Xavier Dolan

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Xavier Dolan

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Xavier Dolan en septembre 2009

Nom de naissance Xavier Dolan-Tadros
Naissance 20 mars 1989 (1989-03-20) (24 ans)
Montréal
Drapeau : Québec Québec
Nationalité canadienne
Profession acteur, réalisateur, scénariste, producteur, monteur, chef décorateur, créateur de costumes
Films notables J'ai tué ma mère
Les Amours imaginaires
Laurence Anyways

Xavier Dolan, né Xavier Dolan-Tadros le 20 mars 1989 à Montréal, est un comédien québécois de cinéma, de télévision et de doublage. C'est en tant que scénariste et réalisateur qu'il se fait connaître du public et des sphères cinématographiques et artistiques internationales lors de la projection de son premier long métrage: J'ai tué ma mère, à la 41e Quinzaine des réalisateurs, au cours de la 62e édition du Festival de Cannes.

Sommaire

Biographie [modifier]

Fils du comédien et chanteur Manuel Tadros, Xavier Dolan débute sa carrière à l'âge de 6 ans, à la télévision, dans une vingtaine de publicités pour les pharmacies Jean-Coutu[1],[2], réalisées par André Mélançon. Son nom figure au générique de nombreux long-métrages québécois tels que J'en suis !, de Claude Fournier ou encore La Forteresse suspendue, de Roger Cantin, ainsi que quelques séries télé comme Omertà, Ayoye !, Miséricorde et L'Or.

En 2006, il campe Julien dans le court-métrage Miroirs d'été, d'Étienne Desrosiers. Court-métrage sélectionné à Berlin, au Festival du Nouveau Cinéma, à Image + Nation, à Kiev, San Diego, etc. En 2007, il est Antoine dans le film controversé de Pascal Laugier Martyrs.

En 2008, il entreprend de manière autodidacte la production puis la réalisation de son premier long-métrage, J'ai tué ma mère, basé sur Le Matricide, une nouvelle qu'il écrivit 3 ans auparavant[3]. Anne Dorval, Suzanne Clément, Patricia Tulasne, Monique Spaziani, François Arnaud et Niels Schneider sont de la distribution. Soumis à la SODEC et à Téléfilm Canada, le film a d'abord été refusé, puis financé par la SODEC après un second dépôt au volet indépendant[4].
En avril 2009, le film est sélectionné à la 41e Quinzaine des réalisateurs à Cannes[5]. Le 22 mai 2009, il y gagne trois prix décernés (sur les trois auxquels il est admissible, les autres prix récompensant un film européen et un court-métrage) : le prix Art et Essai remis par la Confédération internationale des cinémas d'art et d'essai (CICAE), le prix de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) pour le scénario et le prix Regards jeunes pour les longs métrages. Les trois jurys soulignent le caractère unique de sa réalisation, la vérité, la violence et la poésie de la langue, ainsi que la « sueur » (Xavier Dolan s'est fait tatouer, sur la jambe droite, une citation de Cocteau : « L'œuvre est sueur »[6]), l'acharnement du jeune cinéaste et la foi en ses projets.

Le film devient ensuite le choix du Canada pour la course au Meilleur film étranger lors de la 82e cérémonie des Oscars, sans toutefois se retrouver parmi les cinq finalistes[7]. Il est en revanche nommé à la 35e cérémonie des Césars dans la même catégorie, mais ne remporte pas le prix[8]. Au final, le film fait 55 000 entrées en France et 100 000 entrées dans l'ensemble de l'Union européenne[9].

À l'automne 2009, il écrit le scénario de son deuxième long-métrage, Les Amours imaginaires, qu'il produit avec l'aide financière de trois hommes d'affaires du secteur privé, par le biais de sa maison de production Mifilifilms. Carole Mondello et Daniel Morin, respectivement productrice déléguée et producteur associé de J'ai tué ma mère, le soutiennent à nouveau. Le tournage dure 25 jours, débutant en octobre dans la région de Lotbinière, près de la ville de Québec. Le reste du tournage se déroule en région montréalaise, et notamment dans le district du Mile-End, quartier artistique de la métropole québécoise. Pour cette deuxième œuvre, Xavier Dolan occupe les postes de réalisateur, producteur, acteur et monteur en plus de superviser les départements des costumes et de la direction artistique.
Retenu dans la sélection « Un certain regard » du Festival de Cannes en mai 2010, où il retourne pour la deuxième fois[10] en un an, le film y reçoit un accueil hautement favorable du public (une ovation debout de 8 minutes[6]), et très enthousiaste de la critique[11],[12], malgré quelques bémols et papiers mitigés (notamment dans Libération[13], Elle, Positif[14] et Hollywood Reporter[15]). En introduction à la projection du film au « Certain Regard », Thierry Frémaux, délégué général de l'événement, parle d'une « nouvelle génération tout à fait excitante », faisant référence au style de Dolan. Ce style qui impose déjà, aux yeux de plusieurs médias, blogs, sites internet, le sceau d'une voix authentique qui bien qu'elle ne fasse pas l'unanimité, ne laisse personne indifférent. Le film fait 130 000 entrées en France et 230 000 entrées dans l'ensemble de l'Union européenne[16],[17].

