Max Ophüls

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ophüls.

Max Ophüls

Accéder aux informations sur cette image nommée Max Ophüls - Boulevard der Stars.jpg.
Nom de naissance Maximillian Oppenheimer
Naissance 6 mai 1902
Sarrebruck (Allemagne)
Nationalité Drapeau de l'Allemagne allemande
puis Drapeau de la France française
Décès 25 mars 1957 (à 54 ans)
Hambourg (Allemagne)
Profession Réalisateur et scénariste
Films notables Lettre d'une inconnue
Les Désemparés
La Ronde
Le Plaisir
Madame de...
Lola Montès

Maximillian Oppenheimer, dit Max Ophüls, puis Max Ophuls, né à Sarrebruck le 6 mai 1902 et mort à Hambourg le 25 mars 1957, est un cinéaste français de naissance allemande.

Sommaire

[modifier] Carrière

Pour sa carrière théâtrale et cinématographique, il prit le pseudonyme Ophüls pour ne pas embarrasser son père, fabricant de vêtements, au cas où il échouerait. Par la suite, il supprima le tréma sur le u quand il travailla en France et aux États-Unis. Les crédits de Lettre d'une inconnue (Letter from an Unknown Woman) de 1948 le citent sous la forme « Max Opuls ».

Il commença sa carrière comme acteur stagiaire en 1919, mais entra dans la production théâtrale en 1924. Deux ans plus tard, il devint directeur de création du Burgtheater à Vienne. Après avoir monté 200 pièces, il se tourna vers la production de films en 1929, en devenant chef-dialoguiste sous la direction d'Anatole Litvak à Universum Film AG (en abrégé UFA) à Berlin. Il travailla dans toute l'Allemagne et dirigea son premier film en 1931 avec la comédie en court-métrage Dann schon lieber Lebertran.

Prévoyant la menace de la montée du nazisme, Ophuls, qui était juif, se réfugia en France en 1933 après l'incendie du Reichstag et devint citoyen français en 1938. Après la défaite de 1940, il gagna les États-Unis par la Suisse et l'Italie en 1941, mais ne trouva pas de travail à Hollywood. Heureusement, il reçut l'aide de Preston Sturges qui l'admirait depuis longtemps et il continua à réaliser un certain nombre de films remarquables. Il revint en Europe en 1950. Il mourut à Hambourg d'une cardiopathie rhumatismale et fut incinéré au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Il avait réalisé à peine plus de vingt films.

[modifier] Œuvres

Le meilleur de ses films allemands est sans doute Liebelei (1932) ; on y trouve un certain nombre de thèmes qui ont fait sa célébrité : pureté des femmes (pureté qui ne va pas sans une certaine frivolité et, parfois, une grande naïveté), cruauté, violence des hommes et d'une façon générale, de la société qui, sous des dehors brillants, scintillants, se révèle être une machine à broyer les plus faibles, etc. Une fois en France, il réalisa entre autres Werther, très convaincante adaptation du roman de Goethe, avec Pierre Richard-Willm, et deux films avec Edwige Feuillère, Sans lendemain et De Mayerling à Sarajevo. Réfugié à Hollywood au moment de la guerre, ce n'est qu'en 1948 qu'il réalisa ce qui est son chef-d'œuvre américain : Lettre d'une inconnue (Letter from an Unknown Woman). Avant de retourner en Europe, il dirigea deux autres films : Caught et Les Désemparés (The Reckless Moment) (1949).

Revenu en France, il réalisa une série de chefs-d'œuvre : La Ronde (1950), Le Plaisir (1952), Madame de... (1953), avec son actrice fétiche, Danielle Darrieux, et Lola Montès (1955), qui ne rencontra pas le succès et fut malheureusement « remonté » par les producteurs, malgré son opposition et celle des « jeunes turcs » de la naissante Nouvelle Vague avant de connaître une résurrection inattendue (2008).

Dans toutes ses œuvres, on retrouve les mouvements sans heurts de la caméra qui le caractérisent, l'utilisation complexe des grues et des chariots et les travellings, qui ont influencé Stanley Kubrick ou, en France, Jacques Demy (dont le premier film, Lola, est dédié à celui qu'il considérait comme son maître).

Son fils Marcel Ophüls (né en 1927) est devenu un réalisateur apprécié de films documentaires.

[modifier] Filmographie

[modifier] Réalisateur

[modifier] Scénariste

Note : Max Ophuls était scénariste de tous les films qu'il a réalisés.

[modifier] Assistant Réalisateur

[modifier] Notes et références

  • Max Ophüls, Spiel im Dasein. Eine Rückblende. Mit einem Nachwort von Hilde Ophüls und einer Einführung von Friedrich Luft, sowie achtzehn Abbildungen (autobiography), Stuttgart: Henry Goverts Verlag, 1959 (publication posthume).
  • Alan Larson Williams, Max Ophüls and the Cinema of Desire: Style and Spectacle in Four Films, 1948–1955, Dissertations on Film series, New York: Arno Press, 1977, réimprimé en 1980 et en 1992, (ISBN 0-405-12924-6).
  • Susan M. White, The Cinema of Max Ophüls: Magisterial Vision and the Figure of Woman, New York: Columbia University Press, 1995 (ISBN 0-231-10113-9).
  • L. Bacher, Max Ophüls in the Hollywood Studios, Rutgers, New Jersey: Rutgers University Press, 1996 (ISBN 0-8135-2291-9).
  • Dominique Delouche, Max et Danielle. Les années Darrieux de Max Ophuls, La tour verte, 2011 (ISBN 978-2-917819-08-1).

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes



Outils personnels
Espaces de noms
Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues