Sourribes

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Sourribes
Sourribes
Blason de Sourribes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Forcalquier
Canton Sisteron
Intercommunalité Communauté de communes Jabron Lure Vançon Durance
Maire
Mandat
Alain Heyries
2014-2020
Code postal 04290
Code commune 04211
Démographie
Gentilé Sourribois
Population
municipale
179 hab. (2016 en augmentation de 2,87 % par rapport à 2011)
Densité 9,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 08′ 58″ nord, 6° 00′ 58″ est
Altitude Min. 467 m
Max. 1 438 m
Superficie 19,75 km2
Localisation

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Sourribes est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Sourribes et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

La commune est traversée par le Vançon. Le village est situé à 420 mètres d’altitude[1], à environ 6 kilomètres de Volonne.

Géologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géologie des Alpes.
Massif des Alpes et localisation des Préalpes de Digne

Le territoire se situe à l’est des Baronnies orientales, sur des formations calcaires provençales du Jurassique supérieur et du Crétacé inférieur (roches sédimentaires issues d'un ancien océan alpin), entre deux formations géologiques majeures des Alpes[2] :

  • la nappe de Digne à l'est[3], au niveau du lobe de Valavoire[4] : il s'agit d'une nappe de charriage, c'est-à-dire d'une dalle épaisse de près de 5 000 m qui s'est déplacée vers le sud-ouest durant l'Oligocène et la fin de la formation des Alpes. Les lobes (ou écaille) correspondent à la bordure découpée à l'ouest de la nappe.
  • la faille de la Durance au sud-ouest, dans la vallée.

Au nord-ouest, la crête de Saint-Martin/Le Grépon est constituée d'un calcaire gris. Alors qu'au sud-est, le versant marneux de Vaumuse s'appuie sur des molasses rouges.

Le Vançon a creusé les gorges de Charenches dans les couches géologiques dont celles du Cénomanien.[réf. nécessaire]

Relief[modifier | modifier le code]

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La vallée est orientée nord-est/sud-ouest. Le point le plus bas est près du confluent du Vançon avec la Durance à près de 467 m[5]. La crête de Saint-Martin au nord-ouest culmine à 816 m. La crête de Vaumuse au sud-est culmine à 1 438 m[5]. Ces crêtes sont dans l'alignement du Vançon.

Le plan de Saint-Roman, au sud du village, est la surface plane la plus notable de la commune.

Plus en amont, sur le territoire de l'ancienne commune de Beaudument, le relief est très accidenté.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est parcourue par le Vançon selon une orientation nord-est/sud-ouest. Il est un torrent ayant un régime nival. Depuis que l'ONF a fait planter des arbres en amont des gorges de Charenches, les crues sont moins hautes.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Alpes-de-Haute-Provence.

Les stations météos proches de Sourribes sont, par ordre de proximité, celles de Sisteron, Château-Arnoux-Saint-Auban et Thoard (cette dernière étant une station manuelle)[6].

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 1 321 ha de bois et forêts, soit 67 % de sa superficie[7].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Volonne auquel appartient Sourribes est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[8], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[9]. La commune de Sourribes est également exposée à trois autres risques naturels[9] :

  • feu de forêt ;
  • inondation (dans la vallée du Vançon, notamment) ;
  • mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort[10].

La commune de Sourribes n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[11] et aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[11] ; le Dicrim existe depuis 2011[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 739 (Subtusripas), se rapporte à sa position au pied d’un rocher[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des ruines romaines sont présentes à Beaudument. Plusieurs découvertes de monnaies romaines ont eu lieu sur la commune[14].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Sourribes[modifier | modifier le code]

La localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 739[15], lorsqu'une colonge est donnée par le patrice Abbon à l’abbaye de Novalaise[16]. La communauté de Sourribes relevait de la baillie de Sisteron[16].

Une abbaye de sœurs bénédictines est fondée avant 1160, et y reste jusqu’en 1464 et son regroupement avec l’abbaye Saint-Claire de Sisteron. L’abbaye reste seigneur du lieu[1],[15]. Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne Ire, Jame Gombert, seigneur de Beaudument et Dromon, soutient Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Le ralliement de Sisteron à la cause angevine, en 1386, entraîne son changement d’engagement, et il prête hommage au jeune duc d’Anjou, Louis II, le 27 mars 1386[17].

