Comité national français

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Le Comité national français est l'instance de la France libre qui tint lieu de gouvernement en exil de 1941 à 1943, siégeant au 4, Carlton Gardens à Londres.

Ce comité fait suite au Conseil de défense de l'Empire, plus restreint, créé le 27 octobre 1940[1].

Le comité a été créé le 24 septembre 1941 par une ordonnance signée par le chef de la France libre, le général de Gaulle, à Londres. Il est actif jusqu'en juin 1943, date de sa fusion avec le Commandement en chef français civil et militaire.

Le 20 mars 1943, le comité nomme secrètement Jean Moulin, alors à Londres, seul représentant du Comité national français en métropole et "commissaire national en mission" (ce qui équivalait au rang de ministre), et le charge de créer une instance de coordination unique de la Résistance intérieure. « Jean Moulin devenait le deuxième personnage de la France combattante[2] ».

Le 3 juin 1943, le Comité national français fusionne avec le Commandement en chef français civil et militaire du général Giraud, pour former le Comité français de la libération nationale.

Composition[modifier | modifier le code]

Il était composé de six civils et de six militaires :

  • général de brigade Charles de Gaulle, président
  • René Pleven, commissaire à l'Économie, aux Finances, et aux Colonies. Chargé de la coordination des départements administratifs civils.
  • général de division Paul Legentilhomme, commissaire à la Guerre.
  • Maurice Dejean, commissaire aux Affaires étrangères jusqu'au 18 octobre 1942 (révocation), remplacé en intérim par Pleven puis par René Massigli.
  • René Cassin, commissaire à la Justice et Instruction publique.
  • André Diethelm, commissaire à l'Action dans la métropole, au Travail, et à l'Information.
  • André Philip, commissaire à l'Intérieur à partir du 27 juillet 1942.
  • Jacques Soustelle, commissaire à l'Information à partir du 27 juillet 1942.
  • général de brigade aérienne Martial Valin, commissaire aux Forces aériennes.
  • vice-amiral Émile Muselier, commissaire à la Marine et à la Marine marchande, jusqu'au 3 mars 1942 (démission) remplacé par le contre-amiral Philippe Auboyneau à partir du 4 mars 1942.
  • général de corps d'arméee Georges Catroux, commissaire sans département à partir du 4 mars 1942.
  • contre-amiral Georges Thierry d'Argenlieu, commissaire sans département à partir du 4 mars 1942.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Journal officiel de la France libre
  2. Daniel Cordier, Jean Moulin. La République des catacombes, Gallimard, 1999, p.330.