Années 1680

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Années :

1680 - 1681 - 1682 - 1683 - 1684
1685 - 1686 - 1687 - 1688 - 1689

Décennies :

1660 1670 - Années 1680 - 1690 1700

Siècles :

XVIe siècle - XVIIe siècle - XVIIIe siècle

Millénaires :

Ier millénaire - IIe millénaire - IIIe millénaire

Événements[modifier | modifier le code]


Personnalités significatives[modifier | modifier le code]

Inventions, découvertes, introductions[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

  • L’évêque de Naples Innico Caracciolo tente d’effectuer une sélection dans le recrutement des clercs et surtout d’inverser la proportion entre ceux qui n’ont reçu que les ordres mineurs (les plus nombreux) et les prêtres.
  • Le quiétisme est condamné par la bulle Cœlestis Pastor du 20 novembre 1687, dirigée contre le théologien espagnol Miguel de Molinos, arrêté à Rome, jugé par l’Inquisition romaine et condamné à la prison perpétuelle sur ordre du pape Innocent XI[1].

Art et culture[modifier | modifier le code]

Économie et société[modifier | modifier le code]

  • 1680 :
    • 3000 métiers dans l’industrie des soieries à Venise (seulement 60 en 1792).
    • Première Patente de corvée en Bohême : trois jours par semaine sauf pendant les travaux saisonniers.
    • Crise monétaire en Espagne : 95 % de la circulation monétaire est assurée par le vellon, pièce en alliage d’argent et de cuivre. La prime de l’argent sur le cuivre atteint 275 %. Le gouvernement finira par réduire le vellon au quart de sa valeur, ce qui entraînera une chute des prix de 45 % (novembre). Ce retour à la monnaie saine s’accompagne d’un assainissement fiscal : les arriérés depuis 1673 sont effacés, l’affermage des impôts remplacé par la répartition, ce qui permet d’atténuer la pression fiscale dès 1684.
    • En Chine, Kangxi suspend l’interdiction des échanges sino-japonais. Les navires mandchous affluent à Nagasaki.
  • 1680-1681 : révoltes paysannes et peste en Bohême.
  • 1681 : émission de papier monnaie par la banque de Suède qui, imprimé en trop grand nombre, ne tarde pas à se déprécier. Le pays se verra réduit à une économie fondée sur le troc.
  • 1684-1685 : épidémie de peste en Espagne[2].
  • 1685-1690 : La culture du riz est introduite en Caroline du Sud par le docteur Henry Woodward[3].
  • Après 1685 : des huguenots français en exil montent les premiers ateliers de travail de la soie à Londres.
  • Vers 1686 : Peste et famine dans l’Empire ottoman.
  • 1686 : la flotte marchande britannique passe à 340 000 tonnes.
  • 1687 : William Petty rédige un Traité sur l’Irlande. Il estime que les tenanciers irlandais sont mieux habillés que les paysans de France. Il évalue la population de l’île à 800 000 Irlandais et 300 000 Anglais et Écossais, lesquels bénéficient d’un sort meilleur, mais, selon lui, un quart des Irlandais de souche vit convenablement.
  • En 1687, Sur les 6000 habitants de Boston, un millier sont propriétaires et une cinquantaine (1 % de la population totale) possèdent 25 % des richesses. En 1770, ce même 1 % de la population aura encore doublé sa richesse, pour en détenir 44 %. Parallèlement, mesure que la population de Boston s’accroît, entre 1687 et 1770, la proportion d’adultes mâles qui vit dans la misère passe de 14 % à 29 %.
  • 1688 :
  • Importance grandissante des étrangers dans l’économie russe : mines de cuivres d’Olonets (Denis Jovis, Hollandais et Pierre Marselis, Danois), forges de Kalouga (Tilmann Ackerman, Allemand), fabrique de miroirs à Moscou (Mignot, Français). Le personnel technique est recruté à l’étranger.
  • Crise dans l’industrie drapière à Milan : de 70 en 1616, les ateliers travaillant la laine sont passés à 5 en 1682.
  • Conjoncture économique difficile en Angleterre. Les campagnes ont du mal à nourrir le surplus de population. Le ralentissement des échanges suscite de graves méventes (céréales, draps de laine).
  • La production moyenne annuelle d’argent de l’Amérique espagnole est de 306 tonnes entre 1681 et 1700.
  • Développement de la traite des Noirs dans les Antilles.
  • Expansion de la canne à sucre à Saint-Domingue (6 000 habitants).
  • Développement dans l’intérieur du Brésil de grandes fazendas d’élevage[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

  • 20 000 habitants à Berlin (90 000 en 1740). Plus de 500 000 habitants à Paris.
  • Reprise de la natalité en Espagne.
  • En Angleterre, le taux de mortalité est de 35 ‰ (il tombe à 25 ‰ en 1810).
  • La Russie compte 13 millions d’habitants en 1682.
  • En 1680, 2 millions de Noirs ont été transportés d'Afrique vers les colonies anglaises d'Amérique et des Antilles.
  • En 1681, Batavia compte 2 188 Européens sur 30 598 habitants.
  • La Nouvelle-France (Canada) compte environ 10 000 Français en 1683, 15 000 en 1689.
  • La Nouvelle-Angleterre compte environ 200 000 habitants d'origine européenne en 1689. Il y a 7000 habitants en Pennsylvanie en 1686. La colonie attire bon nombre de protestants allemands et français ayant choisi l’exil après la révocation de l'édit de Nantes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michèle Clément, Les fruits de la dissension religieuse : fin XVe-début XVIIIe siècles, Université de Saint-Étienne,‎ 1998 (ISBN 9782862721378, présentation en ligne)
  2. Raphaël Carrasco, L'Espagne des validos : 1598-1645, Presses Univ. du Mirail,‎ 2009 (ISBN 9782810700530, présentation en ligne)
  3. Judith Ann Carney, Black Rice : The African Origins of Rice Cultivation in the Americas, Harvard University Press,‎ 2001 (ISBN 9780674008342, présentation en ligne)
  4. Frédéric Mauro, Histoire du Brésil, Editions Chandeigne,‎ 1994 (présentation en ligne)