Beaudument[modifier | modifier le code]

La communauté médiévale de Beaudument est citée en 1040, quand Bérald fait don de son église à l'abbaye Saint-Victor de Marseille[18]. Son château est cité par Gervais de Tilbury dans son livre Les Divertissements pour un empereur, qui fait référence à la pierre rouge merveilleuse qui y était conservé, capable de brûler et d'éclairer sans se consumer[19]. Difficile à reconnaître, cette pierre rouge peut être identifiée à une escarboucle, ou encore à l'abseste (nom médiéval de l'amiante, courante dans la région), ou encore mieux au pseudo-abseste ou abseste ligniforme[20]. Il est aussi possible que ce ne soit qu'une légende, fondée sur le blason de Saint-Victor de Marseille, qui est orné d'une escarboucle à huit rais[18]. Le village, établi à l'actuel lieu-dit de Vière près du château, comptait 24 feux au dénombrement de 1315, mais était inhabitée en 1471[15]. La communauté se reconstitue au XVIe siècle, l’habitat s’installant plus loin dans la vallée du Vançon. Le village et son église Saint-Jean-Baptiste sont abandonnés au cours du siècle suivant, l’habitat se déplaçant au hameau de Vigoureux, aussitôt doté d’une chapelle Saint-Pierre, qui devient l’église paroissiale[16]. En 1765, Beaudument avait 68 habitants[15].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Le coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 3 habitants de Sourribes, et un de Beaudument, sont traduits devant la commission mixte[21].

Comme de nombreuses communes du département, Sourribes et Baudument sont chacune dotées d’une école bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, une école dispense une instruction primaire aux garçons dans chacun des deux villages[22]. Aucune instruction n’est donnée aux filles : la loi Falloux (1851), qui impose l’ouverture d’une école de filles qu’aux communes de plus de 800 habitants, et la première loi Duruy (1867), qui abaisse ce seuil à 500 habitants, ne les concernent pas[23],[24].

La commune de Beaudument est rattachée à Sourribes en 1909[25], alors qu’elle était trois fois plus grande mais en voie d’être désertée (1528 hectares contre 446)[16].

Un maquis est créé à Sourribes au printemps 1943 ; il était en partie constitué de paysans qui continuaient à avoir une vie normale, mais qui étaient mobilisables dans les deux heures[26]. Il sert au début à abriter les réfractaires au service du travail obligatoire (STO). Bien situé dans la vallée de la Durance, ce maquis devient un relais pour les résistants ou étrangers de passage, vers Sisteron notamment. Il a aussi accueilli une dizaine de déserteurs de la Wehrmacht, qui étaient des Luxembourgeois incorporés de force[27].

Le 6 février, les Allemands lancent une opération de ratissage pour détruire ce maquis. Leur tentative est un échec partiel : aucun maquisard n'est fait prisonnier (même s'il y a quelques blessés), mais le maquis est dissous et ses membres se répartissent entre les maquis de Châteauneuf-Val-Saint-Donat, Cruis et Fort-de-France à Barrême[27]. Ce maquis n'a jamais été reconnu par l'administration[28].

Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Sourribes. Le vin produit, de qualité médiocre, était destiné à l’autoconsommation. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[29].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.
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L'élection du maire est la grande innovation de la Révolution de 1789. De 1790 à 1795, les maires sont élus au suffrage censitaire pour deux ans. De 1795 à 1800, il n’y a pas de maires, la commune se contente de désigner un agent municipal qui est délégué à la municipalité de canton.

En 1799-1800, le Consulat revient sur l'élection des maires, qui sont désormais nommés par le pouvoir central. Ce système est conservé par les régimes suivants, à l'exception de la Deuxième République (1848-1851). Après avoir conservé le système autoritaire, la Troisième République libéralise par la loi du 5 avril 1884 l'administration des communes : le conseil municipal, élu au suffrage universel, élit le maire en son sein.

Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1945 1942 Albert Burle[30] Résistant Élu alors qu’il n’est pas rentré de déportation.
mai 1945   André Boudouard    
    Maurice Pellestord    
    Georges Roumieu    
  2001 Noël Sicard    
2001 mars 2008 Gérard Valentin    
mars 2008 En cours
(au 21 octobre 2014)
Patrick Heyries[31],[32] DVD Agriculteur

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Sourribes fait partie:

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Sourribes est une des neuf communes de l'ancien canton de Volonne qui totalisait 11 886 habitants en 2012[33]. Le canton a fait partie de l’arrondissement de Sisteron du au , date de son rattachement à l'arrondissement de Forcalquier.et de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence. Sourribes a fait partie du canton de Volonne de 1793[25] à 2015 ; à la suite du redécoupage des cantons du département, la commune est rattachée au canton de Sisteron[34].

Sourribes fait partie des juridictions d’instance de Forcalquier, de la prud'homale de Manosque, et de grande instance de Digne-les-Bains[35].

Fiscalité locale[modifier | modifier le code]

L'imposition des ménages et des entreprises à Sourribes en 2009[36]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation 5,40 % 0,00 % 5,53 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties 15,36 % 0,00 % 14,49 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties 69,35 % 0,00 % 47,16 % 8,85 %
Taxe professionnelle 0,00 % 10,59 % 10,80 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[37]).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le nom des habitants de Sourribes est Sourribois[7],[38].