En février 2011, il entreprend le tournage de Laurence Anyways, son troisième long métrage. Drame sentimental racontant l'histoire d'une transgenre (MTF) et de sa conjointe dans les années 1990, le film est co-produit par Lyla Films et MK2, et entièrement tourné au Québec. Le film est sélectionné au festival de Cannes 2012 dans la section « Un certain regard »[18]. Lors de la présentation du film, il porte avec toute l'équipe du film le « carré rouge » en soutien du Printemps érable[19]. En France, le film reçoit un accueil critique favorable. Olivier Père juge le film enthousiasmant[20]. Sur Slate.fr, Jean-Michel Frodon regrette que le film n'ait pas été sélectionné en compétition officielle[21] et Julien Gester (Libération) considère Laurence Anyways comme le plus beau film de Xavier Dolan[22]. Toutefois, avec 30 000 entrées au démarrage en France (74 000 au total), le succès public est relatif[23]. Le long métrage obtient le prix du meilleur film canadien au festival international du film de Toronto. Une décision unanime des membres du jury déclarant : « L'énergie cinématographique qui s’en dégage est à couper le souffle, c’est un nouveau genre d’histoire d’amour, nous avons été honoré de pouvoir regarder ce grand génie à l’œuvre[24]. »

En mai 2012, Dolan annonce qu'il travaille sur un quatrième film, lequel sera une adaptation de la pièce de Michel Marc Bouchard : Tom à la ferme[25].

En mars 2013, Xavier Dolan réalise le clip de la chanson College Boy du groupe Indochine. Il y montre un adolescent frappé et humilié par ses camarades d'école. Début mai 2013, le conseil supérieur de l'audiovisuel français (CSA) envisage d'interdire le clip aux moins de 16 ans ou aux moins de 18 ans. Xavier Dolan justifie son choix en expliquant que la violence montrée dans le clip n'est pas gratuite mais destinée à dénoncer cette même violence et il ajoute que cette prise de position du CSA n'a finalement donné qu'une plus grande visibilité à son travail[26],[27],[28].

Vie privée [modifier]

Xavier Dolan vit actuellement à Montréal.

Bibliographie [modifier]

Filmographie [modifier]

En tant qu'acteur [modifier]

En tant que scénariste et réalisateur [modifier]

Voxographie [modifier]

Récompenses et nominations [modifier]

Récompenses [modifier]

Nominations [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Marie-Dominique Lelièvre, « Xavier Dolan, 100 % cinéma », Libération, 15 juillet 2012 [texte intégral] 
  2. Pubs Jean Coutu, sur xavier-dolan.com
  3. Mathieu Perreault, « Xavier Dolan », La Presse, 31 mai 2009 [texte intégral] 
  4. Xavier Dolan se lance dans le cinéma participatif, sur lesinrocks.com, 15 octobre 2010
  5. Xavier Dolan, vu par Eric Libiot, sur lexpress.fr, 15 juillet 2009
  6. a et b Entretien Xavier Dolan, sur mk2.com, 28 septembre 2010
  7. Pas d'Oscar, sur radio-canada.ca, 20 janvier 2010
  8. Cesar 2010 : Le palmarès, sur cineaddict.fr, 28 février 2010
  9. J'ai tué ma mère, sur Base LUMIERE. Consulté le 25 août 2012
  10. « Le très jeune Xavier Dolan présente "Les amours imaginaires" » La Libre Belgique, 16 mai 2010
  11. Xavier Dolan donne corps à de belles «amours imaginaires», sur 20minutes.fr, 29 septembre 2010
  12. François-Guillaume Lorrain, « Xavier Dolan : le Rimbaud du cinéma », Le Point, 23 septembre 2010 [texte intégral] 
  13. Olivier Séguret, « Xavier Dolan, confit de générations », Libération, 17 mai 2010 [texte intégral (page consultée le 16/11/2011)] 
  14. Critiques presse, sur allocine.fr
  15. (en) Film Review, sur hollywoodreporter.com, 17 mai 2010
  16. Les Amours imaginaires, sur jpbox-office.com. Consulté le 25 août 2012
  17. Les Amours imaginaires, sur Base LUMIERE. Consulté le 25 août 2012
  18. « Cannes 2012, des valeurs sûres et des résurrections », Libération, 19 avril 2012 [texte intégral (page consultée le 23 avril 2012)] 
  19. Jean-Marc Lalanne, « Xavier Dolan : Tous mes films parlent d’un amour impossible », Les Inrockuptibles, 18 juillet 2012 [texte intégral] 
  20. Olivier Père, « Cannes 2012 Day 4 : Paradies : Liebe d'Ulrich Seidl (Sélection officielle, en compétition) ; Laurence Anyways de Xavier Dolan (Sélection officielle, Un Certain Regard) », Blog d'Olivier Père, 19 mai 2012 [texte intégral (page consultée le 19 mai 2012)] 
  21. Jean-Michel Frodon, « Cannes 2012: Beautés asiatiques et tornade québécoise », Slate.fr, 19 mai 2012 [texte intégral (page consultée le 20 mai 2012)] 
  22. Julien Gester, « Homme à femme », Libération, 20 mai 2012 [texte intégral (page consultée le 21 mai 2012)] 
  23. Laurence Anyways, sur jpbox-office.com. Consulté le 28 août 2012
  24. Odile Tremblay, « Le Festival de Toronto couronne Xavier Dolan : Laurence Anyways, meilleur film canadien », Le Devoir, 17 septembre 2012 [texte intégral] 
  25. (en) Charlie Schmidlin, « Xavier Dolan Announces Fourth Film, Will Direct Adaptation of Michel Marc Bouchard's Play Tom à la Ferme », The Playlist, 7 mai 2012 [texte intégral] 
  26. « CLIP – Les doléances de Xavier Dolan au CSA », Le Monde, 7 mai 2013 [texte intégral] 
  27. Xavier Dolan, « L'esthétisme de la controverse: lettre ouverte à Françoise Laborde à propos du clip pour Indochine », Le Huffington Post, 7 mai 2013 [texte intégral] 
  28. Phalène de la Valette, « Indochine : un adolescent crucifié dans le clip de College Boy », Le Figaro, 2 mai 2013 [texte intégral] 

Voir aussi [modifier]

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Liens externes [modifier]