Chapelle Notre-Dame-des-Anges de Lurs

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Chapelle Notre-Dame-des-Anges
Image illustrative de l'article Chapelle Notre-Dame-des-Anges de Lurs
Présentation
Propriétaire Commune
Protection  Inscrit MH (1997)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Localité Lurs
Localisation
Coordonnées 43° 56′ 46″ N 5° 52′ 05″ E / 43.946111, 5.8679444 ()43° 56′ 46″ Nord 5° 52′ 05″ Est / 43.946111, 5.8679444 ()  

Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence

(Voir situation sur carte : Alpes-de-Haute-Provence)
Chapelle Notre-Dame-des-Anges

La chapelle Notre-Dame-des-Anges est une chapelle située à Lurs, en France[1]. Ses dimensions, son site et son historique en font une des chapelles les plus mentionnées dans les guides et ouvrages spécialisés[2].

Description[modifier | modifier le code]

La nef est voûtée en berceau surbaissé. Elle est éclairée par six baies, trois sur le mur nord et trois sur le mur sud. Le clocher en tour carré est construit à l’angle du chœur[3].

Localisation[modifier | modifier le code]

La chapelle est située sur la commune de Lurs, dans le département français des Alpes-de-Haute-Provence.

Historique[modifier | modifier le code]

Le domaine de Notre-Dame-d’Olon (Alaunium) appartenait à l’évêque de Sisteron, qui l’échange au milieu du XIIe siècle avec les Templiers contre La Brillanne[4].

La chapelle actuelle est construite entre 1662 et 1674 comme chapelle du couvent des récollets. Au XVIIIe siècle, elle est augmentée de six chapelles latérales voûtées d’ogives de type archaïque pour cette époque[5], puis subit d’importantes réparations au début des années 1750[6].

Cependant, cette chapelle est construite sur une bien ancienne, qui peut remonter au XIe siècle. Le chœur est construit en hauteur, au-dessus d’une crypte qui s’étend au-delà des limites de la chapelle actuelle[6]. Elle fait l’objet d’un pèlerinage après la Peste noire. En 1660, la Vierge Marie est apparue miraculeusement, et la chapelle est agrandie l’année suivante. C’est un monument historique inscrit depuis le 13 janvier 1997[7]. Elle contient de 43 ex-votos classés au titre objet sur la Base Palissy du Ministère de la Culture[8].

Mobilier[modifier | modifier le code]

L’autel de la Vierge, en bois doré et peint, date du XVIIIe siècle et est classé[9]. Le tableau de sainte Delphine (il porte l’inscription sainte Dauphine), date du XVIIe siècle et est classé au titre objet[10],[11].

La chapelle abrite les sépultures des évêques de Sisteron, avec leurs gisants, dont certains ont fait l’objet d’un classement :

  • celui de Pierre François Lafiteau (mort en 1764)[12];
  • le gisant d’Antoine Arbaud de Bargeron, évêque au XVIIe siècle[12].

La crèche compte 17 santons de carton-pâte, daté d’entre 1855 et 1895[13]. Enfin, deux plats de quête en cuivre datant du XVIe siècle sont classés, dont un portant des inscriptions gothiques, et l’autre représentant saint Georges tuant le dragon[14].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA04000011 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Serge Panarotto, Chapelles de Provence : chapelles rurales et petits édifices religieux, Édisud, Aix-en-Provence, 2007, collection « Patrimoines », ISBN 978-2-7449-0817-0, p. 57
  3. Ratmond Collier, op. cit., p. 213.
  4. Daniel Thiery, « Lurs », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2010, mis à jour le 4 décembre 2011, consulté le 31 juillet 2012
  5. Raymond Collier, op. cit., p. 187.
  6. a et b Raymond Collier, op. cit., p. 57.
  7. Arrêté du 13 janvier 1997, « Notice no PA04000011 », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 23 août 2008
  8. Liste des ex-voto protégés, sur a base Palissy
  9. « Notice no PM04000190 », base Palissy, ministère français de la Culture
  10. « Notice no PM04000191 », base Palissy, ministère français de la Culture
  11. Raymond Collier, op. cit., p. 479
  12. a et b « Notice no PM04000189 », base Palissy, ministère français de la Culture
  13. Raymond Collier, op. cit., p. 532.
  14. « Notice no PM04000194 », base Palissy, ministère français de la Culture

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean,‎ 1986, 559 p.