En 2016, Sourribes comptait 179 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Sourribes). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Sourribes[modifier | modifier le code]

Le tableau et le graphique ci-dessous concernent la population de Sourribes seule jusqu’en 1909, puis la population de la nouvelle commune de Sourribes de 1909 à nos jours.

Évolution démographique de Sourribes
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841
36 feux13 feux232241240303293266230232
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
211215198194201172167182182169
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
160163146137136110104959784
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016
60737574116138177173182179
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale à partir de 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[15], EHESS[25], Insee à partir de 1968[39],[40],[41],[42])

L’histoire démographique de Sourribes, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1806 à 1851. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique de longue durée. En 1906, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1806[43]. Le mouvement de baisse se poursuit jusqu’aux années 1960. Depuis, la population a été multipliée par trois en un demi-siècle, se rapprochant des plus hauts du XIXe siècle.

Histogramme de l'évolution démographique

Beaudument[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1315 1471 1765 1793 1800 1806 1821 1831
24 feuxinhabité689093108117123
1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
1221251141011091028670
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 -
72746455553421-
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[15], EHESS[44])

L’histoire démographique de Beaudument est marquée par la saignée opérée par la crise des XIVe et XVe siècles, due à la peste noire et à la guerre de Cent Ans.

Beaudument connaît au XIXe siècle une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé, à peu près contemporaine de celle de Sourribes : de 1806 à 1856. L’exode rural provoque ensuite le même mouvement de recul démographique qu’à Sourribes, mais il est sensiblement plus rapide à Beaudument : dès 1891, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1841[43]. Le mouvement de baisse réduisant trop fortement la taille de la communauté, Beaudument est rattachée à Sourribes.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école communale a fermé à la fin juin 1985 lorsque l'institutrice a pris sa retraite. Toutes les classes étaient regroupées dans une salle unique. Pour pallier l'absence d'école maternelle lors des dernières années, le cours préparatoire durait deux ans. À partir de la rentrée de 1985, les élèves allaient à l'école communale de Volonne (5.5 km). Quand la communauté de communes Lure-Vançon-Durance fut créée en 2005, les élèves allèrent à celle de Salignac (6 km).[réf. nécessaire]

La commune ne dispose ni d'école maternelle ni d'école primaire[45]. Au niveau secondaire, les élèves sont affectés au collège Camille-Reymond à Château-Arnoux[46],[47]. Puis les élèves sont dirigés vers le lycée de la cité scolaire Paul-Arène à Sisteron[48],[49].

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de médecin à Sourribes, les plus proches sont à Volonne (4 km) ou à Peipin (4,6 km)[50]. Les pharmacies les plus proches sont aussi à Peipin ou Volonne[51].

Sourribes dépend du centre hospitalier de Manosque.

Cultes[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Révolution, Sourribes dépendait du diocèse de Gap, et de l’archiprêtré de Provence, autrefois appelé Oultre-Durance. À la suite de l'établissement des conférences ecclésiastiques en 1686, l'archiprêtré de Provence était divisé en trois nouveaux archiprêtrés. En 1729, Sourribes dépendait de l'archiprêtré de Salignac. En 1749, lors de la nouvelle division des archiprêtrés de Provence, Sourribes resta dans celui de Salignac. Alors que Beaudument dépendait de celui de Volonne[52].

La situation resta ainsi jusqu'à la Révolution, quand la création d’un diocèse par département lors du vote du 4 mars 1792 aboutit à la suppression d’une cinquantaine des 130 diocèses.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune de Sourribes possède trois labels Appellation d'origine contrôlée (AOC) (Banon, Huile d'olive de Provence et Huile d'olive de Haute-Provence)et huit labels Indication géographique protégée (IGP) (Miel de Provence, Agneau de Sisteron, Alpes-de-Haute-Provence (VDP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée blanc, rouge et rosé)[53]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les agriculteurs de la commune de Sourribes ont droit à à trois labels appellation d'origine contrôlée (AOC), dont le banon, et à dix-sept labels indication géographique protégée (IGP) dont quinze concernent les vins alpes-de-haute-provence (IGP) blanc, rouge et rosé et VDP de Méditerranée mousseux ou primeur blanc, rouge et rosé, les deux restants étant le miel de Provence et l’agneau de Sisteron[54].

L’olivier n’était pas présent dans la commune au début du XIXe siècle. Actuellement, il occupe quelques surfaces restreintes, avec une oliveraie de moins de 1000 pieds[55] qui bénéficie des AOC huile d'olive de Provence et Huile d'olive de Haute-Provence[54].

