Philippe Courroye
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Le juge Philippe Courroye (né le 10 janvier 1959 à Lyon) est un magistrat français, procureur de la République au Tribunal de grande instance de Nanterre.
Après des études de droit et à l'Institut d'études politiques de Paris, il intègre l'École nationale de la magistrature. Il sort en 1985 quatrième de sa promotion (sur 232). En décembre 1986 il est nommé juge d'instruction au tribunal de grande instance de Lyon. Entre 1992 et 1994, il instruit notamment les affaires concernant les hommes politiques Michel Noir et Alain Carignon. En octobre 1996, il est promu substitut du procureur général siégeant à la cour d'appel de Lyon. Le 20 juillet 1999, il rejoint le pôle financier du tribunal de grande instance de Paris comme premier juge d'instruction. À ce titre, il instruit de nombreuses affaires dont celles de Pierre Falcone, Charles Pieri ou du Crédit lyonnais.
Il est le magistrat instructeur de l'affaire du trafic d'armes vers l'Angola (Angolagate), du financement illégal du RPR (Rassemblement pour la République), du volet français de l'affaire Pétrole contre nourriture, du dossier Pierre Bédier. Il rend un non-lieu dans le dossier visant les « frais de bouche » des époux Chirac à Paris, pour cause de prescription.
Il est nommé avocat général près la cour d’appel de Versailles pour exercer les fonctions de procureur de la République près le tribunal de grande instance de Nanterre (décret du jeudi 8 mars 2007 signé par le Ministre de la Justice, Pascal Clément) contre l'avis du Conseil supérieur de la magistrature , avis donné en raison du manque d’expérience de ce magistrat au parquet. Cette nomination suscite des réactions hostiles des syndicats de magistrats, le Syndicat de la magistrature qui dénonce « un verrouillage par la droite des postes stratégiques ».
Depuis depuis juin 2009, Philippe Courroye est soupçonné par différentes sources d'utiliser les moyens de la justice pour une affaire le concernant directement et ce avec une débauche de moyens qui prête à polémique, au sein de l'affaire dite "des lettres", qui fait référence à des lettres d'insulte que le juge aurait reçues personnellement (Deux lettres font déraper le procureur Courroye, Mediapart, 4 juin 2009), Fabrice Arfi, journaliste au quotidien d'investigation Mediapart révèle que des traces de l'ADN de Philippe Courroye ont été retrouvés sur lesdites lettres, alors que c'était le juge en personne qui avait commandité l'enquête. De plus, les moyens mobilisés pour cette enquête, anodine au demeurant (pas de menaces particulières), avaient déjà mis en émoi policiers et magistrats, ces derniers dénonçant une attitude contraire aux principes de justice. Mediapart dit par ailleurs, dans son article daté du 4 juin:
"Promu le 24 avril dernier officier de l'Ordre national du mérite par Nicolas Sarkozy en personne, qui l'a présenté comme son «ami», le magistrat observe par ailleurs que s'il n'a «pas vocation à rendre publique cette affaire», il «ne voi[t] pas pourquoi il n'aurait pas le droit de lancer une enquête». Quant à savoir pourquoi il n'a pas déposé plainte, Philippe Courroye affirme: «Je n'en ai pas besoin.» C'est précisément ce que certains lui reprochent."(http://www.mediapart.fr/journal/france/040609/deux-lettres-font-deraper-le-procureur-courroye")
Il dispense également le cours de « Droit Pénal des Affaires » à l'École de la magistrature de Lyon et Sciences-po Paris.

