abside est voûtée en cul-de-four[43]. Le tableau de la Crucifixion, fin XVIe-début XVIIe siècle, est qualifié de « post-primitif » pour l’allure statique et non-réaliste de leur figuration[44]. Un ciboire en argent est classé monument historique au titre objet (XVIIIe siècle[45]).

En contrebas de l'église se trouve la mairie, et près de cette dernière, le lavoir du village.

Ce qui fut l'école du village, sur la place, est maintenant une habitation[1].

Il subsiste quelques ruines d’un établissement que la légende attribue aux Templiers, mais que rien ne permet de relier avec fiabilité à l’ordre de chevalerie qui a suscité maintes légendes[46].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  2. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  3. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 19 juillet 2012
  4. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 96
  5. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 19 juillet 2011
  6. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares), Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 275
  7. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne), n° 1154.
  8. Bénédicte et Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, coll. « Sud Ouest Université », , 128 p. (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 26.
  9. Fénié & Fénié, op. cit., p. 20
  10. Insee, Dossier local - Commune : Draix, p. 5 (mis à jour le 28 juin 2012)
  11. Insee, Dossier local, p. 8
  12. a et b Insee, Dossier local, p. 7
  13. a b et c Insee, Dossier local, p. 15
  14. Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio)
  15. Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio)
  16. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6
  17. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 7
  18. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 36
  19. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44
  20. Insee, Dossier local, op. cit., p. 17
  21. Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio)
  22. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22
  23. a b c d e et f Daniel Thiery, « Draix », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 19 décembre 2010, mis à jour le 21 décembre 2010, consulté le 19 juillet 2012
  24. Parc naturel du Luberon, Autour de l’An Mil en pays de Forcalquier, catalogue d’exposition, 2007, p 31
  25. Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, (notice BnF no FRBNF35450017), p. 173
  26. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires», La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence, no 307, 1er trimestre 1989, 108e année, p 296-298
  27. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  28. Labadie, op. cit., p. 16.
  29. Labadie, op. cit., p. 18.
  30. Labadie, op. cit., p. 11.
  31. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Louis de Bresc Armorial des communes de Provence 1866. Réédition - Marcel Petit CPM - Raphèle-lès-Arles 1994
  33. Banque du Blason
  34. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 2 avril 2014.
  35. Rosin Lyons est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Pierre Boussel (MPPT) à l’élection présidentielle de 1988, cf Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1988, page 4795, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
  36. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Cruis à Hospitalet(L’) (liste 3), consulté le 8 mars 2013
  37. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Liste des maires », 2014, consultée le 20 octobre 2014.
  38. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  39. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  40. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  41. Christiane Vidal, « Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle. », Provence historique, tome 21, no 85, 1971, p. 289.
  42. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p 311
  43. a b et c Raymond Collier, op. cit., p 381-382
  44. Raymond Collier, op. cit., p 477
  45. Arrêté du 30 décembre 1991, « Ciboire », notice no PM04000623, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 7 novembre 2008
  46. Joseph-Antoine Durbec (préf. Jacques Juillet), Templiers et Hospitaliers en Provence et dans les Alpes-Maritimes, Grenoble, Le Mercure Dauphinois, , 430 p. (ISBN 978-2-9138-2613-7, présentation en ligne), p 134