Chemin du piémont pyrénéen

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Le point de départ vers les Pyrénées, à Collioure

Le chemin du piémont pyrénéen (ou el cami deu pé de la coste) est un itinéraire secondaire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Il ne fait donc pas partie des quatre grandes voies répertoriées dès le XIIe siècle par Aimery Picaud dans le Guide du Pèlerin. Il reçoit les pèlerins de la via Tolosane au niveau de Narbonne, de Carcassonne ou de Toulouse. Il accueille aussi des pèlerins en provenance de Catalogne et d’Italie, débarqués sur les côtes du Roussillon.

La Fédération Française de Randonnée Pédestre (FFRandonnée) a homologué cet itinéraire en GR (GR 78) depuis Carcassonne jusqu'à Saint-Jean-Le-Vieux, en passant par Montréal, Fanjeaux, Mirepoix, Pamiers, Le Mas d'Azil, Saint-Lizier, Saint-Bertrand-de-Comminges, Bagnères-de Bigorre, Lourdes, Oloron-Sainte-Marie, l’Hôpital-St-Blaise. Il rejoint le GR 65, chemin du Puy à St-Jean-Le-Vieux.

Historique[modifier | modifier le code]

De tous temps, les pèlerins ont utilisé des chemins existants, que ce soient d'anciennes voies romaines ou même des pistes de transhumance préhistoriques, ils en changeaient au gré des vicissitudes politiques, des conflits entre seigneurs locaux ou souverains. Ces itinéraires étaient aussi parcourus par des colporteurs, des marchands, des ouvriers saisonniers ou des bergers migrant avec leurs troupeaux.

En bordure des Pyrénées, les pèlerins cheminaient avec des habitués des itinéraires montagneux qui leur servaient de compagnons, parfois de guides dans les passages difficiles. En outre, ils pensaient que plus tôt ils franchiraient l'obstacle, plus tôt ils atteindraient l'étape finale...

Car le franchissement des Pyrénées par les pèlerins demeure l'épisode majeur et incontournable du voyage à Saint-Jacques ; on parle des difficultés de la montagne bien avant d'y arriver et elles inquiètent au fur et à mesure que se précise à l'horizon la silhouette de la chaîne. Comme pour mieux l'amadouer, l'exorciser, on longe la difficulté.

Les habitants des contrées traversées savent bien que la montagne n'est pas un mur, un obstacle insurmontable, et que chaque vallée trouve au-delà du « port », du seuil, son répondant en Espagne... Que les deux cols les plus fréquentés - Roncevaux et le Somport - ne sont pas les seuls ; ils sont certes les mieux équipés, mais les passages transpyrénéens existent en grand nombre : les troupeaux les empruntent, les contacts et échanges entre communautés d'un versant à l'autre sont fréquents et réglés par des coutumes toujours en vigueur, remontant à la haute Antiquité.

De Salses à Saint-Bertrand-de-Comminges[modifier | modifier le code]

Le Cloître d'Elne (XIIe - XIVe siècles)

Dans le massif du Canigou:

En Ariège:

De là, rejoindre Saragosse, par le col d’Aula pour prier la Virgen del Pilar.

Par Saint-Bertrand-de-Comminges[modifier | modifier le code]

Argelès-Gazost

De là ils pouvaient par le Val d'Aran, rejoindre Saragosse.

Certains franchissaient le Rioumajou, toujours en direction de Saragosse,

Ils pouvaient aussi se diriger vers :

Pour ceux qui continuaient ils passaient par :

De la ils pouvaient continuer avec ceux qui suivaient la Via Tolosane pour rejoindre le Col du Somport.

Mais certains empruntaient un chemin secondaire et rejoignaient, vers Ostabat, les vias Podiensis, Lemovicensis et Turonensis réunies.

Enfin les Pyrénées étaient franchies. Les actions de grâce fusaient dans toutes les langues de l'Europe. Ultreïa, Esus eïa.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]