Productions agricoles de Sourribes[réf. nécessaire]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Au niveau de la tour de guet, l'à-pic sur la courbe de la rivière est magnifique.
  • Ruines du château et du village de Beaudument. Église Saint-Pierre

L’église Saint-Pierre-aux-Liens (XIIe siècle, mais très remaniée), 2 clochers. Elle faisait partie du monastère des bénédictines, fondé avant 1160, et qui était titulaire du fief, avant son rattachement au monastère Sainte-Claire de Digne ; le cloître gothique existe encore. La nef est plafonnée, le mur sud est divisé en sept arcades et demi ; l’abside, arrondie et voûtée en cul-de-four, est percée d’une baie dans l’axe, très étroite, et d'une baie plus large côté sud. Elle est renforcée de trois contreforts plats. La nef est éclairée par trois baies sur le mur sud et une vaste baie ronde sur le mur occidental. La construction utilise des moellons et des galets. Elle a la particularité d’avoir deux clochers : une tour sur la façade, et un clocher-mur, sur le côté nord de l’église[56].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Sourribes

Blasonnement :
« De gueules à une crosse contounée dont le pied est entortillé de la lettre S, adextrée d'une étoile et senestrée d'une lune en décours, et un soleil placé à dextre et en chef, le tout d'or. »[57]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », 1989, Relié, 72 p. (non-paginé) (ISBN 2-7399-5004-7)
  2. Maurice Gidon, Les chaînons de Digne.
  3. Carte géologique de la France au 1:1 000 000
  4. Maurice Gidon, La Nappe de Digne et les structures connexes.
  5. a et b Mairie de Sourribes, Information géographique. Consulté le « 8 octobre 2012 ».
  6. Météo-France, « Réseau des postes du Sud-Est », Climathèque, consultée le 11 mars 2013
  7. a et b Roger Brunet, « Canton de Volonne », Le Trésor des régions, consultée le 11 juin 2013
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  9. a et b Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 28 août 2012
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, p. 37
  11. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 98
  12. Document, base Dicrim, consultée le 28 août 2012
  13. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne)., § 5368, p. 329
  14. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p. 36.
  15. a b c d e et f Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, (notice BnF no FRBNF35450017), p. 201
  16. a b c et d Daniel Thiery, « Sourribes », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 24 décembre 2011, consulté le 28 août 2012
  17. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 422.
  18. a et b Céline Viguier, « Gervais de Tilbury. Les merveilles en Haute-Provence : l'escarboucle », Chroniques de Haute-Provence, 2009, no 362, p. 55.
  19. Céline Viguier, op. cit., p. 51.
  20. Céline Viguier, op. cit., p. 57.
  21. Henri Joannet, Jean-Pierre Pinatel, « Arrestations-condamnations », 1851-Pour mémoire, Les Mées : Les Amis des Mées, 2001, p. 72.
  22. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  23. Labadie, op. cit., p. 16.
  24. Labadie, op. cit., p. 18.
  25. a b et c EHESS, notice communale de Sourribes sur la base de données Cassini, consultée le 31 juillet 2009.
  26. Fernand Tardy, Bonsoir petite princesse bleue - Secteur de Digne de l'Armée secrète, sous-secteur de Thoard, Terradou, 1990, (ISBN 2-907389-14-9), p. 32-34.
  27. a et b Association Basses-Alpes 39-45, « La Résistance », consulté le 16 août 2012
  28. « La Résistance LES MAQUIS DE L'ARMEE SECRETE. » (consulté le 10 octobre 2012)
  29. André de Réparaz, « Terroirs perdus, terroirs constants, terroirs conquis : vigne et olivier en Haute-Provence XIXe – XXIe siècles », Méditerranée, 109 | 2007, p. 56 et 59
  30. [Sébastien Thébault, Thérèse Dumont], « La Libération », Basses-Alpes 39-45, publié le 31 mars 2014, consulté le 3 avril 2014.
  31. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Sourribes à Volx (liste 8), consulté le 10 mars 2013
  32. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Liste des maires », 2014, consultée le 20 octobre 2014.
  33. « Populations légales 2012 des cantons du département », sur le site de l'INSEE (consulté le 31 octobre 2015).
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  52. Paul Guillaume, Bénéfices et bénéficiers de l'ancien diocèse de Gap. Archiprêtré de Provence, XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, compris aujourd’hui dans le diocèse de Digne, Digne, Chaspoul et Barbaroux, 1896, p. 5.
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  56. Raymond Collier, op. cit., p. 63
  57. Louis de Bresc, Armorial des communes de Provence, 1866. Réédition : Marcel Petit CPM, Raphèle-lès-Arles, 1994